2018/04/12

L’illusion de la stratégie digitale | @annefloremaman (@ESSEC), sur @courriercadres, via @WAYDEN_France






«Combien de PME ou de multinationales prétendent avoir intégré le ‘digital’ dans leur plan stratégique alors même que cela se résume à quelques posts ou messages sur les réseaux et medias sociaux ?

Fin ou moyen ?

Ainsi ne nous y trompons pas, c’est bien la vision stratégique qui compte et le digital n’en est que le support de déclinaison, comme il y eut le papyrus chez les Égyptiens ou le Minitel au 20e siècle. Aucune vision ne peut être déshumanisée, car le propre d’une vision c’est d’être imprévisible, parfois irrationnelle, et certainement pas anticipable. Il y a peu à parier que l’Intelligence Artificielle remplacera les visionnaires…

Alors comment faire dans un monde toujours plus pressant en matière de digital ? Tout d’abord il faut commencer par poser les jalons de la stratégie digitale en se posant une question simple : pourquoi ? Il faut ensuite décliner les moyens opérationnels de déployer cette stratégie en faisant tomber les barrières entre les services (certains parlent ainsi d’expérience omnicanal en retail, vs. cross-canal).

Enfin, il faut mesurer les impacts humains et matériels que ce déploiement engendrera ou pourrait engendrer et prévoir des moyens de juguler les impacts négatifs et de capitaliser sur ceux positifs. Force est de constater que le cadre d’aujourd’hui est assez peu préparé à cela, et malheureusement ce n’est pas en suivant des formations compartimentées sur les réseaux sociaux, le big data, le e-WoM qu’il sera prêt à affronter un revirement complet dans la façon de concevoir le monde des affaires dans 30 ans…

Avoir une vision holistique suppose des qualités qui ne peuvent s’acquérir que de manière holistique, parfois en relisant de bons vieux classiques afin de se poser la bonne question : le digital dans mon entreprise, une fin ou un moyen ? Machiavel n’est pas loin : bonne (re)lecture !»







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