2017/08/10

#LULUCF Les secteurs de la sylviculture, du papier et de l'agriculture s'unissent en faveur d'un niveau de référence pour les forêts dynamique : EUSTAFOR, COPA - COGECA, CEPF, CEPI et CEI-Bois



EUSTAFOR (European State Forests) (@EUSTAFOR), COPA-COGECA (Committee of Professional Agricultural Organisations - General Confederation of Agricultural Cooperatives in the European Union) (@COPACOGECA), CEPF (Critical Ecosystem Partnership Fund) (@CommunityCEPF), CEPI (Confederation of European Paper Industries) (@CEPI_Paper) et CEI-Bois (European Confederation of Woodworking Industries) (@CEIBois)

Communiqué de presse via COPA COGECA






«La commission environnement du Parlement européen a aujourd'hui adopté le projet de rapport de l'eurodéputé Norbert Lins concernant le Règlement relatif à l'utilisation des terres, au changement d'affectation des terres et à la sylviculture (LULUCF).

»La politique relève de la plus haute importance pour les secteurs sylvicole et agricole puisqu'elle définit les bénéfices climatiques de la gestion des forêts et l'utilisation du bois. Un élément clé du règlement porte sur la manière de comptabiliser les émissions et les absorptions des forêts. Dans le cadre sur le Climat et l'Energie à l'horizon 2030, la Commission européenne a proposé de nouvelles règles européennes de comptabilisation pour les activités LULUCF, à l'aide d'un “niveau de référence pour les forêts” basé sur les pratiques de gestion et l'intensité passées (1990-2009).

»Aujourd'hui, la commission environnement a décidé de poursuivre cette approche en votant en faveur d'un compromis visant à comparer l'intensité de gestion des forêts en 2020-2030 avec la période historique 2000-2012.

»Cette approche consistant à comparer la future utilisation des forêts à l'intensité historique de gestion a été vivement critiquée par les secteurs agricole et sylvicole. Ces derniers ont souligné le fait qu'afin d'exploiter pleinement le potentiel de bénéfices sur le long terme des forêts gérées durablement et des produits ligneux récoltés en ce qui concerne l'adaptation au changement climatique et son atténuation, les niveaux de référence pour les forêts doivent prendre en considération les données les plus récentes en matière de ressources forestières et les politiques pertinentes.

»“Nous ne devrions pas pénaliser les pays qui n'ont pas pleinement exploité le potentiel durable de leurs forêts par le passé. Les États membres devraient pouvoir utiliser leurs forêts croissantes pour développer une bioéconomie sans recours aux énergies fossiles et les propriétaires forestiers devraient pouvoir poursuivre leurs investissements dans la gestion durable des forêts, ce qui constitue la meilleure stratégie à long terme pour maintenir les puits de carbone et garantir les bénéfices climatiques des forêts”, a souligné Emma Berglung, Secrétaire générale de la CEPF.

»“Les ressources forestières se développent en Europe et nous devrions promouvoir l'utilisation de bois produit durablement dans les forêts européennes pour réaliser les objectifs en matière de climat et d'énergie et parvenir à une bioéconomie durable. En fait, la stratégie forestière européenne appelle à la gestion, à la croissance et à l'utilisation des forêts, et cela va bien au-delà du fait de les considérer simplement comme des stocks de carbone”, a ajouté Piotr Borkowski, Directeur exécutif de l'EUSTAFOR.

»“Un niveau de référence pour les forêts dynamique est essentiel pour garantir que les investissements soient réalisés là où ils sont réellement nécessaires : dans la gestion durable des forêts. Nous devons maintenir la trajectoire pro-croissance des forêts européennes, afin de préserver le puits de carbone que représentent les forêts de l'UE tout en exploitant davantage le réel potentiel de la bioéconomie”, a indiqué Sylvain Lhôte, Directeur général de la CEPI.

»“L'utilisation du bois issu de forêts gérées durablement est LA clé pour lutter concrètement contre le changement climatique. Les législateurs européens doivent avoir pour ambition de mettre en place un niveau de référence pour les forêts cohérent et dynamique, afin de maintenir la fonction de puits de carbone des forêts et d'assurer une disponibilité appropriée des matériaux, ce qui permettra à la société de bénéficier pleinement du stockage du carbone offert par les produits ligneux récoltés”, a souligné Patrizio Antonicoli, Secrétaire général de la CEI-Bois.

»“Nous déplorons vivement le vote à la commission environnement”, a pour sa part indiqué Liisa Pietola, Présidente du groupe de travail “Environnement” du Copa-Cogeca. “Il signifie une perte pour la croissance et l'emploi dans les communautés rurales ainsi que pour le climat. Nos pays souffrent de plus en plus d'évènements météorologiques extrêmes et les incendies de forêt se font plus fréquents, or cela risque de les pénaliser encore davantage. Les secteurs agricole et sylvicole sont les seuls qui absorbent les émissions de l'atmosphère. L'avis de la commission de l'agriculture a été totalement ignoré”.

»Les organisations faîtières des secteurs forestier et agricole à Bruxelles appellent tous les eurodéputés à adopter une vue d’ensemble concernant l'adaptation au changement climatique et son atténuation dans le domaine de la sylviculture. En cette période de transition vers une société qui ne sera plus fondée sur les énergies fossiles, tous les débouchés de la sylviculture sont nécessaires et les bénéfices devraient être examinés sur le long terme.

»L'EUSTAFOR, le Copa et la Cogeca, la CEPF, la CEPI et la CEI-Bois restent persuadés que les discussions à venir au Parlement européen et au Conseil auront un impact positif sur l'évolution de la proposition.»





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