2017/06/30

«Biennale d’Architecture de Lyon, une première pour un monde meilleur»




IDEAT @IDEAT, Serge Gleizes



«Longeant les quais de la Saône à Lyon, l’architecture de la Sucrière, un ancien entrepôt à silos reconverti, se prête idéalement bien au propos de la première biennale d’architecture. L’événement est plus un laboratoire de travail, de réflexion et de rencontres qu’un étalage de réalisations abouties, d’œuvres architecturales ou de scénographies spectaculaires.

»On parle ici de télescopage de cultures, de confrontation de sensibilités et de structures sociales… Mais surtout, on se cale sur la nature pour créer des villes nouvelles plus humaines. Utopie ? Oui, mais une utopie rendue concrète, histoire d’affronter les transitions dans la douceur et de réfléchir à des solutions intermédiaires pour faire bouger la société.

»Cette première biennale d’architecture envisage notre futur de manière expérimentale, un brin scolaire peut-être également. Normal cela dit, puisque les dilemmes soulevés sont traités par des collectifs, des écoles d’architecture et des agences d’urbanisme. En revanche, ce rendez-vous est le bienvenu car il fait écho aux grands projets de l’agglomération lyonnaise (Confluence, Part Dieu, Carré de Soie, La Duchère…) et s’inscrit dans les réflexions de la ville contemporaine à travers quatre thèmes : matières, ressources, nature et culture ; technologie, industrie et changements climatiques ; usages et modes de vie ; territoires, échelles, équité et solidarité…

»“Nous sommes dans une époque de coproduction”, souligne Franck Hulliard, vice-président de la manifestation ”et cette biennale est avant tout un lieu de débats, d’échanges culturels, de conférences, de tables rondes, de studio radio, d’ateliers, d’exploration urbaine. Nous l’avons conçue comme un grand atelier qui planche sur des projets de vie meilleure, sans utopie excessive.”

»Pour répondre aux problématiques soulevées, les démonstrations sont abordées dans des mises en scène factuelles. Exemple : le laboratoire Structural Xploration Lab de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne a élaboré un système porteur en forme de coque sans échafaudage et sans outil, nécessitant seulement des skis usagés attachés les uns aux autres.

Nature, ressources, changements climatiques… Tels sont les grands thèmes abordés par la première Biennale d’Architecture de Lyon qui a lieu à la Sucrière, entrepôt du quartier de Confluence devenu un lieu d’exposition phare de la ville.

»Même retour aux sources avec la réflexion élaborée par la société Amàco qui a mis au point des briques en terre crue assemblées sans joint ni mortier.

»Projet Habiter livre un idéal de ville qui passe par des maximes un peu clichées, mais fondamentales : partager des espaces, des valeurs, des énergies, placer l’art au cœur de la société, limiter la folie de croissance aveugle, créer plus de proximité humaine, relier des bâtiments entre eux comme les arbres avec leurs racines, s’inspirer des forêts pour créer de nouvelles formes d’énergies, comme les rhizosphères, fabriquer des moteurs à eau, à air à énergie solaire...

»Plus ludique, le jeu grille de Re-Generations, soutenu par le studio Akkerhuis, consiste à construire une ville au milieu de la nature, histoire de diversifier les espaces verts, et de répondre au vrai problème du XXIe siècle, l’accroissement démographique.

»Petit bémol pour conclure, mais qui n’est pas la faute de la manifestation : cet éternel retour à la nature, à la simplicité, au détachement engendre un constat souvent aride, parfois poétique certes mais sans grande polychromie.

»Pas de grande innovation non plus sur ce que ce qui pourra protéger notre planète : l’écologie, le recyclage, l’interactivité, le partage, le respect du monde animal. Cela dit, existe-t-il d’autres pistes pour la sauver ?

»Jusqu’au 9 juillet, du mardi au dimanche de 11 h à 18 h à La Sucrière. Lyon Confluence, 49-50, quai Rambaud, 69002 Lyon. Tél. : 04 27 82 69 40 et
www.biennalearchitecturelyon.com»





Innovation et ressources

2017/06/29

«L’Industrie 4.0, buzz marketing ou vraie révolution?»




BILAN @bilanmagazine, Fabrice Delaye



«Sommes-nous passés si vite de la troisième à la quatrième révolution industrielle? La transformation de leurs machines par les fabricants suisses suggère que oui. Avec des conséquences énormes.


»Apparu lors de la Foire de Hanovre en 2011, le concept d’Industrie 4.0 a tout de ces mots-valises que le marketing utilise parfois pour ripoliner d’un vernis de nouveauté ce qui se fait depuis toujours. Il y a belle lurette que les usines se sont remplies de robots. Alors pourquoi, dans la foulée du programme “Industrie 4.0” allemand, tous les pays développés se sont-ils dotés d’initiatives semblables: “Smart industry” aux Pays-Bas, “Made different” en Belgique, “Industria connectada 4.0” en Espagne, “Fabbricca intelligente” en Italie, “Industrie du futur” en France et “Industrie 2025” en Suisse?

»On trouve aujourd’hui la réponse dans les salons industriels. Le concept d’Industrie 4.0 y est passé de discours à des incarnations autour de deux déclinaisons concrètes: la maintenance prédictive pour maximiser la performance des machines et la flexibilisation de la production pour optimiser leur utilisation. Deux réalités poussées au moins autant par la pression économique que par les nouvelles possibilités technologiques.


»L’“Androïd” des usines

»Lors du Forum 5i qui rassemble les acteurs du secteur de l’internet des objets de l’arc alpin chaque année à Grenoble, Frédéric Perrot, président de l’équipementier automobile ARaymond, donnait une illustration saisissante de cette pression économique.

»“Les constructeurs automobiles ne nous donnent plus de commandes mais des prévisions. Ils les transforment en commandes fermes seulement quarante-huit heures avant la livraison.”

»A ce casse-tête, Dominic Gorecky, directeur de la Swiss Smart Factory, inaugurée fin mai à Bienne pour faciliter l’accès des PME à l’Industrie 4.0, en ajoute un autre: “Poussé par le commerce en ligne, le marché demande de plus en plus de produits individualisables et livrables le jour même. On ne peut plus satisfaire cette demande avec l’organisation classique de la production de masse. Il faut un outil de production flexible et même local. C’est ce qui a conduit Adidas à développer sa “speed factory”, autrement dit la microproduction de baskets personnalisées directement en magasin.”

Les différents fournisseurs sont réticents à partager ces données. A Renens, la start-up MachIQ développe ainsi une plateforme neutre pour que les informations provenant de différents sous-systèmes puissent être analysées ensemble de manière à être pertinentes.

»Cette relocalisation de la production n’est évidemment pas étrangère à la popularité des programmes Industrie 4.0 auprès des gouvernements. Mais c’est aussi un puissant aiguillon concurrentiel. Lors du prochain salon EPHJ, l’entreprise fribourgeoise CPAutomation, qui réalisait des machines sur mesure pour les industries horlogère et médicale, va ainsi présenter une ligne de production évolutive et modulaire baptisée CP Series.

»“Cette plateforme peut combiner des procédés de fabrication tels qu’assembler, inspecter, souder ou graver au laser”, explique Marcel Dubey, directeur ventes et marketing de l’entreprise. “Equipée d’une intelligence artificielle, elle est déjà capable d’inspecter plus de 1000 types de cadrans afin de détecter et trier ceux présentant un défaut. Et ses modules sont évolutifs: ils peuvent s’interconnecter avec d’autres machines et reconfigurer la production.”

»Tous les fabricants de robots et machines industrielles sont engagés dans ce type de démarche. Baptisés Predix (chez General Electric), IoTSuite (Bosch) ou Ability (ABB), il s’agit d’équivalents à un système d’exploitation sur smartphone sur lesquels viennent se connecter les machines un peu comme des apps.

»Lors de la dernière Foire de Hanovre, Siemens présentait ainsi une chaîne de production de yaourts personnalisés au goût de chacun sur la base de sa plateforme MindSphere. En Suisse, l’entreprise allemande collabore aussi avec l’avionneur Pilatus pour numériser non seulement la conception des avions mais l’ensemble de l’écosystème nécessaire à leur production.

»“Ces modèles virtuels qui incluent aussi bien le sourcing des matériaux et des pièces détachés chez les fournisseurs que les budgets aboutissent à une optimisation radicale de la production”, explique Alexandre Martin, directeur de Siemens en Suisse romande.

»L’autre versant de l’Industrie 4.0 a, lui, trait à la maintenance. Dans le cadre du projet SmartTools, le Swiss Smart Factory développe avec Bosch et Fraisa une mémoire numérique des outils de métallurgie. “Pour la première fois, les informations sont stockées directement sur les outils afin d’être accessibles pour différents systèmes et utilisateurs pendant toute leur durée de vie”, explique Dominic Gorecky.


»Maintenance prédictive

»Dès lors que chaque composant d’une machine est associé à un capteur connecté, il devient possible de construire des modèles pour prévenir les pannes. Directeur de l’innovation chez Georg Fischer, Roberto Perez explique que l’entreprise a commencé à connecter les centaines de capteurs qui équipent ses machines. “Cela nous permet de construire des modèles d’apprentissage automatique afin de prévenir des pannes qui peuvent coûter des dizaines de milliers de francs chez nos clients. La grande difficulté reste de trier des informations pertinentes dans un torrent de données dont 80% sont inutiles.”

»A quoi s’ajoute que les différents fournisseurs sont réticents à partager ces données. A Renens, la start-up MachIQ développe ainsi une plateforme neutre pour que les informations provenant de différents sous-systèmes puissent être analysées ensemble de manière à être pertinentes.



»Les 4 révolutions industrielles

»1.0 Invention de la machine à vapeur.

»2.0 Electricité et moteur à combustion.

»3.0 Informatique et télécommunications.

»4.0 Internet des objets, les données et leur analyse par l’intelligence artificielle.»





Innovation et inventions

2017/06/28

Simon Martin : «Pourquoi est-il devenu urgent d’innover pour les entreprises ?»




Simon Martin, consultant chez Stim, via Maddyness @bymaddyness



«“L’innovation, c’est comme le sexe pour les ados : tout le monde en parle, personne ne sait exactement comment ça se passe, tout le monde pense que tous les autres le font alors tout le monde dit qu’il le fait.” Originellement à propos du “Big Data”, cette citation s’adapte pourtant admirablement à l’innovation. Pour preuve, l’innovation est devenue la valeur d’entreprise la plus répandue depuis 2013, après être longtemps restée derrière “la qualité”. Cela montre au moins une chose : les entreprises établies prennent conscience que l’innovation est un élément indispensable de leur succès.

»Rien de plus normal, à une époque où l’on parle quotidiennement d’ubérisation et de disruption. Pourtant, l’innovation n’a rien d’un phénomène nouveau ! Alors pourquoi cette urgence soudaine d’innover ? Qu’est ce qui a changé depuis 50 ans ? Commençons par répondre à cette simple question : pourquoi les entreprises doivent-elles innover ?



»Les entreprises meurent. L’innovation les sauve

»L’innovation n’est pas un phénomène nouveau. Il serait d’ailleurs absurde de considérer que le XXIème siècle, avec l’essor du numérique, a le monopole de l’innovation. Depuis toujours l’Homme a innové, et, au départ, principalement dans le but d’assurer sa survie. La maîtrise du feu à partir de -400 000 ans, la naissance de l’agriculture vers -10 000 ans puis l’invention de la roue vers -4 000 ans ont par exemple grandement participé à la survie de l’espèce humaine. Et pour les entreprises alors, innover, ça sert à quoi ? C’est simple. L’enjeu reste le même : la survie. Ou a minima, le maintien d’une position de leader.

»Et l’enjeu est de taille car la mortalité des entreprises est très élevée, quel que soit le secteur d’activité ! Aucun n’est épargné. Dans une analyse des entreprises du Fortune 500, l’American Enterprise Institute (AEI) révèle que 88% des entreprises dans ce classement en 1955 n’en font plus partie en 2014 ! Certaines ont fait faillite, d’autres ont été rachetées mais le résultat est le même. Elles ont disparu du paysage des entreprises américaines les plus influentes. Pourtant, la plupart d’entres elles constituaient le fleuron de l’industrie américaine avec plusieurs dizaines d’années d’existence.

»Mais que leur est-il arrivé ?! Un célèbre économiste et théoricien de l’innovation, Joseph Schumpeter, nous donne sa réponse : “Comme chez l’Homme, des entreprises naissent sans avoir la force de survivre. D’autres succombent à ce que l’on appellerait, pour un être vivant, une mort “par accident” ou “des suites d’une maladie”. D’autres encore disparaissent d’une mort “naturelle”, comme nous mourrons de vieillesse. Cette cause “naturelle”, dans le cas des entreprises, est précisément leur incapacité à tenir le rythme d’innovation qu’elles se sont elles-mêmes imposé dans leurs périodes fastes.” L’innovation, ou plutôt le manque d’innovation, conduit donc naturellement les entreprises établies à disparaître.

L’innovation, tout le monde n’a que ce mot à la bouche. Pourquoi ? Probablement parce qu’il sauvera la vie de votre startup, votre PME ou même votre grand groupe. Simon Martin, consultant de la jeune pousse Stim, à l’origine de la méthode C-K pour manager l’innovation de rupture, décrypte cette nécessité d’innover.

»De nouvelles entreprises, au contraire, s’épanouissent dans leur sillage… et accélèrent la disparition des premières. Prenons un exemple : Netflix. Avec son service de vidéo à la demande, Netflix a rendu obsolète toutes les entreprises de location multimédia (cassettes et DVD) en quelques années. Blockbuster Video, pourtant leader mondial de la location multimédia en 2004 (on parle quand même de 60 000 employés et 9000 vidéo-clubs), fait faillite à peine 6 ans plus tard. L’ironie de l’histoire ? En 2000, Blockbuster a refusé l’opportunité qui lui était offerte de racheter Netflix…

»L’enjeu de l’innovation est donc de survivre et prospérer – ou disparaître. Ce n’est pas rien, certes… mais ce n’est rien de très nouveau non plus ! Alors pourquoi nous parle-t-on bien plus d’innovation aujourd’hui qu’il y a 50 ans ?



»Une ère d’innovation intensive

»Simplement parce que le rythme de l’innovation s’est intensifié, et ce de deux manières : d’une part, l’innovation est aujourd’hui beaucoup plus rapide mais elle est aussi beaucoup plus radicale. Le rythme d’innovation s’intensifie : les ruptures arrivent plus souvent et sont de plus en plus violentes.

»Prenons l’exemple des supports d’enregistrement audio :

»_ Le rythme d’innovation s’accélère. S’il a fallu plus de 60 ans pour passer d’un vinyle de 17 à 12 centimètres, il n’aura pas fallu plus de 5 ans pour passer d’un baladeur numérique à disque dur à un service de streaming musical par abonnement.

»_ L’innovation est de plus en plus radicale. La réduction du rayon des vinyles a constitué une prouesse technologique, certes. Mais les acteurs et les savoir-faire sont restés essentiellement identiques. Pas de grand bouleversement du secteur, donc. En revanche, l’arrivée de Spotify, elle, a rendu obsolète le combo Itunes-Ipod pour acheter et écouter de la musique. Cette rupture est bien plus radicale : elle a bouleversé la manière dont on accède à la musique.


»Le croisement de ces deux tendances a pour conséquence une augmentation des risques (ou des opportunités, selon les points de vue) de “disruption”. Les spécialistes de l’innovation appellent cela une ère d’innovation intensive. Dans cette nouvelle ère du capitalisme, l’amélioration continue des produits ou services actuels, l’innovation dite incrémentale, ne garantit plus la survie des entreprises. Elle est, et restera, une activité indispensable, en revanche elle ne permettra jamais de se protéger ni d’anticiper des “disruptions” toujours plus fréquentes et violentes, quelque soit le secteur. Alors on fait quoi ?



»Keep calm and carry on innovate. NOW !

»On s’outille, et rapidement, car il y a bien urgence ! Cette ère d’innovation intensive crée des opportunités nouvelles chaque jour avec des gains potentiels considérables : les fameuses innovations disruptives. Et les startups ne sont pas les seules à pouvoir les saisir; les grands groupes aussi.

»Oui, mais comment ? Vue l’ampleur du sujet, bon nombre d’entrepreneurs et de chercheurs en management de l’innovation se sont attaqués à cette question et à celles qui en découlent : comment choisir les bonnes opportunités ? Comment les convertir en succès ? Est-ce que mon entreprise peut faire ça ? Y a-t-il des méthodes ? etc. Les ressources ne manquent pas : Méthode C-K, Design Thinking, Lean Start-Up, Stratégie Océan Bleu, etc. Utilisez-les pour piloter vos projets et construire vos stratégies d’innovation !

»Enfin, si vous doutez encore de l’urgence qu’il y a à innover, souvenez-vous d’une chose : nous sommes tous un Blockbuster Video en sursis...»





Innovation et idées

2017/06/27

«Remettre en cause la mesure de la performance dans le digital»




ZDNet.fr @zdnetfr, Social Media Club France, Jean-Marie Benoist



«Technologie : Questionner la mesure de la performance d’un média n’est pas une pratique nouvelle. C’est aujourd’hui au tour du digital de connaître ce débat, et ce au moment où les investissements dans le digital explosent. Quelle est l’ampleur du problème ? Cela cache-t-il autre chose ? Et enfin, quelles solutions peut-on proposer ?



»Questionner la mesure de la performance d’un média n’est pas une pratique nouvelle : c’est arrivé pour la télévision, la radio, les journaux… C’est aujourd’hui au tour du digital de connaître ce débat, suite notamment à plusieurs révélations consécutives des acteurs majeurs du secteur, et ce au moment où les investissements dans le digital explosent. Quelle est l’ampleur du problème ? Cela cache-t-il autre chose ? Et enfin, quelles solutions peut-on proposer ?

»Pour en discuter, nous avons invité chez Linkfluence Hélène Chartier (Syndicat des Régies Internet), Frédéric Daruty (Groupe Cerise – Prisma Media) et Rodolphe Rodrigues (AXA). Une session organisée et animée par Rémi Douine (The Metrics Factory).

»Depuis quelques mois, les nouvelles s’accumulent : le rapport de l’ANA, aux Etats-Unis, dénonçant notamment les données générées par des bots ; les confessions de Facebook, YouTube et Google – de loin les acteurs majeurs du secteur – admettant des erreurs de calcul sur certains de leurs indicateurs ; la prise de position forte de Procter & Gamble, qui n’investira plus dans le digital tant que la mesure ne sera pas bonne… La mesure de la performance, qui est au cœur du marché publicitaire sur le web, semble sérieusement remise en question, au point de pousser Facebook et Google, pour la première fois de leur histoire, à accepter qu’un tiers jette un œil sur leurs algorithmes. Plus préoccupant encore, tout cela se produit alors que les investissements sont en train de basculer de plus en plus vers le digital. “Au premier semestre 2016, le digital est passé devant la TV en niveau d’investissement, et cela s’est confirmé sur le global 2016 souligne Hélène Chartier (SRI). Pour l’instant, le search en focalise la majorité – 55% -, et le display le tiers ; mais aux Etats-Unis, les deux sont quasiment à égalité, et la même tendance devrait suivre ici.” Cette augmentation est principalement captée par le social – c’est-à-dire par Facebook et YouTube, qui dominent largement le reste. Dans un tel contexte, il est peu étonnant que le soudain manque de fiabilité des données à la source de tout ce marché provoque des remous.



»Un faux problème ?

»Mais en fait, “la fraude est un vrai faux problème”, estime Rodolphe Rodrigues (AXA). Elle vient de l’émergence des réseaux publicitaires, il y a une dizaine d’année – avant la programmatique – où c’était intéressant pour gagner beaucoup d’argent. Et pour la performance, à l’époque, on se fichait d’où on était affiché – la performance économique ne se jugeant qu’au clic. Cela pouvait avoir un impact de marque, mais pas financier. En fait, de façon générale, si le site n’est pas rémunéré au CPM, il n’y a pas de fraude. Dès lors que l’on communique sur des sites de marque, la problématique de la fraude disparaît complètement… car elle ne peut pas profiter à l’éditeur. Qui plus est, ces derniers ne peuvent pas se permettre, comme Facebook et Google, de se contenter de partager les données qu’ils auront récoltés eux-même en demandant aux annonceurs de leur faire confiance : “pour nos sites, en tant qu’éditeur – et contrairement à Facebook – nous sommes audités par tout le monde, et certifié”, souligne Frédéric Daruty (Groupe Cerise – Prisma Media).

»De fait, tout cela limite l’étendue des dégâts : cette fraude est limitée aux réseaux en blind en programmatiques, qui pourraient du coup disparaître. Mais si le problème est plus limité que l’on croit, il n’est pas non plus à ignorer. “Ces pratiques de certains réseaux ont entraîné une baisse des prix et certaines attentes autour de la performance attendue, y compris sur des médias classiques, en payant au CPM”, explique Frédéric Daruty (Groupe Cerise – Prisma Media). Ce qui a poussé certains médias – pour répondre aux attentes des annonceurs – à multiplier les emplacements, l’interstitiel, etc., ce qui les a en quelque sorte pris à leur propre piège.



»Des mesures inadaptées

»D’une certaine façon, toutes ces questions de fraude éclipsent des problèmes plus fondamentaux encore.

»Le multicanal est aujourd’hui la règle… Quand une entreprise réalise une opération de branding, c’est avec deux objectif en tête, un business et un corporate – valoriser la marque pour la faire connaître. “Si nous pratiquons de plus en plus le digital branding, ce n’est pas par fanatisme, mais parce que c’est le seul moyen de toucher une certaine population – pas aussi jeune que l’on pense – qui ne regarde plus la télévision”, continue Rodolphe Rodrigues (AXA). Ce dont les annonceurs ont besoin, en un sens, ce sont des mesures qui permettent de décider du bon split entre les différents canaux ; et aujourd’hui, les indicateurs fournis ne servent pas vraiment à ça. (Qui plus est, les réseaux sociaux ont tendance, dans leur rapport, à s’attribuer à eux seuls la responsabilité des résultats, même quand la campagne de branding a fait appel à plusieurs canaux). Il en faudrait de nouveaux, se baser sur un modèle économétrique.

Questionner la mesure de la performance d’un média n’est pas une pratique nouvelle. C’est aujourd’hui au tour du digital de connaître ce débat, et ce au moment où les investissements dans le digital explosent.

»Il est possible, au fil du temps, de construire des modèles, qui ont besoin d’être alimentés par les outils de tracking digitaux. Par exemple, on entend beaucoup parler de visibilité – mais c’est une notion qui ne se traite pas seule : elle n’a de sens que mise en relation avec le prix auquel on achète l’espace. Autrement dit, c’est une question de ROI : il peut être plus intéressant de mener une campagne vue par 10% de la population visée plutôt que 90% compte tenu des coûts. “Pour nous, tout est performance, renchérit Frédéric Daruty (Groupe Cerise – Prisma Media). Tout dépend du prix et de l’objectif visé. Quand on fait une campagne de branding, on attend un résultat avec un bon ROI en terme de mémorisation. Mais il n’est pas possible, en tant qu’éditeur, de gagner de l’argent sur Facebook. Du coup, ce qui nous intéresse vraiment n’est pas tant ce qui s’y passe que le trafic qu’il nous apporte. Et cela, nous pouvons le mesurer, avec des KPI tels que temps passé, pages vues, vidéos vues… Ensuite, avec nos outils de monétisation, nous savons dire si les résultats sont positifs ou non.” Ces questions de ROI sont rendues plus complexe encore par le fait que si les frais d’affichage augmente, ce n’est rien à côté des coûts créatifs : si l’on respecte les idées actuelles en terme de ciblage, et d’adaptation du message aux cibles, cela veut dire faire produire 10 vidéos et non une seule. Autant dire que, pour l’instant, ceux qui vont jusque-là sont rares.



»Nécessité d’un acteur tiers

»Un autre problème de fond que n’adresse pas le débat actuel sur la mesure est celui de qui la réalise. “Plutôt que de savoir si Facebook fait oui ou non bien son travail, je voudrais qu’il m’autorise à utiliser un outil tiers pour mesurer”, estime Rodolphe Rodrigues (AXA). C’est ce qui s’est passé pour la télévision, la radio, ou encore la presse ; et avoir un organisme commun revalorise fortement cette mesure. “Les annonceurs ont besoin d’avoir un référent commun, pour comparer leurs investissements, souligne Hélène Chartier (SRI). La notion d’une mesure commune, partagée, indépendante et tierce est très importante.” Facebook et Google ne sont pas vraiment dans cette optique. Un annonceur, aujourd’hui, doit réconcilier plus de 30 points de contact… ce qui ne facilite pas la tâche. Et du côté des éditeurs, régie et publicité, il y a ce même besoin d’un référent commun : tout le monde devrait être jugé sur les mêmes bases et selon les mêmes principes que les autres.



»Un contexte en perpétuelle mutation

»Malgré ces bonnes nouvelles, plusieurs obstacles compliquent singulièrement la poursuite de ces deux objectifs (une mesure plus économétrique et l’apparition d’une instance tierce de mesure). Le premier, et non des moindres, est le fait que le digital évolue à un rythme infernal : les nouveautés et innovations se multiplient, et il faut donc en permanence s’y adapter. Les audiences migrent sur le mobile, et la vidéo prend de l’importance… “Le média évolue tout le temps, et les demandes avec”, souligne Hélène Chartier (SRI). Cette rapidité pose également plusieurs problèmes de fond. Le branding est, par beaucoup d’aspect, une opération à long terme ; et de plus en plus, le digital est régi par le buzz, l’excitation temporaire, souvent pour des choses qui n’existent pas encore, ou pour des choses qu’on ne va pas mettre en place. Cela ne facilite pas l’élaboration de stratégies complètes, mais surtout, cela rend plus difficile l’acquisition des compétences et expertises techniques nécessaires – voire maintenant indispensable – pour utiliser au mieux ces outils. “Depuis quelques années, le niveau d’expertise chez les acteurs du digital est en baisse, estime Rodolphe Rodrigues (AXA). Cela va trop vite, et les gens n’ont pas la capacité à emmagasiner cette connaissance dans des délais aussi courts. Sans oublier un turn-over très important.”.

»Enfin, un dernier obstacle – et non des moindres – est tout récent, et d’origine parlementaire. L’Europe cherche à remplacer la directive de 1995 pour le projet de réglement ePrivacy, et pour l’instant, le projet semble vouloir mettre à mal le système de cookie, sur lequel repose… toute la mesure. L’ensemble des acteurs – les annonceurs, éditeurs, bref, tout le monde – a émis une réaction commune (un exploit), pointant notamment du doigt que en éteignant les cookies tierces (en les paramétrant off par défaut dans les navigateurs), c’est non seulement tout un pan du marché qui est mise en danger, mais qu’en plus cela revient à tacitement confier la gestion de la vie privée des Européens aux géant américains du web. Une affaire à suivre…



»Les trois points à retenir :

»La fraude liée à la mesure de la performance est encore forte, mais reste circonscrite

»La question n’est pas tant le risque de fraude que l’inadéquation des mesures à ce qu’attendent les annonceurs comme KPI

»Un acteur tiers, indépendant, est indispensable pour que tous les acteurs puissent avoir un référent commun et partagé»





Innovation et discourses

2017/06/25

Newsletter L&I, n.º 154 (2017-06-25)





n.º 154 (2017-06-25)

TAG: # comércio do luxo # comercio del lujo # commerce du luxe # luxury commerce
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L&I Scholar
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Index


TAG: # comércio do luxo # comercio del lujo # commerce du luxe
# luxury commerce


Liderar Inovando BR
Discursos e inovação | Ideias e inovação | Invenções e inovação | Recursos e inovação

«Interface (@InterfaceInc) lança linha de pisos vinílicos de luxo» [link]

«Casa Fraga inaugura na capital um espaço-modelo de negócios inovador para eventos» [link]

«Deccan Odyssey Aclamado como Principal Trem de Luxo da Ásia pela Sétima Vez na Premiação da "World Travel Awards"» [link]

«Estrelas da internet na China transformam moda em mina de ouro» [link]



Liderar Inovando PT
Discursos e inovação | Ideias e inovação | Invenções e inovação | Recursos e inovação

«Amoreiras Vista. Vão nascer 50 casas de luxo com vista sobre Lisboa» [link]

«Lisboa estende passadeira vermelha ao segmento do luxo» [link]

«Hotel de luxo no Chile escolhe inovação lusa» [link]

«Longitude9 é a nova marca de luxo brasileira com ADN português» [link]



Liderar Innovando ES
Discursos e innovación | Ideas e innovación | Inventos e innovación | Recursos e innovación

«México, noveno país más dinámico en el mercado de lujo» [link]

«El Top 100 de la industria del lujo: Global Powers of Luxury Goods 2017. Puig, Sociedad Textil Lonia, Joyería Tous y Festina Lotus son los representantes españoles en este ranking de empresas de lujo» [link]

«Artesanías de Ecuador buscan llegar al exterior» [link]

«Palma de Mallorca, un destino para disfrutar del lujo» [link]



Mener avec Innovation FR
Discourses et innovation | Idées et innovation | Inventions et innovation | Ressources et innovation

«Farfetch et Condé Nast annoncent un partenariat international de contenu et commerce» [link]

«Mode et luxe : innover pour surmonter la crise» [link]

«Le monde des nouvelles technologies s'inspire du luxe» [link]

«Conférence "Arab Luxury World"» [link]



Leadership & Innovation EN
Discourses and innovation | Ideas and innovation | Inventions and innovation | Resources and innovation

«What Mary Meeker's 2017 Internet Trends Report Means for Fashion» [link]

«This company helps luxury brand improve CRM with AI-powered chatbots» [link]

«Social commerce innovation: Swarovski’s WeChat mini program case» [link]

«Despite the 'Retailpocalypse,' This Fashion Retailer Has Been Quietly Thriving Since the Recession» [link]




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L&I Media


Os empresários e líderes estaremos com o apoio dos estados e as cidades, ainda que não do @USAgov [link]

É possível que Portugal venha a ganhar muito mais do que a Agência do Medicamento. Mas primeiro tem de a ganhar [link]

One Young World, encuentro de jóvenes líderes del mundo para aportar ideas innovadoras que transformen el mundo [link]

EY lance la plate-forme Open Innovation afin de faciliter la relation grands groupes start-up [link]

Canada's global leadership in aerospace innovation creates middle-class jobs [link]



L&I Scholar


Em @bluetree_hotels queremos melhorias o tempo todo e que façam acontecer a inovação [link]

Boa parte do investimento estrangeiro inovador em Portugal se faz “pelos seus bons recursos humanos” [link]

#clubdeprimerasmarcas proclama valores de la empresa valenciana, como el liderazgo en innovación #Loversdelonuestro [link]

Innover autour de la protéine végétale : appel à projets européen du Village by CA - Nord de France en partenariat [link]

Leaders influence the macro and micro organizational level: innovation and openness of thinking and ideas [link]



L&I Blog


A legislação empresarial tolhe iniciativas menos conservadoras e reduz o anseio por #inovação: @ACIEGJovem [link]

Buffett e Munger pediram desculpa os seus acionistas por não terem investido na Google e na Amazon [link]

Según Catalyst, el líder de ambientes incluyentes es empoderado, responsable, humilde y con coraje: @imagenytrabajo [link]

Amazon passe à la vitesse supérieure du commerce en dur, celui des magasins, avec les 460 de Whole Foods [link]

The U.S. dairy industry, one of the most productive food industry in the world, has a story of tech innovation [link]





Licencia Creative CommonsLicencia Creative Commons
Atribución-NoComercial 4.0 Internacional





Le succès de Renault permet d’envisager la place de n°1 mondial pour l’Alliance | @Autoactu_









2017/06/23

«Conférence "Arab Luxury World"»




Worldtempus.com @WorldTempus, Nazanin Lankarani



«Jean-Claude Biver, président de la division horlogère de LVMH, et Chabi Nouri, nouvelle directrice générale de Piaget, ont ouvert la conférences avec des allocutions sur le thème de cette quatrième édition, à savoir “Perturbation numérique et engagement émotionnel”.

»Maximilian Büsser, fondateur de MB&F, Alexander Schmiedt, directeur de Vacheron Constantin pour le Moyen-Orient, et Luc Rochereau, directeur d’IWC Schaffhausen pour la région, figuraient parmi les autres orateurs.

»Organisée sur deux jours par Mediaquest Group, une importante maison d'édition au Moyen-Orient, cette conférence a abordé des sujets que Julien Hawari, co-directeur général de MediaquestCorp, a décrit comme étant au centre des changements profonds de la Quatrième Révolution Industrielle - liée à internet et à l'innovation numérique - impactant l'industrie du luxe en général.

»“Les économies régionales évoluent, le gouvernement diminue ses activités dans les affaires, la concurrence augmente et une nouvelle classe de consommateurs émerge avec des attentes différentes”, a déclaré M. Hawari lors de son discours inaugural, ouvrant la voie à des conférenciers incluant des dirigeants et des experts régionaux d’industries aussi différentes que le tourisme, l'hôtellerie, le commerce de détail ou le design.


»Compte à rebours avant 2030

»C'est un Jean-Claude Biver en tenue décontractée, dynamique et svelte, et présenté comme “une figure paternelle de l'industrie horlogère”, qui a ouvert la conférence avec une allocution intitulée “Perturbation numérique et art de l'horlogerie suisse”. M. Biver a commencé par rappeler au public qu'il était un "hippy" dans “son cœur, sa tête et sa générosité”, même si, plaisanta-t-il, sa coupe de cheveux ne confirmait pas cette affirmation. Revenant au sujet de son discours, il a réitéré sa conviction que “seul le poisson mort nage dans le sens du courant”.

»“Le 21e siècle débutera en 2030 lorsque les enfants nés avec ce siècle commenceront à construire leur propre avenir”, a-t-il ajouté. “Ensuite viendront les révolutions et ceux qui ne seront pas prêts disparaîtront. Il nous reste 13 ans pour nous y préparer”.

»Mais comment anticiper ce qui va se passer ? “Il faut regarder de près le comportement des jeunes de 14 ans aujourd'hui pour comprendre pourquoi ils achètent des Adidas d’occasion des années 60 et pourquoi ils achètent des Supreme? Lorsque vous aurez la réponse à ces questions, vous aurez une petite idée de ce qui va se produire”. Disposer de dirigeants qui croient dans la perturbation et la nécessité de vendre des “expériences et des émotions” plutôt que des montres est, selon M. Biver, un élément “clé” de la stratégie d'une marque de luxe aujourd'hui.

»En ce qui concerne les montres connectées, les études de marché montrent que 2015 et 2016 ont été “des années révolutionnaires dans les Emirats arabes unis”, avec des produits comme la Samsung Gear et l’Apple Watch qui ont été très bien accueillis par les consommateurs locaux, selon le cabinet de recherche Euromonitor International.

Arab Luxury World, une conférence annuelle sur le commerce du luxe au Moyen-Orient, a eu lieu la semaine dernière à Dubaï, à l'hôtel Westin, avec plusieurs orateurs venant de l'horlogerie suisse.

»L'année dernière, le marché de l'électronique grand public aux Emirats arabes unis a généré un chiffre d'affaires - y compris les smartwatches - de 3,23 milliards de dollars, un chiffre qui devrait augmenter de façon constante pour atteindre 3,28 milliards de dollars en 2017 et 3,48 milliards de dollars en 2018, selon la même source.

»“Les montres connectées finissent par devenir obsolètes et il faut alors les jeter”, a déclaré M. Biver. “La technologie n'est pas une menace pour l'horlogerie, sauf si vous êtes dans ce segment de l'industrie horlogère qui n’est pas de l’art horloger; alors vous êtes en concurrence”.

»En avril dernier, Apple a renforcé sa présence dans la région avec l’ouverture de son troisième magasin dans le Dubai Mall, qui vient s’ajouter à ses boutiques situées dans le Mall of the Emirates et dans le Yas Mall d’Abu Dhabi.


»Plateformes numériques

»Dans son discours d'ouverture, Chabi Nouri s’est à son tour concentrée sur les façons dont Piaget a utilisé diverses plateformes numériques pour toucher des clients potentiels. “Chez Piaget, nous utilisons le mentorat inversé”, a-t-elle expliqué. “Dans l'entreprise, nous avons des collaborateurs très jeunes, des “millennials” typiques, qui nous fournissent des informations. Nous les écoutons pour connaître les attentes de cette population”.

»Comme d'autres marques de l'industrie du luxe, Piaget a dû adopter des changements induits par la technologie, qui permettent également à l'entreprise de se réinventer. “La numérisation est le mot à la mode. Mais quelle est la meilleure façon de transformer notre Maison numériquement?”, s’interroge Mme Nouri. “Il n'y a pas de réponse simple. Si une marque ne parle pas aux jeunes, ils n'attendront pas. Ils ne sont pas fidèles à ce point-là”, a-t-elle conclu.

»De nombreuses données recueillies à partir d'études de marché numériques ont permis à Piaget de sélectionner la plateforme la plus appropriée parmi Facebook, Twitter, YouTube, Snapchat, Instagram et d'autres médias, afin de toucher le public désiré, sur la base de la popularité d’un réseau social donné sur différents marchés. “Avec 800 millions d'utilisateurs, WeChat est le plus performant aujourd'hui”, a déclaré Mme Nouri. “Il nous a permis en une seule journée d’enregistrer 10 millions de vues sur une vidéo, d’acquérir 4000 nouveaux “ followers “ et d’avoir 5,5 millions de clics de personnes souhaitant en savoir plus”.


»Prix en hausse

»“Le principal problème du luxe aujourd'hui est son prix”, a déclaré M. Büsser, domicilié à Dubaï depuis 2014. Les prix des produits de luxe sont plus élevés aux Émirats arabes unis que dans de nombreux autres marchés, y compris en Europe, en partie à cause des loyers prohibitifs pratiqués dans les centres commerciaux haut de gamme où sont présentes les marques horlogères de luxe. En outre, l'introduction d’une TVA à 5% dès janvier prochain risque d'exacerber le problème. Compte tenu de la force du franc suisse, les montres suisses devenues encore plus chères sont susceptibles d’entamer la rentabilité des détaillants de la région, alors que les clients bien informés grâce à internet des prix pratiqués au niveau mondial pourraient bouder le marché local.


»L’importance du marché des Emirats arabes unis

»En 2016, la Suisse a exporté pour 923,6 millions de francs suisses de montres vers les Émirats arabes unis, une des raisons pour lesquelles le marché horloger reste une composante majeure du paysage du luxe là-bas. En novembre prochain, la troisième édition de la Dubai Watch Week mettra en lumière l'artisanat et l'innovation dans l’horlogerie. Organisé par Ahmed Seddiqi & Sons - un détaillant familial en horlogerie et bijouterie - en partenariat avec la Fondation de la Haute Horlogerie, l’événement a particulièrement bien réussi à s’engager avec des acteurs influents dans la région, considérés comme un "terreau d'essai" fertile pour l'industrie horlogère en général.

»“Les lanceurs de tendance sont tous ici dans la région du Golfe", a conclu Mme Nouri. “C'est pourquoi nous aimons tester nos nouveautés et nos éditions limitées ici, pour voir si elles vont marcher ailleurs. Cette région est très réactive”.»





Innovation et ressources

2017/06/22

«Le monde des nouvelles technologies s'inspire du luxe»




lalibre.be @lalibrebe, Benoît Octave



«Il y a une pensée unique qui consiste à opposer l’univers du luxe et le digital, arguant d’une hypothétique incompatibilité. Or, le digital n’est pas un danger pour le luxe, bien au contraire. Les industries de la mode et du luxe sont au cœur de la révolution technologique et digitale. La créativité et l’innovation sont plus que jamais des leviers de croissance et de durabilité de ces industries.

»Dans son ouvrage collectif ‘Luxe&Digital - Stratégies pour une digitalisation singulière du luxe’, paru aux éditions Dunod, Eric Briones - Directeur du Planning Stratégique de "Publicis EtNous" - combat ces incompréhensions et montre à quel point le digital et le luxe peuvent résonner et fonctionner ensemble. Cependant, le luxe, qui ne ressemble à aucun autre secteur, doit par conséquent se montrer singulier dans sa démarche et opter pour une digitalisation unique. Plus que tout autre secteur, le luxe a été la tête de Turc préférée des observateurs professionnels du monde numérique.

»"Écrire ‘Luxe et Digital’ fut un challenge stimulant, car la problématique exposée est l’ennemi public numéro un de la tranquillité du secteur", soutient Eric Briones. "Le luxe subit depuis des années un véritable ‘digital bashing’de la part des médias, accompagnés par la démagogie de certains acteurs du numérique qui aimeraient désespérément pouvoir vendre ces objets magiques qui résistent à la crise.

Le luxe et la mode ont posé les bases du storyselling, ou l’art de vendre sur Internet par la magie d’une histoire de style.

»Ces attaques incessantes ont eu les effets pervers de générer un vrai complexe numérique, mais aujourd’hui, la lassitude s’est muée en exaspération à l’écoute des formules prêtes à l’emploi, comme : ‘Prenez garde, vous allez vous faire uberiser’, ce qui dans ce cas précis n’a pas de sens, car on applique littéralement une transformation qui touche l’univers des services au monde des biens matériels." Non, le luxe n’a pas attendu le recrutement d’un cadre d’Apple pour prendre au sérieux la question de sa digitalisation.

»"Longtemps, Amazon a incarné l’unique école de pensée e-commerce, construite autour des valeurs de profusion, de rationalité, dans un environnement clinique, sans storytelling. C’est pourtant bien l’univers du luxe qui a jeté un pavé dans la mare, dès 2000, avec la révolution Net-A-Porter de Natalie Massenet (aujourd’hui coprésidente non exécutive de la plateforme e-commerce Farfetch, NdlR). Une réussite construite autour du premier magasin magazine, le transmedia The Edit, aussi élégant qu’efficace sur tablette, catalogue ou ordinateur. Le luxe et la mode ont posé les bases du storyselling, ou l’art de vendre sur Internet par la magie d’une histoire de style."

»Force est de constater que le monde des nouvelles technologies s’inspire de plus en plus du luxe, dès lors, allons-nous assister à une union vertueuse avec les géants du digital ? La réponse dans le livre.»





Innovation et inventions

2017/06/21

«Mode et luxe : innover pour surmonter la crise»




Les Echos, @LesEchos, Ronan Cotten



«Comme la plupart des ETI à la recherche d’une nouvelle compétitivité, les entreprises du secteur de la mode et du luxe doivent investir dans l’innovation technologique pour concevoir des produits haut de gamme inscrits dans leur époque (objets connectés, nouveaux matériaux, écoconception...) et dans l’innovation marketing en adoptant les nouveaux codes du digital. Avec le risque de se banaliser quand de nombreuses marques “ grand public ” jouent a contrario la carte d’une offre premium.

»Innovation plus internationalisation égalent croissance. L'équation est connue depuis longtemps. Les ETI sont particulièrement bien armées pour démontrer le théorème : assez grandes pour être facilement innovantes, concentrées souvent sur des marchés de niche pour être pertinentes, pas trop grandes pour garder une réelle agilité, elles réalisent à elles seules plus du quart de la dépense française de R&D.

»Mais l'innovation des ETI n'est pas que technologique. Ce levier de compétitivité doit certes permettre d'élargir l'offre, de se différencier de la concurrence et de fidéliser la clientèle. Il s'exprime également dans l'organisation de l'entreprise et l'amélioration des process, dans la créativité marketing et commerciale, dans l'intelligence sociale et la capacité à attirer les talents.

»La formule est la même quelle que soit l'activité, en BtoC ou en BtoB, sur des marchés de masse ou dans le très haut de gamme. Les ingrédients de la recette gagnante eux aussi sont connus et s'appliquent dans l'industrie de la mode et du luxe comme dans d'autres secteurs. Aux injonctions désormais familières de la cocréation, de l'écoconception et du positionnement premium, s'ajoutent le produire localement, la personnalisation des gammes, le sur-mesure et la stratégie digitale...


»Une transformation numérique nécessaire

»C'est en tout cas ce que doit faire le secteur du luxe, selon le Boston Consulting Group, pour éviter de s'enfoncer dans la crise. Le ralentissement structurel s'accompagne de changements fondamentaux dans les comportements de consommation, avertit le célèbre institut, qui note que la transformation numérique impacte fortement le secteur du luxe, dans le champ commercial et dans celui de la communication. En filigrane, la nécessité pour le luxe de sacrifier au digital en perdant un peu de son mystère pour continuer de vendre.

»A en croire le cabinet de conseil McKinsey & Company, les ventes en ligne dans le luxe devraient ainsi doubler pour atteindre 20 milliards d'euros d'ici à cinq ans, tandis que le digital influence déjà 40 % des dépenses effectuées dans le luxe, même si celles-ci ne se concluent pas forcément sur Internet.

»Le groupe LVMH (propriétaire des “Echos”), numéro un mondial du luxe, a ainsi lancé début juin 24 Sèvres , une plate-forme d'e-commerce abritant 150 marques, dont une vingtaine “maison” (les marques Dior et Vuitton disposaient déjà de leur propre site marchand). Hermès prépare un nouveau site institutionnel et commercial qui devrait être lancé fin 2017 aux Etats-Unis et au premier trimestre 2018 en Europe, tandis que Chanel devrait élargir son site d'e-commerce à l'ensemble de ses produits.


Le ralentissement structurel s'accompagne de changements fondamentaux dans les comportements de consommation, avertit le célèbre institut Boston Consulting Group, qui note que la transformation numérique impacte fortement le secteur du luxe, dans le champ commercial et dans celui de la communication. En filigrane, la nécessité pour le luxe de sacrifier au digital en perdant un peu de son mystère pour continuer de vendre.

»Le luxe mise sur les réseaux sociaux

»Le luxe, qui fut longtemps synonyme de “happy few”, mise également désormais sur les réseaux sociaux pour séduire de nouveaux consommateurs au risque de se banaliser. “Les marques ont importé leurs images publiées dans les magazines sur les réseaux sociaux, à commencer par Instagram”, assure la sociologue Valérie Jeanne-Perrier, chercheuse au Celsa et auteur du livre “Internet a aussi changé la mode” (Editions Kawa, 2016). Sur Facebook, Vuitton compterait ainsi 18 millions de “like” et les marques du Comité Colbert dans leur ensemble revendiquent d'ailleurs 200 à 300 millions de “followers”.

»“Les marques doivent être conscientes de l'impact de la vague digitale sur la productivité des boutiques, précise Olivier Abtan, directeur associé au Boston Consulting Group à Paris et responsable mondial du secteur du luxe. Plutôt que l'ouverture de nouveaux magasins, elles doivent [...] oeuvrer pour une augmentation de leurs ventes dans les boutiques existantes et sur les canaux digitaux.”


»Le joaillier Fred personnalise ses produits grâce au digital

»Certaines l'ont bien compris, qui utilisent le digital pour offrir à leurs clients une expérience nouvelle. Dans sa boutique de la rue de la Paix, à Paris, le joaillier Fred propose ainsi un outil digital permettant la personnalisation de son célèbre bracelet Force 10, avec plus de 100.000 combinaisons possibles pour créer une pièce forcément unique. D'autres misent sur la technologie pour inventer de nouveaux produits, comme les fabricants de parfums et d'arômes (les groupes Mane ou Robertet, pour ne citer qu'eux), qui imaginent de nouvelles fragrances à partir d'ingrédients inédits et de nouvelles techniques d'extraction.

»D'autres encore marient un savoir-faire artisanal ancestral à des technologies d'aujourd'hui pour créer des objets étonnants, à la façon de l'Apple Watch Hermès.

»“Le luxe, c'est par définition l'innovation perpétuelle, on n'est pas une marque de luxe si on ne la positionne pas dans son temps”, affirme Elisabeth Ponsolle des Portes, déléguée générale du Comité Colbert, porte-étendard de 81 “maisons françaises du luxe” pesant 42 milliards d'euros d'activité (55 % du secteur mondial).


»Devenir innovant aux yeux des consommateurs

»“De nombreuses marques de luxe innovent, mais le client ne le sait pas, tranche Pierre-Edouard Martial, Directeur Axes Maison & Luxe chez Nellyrodi (agence de prospective). Or le défi consiste justement à devenir innovant aux yeux des consommateurs. Il faut pour cela rendre les avancées technologiques et créatives immatérielles et désirables en jouant sur le registre de l'émotionnel, de la personnalisation. Il faut rompre avec l'innovation standardisée.”

»Qui sait par exemple que Hermès, pionnier de la digitalisation, qui a ouvert son site d'e-commerce dès 2002, figurait l'an passé dans le classement des 100 entreprises les plus innovantes au monde du magazine américain Forbes ? Le célèbre sellier arrivait même à la 32e place, premier groupe français loin devant Iliad de Xavier Niel (classé 45e) et la société Dassault Système (à la 57e place). Hermès, qui organise tous les deux ans par l'intermédiaire de sa fondation l'Académie des savoir-faire des artisans, et réunit durant huit mois des designers et ingénieurs pour explorer les voies d'innovation dans des savoir-faire ancestraux.»





Innovation et idées

2017/06/20

«Farfetch et Condé Nast annoncent un partenariat international de contenu et commerce»




Le Lézard @lelezard



«Le partenariat associe le contenu éditorial prémium de Condé Nast à la plateforme e-commerce Farfetch pour créer une expérience shopping éditorial fluide.

»Style.com va interrompre ses opérations et redirigera celles-ci vers Farfetch.com, à effet immédiat.

»Ceci renforcera le positionnement de Farfetch en tant que plateforme globale pour la mode luxe en connectant les consommateurs aux meilleurs créateurs, curateurs et fournisseurs de contenu du monde entier.

»Le PDG de Condé Nast International, Jonathan Newhouse, rejoindra le conseil d'administration de Farfetch.


»Aujourd'hui Farfetch, la plateforme globale leader de l'industrie de la mode, et Condé Nast, le fournisseur de contenu prééminent, annoncent un partenariat stratégique pour associer le portfolio éditorial international de Condé Nast à la plateforme e­commerce, technologie et logistique de Farfetch. Le partenariat créera une expérience shopping luxe fluide entre le géant de l'inspiration mode international et l'achat, commercialisant le contenu en ligne et de réseaux sociaux de celui­ci en l'associant aux plus grandes marques et boutiques du monde entier, en temps réel.

»Dans le cadre du partenariat, Style.com interrompra ses opérations, et à effet immédiat redirigera vers Farfetch.com. Condé Nast et Farfetch travailleront main dans la main pour proposer la meilleure expérience shopping depuis le contenu jusqu'à l'acte d'achat de l'industrie, qui inclura une connexion fluide pour intégrer les produits Farfetch au contenu de Condé Nast ; des guides shopping créés par les publications Condé Nast, mettant en avant des produits Farfetch ; et le développement de contenu marchand à travers les plateformes digitales et sociales de Condé Nast. De plus, le partenariat entre Condé Nast et Farfetch permettra de d'identifier et décliner des expériences de contenu et commerciales novatrices pour le consommateur d'aujourd'hui.

»Le portfolio de titres à travers le monde de Condé Nast, dont Vogue, GQ, Glamour, Vanity Fair et Allure, dans 29 marchés et sur de multiples plateformes, touche un public de plus de 340 millions. Farfetch vend des produits depuis plus de 200 marques directement et depuis plus de 500 boutiques à travers le monde, propose 9 langues à ses clients ainsi que la livraison le jour même dans 12 villes.

»Le partenariat proposera aux lecteurs la possibilité unique de parcourir le contenu des éditorial inspirant de Condé Nast et de se procurer les pièces concernées à une échelle globale, commercialisant ainsi ce portfolio. Cela sera lancé dans un premier temps aux AU avec Vogue et GQ, puis suivra un plan d'expansion et d'innovation afin de renforcer le leadership de Condé Nast International et Farfetch dans le monde de la mode et du luxe.

»Cette démarche renforcera les positions de Condé Nast et de Farfetch comme leaders du monde luxe et mode. Jonathan Newhouse, le président et PDG de Condé Nast, rejoindra le conseil d'administration de Farfetch dans le cadre du partenariat. José Neves, fondateur et PDG de Farfetch explique : "Nous savons depuis longtemps qu'un contenu inspirant fait partie intégrante de l'expérience shopping luxe.

»De la même manière dont nous mettons les consommateurs en relation avec les meilleures marques et boutiques du monde, nous voulons les connecter au meilleur contenu disponible. Ce partenariat global avec Condé Nast améliorera considérablement l'expérience retail de nos consommateurs, et nous voyons cela comme la suite logique de l'approche commerciale de Farfetch et de notre vision stratégique qui est de connecter les créateurs de mode, les curateurs mode et les créateurs de contenu. L'ADN Farfetch est de connecter le meilleur de chaque secteur, et Condé Nast est l'un des meilleur créateurs de contenu de l'industrie. Je suis très heureux que Jonathan Newhouse rejoigne notre conseil d'administration.

Le partenariat associe le contenu éditorial prémium de Condé Nast à la plateforme e-commerce Farfetch pour créer une expérience shopping éditorial fluide. Ceci renforcera le positionnement de Farfetch en tant que plateforme globale pour la mode luxe en connectant les consommateurs aux meilleurs créateurs, curateurs et fournisseurs de contenu du monde entier.

»"Condé Nast étant l'un des premiers investisseurs de Farfetch, ce partenariat est l'évolution naturelle de notre relation commerciale. Il resserre les liens entre deux leaders de l'industrie, alliant le meilleur contenu disponible à la première destination en ligne de shopping luxe." "C'est une collaboration qui pourrait bien définir l'industrie dans le futur, et je suis ravi de rejoindre le conseil d'administration de Farfetch" explique Jonathan Newhouse, PDG de Condé Nast International et nouveau membre du conseil d'administration de Farfetch.

»Newhouse ajoute : "Je voudrais profiter de cette occasion pour remercier toute l'équipe de Style.com pour leur dévouement, énergie et détermination."

Natalie Massenet, la coprésidente de Farfetch, ajoute "Nous sommes extrêmement heureux de nous associer à Condé Nast. Depuis 1999, je suis persuadée de l'importance d'allier contenu et commercialisation pour promouvoir l'expérience shopping en ligne. Le contenu éduque, divertit et inspire les achats ce qui est crucial dans la démarche du consommateur. Nous admirons depuis longtemps la portée et la sophistication de Condé Nast International et sommes ravis de ce partenariat qui rapprochera Farfetch et Condé Nast. Pour le consommateur, ce sera un plaisir de naviguer entre les éditoriaux inspirants et les produits eux­mêmes à tous moments et de n'importe où. Et pour les marques et boutiques qui ont toujours travaillé avec Condé Nast, cela augmentera leur présence dans les média Condé Nast. Ce sera extrêmement intéressant de développer la nouvelle évolution contenu­commerce au côté d'Anna Wintour et toute l'équipe brillante de Condé Nast."

»Anna Wintour, directrice artistique de Condé Nast ajoute : "j'ai toujours pensé que ce qui différencie Condé Nast est notre voix et notre vision. Nous associer à Farfetch ne fait que souligner cela, et apporte une nouvelle dimension à ce que nous offrons au monde."


»À propose de Condé Nast

»Condé Nast est une compagnie globale de média à l'origine des magazines, sites et contenu digital de la meilleure qualité. Avec plus de 340 millions de lecteurs dans 29 marchés, le portfolio de la compagnie comprend plusieurs des publications les plus reconnues parmi lesquelles figurent Vogue, Vanity Fair, Glamour, Brides, Self, GQ, Condé Nast Traveller/Traveler, Allure, Architectural Digest, Wired et W. En plus de publier 139 magazines et plus de 100 sites internet, l'entreprise à une division restaurant, et plusieurs entreprises dans le secteur de l'éducation. Condé Nast Entertainment produit des films, des programmes télévisés et un programme de vidéo prémium.

»http://www.condenast.com

»et http://www.condenastinternational.com


»À propose de Farfetch

»Le groupe Farfetch est formé de Farfetch.com, Farfetch Black & White, Store of The Future et Browns (dont Brownsfashion.com). Fondé par l'entrepreneur portugais José Neves en 2008, Farfetch a été lancé en tant que site marchant permettant aux boutiques du monde entier de vendre leurs articles. Depuis, Farfetch s'est développé pour devenir une plateforme pour l'industrie du luxe, connectant les consommateurs de plus de 190 pays à des articles de plus de 700 des meilleures boutiques et marques de plus de 40 pays. Farfetch propose une expérience véritablement unique en permettant l'accès à la plus grande sélection luxe sur une seule et même plateforme.

»Farfetch est une plateforme globale véritablement multicanale propriétaire d'une API ouverte à la pointe de la technologie au centre d'un réseau de technologie et de logistique hors paire. À travers Store of The Future, Farfetch Black & White et Browns, Farfetch continu son investissement dans l'innovation et le développement de technologies, solutions commerciales et services pour l'industrie de la mode luxe, en alliant la vente en ligne à la vente en boutique.

»Store of The Future se concentre exclusivement sur le développement de technologies sur mesure pour aider marques et boutiques à améliorer l'expérience consommateur en rapprochant le monde digital du monde physique. Farfetch est soutenu par des investisseurs de renom du secteur des nouvelles technologies et du luxe comme IDG, Temasek, Eurozeo, DST Global, Index Ventures, Vitruvian et Condé Nast International.

»http://www.farfetch.com @Farfetch»





Innovation et discourses

2017/06/18

Newsletter L&I, n.º 153 (2017-06-18)





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«Siemens Mobility leva inovação ao transporte ferroviário com impressão 3D» [link]



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