2017/02/28

«L’usine 4.0 à portée de main»




Justine Demade Pellorce. La Semaine (@Hebdo_LaSemaine)



«Devant un écran sur lequel est modélisé un poste d’assemblage de colonne de direction, un homme semble brasser l’air, un casque sur les yeux. En réalité, l’opérateur de Thyssen Krupp est en train d’éprouver virtuellement un poste de travail. Le but : tester la configuration idéale, celle qui permet à la fois l’ergonomie et l’accessibilité du poste, mais aussi sa flexibilité, c’est-à-dire la variation du cadencement en fonction des commandes.

»Meilleures conditions de travail et, surtout ne soyons pas naïfs, meilleure rentabilité sont ici au cœur des enjeux. La réalité virtuelle permet de tester et valider des processus avant de les lancer en fabrication, gain de temps et d’argent, tout le monde est content. “A commencer par les utilisateurs finaux, qui valideront eux-mêmes les équipements”, explique un membre de CEA Tech.


»“Cobots”

»Ce poste, comme la dizaine d’autres installés sur la plateforme Fflor, ont été développés par l’organisme public de recherche avec le partenariat d’entreprises, une dizaine pour l’instant, le double d’ici la fin de l’année. La collaboration s’envisage à deux niveaux : les entreprises bénéficient des équipements pour tester de nouvelles façons de fabriquer leurs produits, ou elles mettent en place, avec le CEA Tech, des équipements et procédés adaptés à leurs besoins.

»Tout est envisageable, l’idée étant de prendre en main les possibilités qu’offre la technologie pour ne pas louper le train de l’innovation. Les équipements à disposition permettent, en s’y frottant concrètement, de ne pas avoir peur. Outre la réalité virtuelle, croisée plus haut, équipements connectés et robots collaboratifs, surnommés “cobots”, visent à faciliter les tâches humaines. Ces derniers se distinguent des lourds robots industriels par leur présence toute proche des hommes qui les manipulent, et l’absence de cage nécessaire à leur installation.


»L’innovation nécessaire

»Certains de ces robots aident à porter de lourdes charges, comme le feraient des exosquelettes, d’autres manipulent et usinent des pièces en toute simplicité. C’est l’avantage aussi de ces robots dernière génération : leur facilité de programmation et de prise en main, d’installation et d’entretien. “Plus besoin d’avoir des connaissances en programmation, les robots apprennent par la simple manipulation des opérateurs.”

»Le prix de ces “cobots” est lui aussi incomparable avec les gros robots-cages aujourd’hui utilisés dans l’industrie puisque le premier modèle basique tourne autour des 20 000 euros : accessible aux entreprises les plus modestes. Une façon de rapprocher deux mondes aujourd’hui bien distincts - hommes et robots - et où la France est à la traîne. “Le plan national autour de l’industrie du futur lancé en 2014 ne doit pas être l’apanage de pépites ou de grands groupes mais doit fédérer, et c’est le rôle de cette plateforme”, invite le représentant régional de l’Etat.

Le plan national autour de l’industrie du futur lancé en 2014 ne doit pas être l’apanage de pépites ou de grands groupes mais doit fédérer, et c’est le rôle de cette plateforme.

»Les enjeux de la plateforme dépassent ses simples applications, et relèvent aussi de la dynamique. Celle insufflée par un Pacte Lorraine de 300 millions d’euros (moitié Etat, moitié Région) sur 3 ans (2013-2016), celle d’une innovation nécessaire dans un secteur menacé et l’installation de la plateforme dans l’enceinte du site de production PSA de Trémery, dont l’avenir dépend de celui qui sera fixé pour le diesel (la moitié de la production du site est dédiée aux moteurs diesel).

»“Si nous n’avions pas cette plateforme nous serions en retard”, résume Stéphane Fratacci, préfet de Région.

»“Cette plateforme traduit l’inscription de la Région dans l’industrie du futur”, dit Yann Vincent, directeur industriel du groupe PSA, “Premier groupe à déposer des brevets en France depuis 9 ans”, s’enorgueillit au passage le directeur alors que la région Grand Est connaît quatre implantations : Trémery, Metz, Mulhouse et Charleville. “Cette plateforme est une manière d’innover concrètement et de rester dans la compétition”, juge l’industriel alors que le représentant de l’institut de recherche, Stéphane Siebert le directeur de CEA Tech, voit là le moyen “d’accélérer la transformation des lignes de production en testant et validant les innovations en termes de production mais aussi de maintenance ou de formation”.

»A leur tour, les deux financeurs ont pris la parole devant l’aréopage d’industriels et d’élus. Philippe Richert, président du Grand Est, invitant à “relever le défi” et à “inventer ensemble de nouvelles filières industrielles”.


»150 bénéficiaires en région

»“Le Grand Est est la deuxième région industrielle derrière l’Ile-de-France, rappelle-t-il. Nous faisons le choix d’investir dans l’usine 4.0 dont 150 entreprises régionales pourraient bénéficier chaque année.

»Nous sommes à un moment décisif où la puissance publique n’a rien de plus utile et de plus intelligent à faire que de soutenir ces démarches”, dit en somme un président grand régional dans une emportée lyrique avant de s’énerver contre les menaces portées sur l’avenir du diesel et d’annoncer l’accompagnement financier de la Région, à hauteur de 25 à 30 millions d’euros pour le groupe PSA dans le Grand Est.»





Innovation et discourses

2017/02/27

Newsletter L&I, n.º 137 (2017-02-27)





n.º 137 (2017-02-27)

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«Plataforma brasileira permitirá diagnóstico sobre biodiversidade» [link]

«“Provamos que a tecnologia para o Hyperloop já existe”» [link]

«Chile é destaque em maior feira de alimentos da Rússia» [link]

«Energizer [@Energizer] apresenta a primeira pilha alcalina fabricada com reciclados» [link]



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«Inventor do cimento ecológico vira-se para as aplicações automóveis» [link]

«Cinco alunos da Escola de Engenharia da Universidade do Minho (UMinho) venceram um concurso nacional de veículo de venda ambulante inovador» [link]

«Sugo Cork Rugs, start-up da Amorim Cork Ventures» [link]

«Horizonte 2020 [@H2020SME]: Portuguesa Consulpav selecionada para última ronda de apoio» [link]



Liderar Innovando ES
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Hermógenes Gil: «Panasonic también acelera el desarrollo del hidrógeno en producción, almacenamiento y uso» [link]

«La Confederación Hidrográfica del Duero lidera el proyecto europeo de innovación NAIAD (NAture Insurance value: Assessment and Demonstration) sobre economía verde y cambio climático» [link]

«Nuevo Plan Aragonés de Estrategia Turística 2016-2020: Ciudadanos pide promocionar la Etiqueta Ecológica Europea entre agentes turísticos» [link]

«Hifas da Terra [@hifasdaterra], premio Alimentos de España por su producción ecológica» [link]



Mener avec Innovation FR
Discourses et innovation | Idées et innovation | Inventions et innovation | Ressources et innovation

Christophe Koessler: «L’innovation verte au service du Sud» [link]

«Les Shetland, réservoir d'énergies renouvelables après le pétrole» [link]

«Togo: EcotecLab, le makerspace qui favorise le partage et l’innovation pour l’écologie» [link]

«Le Grand Éléphant des Machines se met au vert pour rouler écologique» [link]



Leadership & Innovation EN
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«Fiscal incentives may help reduce carbon emissions in developing countries» [link]

«Low-cost solar-powered ambulance to save lives in Bangladesh» [link]

«Leading the way for the future of farming in New Zealand» [link]

«The 6 startups to represent Africa at AFIF [@_EMRC_ #AFIF2017] Entrepreneurship Awards» [link]




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L&I Media


«Frost & Sullivan reconhece a Level 3 (@Level3) com o Prêmio de Empresa do Ano Fornecedora de Serviços Corporativos na América Latina em 2016» [link]

«Paulo Neves assume liderança do Conselho de Administração da @PortugalTelecom» [link]

«El liderazgo como "atractor extraño" en una sociedad caótica» [link]

«EY annonce l’acquisition de @CogniStreamer, start-up d’origine belge proposant des solutions de gestion des projets d’innovation collaborative» [link]

«McGill study (@JuniperAdvisers) reveals the ‘illusion’ of innovation at Canadian law firms» [link]



L&I Scholar


«Inovações do empreendedorismo que você precisa conhecer» [link]

«Um exemplo de liderança» [link]

«Los Andes presenta un curso de liderazgo con espíritu sanmartiniano» [link]

«Le leadership des médecins, essentiel à la transformation des soins de santé» [link]

«Innovative leadership and Lagos’ resilience city status» [link]



L&I Blog


«Como é construir um ambiente de inovação, do zero, dentro de um grande banco – o Bradesco» [link]

«O desafio de crescer sem perder o espírito de startup» [link]

«Cinco comportamientos de liderazgo para pymes globales» [link]

«Le leadership est fondamental pour entraîner la communauté vers un nouveau consensus» [link]

Ky Arts Council (@KYArtsCouncil): «How the arts community can team with business to drive innovation» [link]





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Atribución-NoComercial 4.0 Internacional





@HeloiseLebrunBr: «Entrez au capital de startups innovantes africaines avec Afineety, plateforme de financement collaboratif», @StartupBRICS









2017/02/24

«Le Grand Éléphant des Machines se met au vert pour rouler écologique»




Cerise Robin. SUN @lesonunique



«Moitié machine, moitié animal ou mi-cheval mi-dragon, les créations de la Compagnie La Machine [@lamachinefr] sont déjà deux en un.

»Mais ce qui a rendu Long-Ma unique en son genre se situe à l'intérieur de lui : un moteur hybride. A destination de la Chine, le cheval-dragon représentait la toute première machine au moteur hybride de cette taille.

»Depuis 2007, l'Eléphant fait rêver les foules, venues du monde entier pour l'admirer et l'écouter. Car le colosse est très bruyant mais cela ne durera plus très longtemps. Ainsi, dès la fin de l'année 2017, il désertera les Nefs pour se refaire une cure de jouvence. Une rénovation qui durera jusqu'au mois de février 2018.

»Mais le vrai changement sera à nouveau invisible. Son moteur diesel sera remplacé par un autre, combinant les modes électriques et thermiques.

»Après dix ans d'existence, le pachyderme incarne un symbole de la Cité des Ducs. Une image en évolution constante pour représenter l'engagement écologique de la ville, et son intérêt pour les innovations.

»Il ne s'agit plus seulement pour lui de déambuler sous les Nefs, arrosant les passants et jouant avec Kumo. En plus de replonger chacun en enfance, il devra désormais réveiller la fibre écologique de tous ses admirateurs. Pierre Oréfice est le co-auteur et directeur d'exploitation des Machines.

Mais ce qui a rendu Long-Ma unique en son genre se situe à l'intérieur de lui : un moteur hybride. A destination de la Chine, le cheval-dragon représentait la toute première machine au moteur hybride de cette taille.

»Pour lui, il s'agit d'une volonté combinée des Machines de l'Île, de la Compagnie et de la Métropole, d'utiliser la culture comme médiatrice dans l'éveil et l'apprentissage d'un citoyen de demain.

»Une mission de communication à la fois politique et pédagogique, mais aussi un jeu pour la Compagnie de la Machine. Ces grands enfants s'emparent des nouvelles technologies qui, lorsque le colosse n'était qu'un éléphanteau, n'étaient pas encore suffisamment développées pour être utilisées.

»Mais l'hybride a bien grandi et l'équipe de la Compagnie, poussée par la Métropole et les Machines, combinera dans l'Eléphant une bi-technologie. C'est-à-dire un moteur thermique, donc au gaz, et un autre électrique. Une greffe opérée en partie par Bertrand Bidet, le directeur technique de la Compagnie.

»D'autres jouets devraient eux-aussi passer en mode hybride, pour des raisons écologiques et sonores. Une question notamment posée pour l'Araignée dont les vrombissements couvraient parfois la musique de son défilé.»





Innovation et ressources

2017/02/23

«Togo: EcotecLab, le makerspace qui favorise le partage et l’innovation pour l’écologie»




Rédigé par Akouvi Awoudja. Africa Top Success @AfricaTopSucces



«Au Togo, des jeunes créent leur propre communauté de conception ou de fabrication communément appelée “makerspace”.

»C’est le cas d’Ecoteclab [@EcoTecLab], l’unique makerspace du pays, 100% écologique, qui a mis sur pieds, ente autres, un four solaire.

»Le makerspace, Ecoteclab, laboratoire de fabrication ou espace de fabrication, est de fait, concentré sur les initiatives à portée écologique et réunit plusieurs jeunes passionnés du bricolage.

»Togo Maker Fest, l’un des événements de ce makerspace en decembre 2015, a été initié afin de réunir tous les passionnés du bricolage ou de la conception pendant tout un week end. Au delà de rassembler les passionnés, le but est de reunir les autres communautés pour des événements favorisant le partage et l’interaction en général.

»C’est en 2012 que cette aventure a débuté avec un petit groupe de jeunes étudiants en Energie renouvelable, qui décide de se “regrouper pour favoriser la mise en pratique de leurs enseignements par le bricolage des solutions en mettant la technologie au service de l’écologie”.

Le makerspace, Ecoteclab, laboratoire de fabrication ou espace de fabrication, est de fait, concentré sur les initiatives à portée écologique et réunit plusieurs jeunes passionnés du bricolage.

»Ousia Foli-Bebe, le cofondateur d’Ecoteclab, s’explique en ces termes: la pratique à l’école était difficile, donc on s’est dit qu’on allait se retrouver pour essayer d’apprendre des choses ensemble en bricolant. Je savais que certains bricolaient, mais je ne savais pas que c’était un mouvement mondial! Recueillir des données est essentiel pour nos études. Au Togo, on n’y a pas facilement accès si elles existent. On doit les produire par nous-mêmes”. Ces propos ont été rapportés sur le site makery.info [@makeryfr].

»L’innovation qui a permis à cette communauté de se faire connaître sur le plan international est la construction du four solaire DiY (do it yourself) en 2016. Ce projet était déjà en cours d’amélioration depuis 2010 par Ousia Foli-Bebe.

»Ce dernier précise qu’ “ici nous, sommes trop des consommateurs, nous devons être acteurs et faire les choses par nous-mêmes. Ecoteclab, c’est avant-tout une communauté, c’est ensemble que nous trouvons nos solutions”.

»Pour cette nouvelle année, plusieurs projet sont en cours au sein de cette communauté écologique comme principalement “un projet de séchoir agro-alimentaire, ou le hacking d’un compteur électrique pour enregistrer les variables de consommation et permettre une meilleure efficacité énergétique, ou encore l’introduction d’ateliers 'tech Arduino green' avec des enfants et l’organisation de camps de bidouille pendant les vacances scolaires”.

»Notons également la disposition au sein du makerspace très prochainement de quelques Arduino, une défonceuse, des outils électro-portatifs, des imprimantes 3D etc.

»Pour ce groupe de jeune plein de créativité, nul doute, cette tâche noble qu’ils accomplissent chaque jour, permettra de développer des innovations locales dans le domaine de l’écologie.»





Innovation et inventions

2017/02/22

«Les Shetland, réservoir d'énergies renouvelables après le pétrole»




Andy Buchanan, AFP. L'Express @LEXPRESS



«Longtemps tributaires de la production d'énergies fossiles dans la mer du Nord, ces îles déchiquetées par l'érosion glaciaire et les vagues voient désormais se multiplier les projets d'énergie verte comme l'usine marémotrice Nova Innovation qui a ouvert le mois dernier.

»Ses habitants, un peu plus de 20.000, se sont aussi mis à planter des éoliennes dans leurs jardins et à couvrir leurs toits de panneaux solaires, même si l'archipel situé au nord-est de l'Écosse ne bénéficie au mieux que de six heures par jour de lumière en hiver.

»“Nous ne sommes pas 100% auto-suffisants mais nous n'en sommes pas loin”, déclare à l'AFP Jim Dickson dans sa maison de Brae, un village battu par les vents.

»Pour alimenter en électricité son domicile et sa petite Nissan 100% électrique, le retraité de 69 ans s'est équipé d'une éolienne dont la production lui laisse encore de quoi contribuer à alimenter le réseau électrique local.

»L'ex-directeur de port a été marqué par la catastrophe écologique du Braer.

»En 1993, il avait dû être hélitreuillé à bord de ce pétrolier pris dans une tempête pour tenter d'éviter qu'il ne s'échoue. Sans succès. Le navire avait fini par s'écraser dans la baie de Quendale, déversant ses 84.700 tonnes de brut dans l'eau et laissant le pays atterré par la vision des oiseaux marins noyés dans des flaques noires.

»“On aura toujours besoin d'hydrocarbures pour alimenter nos avions mais on ne devrait pas produire d'électricité avec des hydrocarbures. C'est un non-sens”, estime-t-il.


»Gisements à l'ouest

»C'est dans les années 1970 que l'industrie pétrolière a commencé à se développer dans les Shetland avec la découverte des gisements de la mer du Nord.

»Celui de Brent, à l'est de l'archipel, est même devenu un emblème de l'industrie au niveau mondial: il est l'une des principales références pour le commerce de l'or noir.

On aura toujours besoin d'hydrocarbures pour alimenter nos avions mais on ne devrait pas produire d'électricité avec des hydrocarbures. C'est un non-sens.

»Si le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a annoncé vouloir démanteler ce gisement, de nouvelles découvertes à l'ouest des Shetland pourraient donner un coup de fouet à cette industrie.

»Le groupe français Total a investi 3,5 milliards de livres (4,1 milliards d'euros) dans une usine près de Sullom Voe pour exploiter les champs de gaz et condensats de Laggan et Tormore.

»“Cette usine a été conçue pour une durée de vie de 30 ans”, déclare à l'AFP le responsable des opérations de ce champ gazier, Simon Hare, contemplant les installations tentaculaires qui forment un contraste saisissant avec la beauté sauvage du paysage.


»Un réseau électrique saturé

»Mais les défenseurs de l'environnement préfèrent tourner leurs espoirs vers une autre source d'énergie qui réside également sous les eaux.

»“Nous sommes très gâtés en matière de courants marins en Écosse”, souligne Patrick Ross-Smith, responsable du développement à Nova Innovation qui a installé trois hydroliennes de 100 kilowatts sur le site de Bluemull Sound.

»L'Écosse disposerait de 24% des capacités européennes d'énergie marémotrice.

»Pourtant seuls 10% de l'énergie consommée sur l'archipel provient des renouvelables, selon une proportion maximale décrétée par le régulateur britannique de l'énergie Ofgem qui met en avant des soucis de coût et de sécurité de l'approvisionnement.

»Dans ces conditions, le réseau électrique des Shetland “ne peut plus recevoir davantage d'énergies renouvelables”, constate M. Ross-Smith.

»Or faute de câble reliant l'archipel au reste du Royaume-Uni, l'énergie verte produite par ses parcs éoliens et ses hydroliennes sous-marines ne peut être consommée que sur place.

»Et cela ne risque pas de changer de si tôt. Il y a bien un projet de relier les Shetland au reste du réseau dans les cartons mais “le coût est important et le calendrier donc incertain”.»





Innovation et idées

2017/02/21

Christophe Koessler: «L’innovation verte au service du Sud»




Le Courrier #lecourrier



«Une éolienne imprimée en 3D. Des maisons construites à partir de déchets recyclés. Un climatiseur écolo. Les nouvelles technologies vertes seront-elles l’une des clés de voûte d’un “autre développement” des pays pauvres? Petit tour d’horizon de quelques unes des innovations récentes documentées dans la presse en 2016.

»Le magazine en ligne 366 initiatives pour réinventer notre monde, édité chaque année par le site web Efficycle, fait la part belle à ces projets novateurs dans son édition 2016, qui constitue une revue de presse “durable”.

»On y apprend que la transformation de l’énergie solaire en électricité pourrait devenir aisée et bon marché dans un proche avenir. La start-up polonaise Saule Technologiesa développé un matériau photovoltaïque ultrafin, imprimable en 3D et très abordable, qui devrait bientôt pouvoir être incorporé dans les fenêtres, les toits et toutes sortes d’objets du quotidien tels ordinateurs et téléphone portables. La société Tesla, elle, a inventé une “tuile solaire” à bas prix qui pourrait être utilisée à large échelle.

»De bonnes nouvelles pour l’Afrique, dont les deux-tiers de la population n’a toujours pas accès à l’électricité et qui bute encore sur la cherté du photovoltaïque, malgré l’arrivée des panneaux solaires chinois meilleur marché.



»Des microcentrales

»D’autres entreprises rivalisent d’ingéniosité pour tenter de percer ces marchés prometteurs: c’est le cas par exemple de Station energy, une start-up du nord de la France qui a créé des “kiosques solaires”. Ils sont composés de conteneurs équipés de panneaux qui fonctionnent comme une petite station-service d’électricité où les habitants peuvent venir recharger leurs batteries et surfer sur internet. Ce genre de microcentrales solaires a le vent en poupe en Afrique. La société italienne Walty fait mieux encore: elle a développé un prototype de centrale à dimension réduite qui fournit à la fois électricité, eau potable (grâce à un filtre solaire) et connexion web à l’échelle d’un village africain.

»Conçues au départ comme des initiatives commerciales, ces innovations technologiques pourraient être utilisées dans le futur par les services publics des Etats concernés.

»L’énergie du vent devrait aussi être mise à disposition du plus grand nombre: en Inde, deux frères, Arun et Anoop George ont développé un prototype de mini-éolienne, fabriquée à partir de matériaux locaux, utilisable à l’échelle d’un foyer. Sa turbine produit de l’énergie même par vent léger, et serait capable de générer suffisamment d’électricité pour les besoins d’un ménage moyen indien pendant vingt ans, rapporte le magazine Mr Mondialisation. Tout cela pour moins de 50 000 roupies (740 francs suisses). Cette technique pourrait à terme révolutionner la production individuelle d’électricité. Et elle a l’avantage de favoriser l’autonomie des usagers.



»Du froid sans électricité

»S’il est indispensable de trouver de nouvelles sources d’énergies renouvelables, il serait encore mieux… de s’en passer. Par exemple avec ce “frigo à l’eau”, l’Evaptainer, qui permet de conserver les aliments dix fois plus longtemps qu’à température ambiante dans les pays chauds. Il se compose de deux bacs en plastique imbriqués l’un dans l’autre, séparés par une couche de sable humidifiée, dont les parois du bloc externe sont recouvertes d’une plaque d’aluminium qui attire la chaleur émise par le bac. Un système inspiré d’une technique traditionnelle d’Afrique du Nord à base de pots en terre cuite, modernisée récemment par une jeune ingénieure marocaine sous le nom de Fresh’it.

»Mais encore faut-il disposer d’eau. A défaut de puits, une nouvelle installation devrait à l’avenir soulager les habitants des zones arides: le Waterseer, une installation éolienne qui capte l’humidité de l’air et la condense dans un réservoir situé sous terre, produisant quelque 37 litres par jour, pour un coût par unité qui ne dépasse pas les 130 francs suisses.

»La désalinisation de l’eau de mer connaît aussi des progrès intéressants. Alors que la technique actuelle s’avère extrêmement gourmande en carburant (1 à 2 litres de gazole par mètre cube), deux ingénieurs français ont créé une station de dessalement, Osmosun, qui fonctionne uniquement à l’énergie solaire. Une unité de ce type de 180 m2 est capable de produire de 30 à 300 m3 d’eau potable par jour selon le niveau d’ensoleillement.



»Changer la m... en or

»Purifier l’or bleu sera-t-il aussi bientôt possible dans les villages les plus pauvres du globe? C’est l’objectif de l’ONG française Marseille Provence Afrique coopération avec un appareil de potabilisation de l’eau dédié aux pays de l’Afrique subsaharienne. Capable de nettoyer suffisamment d’eau pour 50 personnes par jour, la machine alimentée par le solaire est constituée de filtres à cartouches et d’une lampe à UVc qui détruit les micro-organismes pathogènes.

»Avoir accès à une eau propre suppose aussi de trouver des moyens de ne pas la souiller. Dans les bidonvilles de Nairobi au Kenya, une entreprise sociale étasunienne, Sanergy, a mis en place des toilettes publiques qui récoltent les déjections, puis les transforme en… engrais. Trente mille personnes utilisent déjà ces latrines dans quatre Slums de la capitale. Une solution qui évite à la fois la contamination du quartier et de la nappe phréatique, crée de l’emploi localement et permet d’améliorer les rendements agricoles d’un tiers.



Quant à l’Union européenne, elle est toujours la première économie au monde.

»Construire en plastique

»S’il est possible de transformer les déjections humaines en fertilisant, pourquoi ne pas recycler les déchets plastiques en matériaux de construction? Là aussi, les initiatives abondent.

»En Colombie, l’architecte Oscar Mendez a mis sur pied une entreprise de recyclage du plastique qui permet la production de briques à très bas coût, et qui s’assemblent comme des legos. Elles sont utilisées actuellement pour loger des sans-abris ou des victimes de catastrophes naturelles et permettent de construire une maisonnette de quarante mètres carrés en cinq jours. Au Mexique, ce sont des panneaux en plastique recyclé fabriqués par la société Eco Domum qui permettent de construire des logements.

»Enfin, l’ingénieur camerounais Calvin Tiam a créé au Burkina Faso un revêtement de toit qui pourrait changer drastiquement le paysage de ce pays: fabriquées à partir de déchets en polyéthylène qui abondent en Afrique de l’Ouest, les nouvelles tuiles sont 400 fois plus isolantes que la tôle ondulée, laquelle chauffe les maisons davantage qu’elle ne les protège.

»Gadgets ou révolutions techniques? Difficile de savoir à ce stade lesquelles de ces innovations changeront véritablement la vie des populations du Sud. La clé réside sans nul doute dans la possibilité de leur appropriation par les premiers concernés (lire ci-dessous).



»“Les techniques doivent être développées avec les populations”

»Dans quelles conditions des innovations vertes peuvent-elles être vraiment utiles dans les pays du Sud? Le Centre écologique Albert Schweizer (CEAS) dispose d’une expérience incomparable en la matière. L’ONG suisse, sise à Neuchâtel, codéveloppe des solutions techniques au service de la lutte contre la pauvreté depuis près de 40 ans. [1] Interview de Patrick Kohler, son sous-directeur.


»Que pensez-vous des innovations que nous avons relevées en 2016?

»Patrick Kohler: C’est très enthousiasmant. Nous observons néanmoins plus généralement que beaucoup d’innovations, pour magnifiques qu’elles soient, n’atteignent pas leur cible. On assiste souvent à des projets qui font l’objet d’une à deux expériences pilotes dans les pays du Sud, puis sont abandonnés parce qu’ils ne sont pas adaptés. La question est surtout comment faire pour que ces inventions puissent être intégrées dans des contextes socio-économiques et culturels très différents.


»Quelles sont les conditions pour que les technologies soient adaptées et appropriées par les populations locales?

»Il n y a pas de recette miracle. Il est aussi difficile de généraliser en raison de la diversité des sociétés et des régions. Chaque innovation doit être pensée pour un public cible et doit être développée avec les premiers intéressés.

»Prenons l’exemple du cuiseur solaire parabolique qui a été largement promu en Afrique de l’Ouest. Au final, on s’est rendu compte que beaucoup ne l’employaient pas car de la poussière se dépose sur les réflecteurs, ce qui modifie le temps de cuisson à chaque utilisation. Et à Madagascar les habitants sont si attachés au goût de grillé qui va avec le riz cuit au bois que les cuiseurs solaires ont le plus souvent été abandonnés!

»En revanche, nos séchoirs solaires ont connu un grand succès au Burkina, car nous avons travaillé avec nos partenaires locaux pour développer cette technologie. Les surplus de mangues sont désormais séchés au lieu de pourrir sur les arbres et font vivre plus de 2000 personnes dans ce pays. Je crois qu’une des clés du succès est de travailler avec nos associés du Sud sur les innovations envisagées bien avant que le projet n’aboutisse. Cela permet aussi de bénéficier des savoir-faire locaux et d’employer des matériaux disponibles sur place.


»Il faut aussi que le modèle économique qui accompagne la technologie soit viable...

»Oui, à Madagascar par exemple, nous avons œuvré main dans la main avec les populations pour concevoir des “kiosques solaires”, des mini-centrales où les villageois peuvent venir recharger leurs batteries. Il faut que l’énergie soit abordable et que le business model soit adapté, que des emplois soient créés. Si l’on compte sur les ONG du Nord pour acheter la technologie afin de la mettre à disposition des populations pauvres, le jour où le financement se tarit, le projet s’effondre.



»Propos recueillis par CKR.



»[1.] Le CEAS met à disposition ses connaissances appliquées dans un livre intitulé Guide des innovations pour lutter contre la pauvreté (2010), aux éditions Favre. Cet ouvrage décrit plus d'une centaine de technologies. Il peut être commandé en ligne à l’adresse:
www.leshop-equitable.ch/divers/guide-des-innovations»





Innovation et discourses

2017/02/20

Newsletter L&I, n.º 136 (2017-02-20)





n.º 136 (2017-02-20)

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«Pochet, que em 2023 festejará os 400 anos da unidade Pochet du Courval, sua fábrica de frascos de vidro, assume compromisso e investe no futuro» [link]

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Jorge Montezinho: «Quando o queijo pode fixar população» [link]

«Tecnologia no prato: Colmeias Hi-Tech e a agricultura nas cidades FUTURIS Tecnologia no prato: Colmeias Hi-Tech e a agricultura nas cidades» [link]

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«Vannes. Fevrier du 2016: L’usine Michelin investit 2,6 millions d’euros. Fevrier du 2017: Michelin investira 22 millions d’euros dans son usine. En contrepartie, l'effectif passera de 450 salariés à 350, d'ici à cinq ans» [link]

«Fapel-Guinée, la start-up qui a inventé la pompe à pistons alternatifs» [link]

«Le “style éthique”, tendance forte du salon Ambiente 2017 à Francfort» [link]

«L'aviation à petits pas vers les carburants alternatifs durables» [link]



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«Forest Products Industry Highlights Sustainable Manufacturing Leadership, Economic Contributions in Washington State» [link]

«Fully 3D-Printed Car Promises Sustainable Manufacturing» [link]

«Driven towards sustainability, this team of VIT students built a car that runs 200km per litre» [link]

«SURPLUS MALL kickoff, a project to improve surplus materials reuse» [link]




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«Develop2Change, iniciativa de desenvolvimento pessoal, interpessoal e organizacional de empreendedores(as) sociais da Ashoka @ChangemakersPT, em parceria com a Global Academy Foundation, anuncia edição para 2017» [link]

«SEAT #Espanha é Top Employer pelo terceiro ano consecutivo» [link]

«Intraemprendedurismo, la ruta de las mujeres para romper barreras». Entrevista con Ryan Schill @INCAE [link]

«La Fromagerie L'Ancêtre @fromagesdici: la tradition au cœur de la technologie» [link]

«Why the Best Innovators Ask the Most Beautiful Questions?» Interview to the questionologist Warren Berger (author of the book A More Beautiful Question), by @lisakaysolomon, @singularityhub [link]



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«A #Africa.com.br, agência mais admirada do Brasil e líder em 7 categorias na pesquisa Agency Scope 2016, investe em nova liderança para atender às demandas dos clientes no atual cenário competitivo» [link]

Rios Amorim @100PercentCork: «EUA são o nosso mercado com maior potencial de crescimento» [link]

Raúl Colorado (@RaulColoradoM, Psicosoft @PsicosoftRedes): «Leadership Training Program: Una arquitectura global de Liderazgo» [link]

«Depuis plus de 15 ans, le Dorothy Wylie Health Leaders Institute (DWHLI) réunit des leaders des soins de santé de tout le pays pour une étude concentrée des principes, modèles, compétences et instruments de leadership» [link]

«Leadership Insights from Published Studies on Chinese Top Executives» [link]



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«São José recebe o programa inovador Awesome Business Life, da Awee4LIFE, para a melhoria de performance de pequenas e medias empresas» [link]

«Os novos desafios da liderança», Luís Sítima, Porto BS, via @ojeconomico [link]

Francisco González Bree (@PacoBree): «Innovación, liderazgo y talento» [link]

«Nest @NestFrance, marque leader de la maison connectée, étend sa présence en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Espagne» [link]

«Women’s initiative at University of Georgia @universityofga's @TerryCollege recognized as an innovator in business education» [link]





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«EY annonce l’acquisition de @CogniStreamer, start-up d’origine belge proposant des solutions de gestion des projets d’innovation collaborative»









2017/02/17

«L'aviation à petits pas vers les carburants alternatifs durables»




Canoe.ca Actualités @CanoeNouvelles



«“Il devient très urgent de développer ces carburants alternatifs, et il n'y a aucune raison d'être satisfait de la situation” actuelle, alerte Michel Wachenheim du conseil international des associations des industries aéronautiques (ICCAIA).

»Premier secteur industriel à s'engager, par un mécanisme contraignant, dans la limitation des émissions carbone d'ici 20 ans en dépit de la hausse du trafic prévu, le transport aérien doit rester ouvert à tous les moyens pour tenir ses engagements.

»Le remplacement même partiel du kérosène par des biocarburants durables est un des quatre piliers privilégiés par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) qui avait réuni en séminaire des experts, mercredi et jeudi à Montréal.

»Des avions plus légers, moins gourmands, optimiser les plans de vol ou encore éviter de brûler du kérosène au sol, sont autant de moyens favorisant la réduction des émissions, mais les progrès attendus reposent sur l'utilisation de carburants alternatifs.

»Ces carburants ont, sur leur cycle de vie, des émissions de carbone plus faibles que celles du kérosène produit à partir du pétrole. Un carburant dérivé de la biomasse a un bilan neutre en carbone contrairement à un carburant fossile.

»L'objectif à terme est de faire une copie du kérosène. Des procédés sont en développement ou déjà au stade industriel. Les huiles hydrotraitées, le procédé Fisher-Tropsch de transformation des gaz en hydrocarbure, ou encore des procédés par fermentation comme le fait la biotech Amyris (avec le groupe pétrolier français Total), donnent des biocarburants durables, selon les experts réunis par l'OACI.


remier secteur industriel à s'engager, par un mécanisme contraignant, dans la limitation des émissions carbone d'ici 20 ans en dépit de la hausse du trafic prévu, le transport aérien doit rester ouvert à tous les moyens pour tenir ses engagements.

»LES AMIDONS ET LES SUCRES

»Ces carburants sont fabriqués à partir de biomasse comme les amidons, les sucres, les huiles et la lignocellulose. Les algues restent pour l'instant au niveau de la recherche.

»Avant d'arriver à une production à grande échelle, certaines conditions s'imposent, souligne Nate Brown, chargé du projet des carburants alternatifs durables à la FAA (aviation civile américaine).

»Outre l'assurance d'avoir “un rapport sécurité-performance au moins équivalent”, le coût d'un vol doit être comparable à ce qu'il est avec du kérosène conventionnel, note cet expert. “L'amélioration de l'environnement” est bien sûr une condition essentielle comme, ajoute-t-il, “la sécurisation de l'offre énergétique”.

»Cette dernière condition est cruciale pour les compagnies aériennes, d'autant que les biocarburants restent trop chers. Avec un kérosène fossile bon marché depuis trois ans, dans le sillage de la chute des prix du brut, les pétroliers ne sont pas incités à investir des milliards de dollars dans des nouvelles technologies.

»En 2017 à titre expérimental, 25 compagnies aériennes vont procéder à plus de 5 000 vols avec des moteurs alimentés par du kérosène mélangé à des carburants alternatifs durables, pouvant aller jusqu'à 50 % dans le cas des huiles hydrotraitées. Aucun biocarburant destiné à l'aviation n'a pour l'instant été homologué en utilisation pure.

»Outre les investissements massifs et la réduction des coûts, il faudra aussi une volonté politique plus forte au niveau mondial pour une utilisation à grande échelle de ces carburants du futur.

»Pour le scientifique Gérard Ostheimer, de l'initiative Energie durable pour tous (Se4All) lancée par les Nations unies, un prix plus élevé de la tonne de carbone pourrait être un des leviers pour favoriser le développement de ces biocarburants.

»De plus, selon lui, il faudrait “mettre en place des politiques qui récompensent les carburants pour réduire leur intensité carbonique”.

»Lors de leur dernière assemblée triennale, les 191 Etats membres de l'OACI ont adopté un mécanisme mondial de compensation des émissions de l'aviation internationale avec l'objectif d'ici 2035 de maintenir, au pire, les volumes d'émission du transport aérien au niveau de ceux qui seront émis en 2019 et 2020.»





Innovation et ressources

2017/02/16

«Le "style éthique", tendance forte du salon Ambiente 2017 à Francfort»




RTBF TENDANCE @RTBFtendance



«La production durable et la consommation consciente sont des tendances qui ne montrent aucun signe de ralentissement en 2017, et le salon Ambiente, ce mois-ci, mettra le design éthique au premier plan grâce à toute une série de produits et d’événements.

»Le salon Ambiente s’installe à Francfort ce mois-ci pour présenter tous les derniers produits de consommation et les dernières tendances en matière de tables, de cuisine, de mobilier, de décoration et d’accessoires. En 2016, le salon a attiré 4.400 exposants et 137.000 visiteurs venus de presque 150 pays.

»Les consommateurs étant de plus en plus nombreux à consommer de façon conscientisée ou équitable, l’édition 2017 du salon se focalisera notamment sur la production durable, avec son Ethical Style Guide, un label qui distinguera les exposants selon six critères : matériaux écologiques, production écologiquement optimisée, production équitable, recyclage, fabrication à la main et innovation durable. Les organisateurs notent que 220 marques remplissent les critères cette année, notamment Green Glass (Chili), les Toiles du large (France) et Stand der Dinge (Allemagne), qui intègrent la liste pour la première fois.


Les organisateurs du salon soulignent que l’écologie séduit le grand public, surtout en ce qui concerne la préservation des ressources naturelles.

»Papier sandwich réutilisable à la cire d’abeille

»Le salon dévoilera aussi les lauréats du concours Design Plus, dont le thème tournait autour du “style éthique” cette année, avec des récompenses félicitant la qualité écologique et éthique des créations. Parmi les lauréats, on note le tote-bag Buddy, de la société allemande Letz Textil & Design, conçu à partir de Violan, une matière faite à partir de matériaux bruts rapidement renouvelables; le papier d’emballage de sandwich lavable et réutilisable, traité à la cire d’abeille, de la marque britannique Green Pioneer; et l’élégant gobelet à café To Go, orné de silicone, créé par le fabricant de porcelaine Kahla.


»Les produits à usage multiple sont également à l’honneur, notamment le Kids Qube de Donkey Products, qui sert à la fois de tabouret et de boîte de rangement, et est fabriqué en contreplaqué de hêtre, ou encore le lutrin (support pour partition musicale) de Side by Side qui peut se transformer en support de présentation selon l’angle qu’on lui donne.


»Le plastique polluant l’océan est recyclable

»Les organisateurs du salon soulignent que l’écologie séduit le grand public, surtout en ce qui concerne la préservation des ressources naturelles. Lors d’un match disputé en 2016, les joueurs du Bayern de Munich portaient des maillots faits à partir de plastique récupéré dans l’océan puis recyclé ; Adidas est allé un cran plus loin en proposant une édition limitée de sa chaussure Ultraboost Uncaged à base de Parley Ocean Plastic, qui a ensuite connu les honneurs de la production en série en novembre.

»“En consommant, on nettoie l’océan, c’est fabuleux”, explique l’équipe d’Ambiente. “2017 confirmera-t-elle la tendance?”»





Innovation et inventions

2017/02/15

«Fapel-Guinée, la start-up qui a inventé la pompe à pistons alternatifs»




Mamadou Aliou Diallo. Financial Afrik @Financialafrik



«“Favoriser l’accès à l’eau potable revient à restituer l’enfance à tous ces innocents qui n’ont plus à parcourir tous ces kilomètres à la recherche de cet or bleu” c’est ce crédo qui a poussé Aguibou Barry, promoteur de la Start-up Fapel- Guinée, à s’engager dans la fabrication des pompes à eau en moyenne Guinée, précisément à Labé, en pays peul.

»Né à Mamou dans la région du Fouta djallon, il est diplômé en Ingénierie hydraulique, son génie et son ingéniosité vont au fil des années le hisser au sommet. En 2000, il met au point la première pompe à pistons alternatifs à motricité humaine, et obtient en 2004 un brevet auprès de l’organisation africaine de la propreté intellectuelle (OAPI). Depuis, Aguibou s’est forgé un nom dans ce domaine, en glanant plusieurs prix internationaux pour ses innovations.

»Les derniers en date : le prix du concours “La France s’engage au Sud” qui s’est tenu à Paris le 7 Novembre 2016 , une initiative du Président français François Hollande qui récompense les 10 meilleurs projets dans les pays du sud avec, lors de la dernière édition, 800 candidats à travers le monde ; et le prix “du coup de Cœur du jury” du concours “Startup of the year / Africa 2017” organisé au Maroc le 26 janvier 2017, mettant en compétition 20 startups présélectionnées pour le prix du jury et 550 candidats au prix du public, organisé par Bonjour-Idée en collaboration avec OCP, SNCF, Microsoft, à l’issu duquel Fapel Guinée a décroché le prix de la meilleure start-up africaine de l’année 2017 avec d’autres concurrents… De Labé à l’Elysée.


»Retour sur l’ascension fulgurante de ce passionné de la quête de « l’or bleu ». Dans un entretien Exclusif avec Financial Afrik, le génie de la créativité est revenu sur son parcours. Flashback.

»L’histoire a débuté en 2000 raconte Aguibou Barry, lorsque l’ONG française Essor lui a permis d’effectuer un voyage de formation au Sénégal, afin de trouver une solution de dépannage aux pompes à pédales Bandiar qu’elle importait et installait en Guinée, en zone rurale. À son retour, il a pris l’initiative de créer une pompe à pistons alternatifs, qui fut brevetée à l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) en 2004, pour une durée de 20 ans.

»Entre-temps, c’est en 2003 que le groupement FAPEL en activité dans la commune urbaine de Labé, au fouta Djallon a vu le jour. En 2005, notre jeune inventeur va obtenir un financement pour la fabrication de prototypes de pompes à pistons alternatifs à motricité humaine avec le fonds d’appui pour la propriété intellectuelle(FAPI) et l’OAPI. C’est cet appui qui va permettre à Aguibou Barry de mettre en place le groupement Fapel-Guinée.

»Aguibou Barry revient sur la genèse de son histoire: “Moi je suis issu d’une famille modeste. lorsque j’allais en vacance au village, ma maman qui y vivait me commissionnait souvent pour aller chercher de l’eau, donc j’ai vécu dans un milieu où la problématique de l’accès à l’eau potable se posait avec acuité, donc j’avais depuis cette époque-là l’idée qu’un jour j’allais trouver une solution à ce problème pour aider ma maman à accéder plus facilement à l’eau potable, parce que les villageois parcouraient de longues distances pour aller chercher de l’eau. Alors, lors d’un séjour de formation au Sénégal, j’ai remarqué que les pompes étaient fabriquées avec une telle simplicité que je me suis dit, pourquoi ne pas créer une pompe d’irrigation et une pompe domestique pour soulager ma maman? Voilà comment l’idée de mettre au point une pompe à usage domestique m’est venue…”, reconte le promoteur de Fapel Guinée à Financial Afrik.


»Après l’anonymat, la reconnaissance

»En 2013, Au vu de ses prouesses et performances, Aguibou est invité expressément par le chef de l’État guinéen Alpha Condé. Il lui présente alors sa première pompe à irrigation. Une pompe qui aspire à 8 mètres et refoule jusqu’à 100 mètres avec un débit de 5000 litres par heure. Le président Guinéen est tout de suite impressionné par la performance et la fiabilité de la pompe et promet de l’accompagner.

La problématique de l’accès à l’eau est au cœur de l’action de Fapel Guinée pour pallier aussi bien au manque d’eau potable pour la consommation des foyers, que de l’eau pour l’irrigation dans le domaine agricole mais aussi pour combattre les maladies hydriques qui sont à l’origine des milliers de décès par an.

»Après des travaux en collaboration avec des Chinois sur la possibilité d’industrialisation de la pompe domestique, dont le but est de créer une pompe en inox à usage domestique, Aguibou est invité à Paris pour participer au salon de solidarité internationale le 12 juin 2014 où pour la première fois, le trophée de l’innovation est rempporté par un start-up africaine en l’occurrence Fapel Guinée. Ce prix lui permettra par la suite d’être retenu parmi les 12 start-up africaines pour participer en novembre de la même année au salon de l’entreprenariat innovant à Paris. Un autre concours où Fapel Guinée a également été distinguée. Depuis Aguibou Barry ne cesse d’enchaîner les trophées.

»“La Guinée est réputée être le ‘Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest’ lui conférant ainsi un potentiel hydraulique important. Mais n’empêche qu’elle a d’énormes difficultés pour s’approvisionner en eau potable et à mener des activités agricoles en utilisant des techniques d’irrigation appropriées”, justifie Aguibou Barry.

»Pour apporter une solution face à cette problématique, ll a multiplié les créations et amélioré ces pompes qui sont aujourd’hui prisées en dehors des frontières guinéennes. Il est également sollicité dans les grandes rencontres internationales sur la créativité au service du la protection de l’environnement et du développement durable. Notamment lors de la COP 21 à Paris aucours de laquelle il a séduit à travers un projet lié à la protection de l’environnement.


»Des innovations au service de la santé et d’une agriculture durable

»“La problématique de l’accès à l’eau est au cœur de l’action de Fapel Guinée pour pallier aussi bien au manque d’eau potable pour la consommation des foyers, que de l’eau pour l’irrigation dans le domaine agricole mais aussi pour combattre les maladies hydriques qui sont à l’origine des milliers de décès par an.

»La pompe à eau à piston alternatif mise au point par Aguibou est une pompe qui permet d’assurer la desserte en eau à partir des puits, des rivières, des marigots et des forages. Cette pompe peut être adaptée pour une utilisation domestique et pour l’irrigation. Ces pompes sont installées sur des puits maraîchers et au bord des cours d’eau. Elles sont équipées d’un cylindre, un piston, une fontaine et une tringlerie à commande manuelle et une manche. Elles sont caractérisées par le mouvement alternatif du piston dans le cylindre pendant que celui-ci est en position fixe par rapport à la source d’eau. Selon un mode particulier d’exécution, elle peut être du type pompe sur table ou sur brouette pour les puits maraîchers, pour les mini-forages et pour le refoulement de l’eau de surface à partir des rivières et des marigots. Entièrement fabriquées à partir des matériaux de récupération et de produit recyclés, les pompes FAPEL sont utilisées dans tous les secteurs d’activité, notamment dans le monde rural”, informe FAPEL- Guinée.

»Selon la coopérative, les pompes sont diverses: les unes sont de types manuels à usage domestique, des pompes d’irrigation, des pompes sur brouettes mobiles dans les jardins, des pompe sur puits maraîchers, des pompes à pédales déjà expérimentées en haute-Guinée et à Timbi Madina, fleuron de la culture de la pomme de terre. Pour le compte des projets d’appui aux collectivités villageoises (PACV). Des milliers de pompes de ce type et plusieurs centaines ont déjà été installées dans la sous- région par la coopérative Fapel Guinée qui s’est liée en partenariat avec plusieurs institutions et ONG, des sociétés pour développer l’aspect industriel de ses innovations et reçoit également l’appui de plusieurs structures évoluant dans l’appui à l’entrepreneuriat innovant.


»Implantation d’une unité industrielle

»Aguibou Barry envisage l’installation d’une chaine industrielle de production de cette technologie pour produire à grande échelle ses pompes à eau pour répondre à la demande qui se fait de plus en pressente sur le plan national et international. L’idée, selon lui, “c’est de produire à la chaîne des pompes agricoles et domestiques”. Et pour cela, il compte “sur l’appui de l’État guinéen pour nous accompagner dans ce projet qui me tient à cœur et dont, on espère, sera un vecteur de création d’emplois pour des centaines de jeunes qui sortent des écoles professionnelles”, souligne Barry.


»Fapel Guinée, c’est aussi la diversité dans l’innovation

»Dans un esprit de diversification, parallèlement à son activité de production de pompes, Aguibou a lancé en 2007 le projet de création de meubles en fer pour résoudre la problématique de la lutte contre la déforestation. Il explique que “des meubles faits avec du fer forgé peuvent réduire de façon drastique la coupe du bois”. Aujourd’hui dans son atelier à Labé, il produit des meubles de salon, de chambres, de bureau, lits d’hôpitaux dont la demande vient autant sur le plan local que de la sous-région ( Mali, Sénégal, Côte d’ivoire,..).

»Ses deux derniers prix, “la France s’engage au Sud” et le prix “du coup de Cœur du jury” du concours “Startup of the year / Africa 2017” ont rapporté à la coopérative Fapel-Guinée respectivement 42 000 € pour un projet de production de 85 pompes afin que les populations puissent accéder à des pompes à usages domestique ou agricole, à moindres coûts; et 10 000€ pour le prix “Startup of the year / Africa 2017”.

»Aujourd’hui, le projet, pour Aguibou, c’est l’installation d’une chaine industrielle de production de pompes à grande échelle dans la région du Fouta, en moyenne Guinée ...tout un défi.»





Innovation et idées

2017/02/14

«Vannes. Fevrier du 2016: L’usine Michelin investit 2,6 millions d’euros. Fevrier du 2017: Michelin investira 22 millions d’euros dans son usine. En contrepartie, l'effectif passera de 450 salariés à 350, d'ici à cinq ans»




Ouest-France (@OuestFrance). Fevrier du 2016: «Vannes. L’usine Michelin investit 2,6 millions d’euros». Fevrier du 2017: «Michelin investira 22 millions d’euros dans son usine» - «En contrepartie, l'effectif passera de 450 salariés à 350, d'ici à cinq ans»



«Fevrier du 2016: L’usine Michelin investit 2,6 millions d’euros

»L’usine Michelin, premier employeur privé de Vannes avec 500 salariés, va investir 2,6 millions d’€ en 2016 (gain de productivité, sécurité et ergonomie, rénovations de bâtiments, de parkings...).

»Le site morbihannais spécialisé dans les renforts métalliques à fil fin pour les pneus de poids lourds (95 % de sa production, 5% pour l’automobile) entend ainsi faire face à la forte augmentation du tonnage (+ 31 %) qui fait suite pour partie à la fermeture d’une usine en Italie mais aussi à la demande en expansion de tringles tressées du marché du pneu tourisme.

»Pour répondre à ce surcroît d’activité un renforcement des équipes du week-end (dites fin de semaine) va être réalisé pour passer de 35 personnes à 60. Il s’agira d’un transfert de personnel des équipes semaines notamment. Au niveau emploi, quarante-cinq personnes vont être recrutées - c’est fait pour la moitié d’entre elles environ - pour des CDD de professionnalisation, formation qualifiante de 11 à 20 semaines selon les postes. L’effectif global sera porté en fin d'année à 510 salariés.


»Préparer l’avenir

»En parallèle à son développement, Michelin veut aussi se projeter sur l’avenir et surtout "pérenniser sa présence à Vannes" a reconnu Bertrand de Solages, directeur.

»Ainsi, le diagnostic concernant le projet d’avenir et de compétitivité a été lancé en novembre 2015 que ce soit dans le domaine industriel, social, économique et devrait être achevé en fin d’année.

»Il se déroule en quatre phases: approfondir les performances de l’usine; étudier la manière d’atteindre les objectifs fixés par l’usine vannetaise; faire valider ensuite par le groupe Michel le projet présenté par Vannes et enfin le mettre en œuvre dès 2017. Personnel, syndicat, direction y travaillent avec un cabinet extérieur "pour une transformation en profondeur qui permettra de faire de notre usine un site performant pour le futur."»


Ce pacte n'est pas un accord, il n'a pas de valeur juridique, mais c'est plus que symbolique. C'est un an de travail pour revoir l'organisation sans toucher aux accords des 35 heures.

»Fevrier du 2017: Michelin investira 22 millions d’euros dans son usine. En contrepartie, l'effectif passera de 450 salariés à 350, d'ici à cinq ans

»La direction de Michelin a signé ce vendredi un projet industriel et social de 22 millions d’euros pour moderniser son site Vannetais. Depuis 1968, le site produit des squelettes métalliques pour les pneus poids lourds fabriqués sur les autres sites Michelin en France et en Europe. Mais concurrencée par les prix de multinationales investissant en Asie où le coût de main-d’œuvre est moins important, l’usine de Vannes était menacée. Sa direction a proposé aux salariés d’établir avec eux un plan d’amélioration de productivité. En retour des 22 millions d’investissements, une centaine de départs en retraite ne seront pas remplacés d’ici cinq, faisant passer les effectifs de 450 CDI à 350.

»Le manufacturier a demandé à ses salariés de réfléchir à une nouvelle organisation du travail pour relancer son usine du Morbihan menacée. Ce "pacte" d'un nouveau genre a été signé vendredi.

»"Notre usine, elle va tenir combien de temps?". Cette question, Bertrand de Solages l'a entendue de nombreuses fois de la part de ses 450 salariés quand il a été nommé directeur de l'usine Michelin de Vannes, il y a trois ans et demi.

»Depuis 1963, ils transforment des câbles en fins squelettes métalliques pour les pneus poids lourds fabriqués sur les autres sites Michelin. Mais, concurrencée par l'Asie, où le coût de main-d'oeuvre est moins important, dans un marché poids lourd morose, la vieillissante usine de Vannes était effectivement menacée, confirme Rémi de Verdilhac, directeur de Michelin. "Il fallait trouver une nouvelle voie pour retrouver un coût de revient compétitif."


»De 450 à 350 salariés

»Pour une fois, le plan redouté par les salariés n'est pas "tombé de Clermont-Ferrand", le siège historique, mais a été conçu, ici, à Vannes. "Nous avons demandé aux salariés de nous proposer une nouvelle organisation."

»Cent quarante salariés se sont ainsi répartis en douze groupes d'études pour faire des choix en termes d'organisation et d'investissement. Après un an d'échanges, un plan sur cinq ans a été établi.

»Michelin investira 22 millions d'euros dans de nouveaux outils pour améliorer sa productivité et s'adapter aux nouveaux diamètres de jantes toujours plus importantes. En contrepartie, l'effectif passera de 450 salariés à 350, d'ici à cinq ans, au fur et à mesure des départs en retraite, non contraints, précise la direction.

»Vendredi, l'Unsa et la CFE-CGC ont signé ce pacte. "On perd des salariés mais, avec la modernisation, l'usine demandera moins de manutentions. Je préfère perdre une centaine d'emplois que 450..." justifie Pascal Guillemain, délégué CFE-CGC qui souligne, qu'au sein du Cac 40, "Michelin est le seul groupe à miser sur l'industrie en France."

»"Ce pacte n'est pas un accord, il n'a pas de valeur juridique, mais c'est plus que symbolique. C'est un an de travail pour revoir l'organisation sans toucher aux accords des 35 heures", apprécie Isabelle Le Falher, déléguée Unsa.

»Majoritaire, la CGT a participé aux échanges, sans signer. Son délégué n'a pas souhaité répondre. Bertrand de Solanges a désormais une réponse à ses salariés: "Cinq ans!" La durée de l'engagement de ce pacte d'avenir que le groupe a déjà signé sur les sites de Roanne et La Roche-sur-Yon.»





Innovation et discourses

2017/02/13

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Marco Comastri @marcoco: « Pourquoi un management responsable et agile doit être le principal leitmotiv des dirigeants en 2017 ? » [link]

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