2016/10/20

«Questions et réponses: Communication sur la garantie pour la jeunesse et l’initiative pour l’emploi des jeunes»




Zonebourse.com



«La Commission européenne a adopté aujourd’hui une communication qui souligne les principales réussites de la garantie pour la jeunesse et de l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ) depuis leur création en 2013.



»Les perspectives d’emploi des jeunes se sont-elles améliorées depuis 2013?

»La situation des jeunes sur le marché du travail des jeunes s’est sensiblement améliorée depuis 2013. Trois ans après la création de la garantie pour la jeunesse, l’UE compte près de 1,4 million de jeunes chômeurs de moins et 900 000 jeunes “NEET” (ne travaillant pas et ne suivant pas d’études ou de formation) de moins.

»Le chômage des jeunes a chuté d’un niveau record de 24,4 % au premier trimestre 2013 à 18,9 % au second trimestre 2016. Le taux de “NEET” (pourcentage des 15-24 ans qui sont sans emploi et ne suivent pas d’études ou de formation) a diminué de 13,2 % en 2012 à 12 % en 2015 (ce chiffre demeurant toutefois supérieur aux 10,9 % de 2008).

»Même s’il convient de replacer ces tendances dans le contexte de facteurs cycliques, la garantie pour la jeunesse les accélère en améliorant les perspectives des jeunes.

»Malgré cette forte baisse, le taux de chômage des jeunes reste élevé dans l’UE et cache d’importantes disparités entre les pays. Cette communication (et les documents de travail des services de la Commission qui l’accompagnent) décrit donc les nouvelles mesures à prendre pour poursuivre la réduction du chômage des jeunes.



»Jusqu’à présent, combien de jeunes ont bénéficié de la garantie pour la jeunesse?

»Depuis janvier 2014, quatorze millions de jeunes ont participé aux dispositifs nationaux de garantie pour la jeunesse et quelque neuf millions ont obtenu une offre d’emploi, d’études, de stage ou d’apprentissage dans ce cadre. Dans la plupart des cas (plus de deux tiers), il s’agissait d’offres d’emploi.

»En ce qui concerne la couverture, le taux de participation moyen des dispositifs de la garantie pour la jeunesse était de 41,9 % en 2015 contre 40,4 % en 2014, ce qui semble indiquer que ces dispositifs nationaux sont toujours en cours de déploiement. La mise en œuvre à grande échelle est encore récente dans plusieurs d’États membres, puisque nombre de mesures ont nécessité des réformes substantielles et de larges partenariats.



»Qu’est-il advenu des participants ayant accepté une offre dans le cadre de la garantie pour la jeunesse?

»Il est important de s’intéresser à ce qu’il est advenu des jeunes après qu’ils ont accepté une offre au titre de la garantie pour la jeunesse, car une offre de qualité se mesure à l’aune de son résultat et de sa capacité à faciliter la transition des jeunes vers une insertion durable sur le marché du travail.

»Selon les données collectées, 35,5 % des jeunes qui sont sortis de la garantie pour la jeunesse en 2015 avaient trouvé un emploi ou repris des études six mois plus tard. Ce chiffre varie d’un pays à l’autre, de 71,4 % en Irlande et 64,1 % en Italie à 37,7 % en Espagne et 30,4 % en Hongrie, le Danemark se situant en milieu de fourchette avec 49,9 %. Il est d’ailleurs probable que ces chiffres soient sous-estimés en raison de la part élevée de résultats inconnus (la situation de 40 % des jeunes était inconnue).



»Comment les dispositifs nationaux de garantie pour la jeunesse sont-ils suivis au niveau de l’UE?

»Au niveau de l’UE, la Commission européenne surveille la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse dans le cadre du Semestre européen, le cycle annuel d’orientation et de surveillance de l’UE en matière de politiques économiques.

»L’examen annuel de la croissance 2016, qui a donné le coup d’envoi du cycle du Semestre 2016, définit le chômage des jeunes comme une priorité stratégique et invite les pouvoirs nationaux, régionaux et locaux à poursuivre leurs efforts dans ce domaine, conformément à la garantie pour la jeunesse, par “une révision systémique des transitions entre l’école et le monde du travail, des politiques d’activation et des services publics de l’emploi efficaces”.

»Dans ses rapports par pays, la Commission a évalué tous les ans depuis 2014 la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse dans chaque pays, sur la base d’indicateurs convenus avec les États membres. Une évaluation pays par pays de la situation des jeunes est disponible ici.



»Quel type de réformes structurelles la garantie pour la jeunesse a-t-elle favorisé dans les États membres?

»Dans de nombreux États membres, la garantie pour la jeunesse a entraîné des réformes structurelles et des mesures innovantes importantes. Les dispositifs nationaux de garantie pour la jeunesse ont, en particulier:

»_ suscité un décloisonnement et favorisé l’apparition de nouveaux partenariats entre les ministères, dans tous les domaines d’action, tout en associant un grand nombre de parties prenantes. De nombreux gouvernements ont créé des comités multipartites afin de faciliter la planification, l’exécution et le suivi des dispositifs nationaux de garantie pour la jeunesse. Plusieurs États ont renforcé les liens entre les secteurs de l’emploi et de l’éducation en intensifiant la coopération entre leurs services publics de l’emploi, les écoles et les services d’orientation;

»_ soutenu les réformes de l’apprentissage et l’amélioration de la réglementation des stages. Ces réformes ont permis de mieux aligner les compétences des jeunes sur les besoins du marché et de renforcer l’engagement des entreprises;

»_ renforcé la capacité des services publics de l’emploi (SPE) à mettre en œuvre la garantie pour la jeunesse. Conformément à leur rôle central de principal prestataire de la garantie pour la jeunesse, les SPE ont étendu leur offre existante de services aux jeunes;

»_ permis d’atteindre davantage de jeunes qui ne sont pas inscrits auprès d’un SPE. Il s’est avéré essentiel à cet égard d’améliorer la sensibilisation aux avantages, l’accessibilité et la gamme des services, en développant non seulement l’inscription en ligne et des campagnes ciblées, mais aussi des guichets uniques, des services mobiles ou déconcentrés, et en travaillant de manière proactive avec un plus large éventail de partenaires, dont les organisations de jeunesse.



»Comment l’UE aide-t-elle les États membres dans la mise en œuvre des dispositifs nationaux de garantie pour la jeunesse?

»Le Fonds social européen (FSE) et l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ) apportent un soutien financier substantiel aux mesures en faveur de l’emploi des jeunes.

»L’IEJ a d’abord été dotée de 6,4 milliards d’euros pour la période 2014-2018. La Commission propose aujourd’hui de la renforcer en augmentant sa dotation spécifique d’un milliard d’euros supplémentaire et en la complétant par un autre milliard provenant du Fonds social européen pour la période 2017-2020. Par ailleurs, grâce à la hausse des crédits de la politique de cohésion à partir de 2017, plusieurs États membres ayant droit à l’IEJ auront la possibilité d’investir jusqu’à 2 milliards d’euros de plus provenant du FSE dans des mesures en faveur de l’emploi des jeunes.

»En outre, en 2015, la Commission a augmenté le préfinancement de l’EIJ à près d’un milliard d’euros, une mise à disposition rapide des fonds en vue d’accélérer la mise en œuvre des mesures pour l’emploi et la formation des jeunes sur le terrain.

»D’importantes ressources du FSE sont aussi affectées à la modernisation des institutions du marché du travail et à la réforme des systèmes éducatifs, ce qui a également une incidence sur l’emploi des jeunes. À titre d’exemple, la dotation totale affectée par les États membres aux mesures en matière d’enseignement, y compris l’enseignement supérieur, s’élève à environ 27 milliards d’euros pour la période de programmation 2014-2020, les jeunes en étant vraisemblablement les principaux bénéficiaires. Dans l’ensemble, les États membres se sont engagés à aider, d’ici à 2023, 4,1 millions de jeunes au moyen du budget du FSE pour la période 2014-2020 (comprenant toutes les mesures en faveur de l’emploi, de l’enseignement et de l’inclusion sociale).

»Outre son soutien financier, l’UE aide les États membres par un appui stratégique et des mécanismes d’apprentissage mutuel, afin de créer le cadre institutionnel approprié pour la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse et de tirer les enseignements de leurs expériences respectives. Par exemple, la Commission a mis en place un réseau de coordinateurs nationaux de la garantie pour la jeunesse, organisé une série d’examens par les pairs de différents aspects de la garantie pour la jeunesse (dans le cadre du programme d’apprentissage mutuel de la stratégie européenne pour l’emploi) et a mis au point une boîte à outils visant à encourager les jeunes à s’inscrire auprès de leurs prestataires locaux.



»Comment l’initiative pour l’emploi des jeunes a-t-elle favorisé l’exécution de la garantie pour la jeunesse?

»Dans les 20 États membres ayant droit à l’IEJ, cette dernière est perçue comme un levier essentiel pour faire des dispositifs nationaux de garantie pour la jeunesse une réalité. Dans certains cas, l’IEJ est mobilisée pour soutenir la plupart ou la totalité des mesures prévues dans le cadre des dispositifs de garantie pour la jeunesse et, dans d’autres, il s’agit d’une source de financement parmi d’autres. L’IEJ offre un soutien direct aux jeunes qui sont sans emploi et ne suivent ni études ni formation, via des placements professionnels, des aides à l’entrepreneuriat, des apprentissages, des stages, etc. Les pays pour lesquels l’IEJ contribue dans une large mesure au financement de la garantie pour la jeunesse sont notamment la Lituanie, la Pologne et l’Espagne, où l’IEJ finance respectivement deux-tiers, trois-quarts et quatre cinquièmes des actions relevant de la garantie pour la jeunesse.



»Combien de jeunes ont bénéficié du financement de l’IEJ jusqu’à présent? Comment en ont-ils bénéficié?

»À ce jour, les actions menées au titre de l’IEJ ont soutenu plus de 1,4 million de jeunes. Ce chiffre cache cependant des variations considérables d’un État membre à l’autre. Certains grands États membres et principaux bénéficiaires de l’IEJ, comme la France, l’Italie, le Portugal et la Grèce, comptent déjà de nombreux participants. La plupart des États membres affirment que, dans l’ensemble, ils ont été en mesure de faire participer les jeunes et qu’ils n’ont rencontré de difficultés pour en recruter. Dans certains États membres, les mesures répondent même à une demande plus élevée que prévu. C’est notamment le cas du système de bons en Grèce.

»Même s’il n’est pas possible de parler des réussites avant la fin des interventions, nombreuses sont les premières évaluations nationales de l’IEJ (présentées par les États membres à la fin de 2015) qui montrent déjà que les jeunes ayant participé à une intervention de l’IEJ ont considérablement amélioré leurs chances de trouver un emploi ou de continuer des études par la suite.



Même s’il n’est pas possible de parler des réussites avant la fin des interventions, nombreuses sont les premières évaluations nationales de l’IEJ (présentées par les États membres à la fin de 2015) qui montrent déjà que les jeunes ayant participé à une intervention de l’IEJ ont considérablement amélioré leurs chances de trouver un emploi ou de continuer des études par la suite.

»Existe-t-il des exemples de résultats concrets obtenus grâce aux fonds de l’IEJ?

»Les actions menées au titre de l’IEJ produisent des résultats positifs et le préfinancement additionnel de 2015 a permis d’accélérer leur mise en œuvre. En France, les résultats à la fin de 2015 étaient supérieurs aux objectifs fixés: 31 % des participants ayant répondu au questionnaire de sortie avaient obtenu un contrat à durée déterminée de plus de six mois ou un contrat à durée indéterminée. En Italie, près de 35 % des participants qui ont achevé une mesure ont trouvé un emploi quatre semaines après son achèvement. En Pologne, 36 % des participants ayant terminé la mesure au titre de l’IEJ ont reçu une offre d’emploi, de formation continue, d’apprentissage ou de stage au terme de leur participation. Selon les premiers indices de résultats à long terme de certains projets relevant de l’IEJ en Pologne, 69 % des participants ont commencé à travailler ou à suivre des études ou une formation entre deux et six mois après leur participation, et 57 % étaient salariés. Il s’agit là de réussites importantes au regard de l’employabilité générale des jeunes qui étaient ciblés.

»La grande majorité des autorités de gestion de l’IEJ se disent d’accord ou tout à fait d’accord sur le fait que l’initiative aura une influence majeure sur l’élaboration de la politique en matière d’emploi des jeunes dans leur pays. Il ressort des évaluations nationales que l’IEJ a entraîné un passage vers des politiques actives du marché du travail pour les jeunes axées sur la demande et mettant beaucoup plus l’accent, dans leurs services offerts aux jeunes, sur une aide individualisée.



»Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les États membres dans la mise en œuvre de l’EIJ?

»En dépit de la concentration du financement sur les deux premières années de la période de programmation, la mise en œuvre de l’IEJ a démarré lentement. Les nouvelles obligations découlant du cadre des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI), qui s’appliquent à l’IEJ, ont joué un rôle non négligeable dans ce démarrage lent (en occasionnant, par exemple, des retards dans la mise en place des systèmes de suivi et des structures de gestion du programme). Cependant, le processus est à présent terminé pour la plupart des programmes opérationnels soutenus par l’IEJ.

»En outre, les États membres présentant un nombre particulièrement élevé de jeunes chômeurs (comme l’Espagne, l’Italie et la Grèce, par exemple) ou les États membres dont les capacités des SPE ont été jugées insuffisantes (la Roumanie, par exemple) ont dû faire face à des problèmes supplémentaires sur le plan des capacités, sans lien avec les exigences des Fonds ESI.

»Quand bien même certains États membres ont rencontré des difficultés pour tirer parti du préfinancement supplémentaire de l’IEJ octroyé en 2015, les mesures en faveur de l’emploi des jeunes ont été financées par des ressources nationales ou des fonds disponibles du cycle de programmation 2007-2013. Le grand nombre de jeunes qui participent déjà aux mesures de l’IEJ montre que le déploiement des opérations sur le terrain n’a pas été entravé.

»Le déploiement des mesures prises au titre de l’initiative est désormais bien avancé dans la plupart des États membres.



»Que peut-on faire pour accélérer et étendre la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse et de l’initiative pour l’emploi des jeunes?

»La communication (et les documents de travail des services de la Commission qui l’accompagnent) décrit un certain nombre de mesures à prendre à cet égard:

»_ il faut maintenir un engagement fort en faveur de la garantie pour la jeunesse pour que les réformes structurelles et les actions ciblées bénéficient à l’ensemble des jeunes “NEET”;

»_ il faut intensifier les actions d’information adaptées aux jeunes confrontés à de multiples écueils, par exemple en élargissant l’éventail des interventions proposées dans les offres de la garantie pour la jeunesse;

»_ il faut mettre en place de meilleurs mécanismes pour garantir que les jeunes se voient proposer des offres de qualité;

»_ il faut renforcer l’investissement dans les partenariats et dans le développement des capacités en vue d’améliorer les résultats de la garantie pour la jeunesse; cela passe notamment par la coopération entre les acteurs de l’éducation et les employeurs, ou par les capacités des services publics de l’emploi;

»_ le soutien financier, principalement au travers de l’initiative pour l’emploi des jeunes, doit être maintenu. Dans le contexte du réexamen à mi-parcours du cadre financier pluriannuel, la Commission a proposé de maintenir le soutien financier à l’emploi des jeunes en augmentant les ressources de l’IEJ.




»Pour en savoir plus:

»IP/16/3216

»[1] Un jeune sort de la garantie pour la jeunesse lorsqu’il sort d’un dispositif de garantie pour la jeunesse. Cette sortie a lieu lorsqu’il accepte une offre ou se désinscrit du dispositif avant d’accepter une offre.»





Une innovation

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