2016/05/04

«Marie Brizard renoue avec les bénéfices après des années de crise»




Marie-Josée Cougard (@CougardMarie). Les Echos



«Le groupe envisage des opérations de croissance externe.Les ventes se sont stabilisées à 451 millions d’euros en 2015.

»Après des années de scandale financier et de faillite annoncée, Marie Brizard est sorti du rouge. Le groupe de spiritueux Marie Brizard Wine & Spirits (MBWS) a dégagé un résultat net de 5,8 millions d’euros pour l’exercice 2015 contre une perte de 19 millions un an avant. La société confirme ses ambitions et table sur “ une croissance significative de son Ebitda en 2016 ”. A terme, l’objectif est que celui-ci atteigne 15 % des ventes en 2018, contre 2,5 % aujourd’hui. Sur l’exercice écoulé, l’Ebitda ressort à 11,2 millions d’euros pour un chiffre d’affaires en léger retrait, à 451 millions d’euros.

»Longtemps abyssal, l’endettement est devenu très faible, après avoir atteint 537 millions d’euros en 2012 pour un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros.Les créances restant à payer sont de 58,7 millions d’euros.

»L’année 2015 marque “ une véritable rupture, tant managériale qu’organisationnelle et financière et ouvre un chapitre de croissance rentable et de fort développement pour Marie Brizard Wine & spirits. Nous allons pouvoir réinvestir dans les marques ”, explique Jean-Noël Reynaud, le directeur général.

Après des années de scandale financier et de faillite annoncée, Marie Brizard est sorti du rouge. L’année 2015 marque une véritable rupture, tant managériale qu’organisationnelle et financière et ouvre un chapitre de croissance rentable et de fort développement pour Marie Brizard Wine & spirits. Nous allons pouvoir réinvestir dans les marques.

»Marie Brizard n’en a pas pour autant terminé avec son plan de cession d’actifs. Sur les 40 millions d’euros prévus, 28 millions d’euros ont été exécutés. La vente de l’activité grossiste en Pologne prendra plus de temps que prévu et ne devrait pas se faire avant 2017. “ Elle a été restructurée et ne perd plus d’argent. Nous allons nous en servir pour nous introduire dans le commerce traditionnel ”, précise Jean-Noël Reynaud.

»Fort des ses progrès, le groupe envisage d’effectuer des acquisitions à condition qu’elles soient “ relutives et complémentaires ”. En France Jean-Noël Reynaud a l’ambition de doubler sa part de marché dans le scotch whisky avec la marque William Peel, qui totalise d’ores et déjà un quart des ventes. Pour cela il mise sur l’innovation et le haut de gamme. Dans l’immédiat il lancera un whisky “ double maturation à l’occasion de la fête des Pères ”. Le cognac Gauthier “ est une belle pépite sous-dimensionnée “, un XO dont le groupe veut doubler la taille.

»Absent du marché du rhum, Marie Brizard n’envisage pas d’acheter une “ X ième ” marque. “ Cela n’aurait pas d’intérêt. en revanche, nous pourrions envisager un contrat de distribution ”, dit Jean-Noël Reynaud. “ Le marché de la vodka s’essouffle ”, a-t -il admis mais le groupe continue de gagner des parts de marché avec lamarque Sobieski, numéro deux en France devant la marque Poliakov de La Martiniquaise.»





Un innovateur

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire