2016/04/06

Marc Baudriller: «Les médias préparent déjà la présidentielle 2017»




Challenges



«La suppression par France 2 de l'émission Des paroles et des actes (DPDA), principal rendez-vous politique du paysage audiovisuel français animé par David Pujadas, témoigne de la réflexion en cours dans les grands médias sur les rendez-vous politiques qui accompagneront la campagne de 2017.

»France Télévisions assure qu’elle y travaille avec Pujadas, qui pourrait être rejoint à la présentation par une autre personnalité - on parle de Léa Salamé.

»Si l’audience de DPDA résistait plutôt bien, le casting des invités politiques s’est compliqué. "C’est une émission très difficile, note Gilles Boyer, le bras droit d’Alain Juppé, qui y a fait de bons scores. Il faut une envergure intellectuelle réelle et tenir face à des contradicteurs variés." En interne, des journalistes parlent d’une émission à bout de souffle, malgré ses tentatives de renouvellement.

»Comme France Télévisions, TF 1 est en pleine réflexion sur un format d’émission politique. Rien ne filtre, mais le dossier est sur le bureau de la directrice de l’information, Catherine Nayl. Chez le producteur Eléphant et Cie, Thierry Thuillier, l’homme qui avait mis sur pied DPDA, travaillerait sur un concept. M 6 s’apprête à entrer dans le jeu avec l’animatrice Karine Le Marchand, qui abordera la politique à travers la personnalité des candidats.


Comme France Télévisions, TF 1 est en pleine réflexion sur un format d’émission politique.

»Frilosité des politiques

»Enfin, les chaînes d’information i-Télé et LCI participeront à la course. Comme BFMTV : "Notre offre politique sera renforcée et relookée dans la grille de septembre, annonce Hervé Béroud, le directeur de la rédaction de la chaîne, qui organise déjà deux interviews politiques, l’une quotidienne, l’autre le dimanche. Nous aurons au moins une émission hebdomadaire de plus en fin de semaine." L’offre sera donc large, mais les chaînes se plaignent de la frilosité des politiques. "J’ai l’impression que tous rêvent d’être dans un couloir, qu’ils préfèrent Twitter ou Facebook, ce qui permet d’éviter les questions, constate Hervé Béroud. Il y a une tentation de s’éloigner des médias pour se rapprocher de la communication."»





Un innovateur

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