2016/04/21

«Avec les robots collaboratifs, la robolution gagne les chaînes logistiques de la Deutsche Post»




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«Pour garder sa place de leader mondial des services postaux, le groupe Allemand DHL, va très prochainement intensifier la robotisation de ses entrepôts.

»Selon un rapport publié par la branche Solutions et Innovations Clients de DHL, la raison principale qui empêchait la robotisation de services de logistique était technologique. Jusqu’à très récemment, les robots ne pouvaient être utilisés qu’en stationnaire, dans des cellules protégées et donc trop imposantes. La logistique est moins affaire de précision et de répétition que d’agilité. D’où l’écart entre les industries fondées sur la logistique comme les services postaux, et les industries manufacturières, qui requièrent avant tout la répétition de gestes simples.

»Le rapport énonce plusieurs barrières qui sont aujourd’hui tombées ou en passe de l’être. Hormis, la levée de l’obstacle technologique précédemment cité, c’est bien la question des financements qui ne constitue plus un frein majeur. De plus en plus d’investisseurs se lancent volontiers dans la robotisation. Et de plus en plus de gouvernements sont prêts à injecter des fonds importants dans la transition robotique.

La question des financements ne constitue plus un frein majeur. De plus en plus d’investisseurs se lancent volontiers dans la robotisation. Et de plus en plus de gouvernements sont prêts à injecter des fonds importants dans la transition robotique.

»Pour exemple, les fonds universitaires pour la recherche en robotique aux Etats-Unis ont ainsi atteint les 50 millions de dollars en 2012. De même, depuis son lancement, les fonds alloués au Robotics Challenge de la DARPA sont estimés à presque 100 millions de dollars. En France, le programme France Robots Initiatives, inauguré en 2013, prévoyait que le fonds public-privé Robolution Capital soit doté de 80 millions d’euros. Du côté du Japon, le plan quinquennal de 2015 pour soutenir la filière robotique a pour objectif de quadrupler les fonds alloués à cette branche d’ici 2020, passant de 5 à 20 milliards de dollars ! Un mois plus tôt, la Chine et la Russie annonçaient avoir créé un fonds commun dédié à la recherche et financé à hauteur de 200 millions de dollars.

»Quelle que soit la concurrence, le leader mondial des services postaux entend bien conserver son statut. Les impératifs d’optimisation des coûts et de la productivité passent évidemment par la robotisation. Mathias Heutger, le Vice Président Stratégie & Marketing de DHL en est convaincu mais il explique les raisons de ce retard : “les robots travaillent déjà dans de nombreuses industries, mais n’ont pas encore eu d’impact significatif dans la logistique dû à la complexité des tâches qui en dépendent : manipuler un large éventail d’objets aux tailles diverses, selon des combinaisons différentes et dans un périmètre très proche des autres employés“.

»Toujours d’après lui, 80% des activités de logistique seraient encore effectuées manuellement. Mais le changement, c’est maintenant. Il en est convaincu : “Récemment, la technologie des robots collaboratifs a tout juste commencé à satisfaire nos attentes en termes de flexibilité et de coûts“. Une transition technologique notamment facilitée par le nouveau programme européen de soutien à la filière robotique, qui prévoit de mettre la bagatelle de 700 millions d’euros à disposition des 130 projets européens de R&D réunissant plus de 500 organisations.

»Le groupe DHL a d’ores et déjà entamé des programmes de test. Dans certains de ses entrepôts, la firme teste des robots collaboratifs pour améliorer les performances des chaînes de logistique. Les résultats de ces expérimentations ont été détaillés hier, à l’occasion des premiers Jours de la Robotique du groupe DHL. Plus d’informations sur ces résultats très prochainement.

»Mais l’appétit du groupe ne s’arrête pas aux bras collaboratifs. Son “Trend Center” s’attaque également à de nombreux autres champs de la Recherche, comme l’internet des objets, le Big Data, le véhicule autonome ou bien la réalité augmentée. En attendant la concrétisation de ces projets, Clemens Beckman, en charge de l’Innovation espère que les “robots pourront être utilisés dans la livraison d’ici 3 à 5 ans”.»





Une innovation

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