2016/04/29

«Aménagement du parc Lescure : un projet qui divise»




Juliette Agay. La Tribune. Image : Atelier Ferret Architectures



«Le projet de requalification du parc Lescure, réalisé par le cabinet d’architectes Ferret, ne fait pas l’unanimité auprès de plusieurs associations de riverains. Les principaux acteurs du projet sont venus présenter les étapes à venir de ce programme en présence de Laurent Marti, président de l’Union Bordeaux Bègles Rugby, partisan du projet.

»L’histoire de la reconversion du parc Lescure dure depuis 2012. La perspective de construction du nouveau stade a d’abord débuté par un appel à idées, suivi ensuite d’une série de concertations publiques en 2013, concrétisée par un appel à projets l’année suivante. L’aventure est tumultueuse et ne fait pas que des heureux. Jean-Louis David, adjoint au maire en charge de la Vie urbaine, Arielle Piazza, adjointe au maire chargée des Sports, Elizabeth Touton, adjointe au maire chargée de l’Urbanisme, Maribel Bernard, conseillère municipale déléguée au Commerce, et Laurent Marti, président de l’Union Bordeaux Bègles (UBB) Rugby, étaient réunis pour présenter les étapes de réflexion sur le devenir du parc Lescure et tenter de convaincre de l’ambition métropolitaine du projet. Parmi les nouveautés déterminantes du futur projet : la création d’une plaine des sports, d’un espace multisports ouvert ou encore d’un parking de 400 places de stationnement et d’environ 300 logements. La jauge sera, quant à elle, réduite à 25.000 places. Autant de nouveautés qui encouragent les contestataires à dénoncer “un projet qui démantèle le lieu en lui faisant perdre 45 % de sa surface et détruit son charisme patrimonial en effaçant notamment ses 7 escaliers vénitiens”. D’autres dénoncent un projet uniquement axé autour des commerces suite à l’annonce de la réalisation d’un centre commercial de 6.500 m². Une remarque à laquelle Maribel Bernard répond :

»“Les commerces représentent une partie du projet, mais il ne s’agit pas de la priorité de ce dernier. En revanche, ils sont essentiels pour rendre ce futur endroit vivant.”


»“La meilleure protection d’un patrimoine, c’est de le faire vivre”

»A la question du patrimoine, Elizabeth Touton affirme :

»“La meilleure protection d’un patrimoine, c’est de le faire vivre. Notre principal objectif est de revaloriser ce patrimoine pour qu’il soit plus, accessible, plus vivant. Les logements permettront de donner une mixité familiale, étudiante et sénior.”

»Arielle Piazza confirme :

»“Nous souhaitons réactualiser la démarche et mieux l’adapter à un cadre plus végétalisé, plus arboré et dans des endroits enfin aux normes. Lescure va évoluer avec la vie contemporaine. Ce site permettra de venir faire du sport entre 12 et 14 h, d’avoir la possibilité de prendre une douche et de retourner bosser.”

Nous souhaitons réactualiser la démarche et mieux l’adapter à un cadre plus végétalisé, plus arboré et dans des endroits enfin aux normes. Lescure va évoluer avec la vie contemporaine. Ce site permettra de venir faire du sport entre 12 et 14 h, d’avoir la possibilité de prendre une douche et de retourner bosser.

»Quant à la question, pourquoi autant investir les Bordelais dans l’aménagement de ce parc et les placer au cœur du projet ? Arielle Piazza répond :

»“En accord avec le label Juppé, on ne change rien, on ne construit rien sans l’avis des Bordelais.”


»Incertitudes sur la réalisation de ce projet

»Le projet est néanmoins toujours en phase de réflexion. Jean-Louis David nuance :

»“Nous en sommes à la mi-temps. Cependant, ce projet peut ne pas aboutir, ne pas se faire. Si les exigences des uns déséquilibrent l’aspect économique du projet, ce dernier ne sera pas réalisable.”

»Et pour cause : après avoir insisté plusieurs fois sur le non souhait de la collectivité de contribuer financièrement, les seules sources de revenus seront les loyers des appartements construits. Quant à la concrétisation du projet, son avenir est encore incertain. Deux comités de pilotage et plusieurs ateliers sur les thèmes du commerce, du patrimoine et du sport seront organisés pour débattre avec les citoyens de l’avenir du parc et faire émerger d’éventuelles propositions. La date limite pour concrétiser la proposition du programme sera le 15 juin, date à laquelle le projet sera présenté à Alain Juppé lors du conseil municipal.


»Laurent Marti encourage sa réalisation

»Laurent Marti, président de l’UBB Rugby, juge quant à lui “incompréhensible de ne pas être séduit par ce programme. La seule condition que nous avons émise était une jauge minimum de 25.000 places. Nous avons en moyenne 28.000 spectateurs présents. Nous basculerons les matchs où l’affluence sera la plus importante au Matmut.”

»L’UBB ne participera pas financièrement car elle juge suffisantes les retombées économiques des matchs (95 M€ en 2015 et 120 M€ attendus en 2016). Le club verse également 2 % de ses recettes à la mairie de Bordeaux. Ce que Laurent Marti estime être suffisant. Si l’UBB est autant favorable à ce projet, c’est d’abord parce qu’il lui offrira la possibilité de recevoir dignement ses partenaires dans un espace réceptif accueillant jusqu’à 2.000 personnes.

»“38 % des recettes de l’UBB viennent des partenaires, c’était donc un problème majeur pour nous de ne pas pouvoir les accueillir dignement. Grâce au nouveau programme, nous aurons trois loges supplémentaires ainsi qu’un espace de réception à la hauteur de ce que nous attendons.”»





L’exécution de l’innovation

2016/04/28

«WEST 8 réalisera le parc de Moulon et le Carré des Sciences»




Paris-Saclay



«Le groupement West 8 / Sensini / Grontmij / Cuesta/ Les éclaireurs a été choisi pour la réalisation du parc de Moulon et du Carré des Sciences, deux espaces publics du campus urbain de Paris-Saclay. West 8 a été retenu à l’issue d’un dialogue compétitif qui s’est déroulé de mars à septembre 2015 et pour lequel étaient également en lice deux équipes pluridisciplinaires conduites respectivement par Atelier Osty et Associés et In Situ, paysages et urbanisme.

»Situés à Gif-sur-Yvette, au cœur du quartier de Moulon, le parc de Moulon et le carré des sciences constitueront des lieux emblématiques du quartier, à la fois propices à la détente et aux loisirs pour tous les habitants, mais également à même d’accueillir des évènements liés à la vie du campus, en particulier sur le carré des sciences.

»Ces espaces sont bordés par plusieurs projets engagés ou en chantier et en particulier les trois bâtiments de CentraleSupélec (le bâtiment existant et les bâtiments conçus par OMA et Gigon Guyer, livraison 2017), l’Ecole normale supérieure de Cachan (conçue par Renzo Piano Building Workshop, livraison 2018), un programme de 1000 logements étudiants (conçus par LAN et Clément Vergély, livraison 2017) et des logements familiaux et commerces (livraison 2019). Au cœur du parc de Moulon se situe le bâtiment du .F pour lequel un appel à projets innovants est en cours.

»Le projet du parc de Moulon et du carré des sciences s’étend sur une surface d’environ 4 hectares.


»Le Parc de Moulon

»Situé au cœur du quartier de Moulon, le projet s’appuie sur le patrimoine arboré du site et la topographie existante qu’il vient mettre en valeur. Il propose des ambiances variées tout en conservant une grande cohérence d’ensemble. Ainsi, le projet définit des cheminements confortables le long des façades Est et Ouest du parc en contact avec l’animation des rez-de-chaussée et libère la partie centrale pour offrir un lieu intime et contemplatif autour d’un étang au Nord, une grande prairie autour du bâtiment du “point F” au Sud, propice à des activités variées (jeux pour enfants, tables de ping-pong, jeux d’échec, cours de tai chi…). Enfin, traversant le parc, un “méandre” offre une promenade très agréable, bordée de bancs sur toute sa longueur, qui relie différents lieux d’intensité du quartier (Ecole normale supérieure, cœur de quartier commerçant, CentraleSupélec).

Situé au cœur du quartier de Moulon, le projet s’appuie sur le patrimoine arboré du site et la topographie existante qu’il vient mettre en valeur.

»Au Sud du parc de Moulon, le Carré des Sciences constitue l’une des principales places du campus et s’inscrit comme un prolongement des parvis des bâtiments de CentraleSupélec, en accroche avec le parvis du .F. Traversé par la rue Joliot-Curie et s’ouvrant sur la lisière boisée du plateau, il a vocation à devenir un point de rencontre et un des lieux d’accueil d’évènements liés à la vie du campus.


»Avant le parc, des programmes de préfiguration

»Afin qu’une dynamique d’ensemble s’installe petit à petit dans le campus, le groupement West 8 (avec Cuesta) propose un travail de programmation urbaine permettant d’engager l’appropriation du site par les usagers existants dès la phase d’études et de chantier. L’organisation d’évènements spécifiques (parcours, manifestations…) permettra de nourrir la démarche de préfiguration et d’ancrage du parc dans le territoire du plateau et de la vallée.

»Les travaux pour le parc de Moulon et le Carré des Sciences commenceront mi-2016 pour une livraison échelonnée entre l’été 2017 et le printemps 2018.

»Les 3 équipes en compétition étaient les suivantes :

»WEST 8 (Mandataire) / GRONTMIJ / Les éclaireurs / Gilles SENSINI

»IN SITU (Mandataire) / INFRA SERVICES / F.Magos / Sol Paysage / Réussir l’espace public / Encore heureux, collectif

»ATELIER JACQUELINE OSTY ET ASSOCIES (Mandataire) / OGI / CONCEPTO / SEMG DERIVE, collectif»





Une innovation

2016/04/27

«350 arbres ont été plantés cet hiver»




La Dépêche du Midi



«La mairie de Colomiers vient de procéder à la plantation de 350 arbres, lors de la saison automne-hiver 2015/2016, contre 199 en 2014/2015. 266 l’ont été par les agents de la Direction des services techniques et les autres dans le cadre de projets d’aménageurs privés, sur le domaine public. “Nous menons un programme ambitieux de gestion de notre patrimoine arboré” affirme Claude Sarralié. L’adjoint au maire délégué au cadre de vie et à la mobilité avance “un effort particulier de développement de la biodiversité”.


»150 espèces différentes

»Près de 150 espèces différentes enrichissent ainsi le cadre de vie columérin, notamment au square des Marots, allées du Cagire, de Champagne, de l’Auvergne, des Vignes, de Carpentras et d’Avignon, au groupe scolaire Lamartine et boulevard Émile-Calvet... Le montant total de cet investissement s’élève à 33 741,40 €.

Près de 150 espèces différentes enrichissent ainsi le cadre de vie columérin, notamment au square des Marots, allées du Cagire, de Champagne, de l’Auvergne, des Vignes, de Carpentras et d’Avignon, au groupe scolaire Lamartine et boulevard Émile-Calvet...

»La ville a par ailleurs planté 87 arbres sur le nouveau groupe scolaire George Sand, au bassac, et dix arbres fruitiers, dans un verger créé au Seycheron : cerisier, noisetier, prunier, figuier, amandier et grenadier.

»La ville compte 23 000 arbres sur son domaine public, près de 30 000 si l’on compte ceux des parcs.


»295 arbres abattus par souci de sécurité

»Qui dit gestion du patrimoine arboré, dit plantation mais également suppression des arbres en fin de vie ou posant un problème de sécurité. Ainsi, 295 arbres ont dû être abattus, soit un solde positif de 55 arbres. “Les compétences de notre Service espaces publics au sein de la Direction des services techniques sont mobilisées pour garantir la sécurité des citoyens et embellir notre cadre de vie” précise encore Claude Sarralié. “Les travaux de plantations génèrent 1 270 heures de main d’œuvre, soit l’intervention de six agents pour des missions qui vont de la réception des arbres, à la plantation, en passant par la préparation du site, le tuteurage et l’arrosage régulier tous les 15 jours durant les périodes les plus chaudes pendant trois ans”…

»C’est un effort conséquent pour notre collectivité, qui répond à notre objectif d’amélioration continue de la qualité de vie à Colomiers. N’oublions que la ville compte 3 fleurs au label des villes et villages fleuris de France depuis 1999, 60 m² d’espaces verts par habitant et 24% de son territoire en espaces nature et loisirs”, conclut Claude Sarralié.»





Un innovateur

2016/04/26

Christophe Lefevre: «Cergy-Pontoise : l’agglomération acte la hausse des impôts»




leparisien.fr



«Pour sa première séance de conseillère communautaire, Bénédicte Ariès a eu droit à un menu de choix. La conseillère municipale (EELV) de Pontoise (remplaçante de Corinne Brami, démissionnaire) et les 58 autres élus cergypontains ont voté ce mardi le projet de territoire pour la période 2016-2020.

»Un document qui comprend notamment le Programme Local de l’Habitat, le Programme Pluriannuel d’Investissement et le pacte financier et fiscal.


»Des impôts en hausse en 2016

»Comme prévu après le débat d’orientation budgétaire, les élus ont voté une augmentation des taux des impôts. Le taux communautaire de la taxe d’habitation s’établira en 2016 à 7,41 % et le taux communautaire de la taxe foncière sera de 1,91 %, soit une augmentation globale en moyenne de 3,9 % et 3,6 %. Soit une augmentation moyenne par ménage de 31 € pour la taxe d’habitation et 32 € pour la taxe foncière. “Une décision qui n’est pas facile à prendre”, selon le président (PS) Dominique Lefebvre, et qui a suscité de nombreux débats dans l’assemblée.

La conseillère municipale (EELV) de Pontoise (remplaçante de Corinne Brami, démissionnaire) et les 58 autres élus cergypontains ont voté ce mardi le projet de territoire pour la période 2016-2020, un document qui comprend notamment le Programme Local de l’Habitat, le Programme Pluriannuel d’Investissement et le pacte financier et fiscal.

»1 656 logements supplémentaires par an. Le Programme Local de l’Habitat (PLH) prévoit de poursuivre un effort de construction élevé, avec notamment 1 656 logements supplémentaires par an, soit 9 936 logements d’ici 2021. Un objectif réparti entre les différentes villes, à commencer par Cergy (3 439 logements prévus), Pontoise (1 451), Saint-Ouen-l’Aumône (852), Osny (758) et Jouy-le-Moutier (745). Le PLH prévoit notamment 400 logements sociaux supplémentaires par an, soit 2 400 en 6 ans. Pour une agglomération qui comptait au 1er janvier 2016, 203 528 habitants, soit 11 789 habitants de plus qu’en 2005. Sur les 13 communes de la CACP, 6 dépassent les objectifs de la loi SRU (25 % de logements sociaux), 5 sont en rattrapage mais présentent des taux élevés, 2 ne sont pas soumises à la loi SRU.

»280,2 M€ investis. La CACP va investir 280,2 M€ sur cinq ans, soit 56,1 M€ par an. L’effort est notamment mis sur les groupes scolaires, avec 54,3 M€, sur les équipements culturels et sportifs communautaires (comme les piscines, le complexe des Maradas ou le hall Saint-Martin), avec 22,2 M€, ou encore sur l’éclairage public, avec 37,6 M€. Dès cette année, 60,3 M€ va être investi.


»Un schéma de mutualisation pour diminuer les dépenses

»Les élus ont voté un schéma de mutualisation pour baisser les dépenses de fonctionnement. Aujourd’hui, la CACP et les 13 communes comptent 3 986 emplois permanents et dépensent 315 M€ de fonctionnement. Le schéma permettra d’économiser 22 M€ de dépenses. Il porte sur six actions : la création de services communs “espaces verts et patrimoine arboré”, “propreté urbaine”, “systèmes d’information”, “commandes publiques et achats”, la mutualisation du centre horticole et la création d’un observatoire fiscal. D’autres actions comme la vidéosurveillance ou les archives sont déjà à l’étude.»





Administration Publique et innovation

2016/04/25

Newsletter L&I, n.º 101 (2016-04-25)




n.º 101 (2016-04-25)


Administração Pública e inovação | Administración Pública e innovación |
Administration Publique et innovation | Public Administration and innovation

Um inovador | Un innovador | Un innovateur | An innovator

Uma inovação | Una innovación | Une innovation | An innovation

A execução da inovaçao | La ejecución de la innovación | L’exécution de l’innovation |
The innovation execution



Index


Liderar Inovando (BR)

«Em boas mãos: Rússia e Irã desenvolvem logística de transporte de carga comercial» ( ► )
«Supera Parque inaugura laboratório de compatibilidade eletromagnética» ( ► )
«Frederico Bussinger: “O novo, nos portos, pode ser o velho”» ( ► )
João Benedetto: «Inovação em tecnologia de dados auxilia crescimento do varejo» ( ► )

Liderar Inovando (PT)

«João Almeida Lopes, Presidente da Associação Portuguesa da Indústria Farmacêutica (Apifarma): “Desconheço países com quotas de genéricos tão altas como as nossas”» ( ► )
«BMW introduz robots autónomos na sua logística» ( ► )
«Santarém recebe Roadshow Portugal Global» ( ► )
«Cascais: da eficácia à eficiência nos resíduos» ( ► )

Liderar Innovando (ES)

«Hidalgo siembra semilla logística con centro de innovación» ( ► )
«Los estudiantes imaginan cómo será la cadena de suministros del mañana» ( ► )
«La innovación revolucionará el Salón Internacional de la Logística y de la Manutención (SIL) 2016)» ( ► )
«Megacamiones que siembran dudas» ( ► )

Mener avec Innovation (FR)

«VNF lance un centre d’innovation fluviale» ( ► )
«Prix de l’innovation logistique de la SITL 2016 : 5 lauréats récompensés» ( ► )
«Avec les robots collaboratifs, la robolution gagne les chaînes logistiques de la Deutsche Post» ( ► )
«Trois start-up marocaines qui incitent au partage» ( ► )

Leadership and Innovation (EN)

Sandy Verma: «Tapping into the power of the IoT: Three questions to ask your team» ( ► )
«Kaleido Logistics launches Logistics Tech Accelerator» ( ► )
Dhruvil Sanghvi: «Technological innovations and new trends in logistics, supply chain management» ( ► )
«Robots set to aid postal workers with deliveries in Germany» ( ► )

Licencia Creative Commons Licencia Creative Commons
Atribución-NoComercial 4.0 Internacional








2016/04/22

«Trois start-up marocaines qui incitent au partage»




Nora Römer. Telquel.ma.



«Des start-up comme Sheaply, Ktaby et Carmine veulent changer nos habitudes de consommation et adapter l’économie collaborative au contexte marocaine.

»En bénéficiant des opportunités de la technologie, différentes plateformes essayent de changer la manière dont nous consommons au quotidien. Sheaply, Carmine et Ktaby s’inscrivent dans la lignée du partage et mettent un point d’honneur sur l’utilisation plutôt que sur la propriété. En dématérialisant le lien qui existe entre ces deux entités, ces plateformes permettent de ne plus avoir besoin de payer des biens ou services onéreux pour pouvoir profiter des possibilités qu’elles proposent. Concrètement parlant, au lieu d’acheter une voiture, on pourra en partager une. Au lieu de payer pour des services postaux traditionnels, on pourra profiter de la place libre d’une valise pour envoyer un colis à l’étranger. Au lieu d’aller en librairie pour acheter un manuel scolaire, on pourra profiter d’une collecte de livres déjà utilisés.

»Ces trois initiatives ont pour point commun le partage, mais aussi le fait qu’elles tentent d’exister dans un contexte parfois difficile pour les entreprises issues de la nouvelle économie. Pour Mehdi Reghai, co-fondateur des Maroc Web Awards, le Maroc est encore très loin de devenir le nouveau hub technologique. Très souvent, des initiatives voient le jour, mais ne survivent pas bien longtemps. Un cadre légal rigide, une absence presque totale de mécanismes de soutien et une faible maturité du marché ne sont que quelques exemples d’obstacles que les jeunes entrepreneurs du secteur rencontrent dans le royaume. Le régulateur marocain peut aussi constituer un frein à l’innovation dans le royaume, comme pour le cas du crowdfunding, même si la situation évolue. “Dans le cas du Maroc, ce sont des fonctionnaires qui rédigent des lois. Les parlementaires, censés être en phase avec la société, ne le sont pas. En conséquence, la loi n’est pas adaptée au contexte changeant”, estime l’économiste marocain Zouhair Ait Benhamou. Et le contexte change, ça c’est sûr. Misant sur de nouvelles valeurs et de nouveaux modèles socio-économiques, certains jeunes entrepreneurs se frayent un chemin dans la jungle des start-ups marocaines, malgré ces contraintes qui deviennent des défis.


Misant sur de nouvelles valeurs et de nouveaux modèles socio-économiques, certains jeunes entrepreneurs se frayent un chemin dans la jungle des start-ups marocaines, malgré ces contraintes qui deviennent des défis.

»1- Sheaply, ou comment envoyer des colis moins cher

»La start-up permet de ne plus devoir passer par les services postaux traditionnels, coûteux, pour envoyer un article ou un colis dans un pays étranger. Elle permet également d’acheter un article qui n’existe pas au Maroc et de se le faire ramener par un particulier. De fait, via sa plateforme, Sheaply met simplement en relation des particuliers : ceux qui voyagent et qui ont de la place libre dans leurs valises et ceux qui ont besoin d’avoir recours à ce genre de service. Seule la personne faisant la demande du service doit s’affranchir des frais, mais avec des prix largement inférieurs aux solutions existantes sur le marché. “Tout ce qu’on a fait c’est organiser quelque chose qui existait déjà. Avant, les gens cherchaient par tous les moyens quelqu’un qui voyage de telle ville à telle ville pour transporter un colis, finalement on a juste proposé un réseau pour le faire plus simplement”, explique Hicham Zarrouky, co-fondateur du projet.

»Si Sheaply semble être la seule start-up marocaine qui propose des services sans avoir recours à une société extérieure, c’est parce que son secteur d’activité le lui permet. “On n’a pas tous les jours besoin d’acheter quelque chose à l’étranger et on ne voyage pas tous les jours non plus. ‘Ce qui nous sauve’ alors, c’est le caractère très occasionnel de nos services. Le montant que gagne le voyageur est loin de pouvoir être assimilé à un salaire.” N’étant nullement une entreprise de logistique ou de transport (régulées par la loi marocaine), la société technologique profite d’un vide juridique qui lui permet d’être une porte pour l’économie collaborative au Maroc.


»2- Ktaby, ou comment faire lire un livre deux fois

»Démocratiser l’accès à la lecture. Tel est l’objectif que Ktaby s’est fixé. Pour l’atteindre, rien de plus simple que de faire profiter à quelqu’un d’autre un livre qu’on a déjà lu. Fonctionnant en trois étapes, il s’agit d’abord, pour la start-up, de récolter des livres via leur site, des boîtes de collectes déposées dans des espaces culturels et via un partenariat avec un collectif qui fait payer l’entrée à certains de ses événements. Ensuite 60% des collectes sont redistribués gratuitement à des personnes en besoin et les livres restants sont revendus à des “prix très abordables”, annonce la start-up, pour finalement investir la moitié des revenus dans des projets socio-éducatifs. “Nos utilisateurs sont très favorables à l’initiative. La difficulté principale que nous rencontrons c’est de faire parler de notre projet et de collecter les livres. Au Maroc, on est les seuls à avoir recours à un business model du genre, donc on a aucun exemple sur lequel se calquer pour aller de l’avant”, nous explique Sami Lamqaddam, fondateur et gérant de Ktaby. Depuis Mai 2015, la start-up a cependant déjà récolté quelques 900 livres.


»3- Carmine, ou comment ne plus avoir besoin d’une voiture

»Partant du constat qu’une seule voiture peut être utilisée par plus de 30 personnes, Carmine considère ses voitures comme des biens communs. Sur toute sa superficie, la ville de Casablanca a prévu des places de parking pour les véhicules de la start-up. “Ils sont donc à la disposition de nos utilisateurs à toute heure de la journée ou de la nuit selon la disponibilité de la voiture”, nous explique Soukaïna Morsad, marketing manager du projet. Même si l’initiative ressemble fortement à une simple location de voiture, elle innove dans le sens où il ne faut jamais passer par l’agence (il suffit de réserver une voiture sur le site ou l’application pour ensuite accéder à une voiture que l’utilisateur ouvre avec sa carte de membre) et qu’on peut utiliser une voiture juste le temps d’aller au supermarché, par exemple. Une flexibilité qui a fini par former une communauté qui utilise le service de manière récurrente. Si les avantages économiques et pratiques sont évidents, un autre permet en plus d’avoir une conscience écologique tranquille. “La réduction du nombre de voiture sur les routes engendre également une réduction d’émission de CO2, ce qui donne également à l’auto-partage une dimension éco-friendly.”»





L’exécution de l’innovation

2016/04/21

«Avec les robots collaboratifs, la robolution gagne les chaînes logistiques de la Deutsche Post»




H+ Magazine FR



«Pour garder sa place de leader mondial des services postaux, le groupe Allemand DHL, va très prochainement intensifier la robotisation de ses entrepôts.

»Selon un rapport publié par la branche Solutions et Innovations Clients de DHL, la raison principale qui empêchait la robotisation de services de logistique était technologique. Jusqu’à très récemment, les robots ne pouvaient être utilisés qu’en stationnaire, dans des cellules protégées et donc trop imposantes. La logistique est moins affaire de précision et de répétition que d’agilité. D’où l’écart entre les industries fondées sur la logistique comme les services postaux, et les industries manufacturières, qui requièrent avant tout la répétition de gestes simples.

»Le rapport énonce plusieurs barrières qui sont aujourd’hui tombées ou en passe de l’être. Hormis, la levée de l’obstacle technologique précédemment cité, c’est bien la question des financements qui ne constitue plus un frein majeur. De plus en plus d’investisseurs se lancent volontiers dans la robotisation. Et de plus en plus de gouvernements sont prêts à injecter des fonds importants dans la transition robotique.

La question des financements ne constitue plus un frein majeur. De plus en plus d’investisseurs se lancent volontiers dans la robotisation. Et de plus en plus de gouvernements sont prêts à injecter des fonds importants dans la transition robotique.

»Pour exemple, les fonds universitaires pour la recherche en robotique aux Etats-Unis ont ainsi atteint les 50 millions de dollars en 2012. De même, depuis son lancement, les fonds alloués au Robotics Challenge de la DARPA sont estimés à presque 100 millions de dollars. En France, le programme France Robots Initiatives, inauguré en 2013, prévoyait que le fonds public-privé Robolution Capital soit doté de 80 millions d’euros. Du côté du Japon, le plan quinquennal de 2015 pour soutenir la filière robotique a pour objectif de quadrupler les fonds alloués à cette branche d’ici 2020, passant de 5 à 20 milliards de dollars ! Un mois plus tôt, la Chine et la Russie annonçaient avoir créé un fonds commun dédié à la recherche et financé à hauteur de 200 millions de dollars.

»Quelle que soit la concurrence, le leader mondial des services postaux entend bien conserver son statut. Les impératifs d’optimisation des coûts et de la productivité passent évidemment par la robotisation. Mathias Heutger, le Vice Président Stratégie & Marketing de DHL en est convaincu mais il explique les raisons de ce retard : “les robots travaillent déjà dans de nombreuses industries, mais n’ont pas encore eu d’impact significatif dans la logistique dû à la complexité des tâches qui en dépendent : manipuler un large éventail d’objets aux tailles diverses, selon des combinaisons différentes et dans un périmètre très proche des autres employés“.

»Toujours d’après lui, 80% des activités de logistique seraient encore effectuées manuellement. Mais le changement, c’est maintenant. Il en est convaincu : “Récemment, la technologie des robots collaboratifs a tout juste commencé à satisfaire nos attentes en termes de flexibilité et de coûts“. Une transition technologique notamment facilitée par le nouveau programme européen de soutien à la filière robotique, qui prévoit de mettre la bagatelle de 700 millions d’euros à disposition des 130 projets européens de R&D réunissant plus de 500 organisations.

»Le groupe DHL a d’ores et déjà entamé des programmes de test. Dans certains de ses entrepôts, la firme teste des robots collaboratifs pour améliorer les performances des chaînes de logistique. Les résultats de ces expérimentations ont été détaillés hier, à l’occasion des premiers Jours de la Robotique du groupe DHL. Plus d’informations sur ces résultats très prochainement.

»Mais l’appétit du groupe ne s’arrête pas aux bras collaboratifs. Son “Trend Center” s’attaque également à de nombreux autres champs de la Recherche, comme l’internet des objets, le Big Data, le véhicule autonome ou bien la réalité augmentée. En attendant la concrétisation de ces projets, Clemens Beckman, en charge de l’Innovation espère que les “robots pourront être utilisés dans la livraison d’ici 3 à 5 ans”.»





Une innovation

2016/04/20

«Prix de l’innovation logistique de la SITL 2016 : 5 lauréats récompensés»




Matthew Perget. Voxlog.



«SITL Europe organisait le vendredi 25 mars 2016 la remise de trophées de la 16ème édition du prix de l’innovation logistique, organisée sur le salon de la SITL 2016. Cinq lauréats ont été récompensés dans leur domaine de pertinence respectif.

»Après avoir étudié 58 dossiers de candidatures, le jury de la 16ème édition du prix de l’innovation logistique, composé de 15 responsables dans les métiers du transport et de la logistique, a attribué un prix à 5 entreprises et a décerné son coup de cœur.


»Meilleure innovation équipement de transport : Axégaz Solutions Transport

»“À même de préserver la qualité de l’air des villes, et de limiter, de façon significative, les émissions polluantes de la route, le gaz naturel est une énergie décarbonée qui fédère les transporteurs routiers. L’essor de cette technologie mature bute toutefois sur l’absence de réseau de distribution. […] Axégaz débloque la situation avec la solution LNG Box. Opérationnelle en à peine 3 mois, cette station-service de distribution en gaz naturel liquéfié (GNL) permet aux transporteurs d’accéder à ce carburant alternatif contre un investissement très compétitif. Compacte et mobile, la LNG Box livrée clé-en-main avec une capacité de stockage de 20 m3, respecte la réglementation française et est agréée MID.”


»Meilleure innovation intralogistique : Neopost Shipping

»“Témoignage de la montée en puissance de la robotisation dans les métiers de la logistique, la meilleure innovation Intralogistique revient à Neopost Shipping pour son système automatisé CVP-500. A l’attention notamment des acteurs du e-commerce, il permet de créer un colis sur mesure à grande cadence et d’automatiser le processus d’emballage tout en optimisant les volumes, la consommation de matières et l’espace de stockage.”


A l’attention notamment des acteurs du e-commerce, il permet de créer un colis sur mesure à grande cadence et d’automatiser le processus d’emballage tout en optimisant les volumes, la consommation de matières et l’espace de stockage.

»Meilleure innovation site ou infrastructure logistique : Barjane

»“À la pointe de l’innovation, le Centre de distribution Ile-de-France Est d’Auchan développé par Barjane à Serris sur le territoire de Val d’Europe Marne-la-Vallée remporte le Prix de la meilleure innovation Site ou Infrastructure logistique. Plaçant l’Homme, son bien-être et sa sécurité au cœur de son aménagement certifié ISO 14 001, HQETM NF Excellent et BREEAM Good, cette plateforme de 52 000 m2 marque une rupture dans l’offre immobilière logistique. Adaptée aux besoins de l’enseigne de distribution Auchan, elle comprend des aménagements de sécurité uniques, et de nombreuses prestations à l’attention de ses personnels : restaurant d’entreprise, covoiturage, ligne de bus dédiée, espaces de détente, verger… »


»Meilleure innovation service transport et logistique : FM Logistic

»“Conçu par le service Automatisation de FM Logistic avec le concours d’Axys Robotique, le module MDC 400 pour la découpe de carton démontre la capacité d’un prestataire à s’engager dans la robotisation pour optimiser sa qualité de service et sa productivité. […] Cet investissement rassemble plusieurs technologies pionnières qui lui permettent d’identifier des besoins opérationnels et de les reformuler en besoins techniques et fonctionnels.”


»Meilleure innovation technologies et systèmes d’information : Shippeo

»“Cette jeune entreprise, qui a déjà noué des partenariats solides avec des acteurs leaders du monde de l’édition informatique, des chargeurs et organisateurs de transport de premier plan, développe la première solution de tracking collaboratif à l’attention des donneurs d’ordres, pour suivre l’activité de leurs transporteurs au moyen d’une plateforme web et d’une application smartphone gratuite. De la création de la commande à la livraison avec fourniture de la preuve à l’appui, la solution Shippeo se démarque par sa capacité à centraliser des données de tracking depuis des centaines de transporteurs utilisant des systèmes d’information différents.


»Coup de cœur du jury : Wetruck

»“Avez-vous déjà entendu parler de cocamionnage ? Inspirée du covoiturage mais en camion, telle est l’offre unique développée par la start-up Wetruck via son site. Cette idée simple récompensée par le Coup de cœur du jury est le fruit d’un travail de recherche qui a rassemblé les expertises du Pôle de compétitivité logistique Novalog, et de l’IDIT pour s’assurer de sa faisabilité juridique. Cette étape franchie avec succès, Wetruck met en relation des particuliers cherchant à voyager à moindre coût et des transporteurs désireux valoriser les places disponibles à bord de leurs camions. Un moyen pour le grand public de découvrir l’univers du transport routier de marchandises, et pour cette profession de combler son déficit d’image.”»





Un innovateur

2016/04/19

«VNF lance un centre d’innovation fluviale»




Clotilde Martin. WK Transport Logistique



«Voies navigables de France a annoncé la création de Batelia, premier centre d’innovation fluviale. Objectif : permettre au transport fluvial de se moderniser pour conquérir des marchés en­core non exploités.

»Voies navigables de Fran­ce (VNF) a annoncé “la création du premier centre d’innovation en France” le 24 mars 2016, durant la Semaine internationale du transport et de la logistique (SITL). Cette initiative s’inscrit dans le cadre du consortium European In­land Barging Innovation Plat­form (EIBIP) réunissant VNF et trois partenaires européens répartis sur trois bassins, EICB (Pays-Bas), ProDanube (Autri­che) et Mariko (Allemagne).

»Baptisé Batelia, comme bureau d’assistance technique et logistique pour les industriels et les artisans, “ce centre a pour objectif de favoriser l’innovation dans le transport fluvial et encourager les progrès environnementaux du transport de marchandises et de passagers”, précise VNF.


»Quatre axes de travail

»Pour Guillaume Dury, directeur du développement de VNF, “en incitant l’ensemble des acteurs du secteur à investir en recher­che et développement, en favorisant les initiatives en matière de modernisation et d’innovation et en échangeant les bon­nes pratiques, Batelia va permettre au transport fluvial de se moderniser pour conquérir de nouveaux marchés en­core non exploités”.

»Pour cela, quatre axes de travail ont été définis :

»Le premier consiste “à bâtir une feuille de route de l’innovation dans le transport fluvial portant sur des sujets comme la réduction des consommations des bateaux de transports et des émissions polluantes ou sur les nouveaux équipements nécessaires au fluvial pour mieux répondre aux besoins des chargeurs”.

»Le deuxième porte sur l’identification et l’accompagnement de projets innovants.

»Le troisième va se pencher sur des projets de recherches et développement, par exemple “prototyper des solutions techniques répondant aux enjeux de la flotte fluviale”.

»Le dernier axe de travail est la communication, “en s’ap­puyant sur le réseau EIBIP pour valoriser en France les projets et solutions existants sur d’autres flottes européennes”.»





Administration Publique et innovation

2016/04/18

Newsletter L&I, n.º 100 (2016-04-18)




n.º 100 (2016-04-18)


Administração Pública e inovação | Administración Pública e innovación |
Administration Publique et innovation | Public Administration and innovation

Um inovador | Un innovador | Un innovateur | An innovator

Uma inovação | Una innovación | Une innovation | An innovation

A execução da inovaçao | La ejecución de la innovación | L’exécution de l’innovation |
The innovation execution



Index


Liderar Inovando (BR)

«Redução da violência não se resume a policiamento» ( ► )
«Ranking de Competitividade dos Estados: para comparar e cobrar» ( ► )
«TSYS conclui a aquisição da TransFirst» ( ► )
Fábio Saad: «Que legado as startups deixarão para a cultura corporativa?» ( ► )

Liderar Inovando (PT)

«BNU Macau: “Somos a plataforma para entrar no mercado da China”» ( ► )
«Bon Bon é poder jantar no novo estrela Michelin português» ( ► )
Ana Pimentel: «Liderar antes dos 30. Do que é que eles têm medo?» ( ► )
Bruno Mourão com Elsa Pereira: «Pela primeira vez em quase 250 anos, uma mulher lidera Bolsa» ( ► )

Liderar Innovando (ES)

Ricardo Rodríguez Vargas. Omar Williams López Ovalle. Opinión LJA: «Esfera Pública: Innovar, la clave para competir» ( ► )
«Lucy Crespo y su objetivo de innovar a Puerto Rico» ( ► )
«¿Quiere innovar? Adiós a su zona de confort» ( ► )
«Conozca a los 40 menores de 40». Selección de El Financiero (Puerto Rico) ( ► )

Mener avec Innovation (FR)

Bernard Planchais: «Comment innover en politique en s’inspirant
de l’industrie» ( ► )
«Le Patronat de Guinée (PAG), distingué meilleure Organisation Patronale 2015 en Guinée» ( ► )
Regine Turmeau: «5 conseils à retenir de “Le leadership humainement intelligent de demain”» ( ► )
«Inauguration de l’African Leadership College Campus à Maurice – Graça Machel: “Jeter les bases des futurs leaders africains”» ( ► )

Leadership and Innovation (EN)

James Hasik: «Innovating Faster, Cheaper and Smaller at the Pentagon» ( ► )
«Koo Govender - CEO of the Dentsu Aegis Network» ( ► )
Caroline Kennedy-Pipe, James I. Rogers & Tom Waldman: «Remote Control Project Briefing - ‘Drone Chic’» ( ► )
«Leadership When Things Go Wrong» ( ► )

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2016/04/15

«Inauguration de l’African Leadership College Campus à Maurice – Graça Machel: “Jeter les bases des futurs leaders africains”»




Mélanie Duval. Defimedia.info



«Nouvelle approche pédagogique et formation des leaders africains qui œuvrent pour l’avancement de l’Afrique. Ce sont les promesses qu’a faites, ce jeudi 17 mars, Graça Machel, chancelière de l’African Leadership University (ALU).

»Graça Machel participait à une conférence de presse dans le cadre du lancement officiel de l’Afican Leadership College à Maurice. “Une nouvelle page de l’histoire s’écrit pour ce qui est des études tertiaires en Afrique et nous en faisons partie. ALU représente une révolution. Cette université utilise de nouvelles méthodes qui ont été testées partout dans le monde afin de fournir des études de qualité”, soutient la chancelière.

»Cette dernière ajoute que l’institution prend en considération l’évolution sur le marché du travail afin de se conformer aux exigences du continent africain. Ceci dans le souci de fournir à l’Afrique une main-d’œuvre composée de leaders dans tous les domaines et à tous les niveaux. “Nous avons adopté une nouvelle approche pédagogique en associant l’académique aux nouvelles pratiques testées et consolidés à travers le monde. Notre but n’est pas uniquement de fournir un niveau haut de gamme mais aussi de jeter les bases afin de produire de vrais leaders pour ce continent.

»Et c’est cela que ce campus, de même que l’African Leadership University met en pratique.” Celle qui a été l’épouse de Samora Machel et de Nelson Mandela, deux combattants pour la liberté en Afrique, veut également que tout le continent africain puisse bénéficier de la même formation et ainsi renforcer le panafricanisme. “Nous voulons promouvoir le panafricanisme dans tout le continent dans le but d’aider nos jeunes à bâtir une identité commune et ainsi maintenir l’unité sur le continent.”

Nous voulons promouvoir le panafricanisme dans tout le continent dans le but d’aider nos jeunes à bâtir une identité commune et ainsi maintenir l’unité sur le continent.

»Pour Graça Machel, il est essentiel de croire et d’investir dans la jeune génération. “Nous devons innover. Il ne faut surtout pas avoir peur des conséquences que cela peut engendrer. Il faut donc croire en la créativité, le talent et la détermination de nos jeunes. Beaucoup évitent de faire confiance aux jeunes disant qu’ils peuvent créer l’instabilité sociale.”

»La chancelière de l’ALU s’est aussi appesantie sur les raisons qui l’ont poussée, à 70 ans, à faire partie de cette université. “Je me suis associée à l’ALU, car il y a un enfant en moi qui est désireux d’apprendre, de se réinventer et ceci est une opportunité pour moi, car j’ai toujours été lié à l’éducation durant ma carrière.”

»Aussi présente lors de cette conférence de presse, Pamela Guillies, vice-chancelière de l’Université de Glasgow Caledonian, partenaire de l’ALU, a soutenu que ce partenariat a toute sa raison d’être et ne peut qu’être bénéfique au continent africain.

»“Nous étions contents quand, quelque temps de cela, le fondateur et CEO de l’African Leadership University, Fred Swaniker, nous a approchés et nous a demandé d’être le partenaire académique. Ce partenariat devait se faire. Nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes ambitions, pour renforcer les compétences des Africains. Nous partageons aussi la même approche dans notre façon d’enseigner.”

»L’African Leadership University vise à développer trois millions de leaders africains au cours des 50 prochaines années. L’université souhaite construire 25 campus à travers l’Afrique, qui, alors, accueillera 10 000 étudiants chacun. Le campus mauricien est connu sous le nom African Leadership College (ALC) et est pleinement opérationnel.»





L’exécution de l’innovation

2016/04/14

Regine Turmeau: «5 conseils à retenir de “Le leadership humainement intelligent de demain”»






«Face à la pensée managériale unique, il existe d’autres voies novatrices de leadership. Le "smarter leader" utilise son intelligence relationnelle.


»1) Une prise de conscience nécessaire

»Sortir de l’immobilisme d’un mode de management hyperhiérarchique ouvre des perspectives innovantes. Alors que le manager est davantage centré sur les objectifs, le leader s’intéresse prioritairement aux personnes et à la façon de les inspirer.


»2) Revisiter ses croyances

»Trop souvent, on s’imagine qu’un leader possède une vocation de chef. Or le leadership peut parfaitement s’apprendre, mais de nature plus comportementale que cognitive. En ce début de XXIe siècle, la tradition française de type monarchique prévaut encore dans l’exercice du pouvoir. La notion même de "poste" procède d’une conception quasi militaire de l’organisation : le salarié doit avoir le profil pour s’insérer dans des cases. N’oublions pas que le CV renseigne sur le passé, pas sur le potentiel et les capacités évolutives.


Trop souvent, on s’imagine qu’un leader possède une vocation de chef. Or le leadership peut parfaitement s’apprendre, mais de nature plus comportementale que cognitive.

»3) Sous l’angle du followership

»En contrepartie de la confiance accordée au leader, le follower (suiveur) va adhérer et s’engager dans le projet proposé. Toute une relation basée sur l’échange.


»4) Comment mieux mobiliser ?

»Tel est le défi. S’ils développent leur potentiel, les collaborateurs peuvent mettre leurs talents et leurs énergies au service des missions. Sinon, quel gaspillage! Une entreprise est d’abord une communauté humaine.


»5) L’approche intelligente et responsable

»Même si la méfiance règne à l’égard des dimensions psychologiques, elles font partie de la réalité. Une des plus importantes contributions à la pensée managériale moderne est le concept « d’intelligence émotionnelle ». Aussi les leaders émotionnellement intelligents attirent-ils parce qu’ils communiquent enthousiasme et optimisme et donnent envie de collaborer.


»6) Pratiquer un néoleadership humaniste

»Le smarter leader prend en compte chaque personne dans sa globalité, sa singularité, ses motivations… Il vise à créer les conditions optimales à la valorisation de chacun. Une logique managériale d’apprenance (comme disent les Canadiens) met l’accent sur le développement des apprentissages permanents. Rester dans le statu quo relèverait d’un aveuglement irresponsable et dangereux. Ayons l’audace de mettre l’économie au service de l’homme, et non l’inverse.


»Daniel Belet, Le leadership humainement intelligent de demain, EMS, 396 pages, 30 euros.»





Une innovation

2016/04/13

«Le Patronat de Guinée (PAG), distingué meilleure Organisation Patronale 2015 en Guinée»






«Le PAG, le patronat de Guinée, dernière-née certes des organisations patronales de Guinée, mais il faut dire que s’il y a une structure patronale guinéenne qui force aujourd’hui l’admiration et impose respect aussi bien en Guinée qu’à l’étranger, c’est bien elle.

»Comme l’enseigne l’adage : “Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années”, cette organisation patronale sous le leadership éclairé et vainqueur de son président, M. Ismaël Keita, n’a eu besoin que de peu de temps, pour se tailler une place de choix au soleil dans l’univers impitoyable des patronats de Guinée.

»Faisant d’elle le fer de lance de chamboulements qui n’ont que provoquer le déclic qu’il fallait pour sonner l’électrochoc, d’un point de vue remise en question, des organisations patronales guinéennes.

»Cette audace, cette intrépidité à provoquer le déclic du renouveau, par l’innovation, par l’esprit de conquête, depuis près de cinq ans, n’ont pas laissé indifférent.

»Les reconnaissances à l’échelle nationale et internationale, en sont la parfaite illustration.

»Même le très sérieux COPE-Guinée (Collectif des ONG pour la promotion de l’excellence), n’a pas échappé à cette dynamique insufflée par le PAG.

»Il vient de le couronner meilleure organisation patronale guinéenne 2015, à la faveur de la 6ème édition de Guinea Company Awards.

»La cérémonie officielle de la remise des prix a eu lieu le samedi 19 mars dans le Grand Hôtel de l’Indépendance de Conakry.

»Dans la foulée, le AG a organisé une cérémonie de présentation de son prix à ses membres le samedi 25 mars 2016 dans ses locaux. C’était en présence de grands responsables des sociétés affiliées au PAG.

»A cette occasion, voici ce qu’a déclaré M. Tamba Paul Kamano, coordinateur de COPE-Guinée : “cet événement lancé sous le thème ‘’l’esprit d’entreprise à l’honneur’’, la 6ème édition de Guinea Company Awards, a regroupé plus de 90 sociétés. Cet événement qui récompense la communauté des affaires et de l’entrepreneuriat de notre pays, a voulu, par ses distinctions, saluer les success stories, les innovations spectaculaires, l’ambition et l’audace d’investir dans un pays où très longtemps le secteur privé a été maintenu dans le laxisme, l’individualisme et l’opportunisme…

Cet événement qui récompense la communauté des affaires et de l’entrepreneuriat de notre pays, a voulu, par ses distinctions, saluer les success stories, les innovations spectaculaires, l’ambition et l’audace d’investir dans un pays où très longtemps le secteur privé a été maintenu dans le laxisme, l’individualisme et l’opportunisme…

»Pour marquer ce tournant culturel, rien ne vaut l’exemple du prix de la meilleure organisation patronale décerné au Patronat de Guinée (PAG).

»Comme le PAG, de nombreuses sociétés sont arrivées à cet oscar et satisfécit. Guicopres BTP, meilleure société BTP, ECOBANK, meilleure banque 2015 ; Djoliba pêche, meilleure société de pêche 2015, Ansoumane Kaba et Kerfalla Camara décrochent respectivement le prix du meilleur entrepreneur national 2015 et investisseur national 2015. Sans oublier BCEIP, meilleure société de sécurité et ‘’Eau Coyah’’ meilleure eau minérale.

»C’est dire en bref que créer sa S.A., sa SARL, sa société de taille intermédiaire, sa PME, PMI, sa Start-up, innover, s’exporter, être rentable, devenir un Groupe voire un empire ; s’organiser en patronat, surtout en bonne organisation patronale, sont considérés aujourd’hui par la 3ème République, sous la clairvoyance du président Alpha Condé comme des valeurs ajoutées et créateurs d’emplois.

»Pour clore, ce prix est pour le COPE-Guinée une reconnaissance et une médiatisation des performances du Patronat de Guinée qui, en 4 ans d’existence, joue pleinement son rôle de booster le secteur privé, permettre la croissance économique, éduquer et informer les responsables d’entreprise de la nécessité d’appartenir à un patronat, également s’élargir à l’intérieur du pays avec ses représentations”, a-t-il souligné.

»Voilà qui est dit et qui vaut tout!»





Un innovateur

2016/04/12

Bernard Planchais : «Comment innover en politique en s’inspirant de l’industrie»




La Tribune



«La conduite de grands projets industriels, qui nécessitent une vision de long terme et l’adhésion de tous, pourrait inspirer les responsables politiques. Par Bernard Planchais, ex-Directeur Général Délégué de DCNS, Conseil en conduite de projet de transformation

»L’innovation en politique est un sujet d’actualité, une attente réelle des Français, qui nous le rappellent à chaque élection. Un État que l’on ne croit plus capable de nous protéger face aux incertitudes de l’avenir, la peur du déclin ou encore le sentiment plus positif d’un potentiel fort mais inexploité, ont renforcé le désenchantement français et nous poussent, sans doute à juste titre, à nous demander comment nous pourrions faire autrement.

»Certes, on ne doit pas tout attendre des politiques, l’innovation ou la refondation du système français dépend de chacun d’entre nous. Néanmoins, si la politique ne peut pas tout, elle doit pouvoir changer la donne, fixer une ambition. Et si la solution était d’appliquer à la politique des méthodes qui ont fait leurs preuves dans la conduite des entreprises et de leurs grands projets industriels ou de transformation ?


»Une vision sur le long terme

»Quel changement de climat si les candidats à l’élection présidentielle nous décrivaient chacun, en une page compréhensible par tous, leur vision de la France dans 20 ans. Est-ce celle d’un pays ayant trouvé un leadership mondial dans les nouvelles technologies du numériques, les transports du futur, l’agroalimentaire, la médecine, le tourisme ? Est-ce celle d’un pays qui aura enfin su se tourner vers ses formidables richesses maritimes? La France sera-t-elle à la pointe de la protection de l’environnement ? Quelle est l’ambition concernant l’emploi ? Avec quel système d’enseignement et de formation ? Quel sera le “contrat social” ? Ou en sera t on du partage des richesses ? ... Et dans quelle Europe ?

»Cette croyance que l’on a dans notre avenir commun est le moteur de tout. Sans espoir partagé, il n’y a pas de projet commun, pas de cohésion, pas d’entrain... et donc pas de succès. C’est en faisant rêver les gens qu’on les mobilise sur le présent et qu’on leur donne confiance dans l’avenir... et que les nécessaires et difficiles mesures à prendre à court terme seront acceptées.


»S’inscrire dans un projet lisible

»Une partie des doutes et incertitudes qui s’expriment en France ne pourrait-elle pas justement s’expliquer par les difficultés que nous éprouvons à nous inscrire dans un projet lisible et durable sur l’avenir de notre pays ? La politique spatiale et la politique nucléaire française, avec les conséquences stratégiques, industrielles, technologiques ou encore économique qu’elles ont eues, sont nées d’une vision à long terme qui engageait l’avenir de notre pays sur plusieurs générations.

»C’est en fixant au début des années 1960 un objectif très ambitieux, marcher sur la Lune avant la fin de la décennie, que J.F. Kennedy a mobilisé toute l’industrie spatiale pour réussir ce pari jugé inatteignable par de nombreux responsables. À l’heure où la politique se réduit trop souvent à une communication de court terme et donc à une forme d’instantanéité, nous avons une impérieuse obligation de pousser nos hommes politiques à élaborer cette (ces) vision(s).

»Les mesures les plus rudes à court terme sont acceptables si elles nous semblent servir un intérêt plus grand, si elles s’inscrivent dans un projet à long terme qui nous entraîne, dans une vision à laquelle on adhère et dans laquelle on peut se projeter.


Les mesures les plus rudes à court terme sont acceptables si elles nous semblent servir un intérêt plus grand, si elles s’inscrivent dans un projet à long terme qui nous entraîne.

»La capacité de mise œuvre des projets au cœur du débat

»On attend du futur Président qu’il explique comment il va nous conduire pendant son mandat de cinq ans vers cette vision et des politiques en général qu’ils nous présentent les méthodes avec lesquelles ils vont appliquer toutes leurs propositions.

»Un bon projet n’est rien s’il n’est pas efficacement mis en œuvre. Ce qui semble une évidence pour l’industrie l’est un peu moins en politique. Pour l’entreprise, un bon projet c’est avant tout une bonne idée bien exécutée. C’est sur des résultats qu’elles rendent des comptes à leurs actionnaires, et non sur la qualité de réflexions théoriques. Il semble malheureusement en être autrement en politique où il arrive fréquemment que l’on réduise un projet à son annonce médiatique. Dès lors, la phase de mise en œuvre est souvent négligée, voire ignorée. Ainsi, l’innovation en politique ne devrait pas seulement être une question de bonnes idées et de bonnes annonces. La politique doit aussi évoluer dans ses pratiques, ses modes de fonctionnement et, surtout, dans sa manière de gérer les réformes et les grands projets.


»Des idées à développer

»Une conduite des projets plus pragmatique Le fait que la mise en œuvre des projets soit insuffisamment prise en compte a des conséquences très concrètes sur le résultat de nos efforts collectifs ou la qualité de notre législation. Les textes votés repassent fréquemment devant le Parlement pour être corrigés, les décrets d’application ne sortent pas parce que l’on n’avait pas pensé à certains cas particuliers. Ou encore, les dispositifs mis en place restent lettre morte parce qu’ils sont inapplicables ou occasionnent dans la pratique la mise en place de véritables “usines à gaz”.

»En finir avec la complexité administrative

»Parce qu’ils en sont la plupart du temps empêchés par la complexité administrative des dossiers qu’ils ont à traiter, les politiques exercent trop rarement leur responsabilité fondamentale de prise de décision. Cette complexité administrative trouve sa source dans le droit : en 2008 on dénombrait 10.500 lois en France, 125.000 décrets d’application, 17.000 textes communautaires et plus de 400.000 normes. Aucune entreprise ne survivrait à l’impossibilité pour sa gouvernance de la diriger réellement.


»L’exemple du changement de statut de la DCNS

»Prenons l’exemple du changement de statut de DCNS, qui a eu lieu en 2003, une réforme d’une extrême complexité, transformer une administration à bout de souffle en une entreprise performante, considérée à l’époque comme étant à la fois indispensable et impossible.

»Il fallait d’abord rassurer les personnels et c’est en partageant avec eux dès 2000 la vision de ce que pourrait devenir l’entreprise en 2010 que nous avons pu obtenir, à défaut d’un soutien, un accord de non blocage de la réforme.

»Ce projet impliquait un nombre impressionnant d’acteurs politiques, industriels, administratifs et industriels. Pourtant il fallait aller vite pour assurer la survie de cette entreprise industrielle stratégique, DCNS étant en charge de la conception de la construction et de la maintenance de la composante sous-marine de la dissuasion. S’en remettre complètement aux procédures usuelles d’arbitrages par l’Administration aurait duré des années et aurait fini par épuiser les meilleures volontés, par tendre le climat social et finalement par tuer ce projet.

»Le ministre de la Défense de l’époque, Alain Richard, a soutenu la création d’une équipe de projet rassemblant toutes les compétences, il a accepté de présider tous les 15 jours une réunion avec l’ensemble des acteurs, permettant ainsi d’obtenir des consultations et des arbitrages immédiats. Avec cette méthode de gouvernance rapidement mise en place, nous étions passés en mode projet : un projet, un chef de projet, une équipe, des moyens, des objectifs. Avec le recul, il apparait comme une évidence à tous ceux qui ont vécu cette aventure, que ce mode de pilotage permettant des arbitrages en temps quasi-réel a considérablement réduit les délais de mise en œuvre de la réforme et fut la véritable clef de sa réussite.

»L’objectif n’est pas de demander toujours plus de moyens mais du sens et de la méthode. Innover en politique ce n’est pas uniquement trouver “la bonne idée”. Ne serait-ce pas tout simplement d’appliquer les méthodes qui permettent aux entreprises de se développer en mobilisant leurs collaborateurs sur une vision à long terme et des objectifs accessibles à court terme ? Le redressement du pays impose des efforts importants à tous, leur acceptation ne sera possible qui si nous donnons à nos concitoyens confiance dans un avenir positif et dans la crédibilité des méthodes que nous appliquons pour l’atteindre.


»Bernard Planchais, ex-Directeur Général Délégué de DCNS, Conseil en conduite de projet de transformation, Vice-Président de Trust-Management-Institute.»





Administration Publique et innovation