2016/02/29

Newsletter L&I, n.º 93 (2016-02-29)




n.º 93 (2016-02-29)


Administração Pública e inovação | Administración Pública e innovación |
Administration Publique et innovation | Public Administration and innovation

Um inovador | Un innovador | Un innovateur | An innovator

Uma inovação | Una innovación | Une innovation | An innovation

A execução da inovaçao | La ejecución de la innovación | L’exécution de l’innovation |
The innovation execution



Index


Liderar Inovando (BR)

«Pesquisa coloca Recife no ranking das cidades inteligentes» ( ► )
José Vítor Camilo: «Modelo para inspirar o ensino» ( ► )
Amelia Gonzalez: «‘Bem Viver’, o conceito que imagina outros mundos possíveis, já se espalha pelas nações» ( ► )
«Convênio da SDR e UFPI beneficiará projeto de aquicultura sustentável» ( ► )

Liderar Inovando (PT)

«EDP e Refer na plataforma de dados abertos de Lisboa» ( ► )
«Orçamento Participativo de Braga candidato a Prémio de Boas Práticas» ( ► )
«Casa Ermelinda inaugura Adega Leonor Freitas» ( ► )
«As votações para eleger as melhores ideias dos cidadãos para Lisboa» ( ► )

Liderar Innovando (ES)

«Amplio apoyo de la militancia del PNV a la hoja de ruta del plan de autogobierno» ( ► )
David Guerrero: «L’Hospitalet quiere imitar a Brooklyn y ser un imán para el sector cultural. La segunda ciudad de Catalunya revive industrias con iniciativas artísticas» ( ► )
«Primeros encuentros de ADEVAG (Asociación para el Desarrollo de las Vegas Altas del Guadiana) para diseñar su nueva estrategia» ( ► )
«Un nuevo horizonte de desarrollo turístico» ( ► )

Mener avec Innovation (FR)

«Lancement des Objectifs de Développement Durable (ODD) au Mali: Cap sur l’horizon 2030» ( ► )
Yann Petiteaux: «Ismaël Meïté, l'as de l'innovation participative» ( ► )
Frédéric Sauzet: «Vous y croyez à l'innovation participative?» ( ► )
«Paris renforce les moyens dédiés à la propreté» ( ► )

Leadership and Innovation (EN)

«Inspiring the politics of hope (UN Sustainable Development Goals)» ( ► )
Michelle Curran: «Connecting communities with science» ( ► )
Justine Humphry: «How do we stop people falling through the gaps in a digitally connected city?» ( ► )
«Boosting the Circular Economy: European project to promote separate paper collection launched» ( ► )

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2016/02/26

«Paris renforce les moyens dédiés à la propreté»




Mairie de Paris. Paris



«Un grand plan de renforcement de la propreté sera au menu du Conseil de Paris de février.


»Présentation

»C'est un plan en quatre points qui sera soumis à la mi-février au élus du Conseil de Paris. Ce Plan de renforcement de la propreté, dévoilé le 4 février par Mao Péninou, adjoint au maire chargé de la propreté, fait suite à de nombreuses mesures déjà engagées depuis 2014 : installation des 30 000 nouvelles corbeilles de rue avec des éteignoirs, renforcement du plan estival de propreté, extension des horaires d’ouverture de 129 sanisettes, campagne de sensibilisation et de verbalisation contre les jets de mégots et les tags au sol, lancement des éco-points mobiles, modernisation du matériel utilisé par les agents de la propreté...


»Un service public consolidé et modernisé

»100 postes sont créés en 2016, dont 79 éboueurs et 20 conducteurs de bennes et engins. Ces postes constituent le premier volet d’un plan pluriannuel de recrutement qui se poursuivra en 2017.

»La formation initiale et continue des agents seront renforcées.

»La Ville va renforcer ses moyens mécaniques dans le respect de l’environnement et pour être au plus près des besoins du terrain: 15 millions d’euros seront consacrés à l'achat de nouveaux matériels.

»Le copilotage existant avec les arrondissements sera renforcé par la délégation d’une enveloppe budgétaire d’investissement dédiée.


»Des citoyens parties prenantes de la propreté

»La Ville de Paris a installé depuis deux ans 30 000 corbeilles de rue avec éteignoir, c’est-à-dire en moyenne une tous les 100 mètres. 125 000 cendriers de poche seront distribués au premier semestre 2016 dans le cadre d’un partenariat avec la SNCF, la RATP, le SYNHORCAT (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafés et traiteurs), les buralistes d’Île-de-France et le CROUS de Paris.

»50 sanisettes seront installées en 2016 et 150 sanisettes supplémentaires seront ouvertes toute la nuit.

»10 nouvelles déchetteries parisiennes et une ressourcerie par arrondissement seront ouvertes d’ici 2020, la Ville de Paris lancera au printemps prochain “Trilib” dans cinq arrondissements volontaires (le 2e, 4e, 13e, 18e et 19e), avec une quarantaine de modules en partenariat avec Eco-Emballages,

»Ce dispositif innovant de collecte et de tri des déchets à disposition des Parisiens sur l’espace public sera progressivement installé sur tout le territoire à partir de 2017.

»Ces bornes de collecte seront alimentées grâce à des panneaux solaires.

»Une nouvelle version de l’application “DansMaRue” sera lancée pour permettre de signaler en temps réel les salissures sur l’espace public.

»Une nouvelle édition de l'opération “Paris faistoi belle” sera organisée le 4 juin prochain, puis plus régulièrement localement. Ces opérations de nettoyage participatif permettent de sensibiliser les Parisiens aux enjeux de propreté, dans un cadre convivial et familial.

»Une brigade chargée de la verbalisation de toutes les incivilités qui atteignent notre espace commun et notre environnement sera créée cette année.


Une brigade chargée de la verbalisation de toutes les incivilités qui atteignent notre espace commun et notre environnement sera créée cette année.

»Une stratégie zéro déchet

»Paris met en pratique dès 2016 le tri à la source et la collecte en porte à porte des biodéchets des ménages dans les 2e et 12e arrondissements. Une troisième poubelle de tri destinée à recevoir tous les déchets de table et de cuisine sera ainsi mise à disposition des ménages en plus de la “poubelle jaune” (multi-matériaux recyclables secs) et de la “poubelle blanche” (verre). Leur valorisation sera possible en compost et en biogaz.

»“Un bac sera ajouté dans les immeubles des deux arrondissements, explique Mao Péninou. Tous les déchets de cuisine, y compris les cartons à pizza pourront y être déposés”. La couleur du nouveau bac est encore en discussion. Après les 2e et 12e arrondissements, l'expérience devrait être étendue à l'ensemble de la capitale.

»Plus de moyens pour trier: augmentation du nombre de bacs pour les collectes sélectives dans les immeubles, déploiement de 190 colonnes à verre nouvelles, installation de bacs de tri dans les parcs et jardins, simplification des consignes de tri des cartons et plastiques…

»Premiers résultats: Paris a su remplir son objectif de réduction de 7% de ses déchets en cinq ans. 80 000 tonnes de déchets n'ont ainsi pas été produites.


»Renforcer l’action avec les grandes métropoles du monde

»Avec la COP 21 Paris a montré sa volonté d’être moteur de la transition écologique mondiale avec les autres grandes métropoles.

»La Ville a dévoilé le 20 janvier la “Charte des événements écoresponsables” qui définit les bonnes pratiques à adopter pour que ces manifestations réduisent leur impact sur l’environnement.

»400 000 € d’aide seront accordés au soutien de projets de pays qui s'engagent dans une démarche de réduction et de traitement des déchets.


»Le quotidien des agents de la propreté


»Ils font tourner Paris: les agents de la propreté



»Paris vu par les éboueurs de la Ville de Paris»





L’exécution de l’innovation

2016/02/25

Frédéric Sauzet: «Vous y croyez à l'innovation participative?»




Les Echos. Innov’Acteurs.



«Sprint de l’innovation, plateforme informatique d’innovation, incubateur de projets internes, tels sont les modalités les plus courantes de l’innovation participative. Cette démarche de management vise à stimuler et à favoriser l’émission, la mise en œuvre et la diffusion d’idées par l’ensemble des salariés en vue de créer de la valeur ajoutée et de faire progresser l’organisation.

»Si cette définition semble ambitieuse, est-elle réaliste? En effet, elle pose a minima deux questions, celle de l’implication des salariés et de l’organisation de l’innovation.

»Il est très probable qu’après quelques années passées dans son entreprise, le salarié en ait intégré, petit à petit, toutes les censures, tous les refus anciens de ses collègues et hiérarchiques. A-t-il encore le courage d’émettre des idées?

»Et si c’est le cas, l’innovation ne devenant éventuellement un succès que si elle a été partagée, discutée, modifiée, transformée par tout un réseau d’acteurs, suffit-il d’inciter ses collaborateurs à proposer des idées pour qu’elles deviennent, de façon miraculeuse, des innovations au succès commercial avéré?

»De plus, l’innovation collaborative pose la question de l’organisation de l’innovation en général. En effet, organisation et innovation sont des notions presque antinomiques. Comment l’innovation, par nature imprévisible, basée sur la créativité et nécessitant des ressources multicompétences peut-elle de façon prévisible et anticipée produire une valeur économique?

Comment l’innovation, par nature imprévisible, basée sur la créativité et nécessitant des ressources multicompétences peut-elle de façon prévisible et anticipée produire une valeur économique?

»Suffit-il d’organiser un événement pour que la bonne idée émerge, alors que l’innovation n’est que changement, essai et parfois chaos?

»En réalité, l’innovation participative doit être vue comme un outil d’apprentissage. C’est, d’une certaine façon, l’officialisation du droit à l’essai, terme bien plus encourageant que le classique droit à l’erreur. C’est en fait le financement de l’expérimentation, de l’exploration de nouveaux territoires.

»Car savoir qu’une voie est sans issue permet à l’entreprise d’en tirer des conclusions, pour son activité principale et ses choix de développements futurs. Bref, du temps gagné, à condition d’en capturer les apprentissages. Edison, à sa façon, le disait déjà: "Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas". Sauf la dernière, aurait-il pu ajouter!

»Si l’innovation participative n’est pas une baguette magique, elle permet de réactiver la dynamique et la culture d’entreprise, de revitaliser les salariés en leur donnant la possibilité de pousser leurs idées, de développer leur sens de l’intrapreneuriat.

»Enfin, elle apporte une réponse concrète au défi qui se pose à toute entreprise, à savoir concilier conjointement l’exploitation des ressources, produits et services existants et l’exploration de nouveaux domaines. Et ce sont bien les synergies entre ces deux mondes qui créeront l’innovation tant attendue!»





Une innovation

2016/02/24

Yann Petiteaux: «Ismaël Meïté, l'as de l'innovation participative»




La Tribune. Génération peur de rien (Blog).



«Adepte de la cocréation, le Stéphanois est le fondateur de Nov'in, la première plateforme française d'innovation participative. Un modèle économique qu'Ismaël Meïté entend rentabiliser à l'horizon 2018.

»Donner vie aux idées de monsieur Tout-le-monde, telle est l'ambition un peu folle d'Ismaël Meïté. Début 2013, cet ingénieur stéphanois de 36 ans a mis en ligne Nov'in, la première plateforme française d'innovation participative. Le concept? Recourir au crowdsourcing pour favoriser l'émergence de nouveaux produits.

»“À l'époque, je voulais entreprendre et je débordais d'idées, explique Ismaël Meïté. Je cherchais un outil d'aide à la décision qui fasse intervenir directement le consommateur pour mieux juger de la pertinence du marché.”

»Pendant dix ans, Ismaël Meïté a travaillé comme ingénieur au sein de la société Focal JMLab, référence mondiale en matière d'enceintes acoustiques haute fidélité.

»“Il a bousculé pas mal d'habitudes, se souvient Bruno de Lanouvelle, ingénieur méthodes chez Focal. Il a reconfiguré l'atelier en appliquant la gestion allégée (lean manufacturing), ce qui a permis une production beaucoup plus flexible tout en confiant le travail noble aux salariés et en laissant le travail pénible aux machines. En résumé, un habile dosage entre l'efficacité industrielle et la qualité humaine. Faire confiance aux hommes pour libérer la créativité.”

»À ce poste, Ismaël Meïté cerne rapidement les travers de l'innovation industrielle.

»“C'est un processus très protégé, qui circule en vase clos, de la direction marketing au service R&D. Il est donc difficile d'avoir la moindre certitude quant à la pertinence par rapport aux besoins du client. On peut taper complètement à côté.”


»“La vraie richesse, c'est de savoir écouter pour travailler agile”

»Fin 2013, il s'associe à Vincent Gauchard, un collègue du service marketing de Focal JMLab, et crée à Saint-Étienne la startup Made in Nov'in, dans le but de développer la plateforme. Le projet est lancé grâce à un apport personnel de 100.000 euros, des subventions publiques et le soutien de partenaires bancaires. À ce jour, Nov'in mobilise une communauté de près de 3.000 internautes.

»Ces “consom'acteurs” publient régulièrement de nouvelles idées et participent à l'élaboration de produits innovants. La faisabilité de chaque projet est étudiée par l'équipe de Nov'in. Après validation, le processus peut se poursuivre jusqu'à la fabrication par des partenaires industriels, puis la commercialisation du produit via une boutique en ligne dédiée. En fonction de leur implication, les internautes sont rémunérés sur les ventes de produits ou bénéficient de tarifs préférentiels.

»Nov'in a signé sa première réussite fin 2014, avec la commercialisation d'un sac de sport “intelligent” mis au point avec le concours de 500 internautes. Ce “smartbag” dédié aux sportifs urbains dispose d'espaces de rangement identifiés qui permettent de ne pas mélanger les vêtements propres et les affaires sales. Il a depuis été décliné en une gamme complète (sac à dos, sac en bandoulière...) sous la marque Karkoa. Près de 4.000 pièces ont été fabriquées et mises en vente via une boutique en ligne.

»À l'origine, l'objectif de Nov'in était de commercialiser une dizaine de produits nouveaux chaque année. Mais les deux associés ont revu leur modèle économique, car le processus participatif est long à mettre en oeuvre.

À l'origine, l'objectif de Nov'in était de commercialiser une dizaine de produits nouveaux chaque année. Mais les deux associés ont revu leur modèle économique, car le processus participatif est long à mettre en oeuvre.

»“On ne cherche pas à faire de l'innovation de masse, justifie Ismaël Meïté. On ne veut pas travailler sur plus de deux produits en même temps.”

»Une stratégie éloignée de celle de la plateforme américaine quirky.com, qui pouvait publier jusqu'à 1.000 idées nouvelles par semaine... jusqu'à son dépôt de bilan fin septembre.

» “La différence entre Quirky et nous, c'est que nous venons de l'industrie et pas du Web. Je pense qu'ils sont allés beaucoup trop vite dans la validation des produits, alors qu'en matière d'innovation le timing n'est pas celui d'Internet. Il faut compter au minimum un an avant de lancer une nouveauté sur le marché. Ils ont sans doute pensé en professionnels du Web et non en industriels.”


»Pas question de perdre du temps

»Le parti de Nov'in est de prototyper rapidement les bonnes idées et de les tester au cours d'opérations terrain. “Il y a beaucoup de déchets, constate le startuppeur. Il faut en moyenne essayer cinq produits pour un seul bon résultat.” Nov'in s'apprête à lancer une technologie d'alerte géolocalisée disposant d'une longue autonomie. Cette innovation pourra être intégrée à divers types de produits, dans les domaines du sport et de la santé notamment. “Nous sommes en train de présenter le concept à des partenaires industriels”, précise Ismaël Meïté.

»Le dirigeant s'estime encore en période d'apprentissage. Il souhaite faire la preuve de la viabilité du concept de Nov'in sur deux ou trois produits avant de passer à la vitesse supérieure. “En 2016, nous espérons effectuer une levée de fonds à hauteur d'un million d'euros auprès d'investisseurs industriels ou financiers.” Objectif: déployer plus largement Nov'in en embauchant deux ingénieurs qui viendront renforcer la petite équipe de trois personnes de la startup. La rentabilité est visée à l'horizon 2018.

»“Avec un peu d'investissement, on peut faire dix ou vingt fois plus sur le marché français, assure Ismaël Meïté. Chaque mois, Google enregistre des milliers de recherches telles que "vendre son idée". Cela signifie qu'il existe encore beaucoup d'innovations à découvrir.”

»Pour Ismaël Meïté, l'essentiel est de rester attentif aux signaux faibles.

»“Quand j'étais ingénieur, ce qui me plaisait, c'était de faire chaque matin le tour de l'usine pour recueillir les idées de chacun. La vraie richesse, c'est de savoir écouter pour travailler de manière agile. Se taire et observer, c'est une aptitude fondamentale qui s'apprend. Elle n'est pas innée. Toute mon expérience a été basée là-dessus.”


»Mode d’emploi

»Où le rencontrer? Au siège de Made in Nov'in, au coeur du Bâtiment des hautes technologies et du quartier créatif de Saint-Étienne. Mais il n'est pas sédentaire: “Tous les quinze jours je monte à Paris pour rencontrer des partenaires.”

»Comment l'aborder? L'esprit ouvert. “J'apprécie les gens qui sont capables de sortir de leur cadre pour aborder quelque chose de nouveau.”

»À éviter! Parler business d'emblée. “Je n'aime pas les partenaires qui demandent un cahier des charges et un business plan alors que l'on n'a pas encore commencé à parler.”


»Time Line

»• Juillet 1979 Naissance à Paris.

»• 2002 Diplômé de l'École catholique d'arts et métiers de Lyon (Ecam).

»• 2003-2008 Responsable méthodes chez Focal JMLab (Saint-Étienne).

»• 2008 Master administration des entreprises à l'IAE de Lyon.

»• 2008-2010 Directeur d'usine chez Focal JMLab (Saint-Étienne).

»• 2010-2013 Responsable production Focal JMLab.

»• 2013 Crée Made in Nov'in.

»• 2014 Lance la marque de bagagerie Karkoa.

»• 2016 Levée de fonds de 1 million d'euros.»





Un innovateur

2016/02/23

«Lancement des Objectifs de Développement Durable (ODD) au Mali: Cap sur l’horizon 2030»




Ramata Diaouré. maliactu.net. Source PNUD.



«Le vendredi 5 février 2016 au CICB, SE Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine, a procédé au lancement officiel des Objectifs de Développement Durable (ODD), en compagnie de son homologue de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif et de la Représentante Spéciale Adjointe, Coordonnatrice humanitaire et Représentante Résidente du PNUD, Mme Mbaranga Gasarabwé.

»Adoptés par les 193 Etats membres des Nations Unies en septembre 2015, les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030, visent à éradiquer la pauvreté et viennent en lieu et place des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000.

»Comme le dira Mme Gasarabwé, le développement durable est “la convergence harmonieuse de trois éléments qui sont au coeur de nos sociétés: la dimension sociale, l’économie et l’environnement. C’est un développement qui inclut toutes les couches sociales, une économie dynamique qui partage équitablement les fruits du travail et, enfin, un développement qui préserve son environnement et limite les changements climatiques, dans un processus inclusif et participatif”, a-t-elle déclaré.

Comme le dira Mme Gasarabwé, le développement durable est “la convergence harmonieuse de trois éléments qui sont au coeur de nos sociétés: la dimension sociale, l’économie et l’environnement”.

»Les ODD sont au nombre de 17 et se définissent de façon plus simple que leurs prédécesseurs. Il s’agit de: Pas de pauvreté; Faim zéro; Bonne santé; Education de qualité; Egalité entre les sexes; Eau propre et assainissement; Energie propre et d’un coût abordable; Travail décent et croissance économique; Industrie, innovation et infrastructures; Inégalités réduites; Villes et communautés durables; Consommation et production responsables; Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques; Vie aquatique; Vie terrestre; Paix, justice et institutions efficaces et Partenariat pour la réalisation des objectifs.

»Selon Mamadou Zibo Maiga, Coordinateur de la Cellule technique du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP) les ODD sont plus ambitieux que les OMD, car “les OMD prévoyaient de réduire la pauvreté, alors que les ODD prévoient de l’éradiquer la pauvreté. En outre, les OMD ciblaient les pays pauvres, alors que les ODD ciblent tous les pays”.

»La promptitude du Gouvernement malien quant au lancement officiel des ODD a été expliquée par le Dr Boubou Cissé: “le Mali a pris une part active dans le difficile processus d’élaboration et de négociation et a également fait siens les 17 objectifs définis au plan mondial, comme ceux définis au niveau continental”.

»Le ministre Abdoulaye Diop, s’est tout d’abord adressé à la communauté internationale pour l’inviter à “une plus grande solidarité à l’endroit des pays en situation particulière, notamment les pays africains, les pays les moins avancés, les pays sans littoral et les pays insulaires et en développement… et j’insiste pour les pays du Sahel, ce qui va nécessiter des approches différentes pour prendre en compte les préoccupations de sécurité, de développement mais aussi d’environnement”, avant de procéder au lancement officiel des ODD dans notre pays.»





Administration Publique et innovation

2016/02/22

Newsletter L&I, n.º 92 (2016-02-22)




n.º 92 (2016-02-22)


Administração Pública e inovação | Administración Pública e innovación |
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The innovation execution



Index


Liderar Inovando (BR)

Carlos Cardoso: «Empreendedorismo, “um estado de espírito”!» ( ► )
Zacarias Gama: «Florestan Fernandes continua a ter razão» ( ► )
Wanda Camargo: «Arte na escola» ( ► )
«Cidade italiana criadora do ravioli divulga 'Raviggiolo Day'» ( ► )

Liderar Inovando (PT)

«Universidade do Minho passa a fundação pública com regime de
direito privado» ( ► )
«Sólido como uma pedra aos 90 anos, Zygmunt Bauman fala sobre migração e relacionamentos» ( ► )
Beatriz Dias Coelho: «500 anos depois, o sentido de Utopia não se perdeu» ( ► )
Francisco I: «Diálogo e transparência nos processos decisórios» ( ► )

Liderar Innovando (ES)

La Secretaría de Innovación, Ciencia y Desarrollo Tecnológico (SICDET) de Michoacán une al sector para el desarrollo del empleo, la economía inclusiva y la igualdad social ( ► )
«Los Roca emprenden la revolución humanista de la cocina» ( ► )
«Cómo transformar ideas en innovación y la innovación en modelos de negocio rentables» ( ► )
«El Hospital Clínico San Carlos de Madrid y el Instituto de Innovación y Desarrollo de la Responsabilidad Social Sociosanitaria (Inidress) exploran nuevas vías de colaboración» ( ► )

Mener avec Innovation (FR)

Jean-Yves Buron: «Réfugiés, pauvres d’ici: faut-il choisir?» ( ► )
Jean-François Prevéraud: «Les missions du design aujourd’hui» ( ► )
Olivier Klein: «Dans la crise, un espoir raisonné» ( ► )
«Abdelhamid Addou, nouveau Président Directeur Général de la Royal Air Maroc (RAM): Un choix judicieux» ( ► )

Leadership and Innovation (EN)

«United States Association for Body Psychotherapy Announces Eighth Conference on Somatic Psychology» ( ► )
Emily Rappleye, Tamara Rosin and Erin Marshall: «7 rules for CEOs to live by, whether at a small start-up or global corporation» ( ► )
Matthew Kearney: «A fundamental question in UW debate: Will it be pursuit of knowledge or simply employable skills?» ( ► )
Ryan Holmes: «How To Plan Now For Tomorrow's Robotic Workforce» ( ► )

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2016/02/19

«Abdelhamid Addou, nouveau Président Directeur Général de la Royal Air Maroc (RAM): Un choix judicieux»




L'opinion



«Abdelhamid Addou vient d’être nommé Président Directeur Général de la RAM. Il succède à Driss Benhima en poste depuis 2006. Chez les employés de la compagnie aérienne nationale comme chez les opérateurs du tourisme et autres intervenants économiques, c’est l’espoir de voir un nouveau souffle s’instaurer au sein de la compagnie pour un nouveau décollage appuyé sur l’innovation et la perspicacité. Le mandat de l'ex président avait en effet trop duré avec les aléas que cela peut engendrer.

»Le nouveau président A. Addou avait dirigé l'ONMT (l'Office National Marocain de Tourisme) de 2008 à 2013, il connaît donc bien les tenants et aboutissants du tourisme. Il avait également vécu en direct les conséquences néfastes de la faible implication de la RAM dans le développement du tourisme, ce que les professionnels ont toujours dénoncé, et continuent de le faire.

»Un ex DG de l'ONMT qui va piloter la RAM, est une première du genre dans le domaine de l'aérien et ne peut que servir le développement du secteur. A. Addou était connu pour sa gestion ferme et rationnelle de l'ONMT, mais également pas ses qualités humaines et sa modestie, ce qui a pu manquer au sein de la RAM ces dernières années, avec toutes les conséquences sur la gestion des ressources humaines, la qualité des services, dont l'accueil etc.

»Une nouvelle page s’ouvre donc pour la RAM. Félicitations à M. Addou auquel nous souhaitons succès et réussite. La compagnie nationale a effectivement besoin d'une nouvelle stratégie de développement qui tienne compte des exigences du développement du tourisme, secteur économique de priorité nationale. Et surtout de l'écoute des professionnels de terrain que M. Addou a connu personnellement lors de son mandat à l'ONMT. Ainsi donc, en principe, les choses ne peuvent qu'évoluer dans le bon sens.

»Rappelons aussi que M. Addou a occupé depuis 2014 le poste de directeur général de la Société d'aménagement de la station d'Essaouira Mogador (Saemog), son dernier poste avant d'être nommé à la tête de la RAM. C’est dire que le secteur du tourisme est son terrain de prédilection. Hamid Addou avait par ailleurs fait du beau travail à Essaouira, où il avait redressé positivement la situation de la station Essaouira Mogador, qui était en chute libre avant sa prise en main de la gestion, et ce grâce à l'expertise qu'il avait acquise sur le terrain.

Hamid Addou avait par ailleurs fait du beau travail à Essaouira, où il avait redressé positivement la situation de la station Essaouira Mogador, qui était en chute libre avant sa prise en main de la gestion, et ce grâce à l'expertise qu'il avait acquise sur le terrain.

»Avec la RAM, c'est certes un autre challenge qui l'attend, mais il est certain qu'il va déployer tout son savoir faire, ses relations, son dynamisme et son sérieux pour accomplir sa mission, dans les meilleures conditions.

»Rappelons surtout que Hamid Addou avait été éjecté de l'ONMT par le ministre Haddad, début 2013, d'une manière administrativement injurieuse. Nous avions écrit à l'époque à ce sujet : “La manière donc de son éjection à la tête de l'ONMT est le moins qu'on puisse dire, déplacée, voire ingrate et irrespectueuse car elle ne tient pas compte du respect de l'individu, de sa famille et de ses sentiments intimes. Appel à candidature, oui, mais Addou devrait être au courant alors qu'il était en fonction et non durant son congé. Tout doit se faire dans le respect de la personne, d'autant plus qu'il s'agit d'un homme aux responsabilités nationales qui engagent tout le pays. On n'est pas dans une entreprise qui emploie deux personnes. L'ONMT est l'outil de la promotion officielle qui gère le tourisme à l'étranger. Ce n'est pas rien. Que l'on prenne la leçon d'humilité, de gestion humaniste et de collaboration basée sur le respect et la compétence d'abord, pour faire aboutir la mission de l'ONMT concernant la promotion touristique dont le pays a besoin”.

»Nous avions conclu l'article en écrivant: “Dieu est Grand disent les fidèles croyants”.

»Voilà, le ministre du Tourisme Haddad avait poussé Addou par la petite porte, il revient, en force deux ans après, PDG de la RAM. Quel commentaire faire? Aucun… sinon de rappeler aux responsables, ministres et autres, que seule la bonne gestion paie. Dieu Seul est éternel. Tout finit par disparaître, un jour ou l'autre, d'une manière ou d'une autre... A bon entendeur, salut.»





L’exécution de l’innovation

2016/02/18

Olivier Klein: «Dans la crise, un espoir raisonné»




Les Echos



«Nous pouvons entrevoir dans la crise actuelle des raisons d'espérer. En effet, les crises constituent le moment des mutations. Elles sont les temps où le désordre créateur fait disparaître d'anciens modes de régulation et laisse d'autres, nouveaux, apparaître.

»Ces moments de passage de l'ancien au nouveau sont importants, car ils remettent en cause les rentes, favorisent la mobilité sociale et l'égalité des chances, en donnant une prime à l'innovation, un avantage à ceux qui ne sont pas les seuls produits de la reproduction des acquis antérieurs, culturels, sociologiques ou économiques. Mais pour profiter des bienfaits des révolutions technologiques et industrielles en cours, il faut favoriser l'innovation et la création, donc l'épanouissement des nouveaux champs porteurs. Ainsi la qualité de l'environnement économique et social, en termes législatif et réglementaire, estelle à cet égard cruciale.

»Les nouveaux moteurs de l'économie seront très certainement les biotechnologies et les nanotechnologies qui ouvrent, entre autres, la possibilité de vivre mieux, plus longtemps et de mieux prévenir ou guérir des maladies graves ; les technologies du stockage de l'énergie, celles des économies d'énergie et les énergies renouvelables elles-mêmes, sans qui il n'y a pas de transition énergétique possible et de développement durable ; le numérique et le Big Data pour créer de nouveaux services à partir des gisements massifs de données aujourd'hui stockées, mais très partiellement utilisées, grâce aussi à la miniaturisation, pour développer encore davantage les robots et autres objets nomades et connectés. Tous ces secteurs pourront assurer la croissance de demain.

Mais pour profiter des bienfaits des révolutions technologiques et industrielles en cours, il faut favoriser l'innovation et la création, donc l'épanouissement des nouveaux champs porteurs.

»Mais ces espoirs peuvent être contrariés par une utilisation dangereuse de ces nouvelles techniques qui pourraient aussi bien dériver vers des applications qui transformeraient peu à peu l'homme en machine ou qui seraient utilisées pour instaurer un contrôle de la société de type totalitaire. Leur utilisation éthique et humaniste est une nécessité qui doit être assurée.

»Mais ces espoirs pourraient être également anéantis si la mondialisation de l'économie engendrait de façon non contrôlable la méfiance, le repli sur soi ou le fanatisme religieux. De façon naturelle, la mondialisation des échanges, accélérée par les nouvelles technologies, entraîne un très fort besoin de proximité et de protection, dans une dialectique propre à l'histoire humaine.

»Dans un monde plus ouvert et plus mobile, un renforcement de la proximité et de la capacité de protection des institutions peut être tout à la fois indispensable et créateur de richesses et de valeurs. Sans nuire pour autant à la responsabilité de chacun. Dans le domaine du travail, par exemple, la flexisécurité peut être une réponse au besoin concomitant d'une fluidité et d'une prise de risque accrues et d'une protection des parcours professionnels individuels, dans une économie où la mobilité est plus nécessaire que jamais.

»Si les craintes humaines se transforment en écoute plus attentive des propositions populistes ou des fanatismes religieux, si le cadre national ne peut donner une vision ouverte et, dans le même temps, une légitime et raisonnable protection des habitants, le monde se refermera et la crainte de l'avenir engendrera le refus du progrès.

»Pour que cet espoir soit fondé, nous devons défendre avec force la vertu de nos valeurs humanistes et de la laïcité qui permet aux différentes religions de vivre ensemble. Mais il nous faut aussi appuyer notre confiance dans notre capacité à inventer le monde de demain sur une économie permettant tout à la fois l'innovation et la création de valeur ajoutée, d'une part, et une meilleure sécurisation des parcours et l'égalité des chances, de l'autre. Une société ouverte, fluide et dynamique, mais aussi juste et protectrice.»





Une innovation

2016/02/17

Jean-François Prevéraud: «Les missions du design aujourd’hui»




IT Industrie & Technologies



«L’Institut Français du Design a réuni quelques spécialistes du design lors d’une table ronde pour dresser un état de l’art, en mesurer les apports et indiquer les tendances. En voici les grandes lignes, le tout sur fond de Janus.

»Anne-Marie Sargueil, Présidente de l’Institut Français du Design (IFD), bien connu pour ces labels Janus, a réuni fin décembre quelques designers, entrepreneurs et journalistes autour d’une réflexion sur les missions du design aujourd’hui, ainsi que les grandes tendances de design du moment ressenties lors des séances de travail des Janus.

»Un constat déjà, en France, le design est souvent injustement réduit à une donnée esthétique. L’innovation doit avoir un sens, accompagner la vision stratégique des équipes, et c’est en cela que le design doit apparaître dès la phase initiale du projet. C’est lui qui prend en compte la personne utilisatrice en tant que telle, plutôt que comme client ou consommateur.


»Un design omniprésent

» “Le design est partout”, estime Mathieu Riou-Chapman, Global Brand Design Manager pour la marque Peugeot, juré du Janus du Commerce. “Pour une entreprise, le design se trouve dans tous les points de contact avec son public, jusque dans ses cartes de visite ou son esthétique publicitaire”. Pour lui, la force du design réside dans sa forme, sa valeur d’usage, mais surtout dans la valeur d’estime induite. S’il définit intrinsèquement une stratégie écologique, une stratégie humaniste, il est aussi un levier de stratégie économique pour les entreprises. En effet, le design est aussi un outil de conquête de nouveaux marchés.

» “Ainsi, ce levier de croissance qu’est le design peut constituer le coeur d’un développement. Car si la mission du design est de créer de la valeur sur tous les positionnements possibles: dans la relation qu’il entretient avec son public (du low cost, en passant par le mass premiun et jusqu’au luxe), dans tous les métiers dans lesquels il s’exerce (le web design, le motion design, l’identité et les territoires graphiques ou iconographiques, le produit, l’événementiel, l’esthétique publicitaire, la distribution...), le design crée aussi de la valeur intangible pour les marques, et c’est ce qu’il y a de plus puissant si l’on considère la valeur des plus grandes marques. Ainsi le design crée un sens transversal au-delà de la forme, une expérience cohérente du produit à la marque”, conclut Mathieu Riou-Chapman.

»Ainsi pour la société Kompan qui développe des aires de jeux pour enfants et dont les réalisations ont déjà été récompensées de 4 labels Janus (2007, 2009, 2013, 2015), le design apparaît dès la réflexion initiale. “L’innovation c’est d’abord regarder les usages” remarque Éric Daligault, Directeur général France de Kompan. “Le design contribue au mieux vivre en apportant des solutions centrées sur la personne, dans son quotidien direct ou dans son environnement”.

»C’est pourquoi, pour développer ses projets, l’entreprise a mis en place le Kompan Play Institute, qui rassemble psycho-motriciens, enseignants et directeurs d’instituts de plusieurs pays d’Europe, afin de capitaliser sur diverses observations et apporter des améliorations. Et là est déjà le design. C’est d’ailleurs l’intégralité de cette démarche, allant bien au-delà du rendu esthétique qui a été récompensée par les labels Janus.


»Un design tendance

»“La grande tendance dans le design est le cycle de vie du produit”, affirme Michel Sanlaville, Designer indépendant et consultant, juré du Janus de l’Industrie. Il prêche donc pour un retour aux fondamentaux, une recherche des matières et des matériaux permettant de s’approprier le produit par le contact. Mais on constate aussi une forte tendance à la “co-création” et la personnalisation sur-mesure de produits sur catalogue, rendues possibles grâce aux progrès de l’outil industriel. Ainsi dans le luxe, le summum de l’industrie, c’est l’artisanat!

“La grande tendance dans le design est le cycle de vie du produit”, affirme Michel Sanlaville, Designer indépendant et consultant.

»“L’innovation est la condition du progrès. Il faut aller chercher de nouveaux angles d’expertise. L’entreprise qui souhaite évoluer aujourd’hui ne doit pas se cantonner à ce qu’elle sait faire car son concurrent le fait déjà lui aussi”, constate Anne-Marie Sargueil. “Il faut revenir à l’ADN des marques, des produits, des secteurs et être constamment à l’écoute de son client”.


»Un design “phygital”

»On remarque également une forte présence du digital dans l’innovation, y compris dans l’architecture, ainsi même le magasin devient un media, c’est le design “phygital”, qui va du physique au digital. Mathieu Riou-Chapman note que: “si cette tendance a fait son apparition il y a 5-6 ans, elle est aujourd’hui à son paroxysme et a encore de beaux jours devant elle”. Loin de tuer le commerce vivant, on constate aujourd’hui que malgré l’essor considérable des boutiques en ligne, de nombreux commerces physiques continuent à se développer, à l’instar des nouvelles boutiques FNAC Connect, Optic 2000, Orange et Undiz, récompensées par un Janus du Commerce en 2015.

»Enfin, pour Michel Sanlaville: “le design dans l’objet, le service ou l’espace doit donner de l’expérience, il doit faire vibrer. La fonction design n’est pas comprise aujourd’hui par le grand public, alors que le design est partout”. L’objectif de la fonction design est d’apporter une réponse plus expérimentale à tous les secteurs, dans l’industrie comme dans la distribution ou le secteur de la santé.

»Autant d’aspects qui sont pris en compte pour l’attribution des Janus du commerce et ceux de l’industrie, qui récompensent l’intégralité de la démarche, de la problématique à la solution proposée en explorant les “5E” (voir encadré). Une grille de jugement qu’Anne-Marie Sargueil résume ainsi: “Le bon design réussit ses 3 rendez-vous: attractif au moment de l’achat; agréable à l’usage et respectueux pour la planète”.


»Les 5E: critères d’obtention du label Janus

»• Économie: un meilleur process de fabrication, moins de pièces, meilleure configuration de l’espace, pertinence de la réponse sur le marché, business model...;

»• Ergonomie: une relation d’usage facilitée avec le produit/commerce, davantage de praticité;

»• Esthétique: le ressenti, l’intégration dans l’environnement, l’adéquation avec l’environnement socio-culturel de ses clients;

»• Éthique: respecter la démarche environnementale et sociale;

»• Émotion: la synthèse éloquente de l’ensemble des critères, l’étonnement.



»Pour en savoir plus: http://www.institutfrancaisdudesign.fr »





Un innovateur

2016/02/16

Jean-Yves Buron: «Réfugiés, pauvres d’ici: faut-il choisir?»




Vivre Ensemble Education via Monde qui bouge



«L’Europe fait-elle face à un raz-de-marée de demandeurs d’asile? La Belgique a-t-elle les moyens d’accueillir tous ces nouveaux venus, alors que tant de Belges dorment dans la rue? Opposer les sans-droits, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, n’est peut-être pas la bonne façon de poser le débat... Explications.

»Ces dernières années, la Belgique a accueilli moins de 20 000 demandeurs d’asile(1) par an (16 813 demandeurs si l’on fait la moyenne des 10 dernières années). De janvier à fin octobre 2015, la Belgique a enregistré 27076 demandes d’asile(2). A titre de comparaison, en 1999, la Belgique a accueilli plus de 35000 réfugiés et plus de 42000 en 2000.

»Cette arrivée importante de réfugiés (kosovars, congolais, tchétchènes, afghans et irakiens) n’a pas bouleversé la démographie belge et une partie de ces réfugiés sont rentrés au pays une fois la paix revenue dans leur pays. En Belgique, il y a aujourd’hui 1 réfugié pour 410 habitants. Comparé à ce que l’on voit dans beaucoup d’autres pays du monde, c’est très peu. Citons le Liban, où il y un réfugié pour trois habitants. S’il y a donc une nette augmentation des demandes d’asile due à la guerre en Syrie et en Irak, on est loin d’assister à un déferlement sans précédent de migrants.


»Et l’Europe?

»Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le nombre total de personnes déplacées en 2014 a atteint le triste record de 59,5 millions(3). C’est la conséquence des nombreux conflits dans le monde. 86% des personnes déplacée dans le monde se trouvent dans des pays en développement. L’Union européenne, quant à elle, n’accueille que 8% des réfugiés du monde.

»En 2014, on compte 626 000 demandes d’asile introduites dans les 28 États membres de l’Union européenne, soit une augmentation de 44% (4). Mais cela ne veut pas dire grandchose du point de vue de la répartition puisqu’un tiers de ces demandes sont enregistrées en Allemagne (soit 202 700 demandes) et 10% en France (soit 62 800 demandes). Remarquons aussi que, si l’Allemagne a connu une augmentation des demandes de 60% par rapport à l’année précédente, la France a, quant à elle, enregistré une diminution de 5%.

»En ce qui concerne plus précisément la crise syrienne, on estime aujourd’hui que le nombre de réfugiés syriens s’élève à un peu plus de 4 millions. Il est important de se rendre compte que l’essentiel de ces réfugiés se trouvent dans les pays voisins de la Syrie. Ainsi, la Turquie en accueille près de la moitié (1,8 million), la Jordanie environ 630 000 et le Liban plus de 1 170 000(5).

»Soulignons que le chiffre concernant le Liban est d’autant plus énorme que ce pays comptait, en 2013, une population totale de moins de 4,5 millions d’habitants. Le propos n’est pas ici de minimiser le phénomène migratoire. Début octobre, l’ONU prévoyait que 700 000 migrants auront cherché à rejoindre l’Europe fin 2015 et qu’il est probable que ce chiffre augmente en 2016(6). Nous assistons donc à une réelle et très nette augmentation des demandes d’asile en Europe.

»Si, au regard des chiffres, on peut affirmer que l’Europe n’accueille qu’une petite partie des réfugiés et que l’on ne fait pas face à un déferlement qui risque de bouleverser la société européenne, il convient cependant de prendre conscience que l’immigration est une réalité qui s’amplifie et va encore s’amplifier. L’attrait que représente l’opulence de nos sociétés, les inégalités mondiales croissantes et les guerres en sont les principales causes. Il ne faut pas douter non plus qu’à l’avenir, les réfugiés climatiques seront des millions, sinon des centaines de millions.


»Les réfugiés coûtent-ils trop cher?

»L’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile, Fedasil, reçoit une dotation annuelle d’environ 300 millions d’euros(7), ce qui représente environ 0,15% des dépenses totales de l’administration belge. Cet argent sert à financer le personnel de Fedasil et de ses partenaires, ainsi que le fonctionnement des différentes structures d’accueil: entretien des bâtiments, chauffage, eau, électricité, nourriture, transport. L’accueil d’un demandeur d’asile adulte coute 40€ par jour en centre d’accueil. Mais seule une toute petite portion de ce budget, soit environ 7 € par semaine (1€ par jour!), est remise au demandeur d’asile pour ses dépenses courantes.(8) Ensuite, un demandeur d’asile qui reçoit le statut de réfugié obtient un droit au séjour en Belgique, un accès au marché du travail et un droit à l’aide financière du CPAS. Cela signifie que le réfugié a alors droit au revenu d’intégration sociale (RIS), c’est-à-dire 833,71 euros par mois pour un isolé, 555,81 € pour un cohabitant, et 1 111,62 € plus allocations familiales(9) pour un ménage avec enfants à charge(10). Il faut donc aussi prendre en compte le coût que cela engendre pour les CPAS.

»Ceci dit, il est important d’avoir une vision systémique de l’économie et de bien se rendre compte que la monnaie n’est pas statique mais qu’il s’agit bien d’un flux. Ainsi, on voit bien que l’argent dépensé pour l’accueil des demandeurs d’asile est réinvesti directement dans notre économie. En effet, l’accueil de demandeurs d’asile va de pair avec la création d’emplois dans le secteur et la consommation de biens et de services. De même, en ce qui concerne les dépenses des CPAS, comme pour toute allocation sociale, observons que l’argent perçu par les réfugiés alimente directement l’économie réelle et locale par la consommation (loyer, vêtements, nourriture, etc). On voit rarement un réfugié placer son Revenu d’Intégration Sociale dans un paradis fiscal! N’oublions donc pas que cet argent circule et qu’il stimule notre économie.


»Et “nos” SDF?

»Dans les lieux d’accueil, dans les CPAS, dans l’opinion publique en général, on ressent une tension: pourquoi le gouvernement est-il capable de trouver si vite des places d’accueil pour les nouveaux arrivants et par pour “nos” SDF qui sont à la rue depuis longtemps? N’a-t-on pas déjà assez à faire avec la pauvreté de nos concitoyens pour encore accueillir des réfugiés en grand nombre? C’est la crise, les caisses de l’État sont vides... les Belges doivent déjà se serrer la ceinture, donc la Belgique n’a pas les moyens d’accueillir plus de demandeurs d’asile. Y aurait-il plus d’argent pour les SDF et les Belges précarisés s’il n’y avait pas cette nouvelle vague de migration? Non! Rappelons-le: les gouvernements, quel que soit l’échelon ou la tendance politique, n’ont pas attendu les réfugiés pour mettre en oeuvre des politiques d’austérité. Cela fait 30 ans que des politiques néolibérales sont mises en oeuvre pour détricoter l’État-providence: on a privatisé les entreprises publiques sans discernement, on a réduit des services publics performants et on a coupé dans des dépenses sociales qui jouaient leur rôle de réduction des inégalités.


»Une prospérité mal partagée

»En 2008, l’État a dû sauver des banques irresponsables qui ont mené le système financier à la crise. En conséquence, la dette publique belge s’est creusée et de nouvelles restrictions budgétaires ont été adoptées. Depuis lors, les gouvernements successifs (Di Rupo et Michel) n’ont cessé de réduire les dépenses sociales: dégressivité accrue des allocations de chômage(11) (entrée en vigueur le 1er novembre 2012), la limitation dans le temps des allocations d’insertion et l’exclusion des chômeurs de longue durée depuis 1er janvier 2015, etc. Donc, que les migrants arrivent en Belgique ou non, on constate qu’il y a toujours moins d’argent investi dans les services publics, la sécurité sociale et les associations de lutte contre la pauvreté.

»Or, la Belgique n’a jamais été aussi riche(12)! Avec un produit intérieur brut (PIB) de plus de 530 milliards de dollars(13), soit un peu plus de 460 milliards d’euros, la Belgique fait partie des 25 pays les plus riches du monde(14). Quant à l’Union européenne, elle est toujours la première économie au monde. Cela ne veut pas dire que tous les Belges et tous les Européens n’ont jamais été aussi riches: la richesse est en effet de plus en plus mal répartie. Aujourd’hui, les 10% des ménages européens les plus riches possèdent plus de la moitié du patrimoine européen(15). Le fossé entre riches et pauvres ne cesse de se creuser. Rappelons aussi que non seulement les multinationales s’arrangent pour ne payer presque aucun impôt, mais que la Commission européenne constate elle-même que, chaque année, la fraude et l’évasion fiscales s’élèveraient à 1 000 milliards d’euros(16). La Belgique et l’Europe sont donc bien assez riches pour que chaque Belge, chaque Européen et chaque réfugié qui arrive chez nous vivent bien.


Quant à l’Union européenne, elle est toujours la première économie au monde. Cela ne veut pas dire que tous les Belges et tous les Européens n’ont jamais été aussi riches: la richesse est en effet de plus en plus mal répartie. Aujourd’hui, les 10% des ménages européens les plus riches possèdent plus de la moitié du patrimoine européen(15). Rappelons aussi que non seulement les multinationales s’arrangent pour ne payer presque aucun impôt, mais que la Commission européenne constate elle-même que, chaque année, la fraude et l’évasion fiscales s’élèveraient à 1 000 milliards d’euros(16).

»Migrants: Positifs pour notre économie

»De plus, des études(17) montrent que l’immigration à un impact plutôt positif sur l’économie belge.(18) Ainsi, l’impact de l’immigration serait positif sur la création d’emploi, sur le salaire et sur l’activité économique. L’immigration aurait tendance à augmenter les salaires des Belges d’entre 0 et 1,2%(19). Selon les scénarios les plus raisonnables, l’impact de l’immigration sur les finances publiques serait positif et correspondrait à 0,5% du PIB20, soit environ 2,3 milliards d’euros aujourd’hui. On remarque également qu’un nombre relativement important d’immigrés créent non seulement leur propre emploi mais génèrent également des emplois pour les autres(21). De plus, ils créent de l’activité dans des secteurs moins développés par les Belges de naissance. On trouve proportionnellement plus d’indépendants chez les immigrés que chez les natifs! C’est intéressant parce qu’une grosse partie des Belges pensent que les immigrés risquent de prendre l’emploi des natifs. Pourtant, avec l’arrivée d’immigrés, il y a augmentation du nombre de consommateurs, et certains d’entre eux sont aussi des entrepreneurs. De ce fait, la population immigrée contribue au développement de l’économie (consommation, investissements, exportations).

»Elle pourrait y contribuer encore plus si notre pays laissait s’exprimer le potentiel des réfugiés et faisait preuve d’ouverture et d’imagination pour éviter le gaspillage de compétences: accès plus rapide au marché du travail et lutte contre la discrimination à l’embauche, meilleur financement de l’apprentissage des langues nationales et de la formation professionnelle...

»En Allemagne, le patronat pousse déjà le gouvernement dans cette voie! Bien entendu, des études mettent en évidence des effets potentiellement négatifs de l’immigration sur le capital social, la confiance ou la solidarité entre les citoyens. Mais ces coûts, tout comme d’autres effets bénéfiques de l’immigration sur l’innovation, création de biens et de services, ou encore l’indice des prix, par exemple, font l’objet d’analyses beaucoup moins consensuelles.


»Une inutile mise en concurrence

»Une chose est certaine: le discours qui instrumentalise les SDF et les personnes appauvries de Belgique pour s’opposer à l’accueil des réfugiés n’aide personne. Au contraire, il génère encore plus d’exclusion. Mettre en compétition les solidarités n’est pas pertinent puisque le problème n’est pas le manque de ressources ni de richesses mais bien la manière dont la prospérité est partagée. En fait, opposer pauvres de Belgique et réfugiés est pire encore puisque ce n’est pas le sans-abri, le réfugié ou le chômeur, par exemple, qui menace aujourd’hui le bien-être dans notre société, mais bien le règne sans partage des multinationales, l’avidité des spéculateurs et la concentration des richesses au profit d’une très petite minorité.

»Ne l’oublions pas: nous vivons dans un monde globalisé où les capitaux, le pétrole et tant de biens peuvent traverser les frontières bien plus facilement que les gens. À l’heure de la mondialisation, nous sommes tous sur le même bateau, tous (bien qu’à des degrés différents) victimes du même système. Ne jouons donc pas le jeu de ceux qui divisent pour encore mieux régner et, au lieu de pointer du doigt les plus faibles, réclamons une véritable justice fiscale, la revalorisons de la sécurité sociale et des services publics et la limitation stricte du pouvoir des multinationales qui pillent le sud et appauvrissent le nord.


»Au-delà de l’utilitarisme et des considérations économiques... Enfin, remarquons qu’à la télévision, dans les journaux et lors des conversations entre amis, on ne s’étonne plus de toujours ramener toute question de société à des considérations économiques. Cette analyse elle-même en joue le jeu. Aujourd’hui, le réfugié, hier le chômeur, avant-hier le pensionné... l’autre est d’abord vu comme un coût, une charge pour les finances publiques. Finances publiques et compétitivité: le discours néo-libéral a colonisé notre esprit. Il nous martèle à longueur de temps que s’il y a un problème, l’autre en est forcément la cause. À ce petit jeu, il n’y aurait de place légitime en ce monde que pour les adultes actifs, diplômés et/ou compétents, en bonne santé, autochtones et qui ont eu la chance de naître dans un beau quartier d’un un pays riche et en paix.

»Quelle place donnons-nous encore à toutes les autres richesses qui font l’être humain et le monde? Quelle place laissons-nous encore à l’éthique, à l’humanisme et au respect des droits? Peut-être cette nouvelle “crise” des réfugiés peut-elle aussi constituer l’occasion de changer notre manière de voir le monde et les autres? Quoi qu’il en soit, il est important de rappeler que la lutte contre la migration se révèle très coûteuse, inefficace et mortelle. Ainsi, que nous le voulions ou non, nous allons devoir dépasser nos peurs et nos frustrations pour apprendre à vivre ensemble. Alors pourquoi ne pas choisir la voie de la solidarité que vivent déjà des centaines de volontaires en Belgique?

»(1) un demandeur d’asile est une personne qui demande une protection au pays d’accueil contre un risque important d’atteinte à sa sécurité ou à sa vie dans son pays d’origine, en vertu de la Convention de Genève de 1951. Si le demandeur d’asile voit sa demande acceptée, il obtient le statut de réfugié. Si sa demande est rejetée et qu’il ne quitte pas le territoire, il devient un immigré clandestin encore appelé un sans-papiers. Voir les analyses de Vivre Ensemble: “L’immigration, une menace ou une chance?” et “Crise des réfugiés ou de l’accueil?” sur www.vivre-ensemble.be.

»(2) Voir le site du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides ou voir les statistiques mensuelles pour l’année 2015 – Demandes d’asile – Direction générale Office des étrangers.

»(3) Rappelons que l’on compte 7,3 milliards d’êtres humains.

»(4) Voir Eurostat.

»(5) Voir: www.lorientlejour.com.

»(6)Voir le communiqué de presse du HCR Pour les chiffres de demande d’asile dans l’UE, voir: www.ec.europa.eu.

»(7) http://fedasil.be/fr/content/budget.

»(8) http://www.liguedh.be.

»(9) www.luttepauvrete.be.

»(10) Rappelons qu’en Belgique, pour un adulte isolé, le seuil de pauvreté est fixé à 1 085 euros par mois.

»(11) Voir l’analyse Vivre Ensemble: www.vivre-ensemble.be.

»(12) Sur les idées reçues à propos de l’austérité, voir l’analyse de Vivre Ensemble.

»(13) Voir les données de la Banque Mondiale: www.donnees.banquemondiale.org.

»(14) Alors que la Belgique est un petit pays avec peu de ressources naturelles.

»(15) Selon une étude publiée en octobre 2014 par la banque privée suisse Julius Baer.

»(16) Voir: www.tempsreel.nouvelobs.com.

»(17) OCDE, ONU, IWEPS et UCL, par exemple.

»(18) Voir les analyses de Vivre Ensemble: L’immigration, une menace ou une chance? et Crise des réfugiés ou de l’accueil?

»(19) Voir: Regards économiques, une publication des économistes de l’UCL.

»(20) Idem.

»(21) Voir MARFOUK Abdeslam, Préjugés et fausses idées sur l’immigration et les immigrés, vecteurs de discrimination en matière d’accès à l’emploi, le working paper de l’IWEPS de juin 2013, p.28: http://www.iweps.be/sites/default/files/wp14.pdf.»





Administration Publique et innovation

2016/02/15

Newsletter L&I, n.º 91 (2016-02-15)




n.º 91 (2016-02-15)


Administração Pública e inovação | Administración Pública e innovación |
Administration Publique et innovation | Public Administration and innovation

Um inovador | Un innovador | Un innovateur | An innovator

Uma inovação | Una innovación | Une innovation | An innovation

A execução da inovaçao | La ejecución de la innovación | L’exécution de l’innovation |
The innovation execution



Index


Liderar Inovando (BR)

«Estudos científicos para recuperação da Bacia do Rio Doce
serão intensificados» ( ► )
«Meliá comemora 60 anos apostando na internacionalização de seu portfólio com 25 aberturas este ano» ( ► )
«Gallus traz novas tecnologias para produção de ovos durante o Show Rural Coopavel 2016» ( ► )
«A verdadeira “Era do Cliente”» ( ► )

Liderar Inovando (PT)

«A TAP: Governo rejeita contratação de consultores para negociar reversão» ( ► )
«Projetos da indústria transformadora e na região Norte lideram corrida aos novos incentivos europeus do Portugal 2020. provados €700 milhões em 2015» ( ► )
«Inteligência artificial segue em frente entre o medo e a esperança» ( ► )
«De Londres e Harvard, mérito impulsiona startups» ( ► )

Liderar Innovando (ES)

«Para erradicar el hambre, ONU dio comida reciclada a gobernantes» ( ► )
«La alfareña Inés Guillorme Baldero, uno de los '30 under 30' por su innovación educativa según la 'International Literacy Association'» ( ► )
«Ropa inteligente, la nueva tendencia para seguir hiperconectado» ( ► )
«Asamblea del proyecto europeo 'Leanwind' en la sede de la Plataforma Oceánica de Canarias (PLOCAN) en Taliarte» ( ► )

Mener avec Innovation (FR)

«La Chine, futur leader de la nouvelle révolution industrielle mondiale?» ( ► )
«L'industrie du futur en test à Fos» ( ► )
Kemal Dervis: «Pour la nouvelle année, essayons de retrouver
l'espoir d'hier» ( ► )
«De la métamorphose de l’emploi par le numérique au revenu universel» ( ► )

Leadership and Innovation (EN)

Naadiya Moosajee: «Is Africa Leading the Innovation Revolution?» ( ► )
«Xerox to Separate into Two Market-Leading Public Companies Following Completion of Comprehensive Structural Review» ( ► )
James Keene and Jonathan Reichental: «Idea to retire: Government is responsible for taking care of everything» ( ► )
American Hospital Association (AHA): «America's Hospitals: Centers of Innovation» ( ► )