2015/11/19

«Notre statut coopératif n’est pas une contrainte mais notre force»




Camille Dorival, Présidente-directrice générale de la Scop Alternatives Economiques. Alternatives Economiques



«Dans cet entretien accordé au Nouvel économiste, Camille Dorival, présidente d'Alternatives économiques, détaille la stratégie et fait valoir le “savoir-faire” maison pour redresser les comptes et diversifier les activités de la coopérative.

»Pour expliquer ce qu’est ‘Alter Éco’, il faut revenir à ses origines. Le magazine a été créé en 1980, en pleine période libérale Thatcher-Reagan, par Denis Clerc, professeur d’économie et gestion. L’idée était de créer une revue qui propose des alternatives au fameux TINA (“There is no alternative”) de Magaret Thatcher, en défendant une politique keynésienne sans être affiliée pour autant à un parti de gauche. D’où le nom d’Alternatives économiques. Avec d’emblée une volonté pédagogique forte pour faire comprendre les enjeux économiques et sociaux au grand public, notamment auprès des étudiants et des citoyens engagés à gauche, en délivrant une information économique indépendante et accessible à tous. D’où aussi le choix de la coopérative en 1984, dès qu’Alter Éco a embauché des salariés, de façon à ne dépendre d’aucun intérêt économique et de rendre la structure du journal cohérente avec la ligne éditoriale. Ces fondamentaux – un journal à la fois politique et pédagogique – restent plus de trente ans après toujours les mêmes.


»Alarme sur les comptes

»La crise de la presse qui a épargné ‘Alter Éco’ tout au long de son histoire a commencé à nous toucher en 2012. Trois facteurs ont joué concomitamment sur l’évolution des comptes : un fort recul des ventes en kiosque (-25 % en deux ans), une baisse du nombre des abonnements, passés d’un peu plus de 80 000 en 2012 à 63 000 aujourd’hui, enfin une diminution des recettes publicitaires, tombées à 490 000 euros en 2014, contre 660 000 euros en 2012. La situation est inquiétante car ‘Alter Éco’ , le navire amiral de la coopérative, est passé en dessous de son seuil de rentabilité, alors qu’il jouait habituellement le rôle de “vache à lait” qui nous permettait, grâce à ses excédents, d’avoir d’autres publications parfois déficitaires. Nous sommes très transparents sur nos comptes que nous publions chaque année.

»Pour la troisième année consécutive, Alternatives Économiques a perdu beaucoup d’argent en 2014 : 377 000 euros, après 323 000 en 2013 et 72 000 en 2012. Et ce alors même que nous bénéficions d’une importante dotation du fonds Google pour l’innovation numérique de la presse (FINP), pour un montant de 230 000 euros en 2014, visant à accompagner le lancement d’AlterEcoPlus, notre nouvelle publication 100 % numérique. Résultat : nos fonds propres, qui s’élevaient à 1,3 million d’euros, ont d’ores et déjà fondu de moitié en trois ans. Si nous continuons à perdre autant d’argent en 2015 et 2016, le dépôt de bilan peut nous menacer à deux ans.

»Nous n’avons pas caché pas la réalité à nos lecteurs auprès desquels nous avons lancé, de manière volontairement un peu vive, un appel à soutien en juin. Mais en général, nos lecteurs tombent des nues car ils ont d’‘Alter Éco’ l’image d’un titre prospère qui se porte bien. Cet appel a permis de constater un certain redressement de nos flux d’abonnements, et de percevoir un montant important de dons de la part de nos lecteurs (235 000 euros à ce jour) via le dispositif Presse et Pluralisme. Nous comptons à l’avenir nous appuyer plus fortement sur ce lien en animant notre communauté de lecteurs, notamment via le site. Beaucoup de gens sont intrinsèquement attachés à l’identité du journal, et n’imaginent pas qu’on puisse disparaître.


»Un recul de la diffusion à causes multiples

»Comme toute entreprise de presse ayant des coûts fixes élevés, ‘Alter Éco’ est fragilisé par le recul de sa diffusion. Plusieurs facteurs ont joué. Alors qu’entre 2007 et 2012, la crise financière et économique avait dopé notre diffusion – nos lecteurs achetant ‘Alter Éco’ pour essayer de la comprendre –, on a senti à partir de 2012 une certaine lassitude, et la crise, qui connaissait en même temps moins de rebondissements, est devenue beaucoup moins vendeuse.

»Concomitamment, François Hollande est arrivé à l’Élysée. Il est plus facile pour un journal d’être dans l’opposition que dans la majorité – nous avons beaucoup vendu sous Nicolas Sarkozy dont nous critiquions la politique –, et nous avons eu peut-être du mal à nous positionner vis-à-vis de François Hollande que nous avions soutenu dans sa campagne électorale et dans sa politique sociétale, mais dont nous critiquons la politique d’austérité sans nous situer pour autant à la gauche de la gauche. Un positionnement compliqué à tenir, qui a peut-être désorienté nos lecteurs. Il y a aussi un effet de la crise économique, les gens ayant un peu tendance à sacrifier la lecture de la presse lorsqu’ils ont l’impression de voir leur pouvoir d’achat diminuer. Il y a enfin le développement de l’information gratuite sur Internet dont beaucoup de gens se contentent.

»La problématique des ressources financières

»Notre statut coopératif prévoit que lorsque l’entreprise dégage des résultats positifs, 40 % des bénéfices soient placés en réserve impartageable. Alternatives Économiques s’est ainsi constitué un matelas appréciable de fonds propres pendant les années fastes de son histoire. Et celui-ci a permis d’absorber les pertes des trois dernières années. Mais aujourd’hui, la problématique des ressources est plus délicate car dans une SCOP, les salariés devant rester statutairement détenteurs de la majorité du capital – c’est-à-dire au moins 51 % –, envisager une augmentation du capital implique que les salariés puissent suivre, ce qui n’est pas forcément évident. Aujourd’hui, nous disposons encore d’une marge de manœuvre puisque les salariés d’Alter Éco sont détenteurs de 58 % du capital. Nous avons procédé l’année dernière à une augmentation de capital auprès des associés extérieurs et de la Société civile des Lecteurs, mais cette dernière, qui détient 24 % du capital, est quasiment arrivée désormais au plafond autorisé (25 %).

»Nous réfléchissons à d’autres moyens pour attirer des investisseurs, issus des structures de l’économie sociale qui nous sont proches et qui nous veulent du bien. Nous avons procédé depuis quelques années à l’émission de titres participatifs, ces derniers étant des quasi-fonds propres permettant de fournir de la trésorerie, et nous entendons les développer, auprès des particuliers comme des entreprises. Nous réfléchissons aussi à la possibilité de créer une filiale capitalistique pour les activités numériques d’Alter Éco, qui serait détenue en majorité par la coopérative, et le reste par ces investisseurs. Pour l’instant, ce ne sont que des pistes auxquelles nous réfléchissons mais ce qui est sûr, c’est que nous ne vendrons pas notre âme au diable. Cela montre que notre statut coopératif n’est pas une contrainte dont nous serions prisonniers. Au contraire, ce statut est toute notre force.


»Le navire amiral ‘Alter Éco’

»Le mensuel ‘Alternatives Économiques’ est le navire amiral de la coopérative qui lui a donné son nom. Sa diffusion est de 92 000 exemplaires en 2014, contre 110 000 en 2012 (chiffres OJD). Ses concurrents sont ‘Capital’ ou ‘L’Expansion’ mais ‘Alter Éco’ ne se situe pas dans le même registre en étant centré sur l’analyse économique. La section du journal baptisée Comprendre est consacrée à la théorie économique et aux grands auteurs. Nous nous adressons aux enseignants, aux étudiants et aux lycéens qui ont besoin des basiques de l’économie. Les autres parties du journal sont liées à l’actualité, toujours traitée de façon pédagogique. L’objectif est de faire de la vulgarisation scientifique, c’est-à-dire de simplifier tout en gardant le sens de la précision et de l’exactitude. Il y a beaucoup de chiffres et de graphiques pour répondre aux attentes spécifiques de nos lecteurs.

»Nous sommes engagés, mais sur une ligne politique qui nous est propre et indépendante des partis de gauche. Nous ne sommes pas toujours d’accord entre nous, mais nous forgeons un consensus interne : ‘Alter Éco’ est une entreprise démocratique aussi pour la ligne éditoriale. On reçoit des courriers de lecteurs assez contradictoires, certains nous reprochant d’être trop à gauche, d’autres d’être trop à droite. Face à ces critiques, il faut que nous gardions notre cap qui est de défendre le fonctionnement démocratique de la société. C’est pourquoi nous avons toujours prêté une attention particulière à l’économie sociale et solidaire, et à tout ce qui relève de la démocratie participative.


»La déclinaison du savoir-faire éditorial 

»La deuxième publication la plus importante est ‘Alternatives Internationales’, qui a été lancée en 2002, au départ en partenariat avec ‘Télérama’ puis avec ‘Libération’, et dont nous sommes aujourd’hui le seul éditeur. C’est un magazine trimestriel consacré à l’actualité internationale, à la géopolitique et aux relations internationales. Il entre en concurrence avec ‘Le Monde Diplomatique’ et ‘Courrier International’, deux titres bien installés. ‘Alternatives Internationales’ est diffusé à près de 12 000 exemplaires (un peu plus de 8 000 abonnés, environ 4 000 ventes en kiosque en moyenne).

»Contrairement à ‘Alternatives Économiques’ dont le contenu correspond à un programme d’enseignement, ‘Alternatives Internationales’ n’a pas pu percer autant le milieu éducatif et son lectorat est plus difficile à cibler. ‘Alter Inter’ est un journal moins militant et moins engagé qu’ ‘Alternatives Économiques’.

»Autre publication trimestrielle : ‘L’Économie Politique’. C’est la revue d’économie la plus lue en France, destinée aux universitaires, aux chercheurs et à un public spécialisé très intéressé. Elle couvre dans chaque numéro un thème différent qui est traité par plusieurs auteurs reconnus. Sa diffusion moyenne tourne autour de 3 500 exemplaires par numéro, essentiellement par abonnement. Enfin dernière publication, les ‘Dossiers d’Alternatives Économiques’ lancée en février 2015 qui a pris le relais des hors-séries d’‘Alter Éco’. Chaque dossier cible un grand thème d’actualité économique ou sociale traité de façon pédagogique.

»L’objectif de la collection est d’établir un état des lieux de l’économie et de la société française et de mettre en avant les moyens d’action pour faire bouger les choses. Notre volonté est de continuer à nous développer en cohérence avec la ligne éditoriale et le projet fondateur, en utilisant notre savoir-faire éditorial. Nous voulons croire encore dans le papier. Cette année, une nouvelle formule d’‘Alter Éco’ a été lancée avec un chemin de fer réorganisé mettant en avant les initiatives de terrain qui marchent, un domaine qui correspond à une vraie demande de nos lecteurs et une façon de renouer avec la dimension alternative de notre titre. Nous avons aussi lancé cette année et pour la première fois, un hors-série “Réussir son Bac ES” qui a été très bien reçu par les professeurs et les élèves. Par rapport à la concurrence, ‘Alter Éco’ a une vraie légitimité sur ce terrain à faire valoir.


»Le lancement du site AlterEcoPlus

»Le site Internet d’Alternatives Économiques existe depuis 2007. Il a été conçu à l’origine comme un site vitrine du magazine papier. Les articles étaient majoritairement payants à part les brèves, et gratuits pour les abonnés. La vocation du site était de permettre à nos abonnés d’accéder aux archives via un moteur de recherche, et aux autres de souscrire un abonnement ou d’acheter des numéros en vente directe. Face à la baisse de la diffusion papier, nous réfléchissons à la manière de mieux valoriser nos contenus numériques et de les vendre davantage. D’où le lancement d’Alter Éco Plus en novembre dernier. Le fonds Google d’aide à l’innovation numérique nous a soutenus en couvrant 60 % du coût de lancement et des neuf premiers mois d’exploitation.

»Le choix a été fait de faire une publication distincte d’Alternatives Économiques avec un abonnement spécifique et des contenus quotidiens. L’objectif n’est pas d’être exhaustif et réactif sur toute l’actualité, mais de prendre du recul sur un rythme quotidien en la décryptant. L’idée c’est aussi de faire sur le numérique ce qu’on ne peut pas faire sur le papier : reportage multimédia, data, infographie animée, infographie interactive, vidéo. Mais nos moyens demeurent limités. Une seule personne travaille à plein-temps sur Alter Éco Plus, sachant que l’ensemble de la rédaction contribue à la fois au mensuel et au site. Le site d’Alternatives Économiques continue toujours d’exister, mais nous travaillons à sa refonte et à la création d’applications numériques. Notre objectif est d’augmenter notre chiffre d’affaires sur le numérique. Pour Alter Éco Plus, nous sommes sur un modèle de paywall : au bout de cinq articles consultés gratuitement par mois, l’internaute doit payer. Un modèle pratiqué par les grands sites américains qui semble plutôt bien fonctionner. En août, Alter Éco Plus a franchi la barre des 3 000 abonnés payants.

»Un résultat encourageant, mais qui se situe en dessous de nos objectifs puisque nous comptions initialement sur 10 000 abonnés à la fin de 2015, chiffre que nous avons ramené à 5 000. Il est vrai que la coexistence des deux sites, Alter Éco et Alter Éco Plus, ne simplifie pas l’accès. Nous allons remodeler notre offre globale de façon à la rendre plus compréhensible pour nos lecteurs. On constate que le support papier décline, mais que le support numérique n’augmente pas suffisamment pour compenser le déclin du papier. D’où notre idée d’inciter les gens à acheter les deux du fait de leur complémentarité : d’un côté le mensuel que l’on lit de façon approfondie ou que l’on feuillette et que l’on peut se passer de main en main, et de l’autre le site, plus en interaction avec l’actualité et qui propose des fonctionnalités qu’on ne peut pas avoir sur le papier. Notre expérience du numérique s’enrichit au fil des mois. Nous avons beaucoup investi sur la formation dans le numérique, aussi bien pour la rédaction et la maquette que pour le secrétariat, le commercial, les abonnements ou la publicité. Et nous commençons à en recueillir les fruits. Tous ces métiers évoluent à grande vitesse, et les salariés qui ressentent ces changements sont demandeurs de formation.




Le théâtre en tant que texte écrit, faisant partie d'un mouvement littéraire, donc analysable selon les critères de la critique. On pourrait remonter dans le temps aussi loin que la critique existe. La différence avec “les arts du spectacle” (ou en anglais Performing Arts) ne réside que dans le fait que c'est la performance, donc la représentation, ou le texte spectaculaire porté par les comédiens (dans le cas du théâtre), qui sera analysé.

»Les voies de diversification

»Nous avons cherché à nous diversifier ces dernières années dans des activités qui sont proches de notre cœur de métier, et notamment la formation professionnelle. On coproduit aussi des documentaires audiovisuels notamment une série Déchiffrage pour Arte. Nous avons aussi développé une activité de comptes rendus et synthèses de réunions, débats, colloques, et réunions de CE, par exemple sur les thèmes économiques et sociaux, qui se développent bien depuis un an. Enfin, nous avons une activité d’études économiques. L’idée est de développer ces activités à marge bénéficiaire plus importante que la presse pour pouvoir continuer à éditer des magazines qui gagnent moins d’argent ou qui n’en gagnent plus momentanément. Un chantier qui est un axe stratégique.


»Le mauvais procès du patronat

»‘Alternatives Économiques’ s’est toujours intéressé à l’entreprise, aux relations sociales, aux questions de management et de stratégie d’entreprise. On ne défend pas une vision caricaturale de l’entreprise, avec d’un côté les méchants patrons et de l’autre les gentils salariés. Simplement, il y a eu une espèce de fronde patronale contre ‘Alter Éco’ parce que c’est un outil très utilisé par les enseignants et qu’il défend une ligne politique à gauche, que nous ne cachons pas et qui n’est pas forcément celle à laquelle les chefs d’entreprise adhèrent. D’où cette rengaine selon laquelle ‘Alter Éco’ ferait une sorte de “lavage des cerveaux” des étudiants et des lycéens. Une critique sans aucun fondement.

»Durant la crise financière de 2008 et ses suites, cette critique s’était un peu calmée car notre vision de l’économie s’en était trouvée confortée. Mais aujourd’hui, la critique a tendance à repartir. Nous n’en faisons pas plus cas que cela. On aimerait mieux cependant que ceux qui nous critiquent prennent la peine de nous rencontrer et de débattre, plutôt que de faire du lobbying anti-Alter Éco dans notre dos.


»Le fonctionnement de la coopérative

»Être en coopérative apporte des plus et des moins, les plus l’emportant sur les moins. Le plus, c’est le fonctionnement démocratique en cohérence avec notre ligne éditoriale. C’est un contrat vis-à-vis des salariés et des lecteurs de prendre en compte le point de vue de chacun et d’être transparent. La coopérative, ce n’est cependant pas l’autogestion complète. Quand la situation exige de prendre des décisions difficiles, on consulte le personnel au maximum, mais on n’organise pas un vote pour chaque décision car on ne s’en sortirait pas. Le fonctionnement démocratique s’exprime lorsqu’en assemblée générale, les associés, majoritairement des salariés, élisent le conseil d’administration composé aux trois quarts de salariés et de trois personnalités extérieures à l’entreprise – l’ancien PDG Thierry Pech, le président de la Société civile des Lecteurs (Marc Mously) et le président de l’Association des Lecteurs (Christophe Fourel). Et c’est ce dernier qui, en juin dernier, m’a élue présidente de la Scop. À partir de là, l’entreprise fonctionne comme une SA assez classique : la direction générale prend les décisions au quotidien, assistée par le conseil d’administration qui se réunit tous les quatre mois et qui valide la stratégie mise en œuvre, et par un comité de direction qui se réunit tous les mois.

»Il ne faut pas croire que dans une coopérative, tout est discuté en permanence. Simplement, la direction est approuvée – ou désavouée – par les salariés à l’assemblée générale suivante. Il y a besoin de beaucoup de transparence et d’explications. Par exemple, le conseil d’administration a pris la décision en avril dernier d’augmenter le taux de prélèvement sur les salaires de 2 % à 5 % pour alimenter les fonds propres de l’entreprise. Une mesure qui a été sur le coup mal ressentie, car sans doute pas assez bien expliquée. Ce n’est pas toujours facile du fait du côté un peu schizophrénique de la coopérative, où il faut à la fois défendre l’intérêt des salariés, mais aussi défendre l’intérêt de la structure. Il faut arriver à faire comprendre qu’il y a parfois des décisions nécessaires pour assurer la survie de l’entreprise. On n’en est pas encore là… L’autre avantage de la coopérative, c’est le fort degré d’investissement des salariés dans leur poste de travail et l’attachement au projet d’entreprise. En tant que détenteurs de parts sociales, les salariés savent qu’ils ont intérêt à la pérennité de l’entreprise pour conserver à la fois leur salaire et leurs parts sociales.

»Cet article a été initialement publié sur lenouveleconomiste.fr. Il est reproduit avec l'aimable autorisation du Nouvel économiste.»





Une innovation

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