2015/09/07

De Improvisation organisationnelle jusqu’à Innovation de commercialisation | Glossaire de l’innovation




Improvisation organisationnelle [GEM] Notion développée par Weick (1987, 1988) à partir de la métaphore de l’orchestre de jazz pour comprendre le fonctionnement de certaines organisations innovantes en considérant l’innovation par sa nature: l’innovation est avant tout déviance et imprévu. L’organisation innovante est donc celle qui est capable d’accepter et de gérer la déviance et l’imprévu.

Incertitude systémique [InnoviSCOP] Au Canada, l’annexe A de la circulaire d’information 86-4 du 24 mai 1994 (applicable au crédit d’impôt à l’investissement en RS&DE) définit l’incertitude systémique comme l’incertitude résultant de la combinaison de diverses technologies par ailleurs bien maîtrisées: “L’incertitude systémique ressort du fait que la combinaison de technologies généralement bien connues risque souvent de ne pas fonctionner selon des normes acceptables. Bien que chaque technologie soit connue, son interaction avec les autres peut donner des résultats imprévisibles; on doit alors les cerner au moyen d’un programme d’investigation systématique.” Dans la même logique, mais sans employer le même vocabulaire, l’instruction fiscale 4 A-3-12 du 21 février 2012 (applicable au Crédit d’Impôt Recherche français) précise que “si l’assemblage de techniques existantes fait apparaître une incertitude scientifique et/ou technique à lever, alors il peut être constitutif d’une activité de R&D“. Voir aussi RS&DE. R&D. Investigation systématique.

Incubateur [DIRE-CNRS] Un incubateur est un lieu d’accueil et d’accompagnement de porteurs de projets de création d’entreprises innovantes ou de très jeunes entreprises. Il a pour objet: (1) l’accompagnement des créateurs dans l’élaboration de leur projet d’entreprise, notamment dans les domaines organisationnels, juridiques, industriels, économiques et commerciaux, ainsi que pour le recrutement de l’équipe de direction. (2) l’information et la mise en relation entre partenaires industriels, gestionnaires, financiers et scientifiques. (3) l’hébergement et le soutien logistique des entrepreneurs sélectionnés. (4) la formation des créateurs d’entreprise.

Incubateur d’entreprises [InnoviSCOP] Un incubateur d’entreprises est une structure accueillant et accompagnant des entreprises en création, jusqu’à leur création et parfois pendant leurs premiers mois d’existence. Un incubateur peut proposer une palette de services aux créateurs d’entreprises: hébergement, conseils juridiques et financiers, analyse du business model, recherche de financements, parcours de formation à destination des créateurs, accès privilégié aux laboratoires d’un établissement de recherche et d’enseignement supérieur, accès à un réseau de contacts... Certains incubateurs offrent un appui financier, par exemple en finançant les études de marchés, les études d’antériorité ou les dépôts de brevets sous la forme d’avances remboursables en cas de succès ou de prêts d’honneur. Les incubateurs se distinguent les uns des autres par leur palette de services (plus ou moins étendue) et leur vocation (qui peut être d’aider des projets issus des laboratoires d’une université ou d’une école donnée, ou qui peut être plus généraliste). Les “incubateurs d’entreprises innovantes liés à la recherche publique”, créés par les établissements d’enseignement supérieur et de recherche (universités, écoles, organismes de recherche) suite à l’appel à projets lancé en mars 1999 par le ministère chargé de la recherche et le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, concentrent leurs activités sur les projets de création d’entreprises innovantes valorisant les compétences et résultats de leurs laboratoires ou d’autres laboratoires de recherche publique. Les incubateurs mis sur pied par les grandes écoles d’ingénieurs ou de commerce ont une vocation similaire: accompagner les projets de leurs étudiants, jeunes diplômés ou anciens élèves. Les incubateurs privés sont susceptibles d’accompagner toute création d’entreprise, moyennant finances: en échange de leurs services, ces incubateurs prennent une part du capital des sociétés qu’ils accompagnent et/ou se font financer par d’autres acteurs de l’innovation. Références: Appel à projets “Incubation et capital-amorçage des entreprises technologiques”, 24 mars 1999. Voir aussi Startup (ou start-up). Capital-risque. Organisme de recherche.

Incubateur d’entreprises innovantes [Agence NEXA] Un incubateur d’entreprises est une structure d’accompagnement destinée aux porteurs de projet de création d’entreprise: il offre un appui en matière de formation, de conseils et de recherche de financements. Ses missions sont de favoriser la création d’entreprises innovantes à partir des résultats de la recherche publique ou en liaison avec la recherche publique. Un incubateur a deux spécificités: il accueille en priorité des projets d’entreprises innovantes issus ou liés à la recherche publique; il est situé dans, ou à proximité, d’un site scientifique afin de maintenir des relations étroites avec les laboratoires. Source: Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR).

Initier des accords de consortium [InnoviSCOP] [phase 5 de 8 de Monter un projet de R&D collaboratif, voir] L’enjeu de cette étape est de préparer les accords de coopération qui lieront les partenaires du projet sur la durée de ce dernier, voire au delà. Selon la nature du projet et le nombre de partenaires réunis, InnoviSCOP s’inspire de modèles d’accords préparés en interne ou de modèles connus, tels que le modèle DESCA pour les projets européens de type PCRD ou le modèle du Fonds Unique Interministériel pour les projets FUI ou FEDER. Nous adaptons ces modèles en fonction du projet et des desiderata des partenaires, exprimés lors des réunions organisées à cet effet ou au cours des réunions dédiées au montage du projet. Classiquement, le travail de rédaction des accords de consortium porte sur l’intégration des éléments techniques propres au projet (décomposition en lots, répartition des tâches entre partenaires...), sur les règles de décision (composition, compétences et règles de vote des comités de pilotage et comités techniques) et — surtout — sur les conditions d’exploitation des résultats du projet (répartition de la propriété intellectuelle et des retours financiers attendus). D’autres adaptations peuvent s’avérer nécessaires: introduction de nouvelles définitions ou réécriture des définitions existantes, modification des conditions d’arbitrage (recours à l’arbitrage privé en première intention, par exemple), assouplissement des conditions-types pour les publications scientifiques (notamment lorsque des thèses sont prévues en parallèle ou dans le cadre du projet), prise en compte de règles de confidentialité spécifiques définies par un accord de confidentialité préexistant, prise en compte des éventuelles défaillances de partenaires...

Innovation collaborative [Agence NEXA] Quelle que soit sa déclinaison, l’innovation collaborative repose sur un principe essentiel: favoriser l’innovation à travers le partenariat, et non plus en se reposant uniquement sur des ressources internes. Elle est nécessairement multiforme, selon la finalité de la démarche, que celle-ci s’inscrive dans une optique de valorisation, d’intégration de connaissances externes ou encore de co-construction et de mise en commun. Les spécificités sectorielles — niveau de maturité, durée des cycles, innovation tirée par l’offre ou portée par la demande… — ont bien entendu une influence sur les modalités de sa mise en oeuvre. Nota: innovation collaborative = innovation ouverte. L’innovation collaborative comprend également le fait d’interagir avec le client final pour mettre au point une innovation. Source: “Innovation Collaborative et Propriété Intellectuelle” de l’INPI – Octobre 2012.

Innovation d’offre [Agence NEXA] Elle a vocation à être commercialisée. Pour s’imposer sur le marché, elle crée une valeur pour les clients qui peut être fondée sur des ressorts extrêmement divers: une performance accrue, une qualité supérieure ou plus régulière, de nouveaux usages fondés sur de nouvelles interfaces clients et une conception modifiée (design), des produits personnalisés (customisation), ou encore une mise en valeur différente du produit ou service (marque, packaging). Source: Pour une nouvelle vision de l’innovation, Rapport Morand- Manceau - avril 2009.

Innovation d’organisation [Agence NEXA] Mise en oeuvre d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures de l’entreprise. Source: Manuel d’Oslo 1992; OCDE. Autre source / définition: Mise en oeuvre d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures de l’entreprise. Les changements dans les pratiques de l’entreprise, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures s’appuyant sur des méthodes organisationnelles déjà utilisées dans l’entreprise, les changements dans les pratiques commerciales, les fusions et les acquisitions, la cessation de l’utilisation d’un procédé, le simple remplacement ou l’extension de l’équipement, les changements découlant uniquement de variations du prix des facteurs, la production personnalisée, les modifications saisonnières régulières et autres changements cycliques, le commerce de produits nouveaux ou sensiblement améliorés ne sont pas considérés comme des innovations. Source: L’encadrement communautaire des aides d’état à la recherche, au développement et à l’innovation (RDI) 2008/C323/01. Autre source / définition: Une innovation d’organisation est un nouveau mode de fonctionnement de “votre” entreprise (y compris la gestion des connaissances), une nouvelle méthode d’organisation du travail ou de ses relations externes qui n’étaient pas utilisées précédemment dans “votre” entreprise. Elle doit résulter des décisions stratégiques prises par la direction. Exclure les fusions ou acquisitions, même si ces opérations affectent l’entreprise pour la première fois. Source: INSEE enquête Innovation CIS 2010 et sa notice explicative.

Innovation d’usage et de technologie [Agence NEXA] Les innovations fondées sur la technologie et l’usage sont nombreuses. Ce sont probablement celles qui affectent le plus le marché. Exemples: La Nintendo Wii Fit repose sur une technologie qui modifie radicalement la manière de faire du sport, créant ainsi de nouveaux usages; l’iPhone; Google; l’appareil photo numérique ou la vidéo à la demande. Source: Pour une nouvelle vision de l’innovation, Rapport Morand- Manceau - avril 2009.

Innovation d’usage [Agence NEXA] Elle change la manière d’utiliser le produit ou de consommer le service, pour les innovations d’offre, ainsi que la manière de fabriquer, d’inventer ou de réaliser une prestation pour les innovations de processus. À chaque fois, ces innovations modifient les comportements, renouvellent le marché et créent de la croissance pour le secteur d’activité. Exemples (extraits): le smoking “femme” chez Yves Saint Laurent; les compotes à boire (+ de moments et contextes de consommation pour les enfants et prix plus élevés générant un surcroît d’activité et de revenu); les stickers muraux / décoration personnalisée et amovible; le Velib’ à louer modifie la manière d’appréhender et d’utiliser le vélo. Source: Pour une nouvelle vision de l’innovation, Rapport Morand- Manceau - avril 2009.

Innovation de commercialisation [Agence NEXA] Mise en oeuvre d’une nouvelle méthode de commercialisation impliquant des changements significatifs de la conception ou du conditionnement, du placement, de la promotion ou de la tarification d’un produit. Source: Manuel d’Oslo 1992; OCDE.



References




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire