2015/07/02

«Une galerie de l'innovation à ciel ouvert
au Bourget»




Véronique Guillermard: Le Figaro



«Le salon de l'aéronautique du Bourget est une vitrine privilégiée pour dévoiler des nouveautés. Pas moins de 300 innovations sont présentées par les exposants, lors de cette édition 2015. En voici une sélection.


»• Amascos, le système de surveillance terrestre et maritime dernier cri de Thales

»Face à la menace terroriste et à l'explosion des trafics en tout genre, y compris humains, les besoins en surveillance des frontières et territoires explosent. Thales y répond avec une évolution de son système de surveillance aéroportée intégré: Amascos. Il est “conçu autour d'un système de commandement tactique et de capteurs de dernière génération”, souligne le groupe de défense français. Thales lui a donné “une capacité de surveillance terrestre et de surveillance maritime, lui permettant d'assurer toutes les missions ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance)”. Amascos est désormais disponible en version tactile avec “des interface innovantes et intuitives qui réduisent le temps d'apprentissage”.

»Amascos permet de mener des missions diverses de surveillance des théâtres d'opération, de poursuite de menaces terrestres ou maritimes mobiles, de lutte contre les trafic, l'immigration clandestine, de surveillance des zones de pêches mais aussi de l'environnement ainsi que de patrouille (lutte anti-navires et anti-sous-marine, renseignement) et opérations interarmées.


»• Star NG, un nouveau radar à vocation civile et militaire

»Thales qui a déployé 680 radars civils sur la planète, a dévoilé, le lundi 15 juin, un nouveau radar à vocation civile (gestion du trafic aérien) et militaire (surveillance ). Baptisé Star NG, c'est un concentré de technologies: “Il est notamment capable de détecter de nouvelles cibles comme les drones, les hélicoptères, les avions de chasse mais aussi de protéger de la proximité des réseaux de télécommunication 4G qui peuvent créer des interférences”, souligne le groupe français.


»• TopMax s'intègre au cockpit du futur, Avionics 2020

»Les équipes du groupe de défense Thales présentent TopMax, un nouveau système de visualisation “eyes out” (à tête haute) intégré dans Avionics 2020, le cockpit du futur. TopMax a été développé pour les avions commerciaux et les jets d'affaires. TopMax bénéficie de l'expertise technologique de Thales dans les viseurs de casques militaires. Il offre aux pilotes une nouvelle façon de voler en toute sécurité et de manière plus efficace, tout en gardant un œil sur l'environnement extérieur.


»• HI TAPE, la fibre de carbone sous infusion, par Hexcel

»Les matériaux composite ont embarqué massivement à bord des avions de nouvelle génération. 53% de la structure (fuselage, caisson central de voilure, les ailes, empenage...) de l'Airbus A350 en est composée et 50% de celle du Boeing 787 Dreamliner. Hexcel, leader mondial des matériaux avancés, présente au Bourget une nouvelle technologie baptisée HI TAPE, dont l'objectif est de simplifier les étapes du processus de fabrication des pièces en composite et de réduire les coûts. La société, fournisseur exclusif des composites de l'A350, présente un morceau de fuselage en fibre de carbone réalisée “sous infusion”.

Les matériaux composite ont embarqué massivement à bord des avions de nouvelle génération. 53% de la structure (fuselage, caisson central de voilure, les ailes, empenage...) de l'Airbus A350 en est composée et 50% de celle du Boeing 787 Dreamliner.

»“Nous réalisons une pré-forme en fibre de carbone sans résine qui est ensuite placée dans un moule. La résine est injectée sous vide et la cuisson se réalise également sous vide. La fibre de crabone conserve toutes ses qualités mais son coût est réduit car il n'est plus nécessaire de cuire les pièces dans des autoclaves”, explique Thierry Merlot, directeur général et vice-président Europe, Asie, Moyen-Orient du groupe Hexcel et président de sa filiale Hexcel France.

»Le procédé a été testé avec succès sur de petites pièces mais l'objectif du groupe est de fabriquer des pièces de grande dimension sous infusion. “Nous avons encore trois à quatre ans de développement devant nous”, précise le directeur général. Fin Aerolia SAS (Stelia Aerospace) a décerné à Hexcel le prix de “Meilleur partenaire en recherche et technologie” dans le cadre de leur coopération sur ces composites du futur destinés aux structures primaires d'avion de prochaine génération, sucesseur des A320 et 737.


»• La trappe en composite “made by” Akka Aerospace

»Akka Aerospace traque les kilos en trop à bord des avions. Ses ingénieurs ont eu une idée en apparence simple: installer une trappe unique en composite avec une seule “porte” pour loger les trains avant des avions au lieu du système actuel à deux portes. “Nous avons déposé un brevet pour cette trappe unique que nous avons testée de façon digitale. Elle permettrait un gain de poids de 20 kilos sur un A 350”, souligne Stéphane Bollon, directeur d'Akka Aerospace qui a travaillé avec Corse Composite industries et Stelia pour mettre au point cette innovation. Elle devrait être prochainement proposée à la vente à Airbus. Akka Aerospace envisage de la décliner pour d'autres avions. Cette trappe unique peut être installée sur les avions neufs mais aussi sur des appareils déjà en service lors des visites de maintenance.


»• Digibati, le logiciel de cartographie 3D.

»Le salon aéronautique du Bourget offre l'opportunité à Gaiddon Software de réaliser le lancement commercial d'une nouvelle technologie, fruit de cinq ans de recherche et développement. Il s'agit d'un logiciel, baptisé Digibati, qui permet, à partir d'une unique photo aérienne, de modéliser 70% du territoire et d'en extraire les principaux éléments tels que des bâtiments puis, ensuite, de les reconstituer en 3D. “Il s'agit d'une technologie de rupture. Les autres technologies en 3D nécessitent plusieurs clichés d'un même endroit et parfois plusieurs campagnes de photos aériennes, afin d'effectuer une reconstitution en 3D”, développe Fabien Gaiddon, PDG fondateur de cette start-up née en 2010.

»Gaiddon Software a déjà gagné un contrat avec Veolia qui souhaitait avoir une vision complète et précise de l'environnement où le groupe comptait installer une nouvelle station d'épuration. La start-up vise aussi les marchés aéronautique, du transport aérien et de la défense via le développement d'une offre ciblée (simulations aériennes ou d'opérations militaires, utiles pour l'entrainement des troupes au sol). La société met en avant un “faible coût de traitement et la rapidité de traitement des données”. Gaiddon Software qui est hébergé au sein de RezoPep (réseau des pépinières de Midi-Pyrénées), expose au Bourget dans le pavillon Aerospace Valley de la région.


»• Agridrone, le drôle d'oiseau, d'Airinov

»C'est une première dans l'histoire du salon du Bourget. Les drones civils font désormais partie du paysage . En visitant le stand de Parrot, un des leaders du drone civil récréatif, les visiteurs auront la surprise de voir “un outil de machinisme agricole: l'Agridrone de la société Airinov, fondée en 2010 par deux ingénieurs, Florent Mainfroy et Corentin Chéron, et un fils d'agriculteur, Romain Faroux, revendiquant une technologie “unique au monde” basée sur un “système de cartographie agronomique par drone”. Plus de 5000 agriculteurs ont déjà recourru à ce service par drone. Et depuis le début de l'année, “80.000 hectares (blé et colza) ont été survolés via son réseau de 40 opérateurs”, souligne la jeune société.»





Une innovation

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