2015/06/30

«Centre Vidéotron: trois architectes s'expriment»




Annie Morin: Le Soleil



«Après s'en être fait une idée sur plans, les Québécois peuvent maintenant voir de leurs yeux le nouvel amphithéâtre multifonctionnel. Le maire Régis Labeaume a admis récemment qu'il l'imaginait plus petit. Le premier ministre Philippe Couillard a esquivé une question sur la beauté de l'édifice en disant que "tout est relatif", pour ensuite vanter son intérieur et surtout la grande baie vitrée avec vue sur la capitale. Maintenant qu'il est sorti de terre et presque débarrassé de ses échafaudages, que penser du design du Centre Vidéotron, de son rayonnement dans la ville? Le Soleil en a parlé avec trois architectes.


»François Moreau, ABCP Architecture: toujours pas de défaut

»C’est l’oeuvre de sa vie. Sa vie “jusqu’à maintenant”, prend-il la peine de préciser. Normal que François Moreau, architecte et président d’ABCP Architecture, ne trouve pas de défaut à l’amphithéâtre qu’il a conçu en partenariat avec GLCRM Architectes et Populous.

»“On ne voulait pas de "tant qu’à y être", et il n’y en a pas eu, à peine des opportunités saisies au bon moment à gauche et à droite. Et des "j’aurais donc dû", il n’y en a pas encore. Je ne dis pas qu’il n’y en aura pas, mais peut-être plus pour l’intérieur. À l’usage, il pourrait y avoir des ajustements à faire. Avec l’extérieur, on est très heureux, c’est au-delà de nos attentes”, a expliqué l’architecte, rencontré sur les lieux le 18 juin.

»S’il apprécie l’effet d’ensemble, le gros volume blanc visible de partout, c’est de la façade dont M. Moreau est le plus fier. Reprenant les dimensions du défunt hippodrome, le hall d’entrée est entièrement fenestré. Imprimés dans le verre, des points blancs de différentes grosseurs créent l’illusion de flocons balayés par le vent. On devine l’intérieur, la structure de bois et le grand déploiement technologique.

»“Le soir, quand il est tout illuminé, on atteint vraiment l’objectif qu’on voulait, cette interaction entre l’intérieur et l’extérieur, pour que le commun des mortels qui n’a pas les moyens de rentrer à l’intérieur du bâtiment puisse vivre quand même l’expérience”, souligne M. Moreau. “Pour moi, c’est un petit bijou, ce cube de verre.”

»Cette façade est difficile à apercevoir pour le moment. Donnant sur le boulevard Wifrid-Hamel, le bâtiment est reculé et caché par un groupe d’arbres matures. L’accès au chantier est encore contrôlé.


»Du recul

»Ce qui nous ramène au débat sur l’emplacement du Centre Vidéotron. François Moreau n’exprime aucun regret. “Ici, il va devenir le point central d’ExpoCité. S’il avait été en retrait, sur le bord de la rue, il aurait peut-être été plus urbain, avec une activité autour du bâtiment. Sauf qu’on aurait eu moins de recul pour l’admirer et on aurait moins pu aménager des espaces intéressants autour parce que c’était très exigu”, plaide-t-il. Quant aux qualificatifs qui sont attribués à son oeuvre - détecteur de fumée, cuvette, soucoupe volante, entre autres -, le concepteur ne s’en formalise pas. “Form follows function”, réplique-t-il, reprenant un des grands principes de l’architecture moderne selon lequel la forme d’un bâtiment doit s’adapter à sa fonction.

»Alors que le maire Régis Labeaume avertissait au début du projet que son objectif n’était pas de gagner un concours d’architecture, François Moreau croit cela possible. “On va en gagner probablement plusieurs, à plein d’égards”, prédit l’architecte, mettant de l’avant les innovations technologiques du nouvel amphithéâtre, dont la ventilation par les gradins et la construction sans contreventement apparent.

»Ces “petits détails” et “le fait qu’il y a une référence à l’environnement dans lequel il est construit, à l’hiver” devraient attirer les regards et les distinctions, croit M. Moreau.


»François Dufaux, Université Laval: un peu plus que la note de passage

»François Dufaux, professeur à l’École d’architecture de l’Université Laval, trouve “déroutant” que l’amphithéâtre ne s’impose pas davantage dans le quartier Limoilou. Il en est déçu.

»“Pour moi, depuis le début, le choix du site est difficilement compréhensible”, lâche l’architecte. “C’est censé être un monument dans la ville. Il faudrait au moins que ce soit visible du boulevard Hamel”, insiste-t-il, faisant le parallèle avec le vieux Colisée, bien apparent celui-là.

»M. Dufaux a hâte de voir comment la future place publique tentera de réconcilier le Centre Vidéotron avec l’environnement hétéroclite d’ExpoCité, de l’ouvrir sur la ville et les gens. Mais il ne croit plus à l’effet d’entraînement économique, car il y a trop de décalage avec le quartier. “On ne fait pas d’argent avec un stade, on fait de l’argent avec ce qu’il y a autour du stade”, fait-il remarquer.

»Quant au bâtiment lui-même, M. Dufaux considère qu’il tient davantage de l’édifice commercial que du bâtiment public. “On peut comprendre compte tenu de l’angoisse du budget” de 400 millions $, dit-il. L’expert fait valoir que “la limite est très subtile” entre la simplification, courant architectural applaudi, et le simplisme. Pour lui, cette limite a été franchie. L’ovale blanc lui apparaît banal, sans signe distinctif.

»Personnellement, il aime bien la petite tour qui fait le lien avec les quartiers de Québecor dans le Ludoplex. Il l’aurait fait monter plus haut, car il y a là possibilité d’un signal, mais “pas très affirmé”.

»Contrairement aux concepteurs, l’universitaire s’inquiète des comparaisons peu flatteuses avec des objets du quotidien. “La rare violence que les Québécois se permettent, c’est dans l’humour. Ça traduit un certain désenchantement pour quelque chose qui, au bout du compte, a coûté cher”, lance-t-il.

La rare violence que les Québécois se permettent, c’est dans l’humour. Ça traduit un certain désenchantement pour quelque chose qui, au bout du compte, a coûté cher.

»Si les qualités esthétiques du bâtiment ne l’impressionnent pas, M. Dufaux reconnaît toutefois les efforts mis sur le hall d’entrée, où il salue le choix de la transparence, l’utilisation du bois, l’ajout d’un écran géant. “C’est élégant, c’est bien fait. Ce n’est pas luxueux, mais c’est honnête”, résume-t-il. L’argument voulant que ce soit encore plus beau une fois illuminé ne l’atteint pas. “C’est comme un mannequin qui serait plus beau avec de l’éclairage.”

»Globalement, le professeur a l’impression que la barre n’a pas été mise assez haute par l’administration Labeaume. Les sous-traitants ont donc travaillé comme des étudiants qui veulent la note de passage, sans plus, conclut-il. “En langage scolaire, disons que le stade comme tel, c’est un C +, tandis que le hall, c’est plus un B +.”


»Régis Lechasseur, Bourgeois/Lechasseur architectes: “sobre et efficace”

»Régis Lechasseur est retourné voir le Centre Vidéotron de près - et de loin - avant de dire publiquement ce qu’il en pensait. Il a été agréablement surpris du résultat. “C’est sobre et efficace”, tranche-t-il.

»L’architecte, dont les bureaux sont situés rue Saint-Vallier, est revenu avec “un bon feeling” de sa visite. Il aime la façon dont le bâtiment s’impose dans le paysage de Québec, même si “c’est nécessairement gros” et “un peu redondant” à distance. “Il n’y a pas de flafla. Je pense que ça va bien vieillir”, réfléchit-il à voix haute.

»En se rapprochant, M. Lechasseur apprécie l’entrée principale “à dimension humaine”, qui donne envie du dedans, de l’action, de l’éclairage nocturne. “J’ai hâte d’aller l’apprécier à l’intérieur”, dit-il, curieux de l’effet des coursives ouvertes permettant de garder l’oeil sur la glace en tout temps.

»Le jeune homme est impatient aussi de voir les aménagements sur la place publique donnant sur le boulevard Wilfrid-Hamel. Car, pour le moment, “ce n’est pas un secteur où tu as envie d’aller marcher”, plutôt un secteur axé sur l’automobile et non le transport en commun. Mais, en même temps, il ne lui vient pas à l’idée de remettre en question le choix du site, plus centre-ville que banlieue. “Je ne vois pas où on aurait pu le mettre pour être mieux situé, à part sur les Plaines!” rigole-t-il.


»Pression sociale

»L’architecte ne se gêne pas pour dire qu’il est admiratif du travail réalisé par ABCP Architecture, qui a travaillé les plans avec un partenaire américain, Populous. Dans le contexte du retour éventuel des Nordiques et du contrôle rigoureux des finances publiques, ils ont fait face à une grosse pression sociale et politique, fait ressortir M. Lechasseur. “On peut être fiers que ce soit des gens de Québec qui ont fait ça. On n’a pas besoin de chercher bien, bien loin pour trouver des professionnels qui sont capables de faire le travail. À Québec, on en a plusieurs”, plaide-t-il.

»Quant aux petits noms lancés au visage du Centre Vidéotron, le représentant de Bourgeois/Lechasseur n’y voit pas de mesquinerie excessive. “Il y a toujours du monde qui va trouver ça laid. Si les gens en parlent, c’est déjà bon. Au moins, ils le remarquent.”»





Administration Publique et innovation

2015/06/29

«Newsletter L&I» (n.º 59, 2015-06-29)





Administração Pública e inovação | Administración Pública e innovación |
Administration Publique et innovation | Public Administration and innovation

Um inovador | Un innovador | Un innovateur | An innovator

Uma inovação | Una innovación | Une innovation | An innovation

A execução da inovaçao | La ejecución de la innovación | L’exécution de l’innovation |
The innovation execution



Liderar Inovando (BR)

«CCT faz audiência para discutir marco legal para conhecimento e inovação» [web] [intro]
Cinco pequenos negócios entre os dez vencedores do Prêmio Nacional de Inovação 2015, instituído pelo Sebrae e pela Confederação Nacional da Indústria (CNI) [web] [intro]
«Direitos políticos das mulheres: resistência brasileira» [web] [intro]
«Parques tecnológicos compartilhados são a nova aposta da parceria Brasil-China» [web] [intro]

Liderar Inovando (PT)

«BICMinho e AID dão prioridade à inovação no design com o apoio do Governo» [web] [intro]
«Empresas portuguesas destacam-se em feira tecnológica no México» [web] [intro]
«Empresa nacional lança veículo de combate a incêndio inovador com nome “Lusitano”» [web] [intro]
«Informalidade em África pode ser oportunidade para o desenvolvimento, considera Carlos Lopes» [web] [intro]

Liderar Innovando (ES)

«Los agentes sociales piden más apoyo a las empresas» [web] [intro]
«¿Qué motiva a los empleados más innovadores?» [web] [intro]
«Experiencia culinaria en la octava planta» [web] [intro]
«El nuevo modelo logístico global Physical Internet en París» [web] [intro]

Mener avec Innovation (FR)

«L’innovation territoriale, sur un fil d’équilibriste» [web] [intro]
«"Je veux que Solvay mérite un Nobel", l’innovation vue par Patrick Maestro, médaille de l'innovation 2015 du CNRS» [web] [intro]
«Conférence-débat publique: L’innovation, un état d’esprit» [web] [intro]
«Le gouvernement présente sa stratégie numérique pour la France» [web] [intro]

Leadership and Innovation (EN)

«China supports start-ups & public innovation» [web] [intro]
«Terry Funk Shares His Memories And Thoughts On Dusty Rhodes. Talks Dusty's Relationship With Vince McMahon» [web] [intro]
«Africa’s tech innovation ecosystem: The Missing Middle» [web] [intro]
«EU regional innovation must unite public, private and third sectors» [web] [intro]

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2015/06/26

«Le gouvernement présente sa stratégie numérique pour la France»




Sarah Belouezzane et Martin Untersinger: Le Monde



«Elle était attendue depuis des mois. Jeudi 18 juin, le premier ministre Manuel Valls a présenté lors d’une conférence de presse rien de moins que la stratégie numérique de la France: une série de mesures visant à exposer les ambitions du gouvernement en la matière. La journée a été riche puisque M. Valls s’est aussi vu remettre un rapport du Conseil national du numérique, issu d’une consultation publique et visant à donner des recommandations pour la prochaine grande loi sur le numérique prévue pour l’automne.

»“Le numérique est partout, il a envahi l’économie, la société, l’école...”, expliquait la veille au Monde Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat en charge de la question au gouvernement, lors d’une présentation préalable de cette stratégie numérique gouvernementale. Pour elle, la France ne peut pas “se permettre d’être passive dans cette révolution, nous devons mettre la barre le plus haut possible et imprimer le changement partout pour moderniser l’action publique”.

»Pour ce faire, le gouvernement a décidé d’instiller le numérique dans tous les aspects de la vie des Français: économie, tourisme, éducation, santé, gestion des données, rapport avec les administrations... Au risque d’envoyer un message confus et de noyer le public dans un véritable catalogue de bonnes intentions, dans lequel il est parfois difficile de distinguer la nouveauté de ce qui a déjà été mis en place. “Cette étape était essentielle, ceux qui critiquent la France en expliquant que nous sommes toujours en retard ne sont pas au fait de ce qui est à l’œuvre, l’idée c’est de dire: voilà ce qui est en cours et comment nous irons plus loin encore”, répond la secrétaire d’Etat.


»Numérique: les principales mesures du gouvernement

»Le gouvernement a rendu public jeudi 18 juin sa stratégie numérique. Parmi les mesures qu’elle comporte, certaines sont déjà connues ou enclenchées, mais d’autres sont plus inédites.

»Création de données d’intérêt public: des entreprises chargées de mission de service public (transport, énergie...) seront concernées.

»Lancement de l’”Emploi Store”: un site et une application regroupant les services de Pôle emploi et ouvrant certains outils aux développeurs.

»Mise en place de la grande école du numérique: labellisation de formations (universités, collectivités, associations) centrées sur le numérique.

»Organisation d’une rencontre entre start-up françaises et grands financeurs à l’automne sous l’égide du président de la République.

»Inscription de la neutralité du Net dans la loi sans attendre l’issue des négociations à Bruxelles et après une période de concertation.

»Inspection par les services de la concurrence des conditions générales d’utilisation des grands sites opérant en France.

»Modification de la loi sur les données personnelles avant les nouveaux textes européens et instauration de la possibilité de transporter ses données personnelles d’un service à un autre.

»Lancement de travaux avec le Conseil de l’Europe pour établir une charte des droits du citoyen et du numérique.


»Le chantier de l’économie

»Premier grand chantier, l’économie. Avec, en tête de gondole, le développement et le financement des start-up. Mme Lemaire souhaite ainsi “montrer que la France est un pays attractif, que nous y innovons, que nos entreprises décrochent des contrats”. Son but: “capter une partie de l’argent des capitaux risqueurs internationaux”, afin que les jeunes pousses françaises demeurent sur le sol national et y “créent de la croissance et de l’emploi”. Pour cela, le gouvernement souhaite faire venir en France, en octobre prochain, les plus gros fonds de la Silicon Valley pour leur montrer ce qui s’y passe.

»“Nous ferons, par ailleurs, venir à Paris les start-up les plus emblématiques de tout le territoire, afin qu’elles montrent aux investisseurs le niveau et la qualité de ce qu’elles font”, souligne la secrétaire d’Etat.

»Pour ce qui est des rapports entre grands groupes et start-up, “Nous allons faire en sorte d’établir un guide des bonnes pratiques pour permettre aux grands groupes et aux start-up de travailler ensemble dans de bonnes conditions. Un forum dédié à cette alliance nouvelle sera organisé à Bercy, pour que les uns et les autres s’engagent réciproquement de manière pérenne”, annonce Mme Lemaire.

»La secrétaire d’Etat est, en outre, très attachée à la transition numérique des TPE/PME (les “très petites” et les “petites et moyennes” entreprises). “Il faut œuvrer pour qu’internet devienne un levier de croissance plutôt qu’une menace”, souligne la secrétaire d’Etat.


Le gouvernement souhaite faire venir en France, en octobre prochain, les plus gros fonds de la Silicon Valley pour leur montrer ce qui s’y passe, et, par ailleurs, fera venir à Paris les start-up les plus emblématiques de tout le territoire, afin qu’elles montrent aux investisseurs le niveau et la qualité de ce qu’elles font.

»La question épineuse de la neutralité du Net

»Côté éducation, le gouvernement va labelliser une cinquantaine de formations aux métiers du numérique. Afin de “former les jeunes aux emplois dont les entreprises françaises ont désespérément besoin: cela peut être développeur, concepteur de site internet, animateur de communautés en ligne...”, détaille la secrétaire d’Etat.

»L’épineuse question de la neutralité du Net, ce principe qui consacre la non-discrimination des données sur les réseaux, actuellement en négociation à Bruxelles, est un des points clés de la stratégie présentée jeudi. Mme Lemaire souhaite “que la France puisse porter dans la loi une définition de la neutralité qui laisse la possibilité de l’innovation”, avant qu’un accord ne soit trouvé au niveau européen.

»Par ailleurs, “le gouvernement va travailler avec le Conseil de l’Europe à la rédaction d’une charte des droits du citoyen et du numérique”, annonce Axelle Lemaire qui rêve d’un protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme.

»Ainsi, le gouvernement pourrait faire en sorte qu’il soit interdit de couper aux consommateurs leur connexion internet.


»Aller plus vite que Bruxelles

»Sur les données personnelles, ces informations détenues par les géants du net comme Facebook ou Google, le gouvernement veut aller plus vite que Bruxelles: “Il y aura une loi française [sur l’encadrement de l’utilisation de ces données] avant l’entrée en vigueur du règlement européen, en 2018 au plus tôt, mais nous avons une vision française qui doit aussi influencer les négociations à Bruxelles” veut croire Axelle Lemaire. Au menu notamment, la possibilité de transférer ses propres données d’un service à l’autre. Ainsi, il sera possible de transférer ses photos ou ses informations sur un nouveau réseau social, si on veut en changer.

»La secrétaire d’Etat souhaiterait même que les entreprises publiques comme EDF ou la SNCF partagent les données dont elles disposent jugées d’”intérêt général”. L’idée: aider à développer de nouveaux services en se servant de cette multitude d’informations disponibles.

»Le gouvernement veut muscler le rôle de l’administrateur général des données, un poste créé fin 2014 par décret. “Son existence sera pérennisée dans la loi pour lui donner la légitimité d’intervenir auprès des administrations et d’organiser l’ouverture des flux des données” explique la secrétaire d’Etat.


»Création d’un “Etat plate-forme”

»Autre préoccupation de l’exécutif, la cybersécurité. Il s’agit de “répondre à une angoisse et un besoin de plus en plus forts, chez les particuliers comme chez les administrations et les entreprises”,selon Mme Lemaire. Une plate-forme d’assistance aux victimes de cyberattaques sera mise en place au 1er semestre 2016. Un appel à projet dédié à la protection de la vie privée sera lancé dès le mois de juillet, sans plus de précisions. “Il y a un décalage entre ce que dit la loi et le ressenti des gens sur le contrôle de leurs données. La technologie peut combler cet écart”, espère la secrétaire d’Etat.

»Numériser les services publics semble aussi être au cœur des préoccupations du gouvernement: pour rendre “les services publics de demain plus efficaces et plus personnalisés”, l’exécutif souhaite la création d’un “Etat plate-forme”. Comprendre: un endroit où les développeurs pourront trouver des API (“Application Programming Interface”, ou interface d’application de programmation), c’est-à-dire des moyens pour interroger les bases de données de l’Etat et interagir avec ses systèmes informatiques pour développer de nouveaux services.

»“Il faut aller aussi vers une stratégie de plate-forme coordonnée pour les services publics, avec un portail d’entrée unique vers tous les services [de l’Etat] pour les usagers” note Axelle Lemaire. Plus concrètement, les citoyens pourront, par exemple, d’ici la fin de l’année refuser d’interagir avec l’administration par courrier et réclamer un échange électronique. Mme Lemaire aimerait aussi importer la culture start-up au sein du gouvernement, pour permettre aux équipes de travailler de façon plus agile.

»Avec la présentation de cette stratégie, le gouvernement semble vouloir trouver dans le numérique un second souffle, après une séquence de plusieurs mois marquée par les lois sur le terrorisme et le renseignement où Internet a été davantage vu comme une menace que comme une opportunité. “La loi numérique doit apaiser, être une loi de liberté” affirme ainsi la secrétaire d’Etat.


»Le gouvernement oublie certaines recommandations du Conseil national du numérique

»Le Conseil national du numérique a présenté son rapport issu d’une vaste concertation publique entamée il y a plusieurs mois. C’est sur cette base que le gouvernement a établi sa stratégie dévoilée ce 18 juin. Certaines dispositions ont été reprises par l’exécutif, mais d’autres ont été oubliées.

»Il s’agit principalement des propositions qui vont à rebours des récentes initiatives gouvernementales. Nulle trace dans les mesures annoncées de la recommandation du CNN de graver dans la loi l’obligation de passer par un juge pour bloquer un site. Le gouvernement est parvenu, à l’automne dernier, à instaurer un blocage administratif, sans juge, des sites terroristes.

»Aucune trace non plus de la promotion du chiffrement des données, un moyen qui peut être mis en place par les entreprises et les particuliers pour les protéger. Selon Mediapart, des dispositions contraignant l’utilisation de la cryptographie ont failli être incluses dans le projet de loi sur le renseignement.

»Exit aussi la volonté de s’interdire “la surveillance massive des flux et des données”, pourtant préconisée par le CNN, quelques jours seulement après le vote au Parlement de la loi sur le renseignement.»





L’exécution de l’innovation

2015/06/25

«Conférence-débat publique: L’innovation, un état d’esprit»




Salima Guisser: Aujourdhui le Maroc



«"Quel marketing pour les projets d’innovation?". Un questionnement opportun voire légitime ayant tout récemment fait l’objet d’une conférence-débat publique initiée par l’option management de projets et de l’innovation du diplôme d’études supérieures de l’université Mohammed V de Rabat. Un événement ayant permis à l’ensemble des participants de proposer des solutions abondant dans le sens des mots-clés du thème de la rencontre, soit marketing et innovation.

»D’aucuns intervenants se sont quand même attardés sur la définition du mot innovation. Entre autres, le président de la fédération nationale des inventeurs et innovateurs marocains, qui existe depuis 25 ans et œuvre dans le domaine industriel, a précisé que l’innovation est une exclusivité technique ayant une valeur ajoutée économique de manière à contribuer à la création de richesses. "Contrairement aux pays de l’Asie de l’est qui adoptent les produits de la civilisation américaine pour se concentrer sur la recherche scientifique, le Maroc est consommateur tout comme les pays du tiers monde", a indiqué Mustapha Ouchems à propos du Maroc. Pour que le pays soit productif en matière d’économie du savoir, il faudrait, selon lui, "intégrer les résultats de la recherche scientifique dans la production nationale". C’est pourquoi l’innovation demeure la meilleure option.

Pour que le pays soit productif en matière d’économie du savoir, il faudrait, selon Mustapha Ouchems, "intégrer les résultats de la recherche scientifique dans la production nationale". C’est pourquoi l’innovation demeure la meilleure option.

»Quant au management, il est considéré, par le président de la fédération nationale des inventeurs et innovateurs marocains, comme une science destinée à accompagner et orienter les chercheurs selon le marché.

»Aux yeux des initiateurs dont professeur de gestion à l’université Mohammed V de Rabat, l’innovation se fait selon la "mesure". "Pour innover, il suffit de changer de cible en se destinant à de nouveaux marchés", a enchaîné Mohamed Najib El Oualidi qui a conduit l’exemple de la dernière tournée royale en Afrique la qualifiant de "démarche d’innovation".

»Et tout comme le professeur de gestion à l’université Mohammed V de Rabat, Abdellah Laatiris, directeur général de l’agence conseil en communication Creative Team, estime que "l’innovation est un état d’esprit". En guise d’apport, les organisateurs ont invité Michel Félix, professeur de gestion à l’université de Lille, qui est intervenu par vidéo-conférence. "Le marketing, notamment celui expérimenté, est un travail intellectuel", a-t-il estimé.

»Ceci étant, un autre questionnement semble légitime, celui du budget débloqué pour les universités au moment où elles ne sont pas productives en matière d’innovation et de la recherche scientifique. A ce propos M. El Oualidi indique: "l’université a bénéficié d’argent mais il reste beaucoup à faire sur le plan juridique".»





Une innovation

2015/06/24

«"Je veux que Solvay mérite un Nobel", l’innovation vue par Patrick Maestro, médaille de l'innovation 2015 du CNRS»




Philippe Passebon: Industrie & Technologies



«Chaque semaine, Industrie & Technologies prend les chemins de traverse et donne la parole à des personnalités qui ont l'innovation dans la peau. En 12 questions, ces personnes du monde de l'industrie tirent le portrait de cette discipline. Aujourd’hui, Patrick Maestro, directeur scientifique de Solvay depuis 2011, après avoir occupé la même fonction en 2007 chez Rodhia. Le chimiste, dont Industrie & Technologies a déjà réalisé le protrait, a reçu mercredi 10 juin la Médaille de l'innovation du CNRS 2015, pour saluer notamment sa contribution à faire travailler de concert recherche publique et monde industriel. L'homme est également membre de l'Académie des technologies depuis 2014.


»Si l'on vous dit innovation, spontanément, vous répondez?

»Une invention, une idée, qui s'est concrétisée en un objet, un service, d'utilité validée par le consommateur.


»Votre dernière rencontre avec l'innovation, c'était quand et où?

»Ce matin chez Solvay.


»Quelle innovation avez-vous dans la poche?

»Des post-it.


»Votre innovation préférée?

»Internet, qui connecte le monde.


La qualité qu'il faut cultiver pour innover? La transversalité.

»Et celle que vous détestez?

»Toutes les futilités et les effets de mode.


»Si vous deviez remettre le Nobel de l'innovation, quelle personnalité récompenseriez-vous?

»Léonard de Vinci.


»Et s'il était attribué à une entreprise, laquelle choisiriez-vous?

»Celle qui m'emploie, dans 10 ans, quand nous aurons réussi nos programmes d'innovation.


»La qualité qu'il faut cultiver pour innover?

»La transversalité.


»Et le défaut qu'il faut corriger?

»Le "ça ne marchera jamais".


»Citez un livre qui vous a inspiré en matière d'innovation?

»Le système périodique, de Primo Lévi.


»En matière d'innovation, vous êtes plutôt... ...start-up ou grand groupe?

»Les deux, travaillant ensemble.


»...technologie ou service?

»Technologie.


»...continue ou disruptive?

»Les deux ont leur valeur, si bien sélectionnées.


»Enfin, de quelle innovation rêvez-vous (pas seulement la nuit)?

»L'autonomie énergétique nomade, combinant dans des systèmes hybrides, solaire, batteries, thermo/piézo-électriques,...»





Un innovateur

2015/06/23

«L’innovation territoriale, sur un fil d’équilibriste»




Sabine Blanc: La Gazette



«Passons sur l’introduction aux envolées lyriques, où majuscules impropres côtoient un florilège des mots creux à la mode, voire les deux mêlés – ah le “Bien Vivre Ensemble” – et qui semble avoir été écrite par un.e élu.e ou un.e territorial.e dopé.e à l’insu de son plein grès à la novlangue. Oublions que ces penchants déteignent sur l’ensemble de ce rapport, remis à Marylise Lebranchu, à l’image de son titre: “L’innovation au pouvoir! Pour une action publique réinventée au service des Territoires”.

»Et retenons l’essentiel: ce document, établi par Akim Oural, adjoint au maire de Lille, conseiller de Lille Métropole à l’économie numérique et membre du Conseil national du numérique (CNN), appuyé par le SGMAP, contient des pistes intéressantes, dans la lignée du rapport de l’ADF sur l’innovation dans les politiques départementales; il met en valeur des actions méconnues, à rebours de l’image persistante d’escargots qui pèse sur les services publics (et ceux qui les rendent) dans les territoires. Les lecteurs réguliers des pages “Pratiques Locales” de La Gazette savent que la réalité du terrain est tout autre. Le rapport a déjà le mérite de partir d’une nouvelle approche, au-delà de la technique:

»“L’innovation territoriale peut se définir comme une réponse nouvelle (ou transférée dans un contexte nouveau) à une problématique et/ou à un besoin identifiés collectivement dans un territoire, en vue d’apporter une amélioration du bien-être et un développement local durable.”


»Le Graal du “faire mieux avec moins”

»Mais cette analyse est aussi ambiguë. Elle cristallise en effet l’ambivalence actuelle de l’innovation dans les politiques publiques qui balance entre réel besoin de métamorphose, levier d’une régénération de la démocratie, et simple cache-misère. Une ambivalence dont l’auteur se serait départi s’il avait opté pour une ligne politique claire: “Ce rapport est une collection de points de vue, indique un bon connaisseur du sujet. Chacun peut y lire ce qu’il veut.” Une posture assumée par Akim Oural: “Il n’y a pas de prisme politique, c’est volontaire. Ce qui m’intéresse, c’est la création de mécanismes de dynamiques collectives. Différentes approches sociales sont présentes, mais toutes ont un objectif de développement local.”

»Le contexte économique difficile, qui se traduit pour les collectivités locales par une baisse sans précédent des dotations budgétaires, impose l’antienne du “faire mieux avec moins”.

»Un contexte dans lequel “l’innovation territoriale est un levier considérable pour repenser l’approche de l’égalité des territoires, ce qui est urgent pour faire face aux réalités concrètes vécues ou ressenties. En effet, le remède ne pourra venir d’une approche technocratique visant à établir des zonages et de la péréquation entre les territoires, mais de l’ingéniosité des territoires eux-mêmes.”

»Et de citer en exemple de reprise en main locale le “miracle” de Loos-en-Gohelle, une cité minière devenue pionnière du “développement durable”.


»Frugalité ou régime pain sec?

»De même, la “réduction de la présence de l’Etat” contraint à “imaginer des services publics de proximité”, pour tenter de contrebalancer le risque d’exclusion liée à la dématérialisation, et les personnels démunis face aux demandes...

»Une innovation territoriale bien conçue conduirait aussi à “une nouvelle proximité, à la fois frugale et chaleureuse” et ferait “gagner des marges de manœuvre financière”, assure Akim Oural.

»Ainsi, “le projet de Mobilité solidaire en Meurthe-et-Moselle où les bus du département sont partiellement remplacés par des chauffeurs bénévoles indemnisés est un exemple d’économies générées par l’innovation territoriale”. En d’autres temps plus glorieux, peut-être que des agents auraient été embauchés, avec un vrai salaire pour accomplir ce service public?

»Le remodelage de l’action publique qui découle de cette logique rappelle la “big society” de David Cameron, aujourd’hui critiquée pour avoir surtout fini en nouvel avatar du néo-libéralisme: “La puissance publique n’étant pas ou n’étant plus la seule détentrice de l’intérêt général, elle doit évoluer vers un rôle d’accompagnateur et de tiers de confiance qui collabore 'horizontalement' avec l’ensemble des acteurs territoriaux.”

»Akim Oural préconise donc la mise en place d’un “processus de coproduction des services publics avec des acteurs privés ou associatifs pertinents”. Il y voit le terreau pour renouer la confiance entre usagers, lassés des dispositifs limités et complexes de démocratie participative, et institutions, en optant pour davantage de “co-création” des services et des politiques publiques.

»A rebours des dérives britanniques, il prône le développement d’alternatives, comme l’économie sociale et solidaire et souligne la souplesse potentielle du cadre local, plus agile, quoi qu’on en dise, qu’un ministère.


Il y voit le terreau pour renouer la confiance entre usagers, lassés des dispositifs limités et complexes de démocratie participative, et institutions, en optant pour davantage de “co-création” des services et des politiques publiques.

»Difficile prise de risque

»Cette approche nouvelle implique un important changement du management. Il faudrait, dit-il en substance, accorder le droit à l’essai-erreur, inviter les agents à laisser libre court à leur créativité, ce qui est loin d’être gagné: le lâcher prise n’est pas facile dans des services très hiérarchisés et chez les élus; des risques juridiques peuvent également peser, à tort ou à raison, sur les initiatives hors cadres. Cela vaut aussi dans le rapport avec les autres acteurs: “Cette nouvelle posture implique un partage des risques plus équitable entre structures publiques et porteurs de projet pour mieux soutenir l’innovation territoriale. Ainsi que l’exprime Denis Vallance, DGS du conseil général de Meurthe-et-Moselle à propos de la culture des agents du conseil général: ‘Il faut une attitude des agents qui soit dans la coconstruction. Il s’agit de dire aux porteurs de projets à quelles conditions leur projet est possible et d’accompagner ces derniers pour qu’ils atteignent ces conditions, même si cela présente un risque. Il faut sortir d’une logique de censure ou d’expertise avec une administration qui valide ou invalide des projets.”

»Mais, regrette le rapport, “depuis sa création en 2003, l’expérimentation législative n’a été que rarement utilisée. Du fait de la nécessité à recourir à une loi, cette disposition est aujourd’hui très complexe à mettre en œuvre et son utilisation devrait être simplifiée.”

»Face au risque d’innover pour innover, Akim Oural souligne l’importance d’adosser les expérimentations à un solide volet évaluation, qui reste encore en France, de façon générale, le parent pauvre des politiques publiques.

»Une équation difficile, estime Bruno Caillet, directeur associé de l’agence Le Hub, qui anime l’Hubservatoire: “on se gargarise avec des expérimentations, mais peut-on parler de succès? Un succès à Bordeaux ne le sera pas à Strasbourg. La co-production devrait faire l’objet d’une évaluation tripartite, elle demande une grille complexe. Or on a tendance à tout simplifier par souci d’économie.”


»Un rapport de plus?

»Comme pour nombre de rapports, se pose la question des suites à y donner. L’auteur propose bien sûr des recommandations, 18 en tout, et souligne qu’elles “sont applicables à court ou moyen terme, à la condition d’une volonté politique affirmée et d’une prise en compte active des besoins des innovateurs territoriaux.”

»Pour assurer une “suite immédiate”, Akim Oural souhaite “accompagner 3-4 projets territoriaux”. Pour que ce type de dispositif prenne son envol, le rapport table sur d’autres leviers, puissants mais étatiques en partie, comme l’inclusion d’un volet “innovation territoriale” dans le volet 3 du Plan d’investissement pour l’avenir ou encore la clause de revoyure dans les CPER.

»Akim Oural compte bien aussi mobiliser des parlementaires, comme Christian Paul, le président de la 27ème Région, pour déposer à l’automne un projet de loi sur le droit à l’expérimentation, objet de la recommandation 6.

»Au-delà, certains blocages culturels seront difficiles à surmonter. C’est le cas de la notion de “laisser-faire” qui “ne parle pas aux administrations, affirme Bruno Caillet. Leur langage, c’est le dispositif”.

»Apparaissent aussi des conflits de temporalités qui paraissent insolubles entre “les défis de plus en plus pressants qu’affronte la sphère publique, les entreprises qui veulent aller vite, une culture administrative lente à mouvoir, et le politique”, poursuit Bruno Caillet.

»Au-delà des affichages politiques et des exemples ponctuels, l’innovation territoriale doit surtout “démontrer la création de valeur”, souligne Akim Oural.»





Administration Publique et innovation

2015/06/22

«Newsletter L&I» (n.º 58, 2015-06-22)





Administração Pública e inovação | Administración Pública e innovación |
Administration Publique et innovation | Public Administration and innovation

Um inovador | Un innovador | Un innovateur | An innovator

Uma inovação | Una innovación | Une innovation | An innovation

A execução da inovaçao | La ejecución de la innovación | L’exécution de l’innovation |
The innovation execution



Liderar Inovando (BR)

«Projeto Curitiba Ecoelétrico evita emissão de 6,6 toneladas de CO2 com veículos Renault Zero Emissão» [web] [intro]
«Colégio de BH cria projeto para estimular alunos gerir os próprios negócios» [web] [intro]
«Óculos para cego criado por brasileiros ganha prêmio internacional de inovação» [web] [intro]
«Você tem uma grande ideia? E daí?» [web] [intro]

Liderar Inovando (PT)

«Fibrenamics: Nova plataforma para promover inovação à base de fibras apresentada em Guimarães» [web] [intro]
«Há mais empreendedores, mas poucos valorizam a ciência» [web] [intro]
«A ópera de dois músicos na produção biológica de goji fresco» [web] [intro]
«Internet das Coisas: europeus e americanos estão em guerra» [web] [intro]

Liderar Innovando (ES)

«El BOE publica los requisitos para ser una pyme innovadora» [web] [intro]
«La perseverancia, la innovación y la fe son las claves del éxito» [web] [intro]
«Eurofins lanza innovadora tecnología de chip de ADN que permite la identificación de 21 especies animales en la alimentación humana y animal» [web] [intro]
«El director de museo que reivindica la ingeniería: "El hombre ha inventado casi todo lo que le rodea". Ioannis Miaoulis, presidente y director del Museo de Ciencia de Boston» [web] [intro]

Mener avec Innovation (FR)

«Bpifrance déploie son Salon de l’entreprise dédié à l’innovation» [web] [intro]
«Ikimo9, la start up qui veut révolutionner l'immobilier» [web] [intro]
«Les mégadonnées exigent une vision innovatrice des droits» [web] [intro]
«Vague de surf urbaine au centre-ville de Sherbrooke: grand gagnant de La bonne IDée» [web] [intro]

Leadership and Innovation (EN)

«Limits of public sector innovation» [web] [intro]
«From zeal to appeal: inspiring stories of 20 Indian innovators» [web] [intro]
«Under the 'Hood: How Tech Is Transforming Goose Island» [web] [intro]
«Introducing The Bridge, The Innovation Hub Of New York City's $2 Billion Tech Campus» [web] [intro]

Licencia Creative Commons Licencia Creative Commons
Atribución-NoComercial 4.0 Internacional








2015/06/19

«Vague de surf urbaine au centre-ville de Sherbrooke: grand gagnant de La bonne IDée»




Geneviève Proulx: ICI Radio-Canada



«C'est le projet de vague de surf au centre-ville de Sherbrooke qui a remporté le concours de La bonne IDée organisé par Destination Sherbrooke.

»Au cours des prochains mois, Destination Sehrbrooke analysera ainsi la faisabilité d'un tel projet, et ce, en collaboration avec différents partenaires. Un avis de pertinence touristique sera réalisé dans un premier temps. "Analyse des sources de financements possibles, des particularités techniques et environnementales, de même que du potentiel d'attractivité touristique feront partie d'abord de cette étude. Une fois cette étape complétée, nous serons à même d'avoir une meilleure idée de l'ampleur, de la faisabilité et de l'échéancier de réalisation du projet", explique le directeur à l'innovation et au développement à Destination Sherbrooke, Jean-François Ouellet.

»Proposée par Laurence-Olivier Néron, Mathieu Péloquin, Virginie Bédard, Antoine C. Caron, Alexandre Tremblay, Maxime Dubreuil, Marc Desrosiers et Valérie Lesframboises, l'idée de créer une vague de surf à Sherbrooke pourrait attirer autant de surfeurs que de visiteurs selon eux. À Montréal, par exemple, les deux vagues de surf sur le fleuve Saint-Laurent attirent entre 18 000 et 25 000 surfeurs annuellement. Celle de Boise, en Idaho, une ville de la taille de Sherbrooke, voit passer plus de 40 000 spectateurs chaque année.

»Au total, 1670 personnes ont voté pour leur projet favori parmi les propositions suivantes: cyclodraisines, Sherbrooke plage, tyrolienne, pont-fontaine lumineux et vague de surf.»





L’exécution de l’innovation

2015/06/18

«Les mégadonnées exigent une vision innovatrice des droits»




Pierre Trudel: Le Journal de Montréal



«La notion de Big Data ou mégadonnées désigne les démarches consistant à générer de l’information pertinente à partir d’un vaste ensemble de données. Cette information peut être produite grâce à l’accroissement des capacités de traitement.

»Les innombrables applications que le traitement massif de données met à portée de main en font un enjeu majeur. De nombreuses applications potentielles dans les domaines de l’analyse financière, de la connaissance client, identification de tendances à long terme, etc.

»La capacité de compiler de grandes masses de données revêt une importante utilité sociale et économique. C’est pourquoi les enjeux des Big Data prennent tant d’importance.

»La compilation des masses de données aurait même des capacités prédictives.

»Par exemple, l’application des méthodes associées au Big Data peut contribuer à l’amélioration de la gestion des stocks ou des prévisions météorologiques.Cela peut permettre de prédire une épidémie de grippe ou de mieux vendre des produits ou services ou encore de faire de la publicité ciblée ou comportementale...

»Une proportion significative des données du Big Data sont produites directement ou indirectement par les personnes. Ces données sont générées consciemment ou inconsciemment. Il y a donc là un enjeu important aussi bien pour l’innovation entrepreneuriale que pour les personnes dont les données comportent désormais une valeur qui peut se révéler considérable.

»Pour appréhender les enjeux des mégadonnées au plan des droits et des libertés, certains invoquent que ces méthodes de travail supposent l’analyse de données sur les personnes. Ce serait donc un traitement de données personnelles. Certains préconisent d’appliquer aux pratiques de Big data, les règles des lois sur la protection des renseignements personnels.

»Mais à moins de donner à ces lois sur les renseignements personnels une portée quasi universelle, on est forcé de constater que dans beaucoup de situations, les analyses de mégadonnées sont réalisées sur des masses de données qui ne sont pas, comme telles rattachables à des personnes identifiables.

»Par exemple, lorsque Google est en mesure de dire qu’une épidémie de grippe fait rage dans une région, c’est habituellement parce que l’application des outils analytiques très performants l’ont rendu en mesure de déceler que les internautes ont introduit, de façon inhabituelle, des mots clés associés ou associables à la maladie.

Les analyses de mégadonnées sont réalisées sur des masses de données qui ne sont pas, comme telles rattachables à des personnes identifiables.

»Dans la plupart des situations de traitement de mégadonnées, il n’est pas nécessaire de savoir que monsieur ou madame unetelle a effectué des recherches sur ce sujet. Les analyses portent sur les tendances que peuvent révéler des masses de données qu’on est désormais en mesure de compiler rapidement et avec une puissance de traitement considérable.

»Les enjeux juridiques de ce type d’analyses ne se conçoivent plus en termes de contravention à une loi en particulier. Pour cerner effectivement les réels enjeux posés par ce genre de traitement massif d’information, il faut plutôt avoir recours à des démarches d’analyse plus larges. Il est insuffisant de simplement se demander si une loi ou certaines dispositions d’une loi ont été transgressés.

»La méthode à mobiliser suppose donc d’examiner les enjeux et les risques pouvant découler des analyses ou traitements d’information qui sont inhérents aux pratiques analytiques caractérisant le Big Data et les mégadonnées.

»Pour assurer une réelle protection des droits fondamentaux de même que des autres intérêts qui peuvent être mis en cause par les traitements massifs de données, il faut identifier les gisements d’information concernés.

»Il faut également examiner quels sont les traitements d’information qui sont effectués. Il devient alors possible d’identifier les enjeux et les risques que peuvent comporter certaines activités d’analyse de mégadonnées.

»Les exigences de transparence sont plus essentielles que jamais. Mais la nature des traitements massifs de données rend futile les exigences traditionnellement imposées par les lois sur la protection des données personnelles. Ces lois, mises en place à une autre époque ne sont plus adaptées à l’ encadrement des véritables enjeux et risques posés par les traitements d’informations sur les personnes.

»Par exemple, les exigences des lois sur la protection des renseignements personnels imposant l’utilisation des renseignements à des fins limitées ou uniquement aux fins pour lesquelles ils ont été recueillis à l’origine sont en pratique inapplicables. Plutôt que de procurer des protections effectives de la vie privée, ces vieilles lois engendrent souvent des procédures tatillones et des gaspillages.

»Même problème avec les vieilles règles imposant la collecte du minimum de renseignements personnels de même que l’obligation d’éliminer les renseignements une fois que l’objectif de leur collecte a été atteint. Ces lois engendrent des effets pervers comme la surcollecte des mêmes renseignements personnels. Les ressources consacrées à ces collectes inutiles seraient mieux investies dans la sécurisation des données déjà disponibles.

»Les posibilités ouvertes par les mégadonnées supposent de penser la protection de la vie privée autrement qu'en supprimant ou censurant l'information. Le changement d'approche est majeur. Il représente un défi pour la communauté de la protection des renseignements personnels, portée souvent vers la censure et les interdits plutôt que sur l'innovation.

»Les lois sur la protection des renseignements personnels doivent être revues en fonction des dynamiques associées aux façons actuelles de traiter des informations. Malheureusement, plusieurs ont intérêt à préconiser le maintien de lois qui n’offrent qu’une protection cosmétique de la protection de la vie privée. Par exemple, plusieurs ont intérêt à maintenir une approche fondée sur le "consentement" qui, dans la plupsrt des situations en ligne n'offre qu'un simulacre de protection.

»En somme, l’avènement et la généralisation des traitements massifs de données requiert un cadre juridique garantissant que les informations sont traitées de façon loyale et que les risques sont effectivement identifiés et efficacement pris en charge.

»Les mégadonnées sont une importante innovation dans les façons de faire. Elles commandent l'innovation dans les approches juridiques.»





Une innovation

2015/06/17

«Ikimo9, la start up qui veut révolutionner l'immobilier»




Frédérique Gros: La Provence



«Installée dans la zone d'activités Athélia, la start up Ikimo 9 pourrait bien révolutionner le marché de l'immobilier. Créée par Élisabeth Julien, il s'agit d'une plateforme internet d'achat d'immobilier neuf, dont la construction avait pour but de contourner un problème: "Le casse-tête de l'opacité des recherches sur internet, où les promoteurs veulent avoir les coordonnées de l'acheteur avant de lui donner les infos sur un produit", explique la chef d'entreprise.

»Un problème qu'elle connaît bien pour avoir travaillé en tant que salariée pour une plateforme qui faisait le lien entre l'immobilier neuf et la gestion de patrimoine. "Je voulais donc créer un dispositif où les informations seraient libres pour les clients, ajoute-t-elle, et pour cela, il fallait travailler en direct avec les promoteurs. Un peu à la façon de Booking pour la réservation d'hôtels!"

»C'est ainsi que Ikimo9 est né, avec l'ambition d'être un site simple, sans publicité, ludique, et où "tous les promoteurs sont logés à la même enseigne!" "C'est la recherche du client qui est au centre de la démarche, ajoute Élisabeth Julien. Il n'y a aucun élément bloquant. Par exemple, on n'est pas obligé de créer un compte ou de donner ses coordonnées pour accéder aux détails d'un produit. Et la finalité est la demande de rendez-vous, qui arrive au bout d'un parcours sérieux et réfléchi."

La finalité est la demande de rendez-vous, qui arrive au bout d'un parcours sérieux et réfléchi.

»Pour arriver à ses fins, la jeune femme a donc démarché directement les promoteurs, pour qu'ils lui confient leurs programmes en cours de réalisation ou à venir, et à ce jour, Ikimo9 référence quelque 5 500 logements dans toute la France, avec l'objectif d'en avoir au moins le double dans quelques temps. Les offres du site sont mises à jour chaque semaine.

»L'objectif d'Élisabeth Julien est donc à présent de "faire connaître le site et faire rentrer des clients dans la boutique!" Et pour cela; Ikimo9 mise sur le service: le site propose en effet un comparateur en ligne objectif qui prend en compte les différents produits consultés, ainsi que des simulateurs de financement ou de défiscalisation qui apparaissent directement sur la page de recherche et permettent au client de calculer en un clic le montant d'une mensualité ou l'avantage fiscal auquel il a droit. Enfin, pour chaque client qui finalise un achat, Ikimo9 offre des bons cadeaux pour une valeur de 0,3% du montant de l'acquisition.

»Pour l'heure, Élisabeth Julien travaille avec une assistante et deux agents commerciaux, et fait appel aux prestations d'un webmaster et d'un graphiste. Elle souhaiterait embaucher une personne de plus en septembre prochain. "On travaille en équipe, précise-t-elle, les salariés sont intéressés au résultat. L'envie doit être le moteur."

»Elle a aussi pour projet de créer une application smartphone, et de développer des services annexes aux recherches de ses clients comme où inscrire ses enfants à l'école ou comment organiser son arrivée dans une nouvelle ville. Innovant!

»Découvrez le site sur http://www.ikimo9.com/»





Un innovateur

2015/06/16

«Bpifrance déploie son Salon de l’entreprise dédié à l’innovation»




Philippe Guerrier, rédacteur en chef: ITespresso.fr



«Bpifrance ne s’attendait pas à une tel écho en organisant sa première convention BIG (acronyme de Bpifrance Inno Génération) élaborée en un temps record (quatre mois).

»C’est une première conférence organisée par la banque publique d’investissement sur deux jours du 10 au 11 juin à la Cité de la Mode et du Design à Paris : partage d’expériences, témoignages, ateliers thématiques, networking...

»Déjà un succès escompté au regard des pré-inscriptions: 15 000 participants attendus (start-up, TPE, PME, ETI et grands comptes), 250 intervenants, 2000 chefs d’entreprise, 300 pitches, 25 animations...

»Une application mobile dédiée à BIG permettra de prendre contact avec les intervenants. Pas de panique pour ceux qui ne pourront y assister: un grand dispositif vidéo live et replay sur le Web est prévu.

»Objectif: mobiliser et décloisonner tous les écosystèmes de l’entreprise et de l’innovation en accompagant à sa façon l’élan French Tech.

»"Comment faire pour que les entrepreneurs prennent conscience qu’ils sont nombreux, puissants, et forts pour créer une nouvelle France industrielle", s’interroge Paul-François Fournier, Directeur exécutif de la direction Innovation de Bpifrance qui a présenté l’évènement BIG mardi après-midi au siège de Bpifrance.

Objectif: mobiliser et décloisonner tous les écosystèmes de l’entreprise et de l’innovation en accompagant à sa façon l’élan French Tech.

»Des représentants émérites de l’écosystème start-up vont participer : Nicolas Dufourcq, Président de Bpifrance, accueillera Xavier Niel, patron d’Iliad-Free et gérant du fonds Kima Venture, pour l’inauguration.

»On retrouvera aussi Ludovic Le Moan (Sigfox), Frédéric Mazzella (BlaBlaCar), Gael Duval (organisateur de la French Touch Conference à New York dont la deuxième édition aura lieu fin juin) mais aussi Bertrand Diard (Talend).

»Les ateliers Big Echo permettront de faire des focus sur l’e-santé, le shopping connecté, l’agriculture numérique, le futur des médias, le véhicule de demain... Mais les places pour y assister ont été prises d’assaut, admettent les organisateurs.

»On peut s’attendre encore d’éventuelles allocutions de membres du gouvernement mais rien de concret pour l’instant. Entre Bercy et la Cité de la Mode et du Design, il suffit juste de traverser la Seine...

»On parlera aussi beaucoup Build Up ou comment monter des passerelles entre start-up, ETI et grands comptes pour accélérer la croissance...

»"Une bonne moitié du CAC 40 sera représentée sur place", assure Patrice Begay, Directeur exécutif en charge de la communication pour Bpifrance.

»L’association France Digitale en profitera pour remettre le prix du Tour de France Digitale.

»Et pour se détendre, BIG abritera aussi la dixième édition des Qwartz ("Prix Internationaux des Musiques Nouvelles, innovantes, électroniques ou pas, risquées, de traverse, hybrides").»





Administration Publique et innovation

2015/06/15

«Newsletter L&I» (n.º 57, 2015-06-15)





Administração Pública e inovação | Administración Pública e innovación |
Administration Publique et innovation | Public Administration and innovation

Um inovador | Un innovador | Un innovateur | An innovator

Uma inovação | Una innovación | Une innovation | An innovation

A execução da inovaçao | La ejecución de la innovación | L’exécution de l’innovation |
The innovation execution



Liderar Inovando (BR)

«Relações comerciais com o Governo. Em tempos de desconfiança ainda existem caminhos para trabalhar para os orgãos públicos» [web] [intro]
«Entrevista: Inovação é sobre pessoas, diz Dov Moran, criador do Pen Drive» [web] [intro]
«Seminário “Reflexões e desafios a uma cultura de Inovação na Amazônia” acontece no Campus de Pesquisa do Museu Goeldi» [web] [intro]
«Aqui, a gente dá o osso maior do que o cara pode roer. E vê se ele consegue» [web] [intro]

Liderar Inovando (PT)

«Passos Coelho quer envolver autarquias na manutenção do património público» [web] [intro]
«Flying Sharks: Empresa portuguesa fornece peixes a aquários de todo o mundo» [web] [intro]
«Revestimento inovador reduz probabilidade de infecções e rejeição de próteses» [web] [intro]
«Os lisboetas sonham, a câmara quer. E a obra, nasce?» [web] [intro]

Liderar Innovando (ES)

«El modelo quebequés se debate en Zaragoza» [web] [intro]
«Luis Roberto Saravia: Innovador y futurista» [web] [intro]
«Crean un innovador programa para detectar y erradicar el acoso escolar» [web] [intro]
«Las empresas que convierten a sus empleados en emprendedores internos tienen mayor capacidad de innovación» [web] [intro]

Mener avec Innovation (FR)

«Innovation africaine: quand les start-up EdTech changent la donne éducative» [web] [intro]
«Un jeune innovateur belge repéré par le prestigieux magazine américain MIT: voici comment Thibaut utilise l'informatique pour "soigner mieux"» [web] [intro]
«La Fédération de l'UPA de la Mauricie travaille à la mise en place d'un projet innovateur axé sur le séchage écologique des grains» [web] [intro]
«Orange lance le Prix de l’Entrepreneur Social en Afrique, avec une nouveauté cette année» [web] [intro]

Leadership and Innovation (EN)

«Public lands need innovation in management not necessarily new owners» [web] [intro]
«You Need an Innovation Strategy» [web] [intro]
«Wichita innovator’s Kickstarter project comes to fruition» [web] [intro]
«What can businesses do to make innovation happen?» [web] [intro]

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Atribución-NoComercial 4.0 Internacional