2015/05/20

«Une main robot propulse un Niortais au rang d'innovateur»




La Nouvelle République



«Amputé suite à un accident du travail, le Deux-Sévrien Nicolas Huchet est au cœur de l’élaboration d’une main robot. Un projet collaboratif fou et exemplaire en matière d’innovation sociale.

»Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, avait obtenu le même prix : Nicolas Huchet vient d'être retenu par la prestigieuse université américaine du MIT — le Massachusetts Institute of Technology — parmi les 10 Français de moins de 35 ans les plus innovants. La Massachussets Institute Review lui décerne aussi son prix 2015 de l'innovation sociale.


»De bric et de broc

»Pas étonnant dès lors que Nicolas Huchet fasse le buzz depuis quelques jours. Il est cité dans tous sortes de médias généralistes et scientifiques.

»Et il pose devant les objectifs en mettant en avant l'objet qui lui vaut tous ces regards: une main robot, fabriquée de bric et de broc en 2013, avec un Fablab (laboratoire de fabrication ouvert au public) de Rennes où il vit aujourd'hui, et qu'il compte développer et commercialiser pour moins de 1.000 €. Trente à quarante fois moins que ce qui se fait d'équivalent sur le marché de la biotechnologie.


Une main robot, fabriquée de bric et de broc en 2013, avec un Fablab (laboratoire de fabrication ouvert au public) de Rennes où il vit aujourd'hui, et qu'il compte développer et commercialiser pour moins de 1.000 €.

»Deux-Sévrien de cœur

»Breton d'adoption, il reste Deux-Sèvrien de cœur : “C'est vrai, j'ai vécu les 15 premières années de ma vie en Deux-Sèvres. Je suis né à Niort, j'ai grandi à Saint-Christophe-sur-Roc puis Saint-Pierre-des-Echaubrognes”, nous a-t-il confié entre deux rendez-vous sur un agenda particulièrement “booké” ces temps-ci. “Mon père vit toujours à Chef-Boutonne et je vais venir le voir en mai. Ma mère est native d'Ardilleux...”

»Pour remplacer la prothèse “Sécu” dont il a été doté en 2002 après avoir été amputé de sa main droite suite à un accident du travail, Nicolas Huchet, qui est ingénieur du son de formation et pas du tout spécialiste de micro-technologies, a cherché à mettre au point une main artificielle plus efficace.


»“Je n'ai rien créé”

»“Je n'ai rien créé, mais j'avais l'expérience d'une personne handicapée pour dire comment fonctionne une prothèse et ce dont j'avais besoin”, témoigne celui qui a ainsi fait le lien entre ingénieurs, prothésistes et personnes atteintes de handicaps.

»“C'est toujours à ce stade un prototype, assure-t-il. Par contre, nous avons développé un réseau mondial autour du handicap et de l'open-source, en vue d'aboutir à une véritable prothèse. Au moins, aujourd'hui, je bénéficie d'une visibilité médiatique...”»





Un innovateur

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