2015/04/30

Quelles solutions pour favoriser l'innovation? Conversation avec Anne Trinh, directrice associée à Carewan





Quelles solutions pour favoriser l'innovation?



Actionco
Ghiles Goucem

FRANCE

« Quels sont les comportements à adopter pour favoriser l’innovation? Comment limiter les freins? Anne Trinh, directrice associée chez Carewan, décrypte, lors d’une conférence, les points essentiels pour développer l’innovation au sein de vos équipes.

»A qui pensez-vous lorsqu’on parle d’innovation? Beaucoup d’entre vous risquent de répondre Steve Jobs, le fondateur d’Apple. “Pas étonnant que vous n’ayez pas confiance en vos idées, en fixant la barre aussi haute”, a déclaré Anne Trinh, directrice associée et conseillère en management chez Carewan, entreprise de conseil, lors du séminaire sur le management de l’innovation, qui s’est déroulé récemment à Paris. Tous vos collaborateurs peuvent innover. “Le but, c’est d’élargir la perception de vos collaborateurs sur l’innovation. Innover, c’est l’affaire de tous. D’autant plus que l’innovation peut-être l’amélioration d’un service déjà existant. En ne parlant que de produit, on restreint les champs d’innovation”, analyse Anne Trinh. Ce message une fois passé, devrait décomplexer vos équipes et libérer les pensées.


»Quelles qualités pour développer l’innovation?

»Justement, pour stimuler la formulation d’idées, vous devez faire preuve de plusieurs qualités. En étant optimiste et positif, vous favorisez le développement d’idées. Qui dit innovation dit échec. Ainsi, Il faut témoigner d’une forte capacité de résilience. Le but est de savoir rebondir. Manifester de la persévérance est aussi un atout majeur pour pouvoir accroître l’esprit innovateur de vos collaborateurs.

»Autre facteur déterminant: la création d’espaces créatifs. “Laisser libre recours à ses émotions dans des espaces ‘décalés’, peut aider les cerveaux à développer des idées nouvelles. BNP a créé une salle qui rappelle l’enfance. C’est intéressant parce que c’est un espace qui autorise à penser autrement”, explique la conseillère en management.


»Les freins à l’innovation

»Malheureusement, des freins à l’innovation existent. En adoptant un comportement tyrannique, un leader aura une mauvaise influence sur la capacité d’innovation de ses équipes. Découragées et en manque de confiance, elles ne proposeront plus grand-chose.

»Autre barrière: le conservatisme. Pas forcément hostiles à l’innovation, ces conservateurs préfèrent néanmoins agir comme ils ont l’habitude de faire. “Ces leaders sont comparés à des éléphants par leur capacité à toujours prendre le même chemin”, décrypte la conseillère en management. Présente lors de la conférence, Sylvie Martre, directeur qualité à Thales, estime quant à elle que les entreprises n’investissent pas assez dans l’innovation. “On ne se donne pas suffisamment les moyens d’innover. Il nous manque le sponsorship”, déplore-t-elle.»





2015/04/29

Première Semaine de l’innovation au
Nouveau-Brunswick





Première Semaine de l’innovation au Nouveau-Brunswick



Le gouvernement du Nouveau-Brunswick

CANADA

«Le premier ministre, Brian Gallant, lancera la première Semaine de l’innovation au Nouveau-Brunswick, qui se déroulera du 3 au 10 mai.

»“La création d’emplois est notre priorité”, a déclaré M. Gallant. Pour assurer la croissance économique, nous devons favoriser l’innovation, ce qui nous aidera à rendre nos industries traditionnelles davantage concurrentielles. Cela donnera également un coup de pouce aux entreprises du Nouveau-Brunswick œuvrant dans le secteur des industries émergentes.”

»La Semaine de l’innovation donnera la possibilité aux entreprises d’indiquer leur intérêt aux représentants du gouvernement et de présenter leurs idées pour améliorer les services publics, ainsi que pour les rendre plus opportuns et plus efficaces. Plus de 50 entreprises se sont déjà inscrites.

»“Nous sommes ravis d’accueillir les idées d’entrepreneurs du Nouveau-Brunswick sur la façon dont nous pouvons offrir les services plus efficacement, ce qui nous permettra d’économiser de l’argent et d’améliorer la qualité des soins de santé, des soins aux aînés et de l’éducation.”

»Au cours de la Semaine de l’innovation, M. Gallant participera à plusieurs activités, organisées un peu partout dans la province, qui appuient l’innovation ou qui en font la promotion. À titre de ministre responsable de l’Innovation, il s’est engagé à créer une semaine de l’innovation dans le discours sur l’état de la province qu’il a prononcé en janvier.

»Les entrepreneurs, les entreprises et les organismes sans but lucratif ont jusqu’à aujourd’hui pour soumettre leur idée de produit, de service ou de partenariat. Il suffit de remplir le formulaire en ligne.

»Pour en savoir plus sur les activités organisées, consultez le calendrier des activités en ligne





2015/04/28

En Afrique, on n’entreprend pas parce que
c’est hype!







En Afrique, on n’entreprend pas parce que c’est hype!



Objectif Aquitaine
Pauline Douillac

FRANCE

«La Ville de Bordeaux accueillait samedi 25 avril la 3e édition de la Journée nationale des diasporas africaines. Un jour plus tôt, l’association Bordeaux Entrepreneurs réunissait une vingtaine de startups françaises et africaines dans les locaux de ConcoursMania. L’occasion d’apprendre des expériences des uns et des autres et de tendre à créer un pont entre ces deux continents.

»Entrepreneurs africains et français s'étaient donnés rendez-vous vendredi soir dans les locaux de ConcoursMania, répondant à l'invitation de Samir Abdelkrim, fondateur de StartupBRICS, le 1er blog en français 100 % dédié à l'actu Tech et Startup des pays émergents, et de l'association Bordeaux Entrepreneurs. La mission de ces entrepreneurs: profiter des deux minutes imparties pour exposer leur projet. Au total, ce sont une vingtaine de startups qui se sont présentées et ont expliqué le chemin parcouru. Un chemin mené sur les routes françaises ou en Afrique, un continent où l'innovation est une nécessité et non un luxe, comme l'a souligné Samir Abdelkrim de retour de 10 mois passés en Afrique où il est parti à la rencontre de startups, d'incubateurs dont certains étaient présents à Bordeaux.

»“En Afrique, on n'entreprend pas parce que c'est hype. On entreprend parce qu'on en a besoin. En France, on le fait car il y a une demande. Aujourd'hui, 30 % du PIB du Kenya provient du paiement mobile. L'Afrique anglophone a un temps d'avance mais l'Afrique francophone rattrape son retard. L'Afrique n'est pas le continent du futur, c'est le continent du présent. Après avoir passé du temps aux Etats-Unis, je peux dire qu'il n'y a pas que dans la Silicon Valley qu'il y a un mindset (un état d'esprit - NDLR) pour entreprendre” a expliqué Samir Abdelkrim.


»Le numérique comme outil de développement

»Pour l'Afrique, continent en pleine ébullition (dans 20 ans, il comptera 25 % de la population active mondiale), le numérique peut être créateur de richesses, d'emploi, d'insertion sociale (accès à la santé, à l'éducation) et économique.

»Le Cardiopad est un de ces projets qui feront avancer l'Afrique. Arthur Zang, jeune ingénieur camerounais présent à Bordeaux, a mis au point une tablette avec électrodes qui permet de mesurer les données physiologiques cardiaques de toute personne. Le principe est simple: un ou une infirmier(e) fait l'examen cardiaque avec la tablette. Les résultats sont transmis à un des 50 médecins cardiologues que comptent le Cameroun et ses 22 millions d'habitants, et permettent au patient d'éviter un long déplacement du village à la ville. Le projet est soutenu par le président camerounais Paul Biya et a été remarqué par la Fondation Rolex, qui a remis à Arthur Zang en 2014 un Rolex Award accompagné d'un chèque de 48.000 €. Aujourd'hui, le début de la production en Chine est lancée et une centaine de tablettes sont prêtes et devraient être commercialisées au prix d'environ 3.000 €. Arthur Zang cherche encore des financements et entrevoit une nouvelle aventure: celle d'une tablette permettant la réalisation d'une échographie à distance.

»Autres projets présentés: WoeLab, 1er fab lab du Togo qui a vu naître dans ses locaux la 1re imprimante 3D fabriquée en Afrique à partir du recyclage de déchets électroniques; Eyolab, un tech hub qui a pour but de rapprocher les technologies des populations de Bonoua (Côte d'Ivoire) et des villes environnantes; Cipmen, premier incubateur de l'histoire du Niger; Yuv Smart, startup à l'origine du 1er smartphone conçu au Mali; eMoneySolution, qui permet aux épiciers de se transformer en guichet de banque afin d'éviter les nombreux déplacements occasionnés pour réaliser de petites opérations bancaires...

»Côté français, se sont succédées: JeLoueMonCampingCar, Fabzat, IdeoKub, Loisirs enchères, Switcharound.com, Captiz, Les Sales Gosses, Kasual Business, Monsieur Tshirt, U'r self... Des startups qui, même si elles ont fort à faire en France, pourraient trouver des opportunités de développement sur le continent africain.»





2015/04/27

«Newsletter L&I» (n.º 50, 2015-04-27)




A semana do Canvas (BR)

O Canvas da Proposta de Valor na Prática [web] [intro]

Curso e Palestra Inovação no E-Commerce Utilizando o Business Model Generation Canvas [web] [intro]

Business Model Canvas. Com Prof. Sergio Seloti Jr. (Parte I) [web] [intro]

Startup One FIAP: Canvas proposta de valor & Exemplo de Canvas proposta de valor. Com o Diretor de Empreendedorismo da FIAP Marcelo Nakawa [web] [intro]



A semana do Canvas (PT)

Explicação do modelos de negócio da Vista Alegre [web] [intro]

The Business Model Canvas: Estrutura do custo [web] [intro]

Canvas: Este suíço recusa ser canivete para os fazedores de todo o mundo [web] [intro]

My Chief Officer: Modelo de Negócio / Business Model Canvas com processo de RESET [web] [intro]



La semana del Canvas (ES)

Cómo hacer un modelo de negocio con un canvas o lienzo [web] [intro]

Metodología Canvas, una forma de agregar valor a sus ideas de negocios [web] [intro]

Modelo canvas (lienzo) para la creación de un plan de empresa. Innovación pymes 2015. Con el prof. Juan Cabrera Revuelta [web] [intro]

Nueva Shooting Session: Think Tank para empresas basadas en el metodo #Canvas [web] [intro]



La semaine du Canvas (FR)

Le Carrier Management Canvas: un nouvel outil pour gérer agilement sa carrière [web] [intro]

Business model canvas: Une méthode efficace pour créer son business plan [web] [intro]

De Lagos à Abuja, les start-up dessinent le visage d’un autre Nigeria [web] [intro]

Testez la cohérence de votre projet avec le Business Model Canvas. Innover c'est pas compliqué [web] [intro]



The Canvas week (EN)

Business Model Canvas Explained [web] [intro]

'Ten Types of Innovation' App Gives Innovators a Canvas [web] [intro]

Business Model Canvas, Innovation, and Lean Startup Best Practices in Large Organizations (Peer Group Meeting Feb 10)[web] [intro]

Achieve Product-Market Fit with Value Proposition Canvas [web] [intro]





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2015/04/23

De Lagos à Abuja, les start-up dessinent le visage d’un autre Nigeria





Des "startupeurs" d'Abuja, dans l'incubateur de Bankole, "Enspire". Crédits: DR.



De Lagos à Abuja, les start-up dessinent le visage d’un autre Nigeria



Le Monde Afrique
Samir Abdelkrim*

FRANCE

«Une alternance politique historique pour le Nigeria et ses 180 millions de citoyens. Muhammadu Buhari, le nouveau président, est arrivé en tête du scrutin avec 54 % des suffrages. Il prend ainsi démocratiquement les manettes d’un colosse économique... aux pieds d’argile. Sur le plan sécuritaires, économique et politique, la stabilité du Nigeria est constamment mise en tension et le pays doit surmonter des problèmes immenses.

»Montée en puissance de la secte islamiste Boko Haram, généralisation de la corruption qui fracture la confiance, sans parler de la grande déferlante démographique à venir. En 2050, le Nigeria comptera entre 400 et 450 millions d’habitants et en 2 100 la barre du milliard sera franchie. Autant de défis vertigineux auxquels des milliers de jeunes Nigérians tentent, loin de la politique et par l’entrepreneuriat, d’apporter des réponses, en lançant des start-up.

»À Lagos, bien sûr, poumon économique, technologique et financier de la nation nigériane, qui concentre aussi la plupart des investisseurs. Mais aussi à Abuja, la capitale politique située en plein centre du pays, où des incubateurs se mobilisent pour former les jeunes à la création d’entreprises et à les aider à décoller. Je me suis entretenu avec Bankole Oloruntoba, observateur de la scène start-up au Nigeria et l’un des premiers bâtisseurs de l’écosystème numérique à Abuja. Il a notamment fondé Enspire, le tout premier incubateur technologique d’Abuja.



»Pourquoi avoir fait le choix d’Abuja, quand tant de regards, notamment ceux des investisseurs, se focalisent sur Lagos, ses 21 millions d’habitants, sa classe moyenne en expansion?

»Je travaillais autrefois à Lagos et la comparaison que vous faites est pertinente. En arrivant à Abuja en 2013, l’écosystème n’existait pas du tout. La différence avec Lagos, où les start-up ne s’en sortent pas si mal parce qu’elles arrivent plus facilement à lever des fonds, était criante. À Lagos, il y a deux ou trois ans, vous trouviez déjà des communautés d’entrepreneurs, des blogueurs technologiques, des hubs, des investisseurs, bref l’écosystème existait déjà. À Abuja, tout était à construire: créer un incubateur pour attirer des start-up, former et encadrer les aspirants entrepreneurs et sensibiliser les étudiants. Et, enfin, créer une communauté à Abuja autour de cet incubateur. Nous avons accompagné environ 70 start-up, pratiquement dans tous les secteurs, de l’agriculture à l’énergie. Et nous en incubons aujourd’hui 10 à Enspire, de la phase du simple prototype jusqu’à, nous y travaillons, la levée de fonds.

»Nous mettons l’accent sur l’accompagnement. Pour cela nous avons un programme spécial, que nous appelons “Business Clinic”, où les fondateurs de jeunes pousses sont reçus, conseillés, guidés dans leurs choix stratégiques. Une des clés de notre succès est l’organisation d’événements réguliers. Il s’agit d’ateliers sur l’apprentissage et le partage d’expériences, la fameuse méthode “Business Model Canvas”, ou encore l’application des différentes stratégies inspirées du “Lean Start-up”.

»Alors oui, si vous nous mettez en face de Lagos, l’écosystème, le tissu entrepreneurial technologique à Abuja est beaucoup plus modeste. Mais la croissance ici est rapide, les opportunités sont importantes et nous bénéficions de bonnes infrastructures.



»Comment Abuja et votre incubateur peuvent se démarquer pour attirer les meilleures startups?

»Le gouvernement investit beaucoup ici pour développer des zones technologiques à Abuja, et les fonds d’amorçage publics sont facilement mobilisables pour aider les startups à se lancer. Par exemple, nous avons conclu un partenariat avec le “Abuja Technology Village” qui nous a cédé un important terrain pour développer un futur Cluster spécialisé sur l’innovation, dans la continuité de ce que nous avons amorcé avec Enspire. Je dirais qu’ici, les incitations sont plus importantes du fait que les fonds publics en faveur des entrepreneurs sont beaucoup plus faciles à obtenir ici qu’à Lagos, où la compétition est plus que rude. Et je parle d’expérience.



»Si l’on se replace dans un cadre national, quels sont les principaux atouts du Nigeria dans son ensemble en matière d’entrepreneuriat technologique?

»Tout d’abord, je pense que notre premier atout est l’état d’esprit. L’esprit d’initiative et surtout la résilience de notre peuple. Tout le monde en Afrique de l’Ouest reconnaît que les Nigérians sont par définition très entrepreneuriaux: c’est notre ADN, notre “mindset”. Par nécessité souvent d’ailleurs devant la difficulté du quotidien et il n’est pas rare de voir des nigérians jongler avec deux, trois, parfois quatre activités à la fois. Disons que pour beaucoup de mes concitoyens, entreprendre n’est pas vraiment une option.

»Ensuite, il suffit juste d’observer l’explosion des classes moyennes nigérianes pour prendre la mesure des opportunités. Les classes moyennes représentent 23 % de la population totale de ce pays, avec un pouvoir d’achat qui leur donne à la fois la possibilité d’accéder à l’internet haut débit et aussi la capacité d’acquérir les mêmes biens technologiques que vous consommez en Europe. Smartphones, tablettes, etc. C’est là que les start-up entrent en scène. Par exemple en créant des applications mobiles ou en délivrant du contenu qui correspond aux besoins locaux, comme de la musique ou de la vidéo en ligne avec la startup IrokoTv qui distribue les meilleures productions de Nollywood sur le web et smartphones. Et les plateformes de e-commerce comme Konga se renforcent avec la démocratisation de l’internet et du paiement mobile. Selon l’américain Paypal, 89 % des Nigérians ont déjà fait des achats en ligne, où prévoit de le faire.



»Les startups nigérianes sont celles qui lèvent le plus de capitaux en Afrique. Comment expliquer ce succès?

»Prenez des startups locales comme SimplePay, Nerve Mobile, InstaPay, IROKOTv, Hotels.ng le “Booking” nigerian, Green Energy qui produit du carburant à partir de déchets urbains... et tellement d’autres. Toutes ces sociétés ont les reins suffisamment solides pour conquérir des parts de marché au niveau régional, je pense par exemple au Ghana, et même de séduire d’autres marchés émergents. Une chose est sûre, ces entrepreneurs partagent tous cette ténacité très forte, cette envie de réussir que l’on retrouve beaucoup au Nigeria. Ce petit “plus” qui fait de nos jeunes entrepreneurs parmi les plus bosseurs d’Afrique. Nous sommes patients, nous savons encaisser les coups durs et surtout nous apprenons de plus en plus vite à mettre le turbo dès que nous détectons une opportunité, une nouvelle niche à développer, un nouveau marché à créer grâce à internet.

»C’est le cas dans le e-commerce, mais aussi dans le secteur du paiement en ligne où les startups nigérianes sont en première ligne pour innover et apporter des solutions de paiement aux habitants qui n’ont jamais mis les pieds dans une agence bancaire. Dans l’agriculture et les énergies renouvelables également. Même dans l’industrie aéronautique! Je suis moi-même déjà en train d’aider une startup de l’aviation à lever des fonds au Nigeria pour se développer dans notre pays, avec mon incubateur Enspire. Enfin quand on pense au Nigeria, il ne faut jamais perdre de vue les chiffre. Notre marché reste immense, en pleine ébullition, la croissance peut être très forte pour celui qui se positionne très tôt sur une niche d’avenir. Ce message-là, est bien compris par les investisseurs. En 2014, VC4Africa a calculé que 24 startups du Nigeria ont réussi à lever des fonds. Un record jamais atteint en Afrique, et je pense que ce n’est que le début.



»* Samir Abdelkrim: Entrepreneur et consultant, fondateur de StartupBRICS. com, un blog spécialisé sur l’innovation dans les pays émergents. Depuis un an, il évolue au cœur des écosystèmes start-up et tech en Afrique avec le projet #TECHAfrique, avec une dizaine de pays déjà explorés et des centaines d’entrepreneurs rencontrés.»





2015/04/20

«Newsletter L&I» (n.º 49, 2015-04-20)




A semana do infográfico (BR)

O mundo dos veículos autônomos [web] [intro]

Ferramentas para seu Negócio [web] [intro]

Prefeitura de Maceió comemora 100 mil fãs no Facebook [web] [intro]

Como usar o Instagram para alavancar seus negócios [web] [intro]



A semana do infográfico (PT)

Ébola. Temos uma infografia para lhe explicar o que está a acontecer no mundo (Outubro de 2014) [web] [intro]

Conheça o universo das startups em Portugal [web] [intro]

A Re-Evolução do Marketing Continua! [web] [intro]

Prestashop vs Magento vs OpenCart [web] [intro]



La semana de la infografía (ES)

Seducir a las tribus: son grupos de jóvenes sub 25 que permiten anticipar las tendencias [web] [intro]

Datos actualizados de Smart Social Sicav [web] [intro]

El consumidor conectado en España [web] [intro]

El infográfico del PSG: Todos los detalles del rival del Barça en los cuartos de final de la Liga de Campeones [web] [intro]



La semaine de la infographie (FR)

L'innovation, un moteur pour les entreprises [web] [intro]

Débrider l’innovation: enjeux pour les entreprises et l'emploi, défi pour les politiques publiques [web] [intro]

Les chiffres clés de l’innovation française [web] [intro]

5 pays avancés qui résistent à la crise [web] [intro]



The infographic week (EN)

The Rise Of The Startup Factory [web] [intro]

How technology is saving lives [web] [intro]

Africa and Global Mobile Money Landscape [web] [intro]

The Rules of Engagement for the App Economy [web] [intro]





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2015/04/13

«Newsletter L&I» (n.º 48, 2015-04-13)




Fab Lab (BR)

Ex-alunos do Ciência sem Fronteiras criam espaço Brasília Fab Lab para inovação [web] [intro]

O complexo cultural Memorial da América Latina tem o primeiro Fab Lab comunitário do Brasil [web] [intro]

Fab Lab Floripa. Cultura maker e fabricação digital [web] [intro]

O que é um Fab Lab? Eduardo Lopes (Beta Garage 2) [web] [intro]



Zona Económica Especial (ZEE) (PT)

Prémio distingue qualidade da Zona Económica Luanda-Bengo [web] [intro]

Cristóvão Bolacha: Os (enormes) desafios da nova Zona Económica Especial [web] [intro]

Zona Especial de Desenvolvimento Mariel [web] [intro]

Líder da UNITA Isaías Samakuva visita Zona Económica Especial de Luanda [web] [intro]



Música (ES)

La Sinfónica de Galicia opta al premio Classical:NEXT Innovation Award [web] [intro]

fiiS (Festival Internacional de Innovación Social): Celebramos el Espíritu de Cambio. ¡Para cambiar el mundo hay que pasarlo bien! [web] [intro]

Con la Orquesta Sinfónica de la Comunidad Autónoma de la Región de Murcia: primera edición del programa Músicos en el Aula (Consejería de Educación, Cultura y Universidades de la CARM) [web] [intro]

Music Hack Day 2015: Wearables e interpretación musical [web] [intro]



Santé (FR)

Contre l’hépatite C, une nouvelle approche innovante [web] [intro]

Une machine innovante face au cancer à Boulogne [web] [intro]

Une technologie innovante pour venir en aide aux aveugles dans les transports en commun [web] [intro]

L’innovation au CHU Dijon Bourgogne à l’honneur dans Sciences & Avenir d'avril [web] [intro]



Austerity (EN)

John Redwood: How free enterprise and innovation cut austerity. After the crash, innovation will get us moving [web] [intro]

Christopher Dembik: How France lost its economic oomph [web] [intro]

Ambrose Evans-Pritchard: Exhausted world stuck in permanent stagnation warns IMF [web] [intro]

Rob Edens: Russian tactics on Ukraine likely to backfire [web] [intro]





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2015/04/10

L’innovation au CHU Dijon Bourgogne à l’honneur dans Sciences & Avenir d'avril





L’innovation au CHU Dijon Bourgogne à l’honneur dans Sciences & Avenir d'avril



Le Bien Public

FRANCE

«Le numéro Sciences & Avenir d’avril 2015 fait à nouveau la part belle aux services de pointe, en publiant un guide d’information ayant pour but de présenter une sélection des pôles d’excellence dans 30 pathologies parmi un millier d’établissements publics et privés.

»Il ne s'agit pas d'un palmarès mais bien d'un panorama des expertises humaines et techniques présentes sur le territoire métropolitain.

»L’originalité de cet inventaire? Une méthodologie basée sur le volume et la pertinence clinique des articles récemment publiés dans des revues biomédicales nationales et internationales d’excellent niveau. La publication de ces travaux témoigne de l’expérience acquise par les équipes, des innovations auxquelles elles participent, voire de leur contribution à des recommandations de bonne pratique clinique.

»Le CHU Dijon Bourgogne y apparaît dans 11 spécialités:

»- La cancérologie: pour la peau & les hémopathies malignes (myélome multiple)

» - La cardiologie: pour la sténose de la carotide

» - La neurologie: pour l’AVC & pour la sclérose en plaques

» - L’ophtalmologie: pour la cataracte, le glaucome & les maladies de la rétine

» - La rhumatologie: pour la spondylarthrite ankylosante

» - La gynécologie-obstétrique: pour le fibrome utérin

» - La neurochirurgie: pour la fracture des vertèbres


»La présence des équipes du CHU au sein de ce guide est un nouveau signe de reconnaissance de la qualité du travail mené par l'ensemble des personnels de l’établissement.»





2015/04/09

Une technologie innovante pour venir en aide aux aveugles dans les transports en commun




Une technologie innovante pour venir en aide aux aveugles dans les transports en commun



Gentside Découverte
Maxisciences
Frédéric Scarbonchi

FRANCE

«Une société britannique a inventé une nouvelle application pour faciliter les déplacements des personnes atteintes de cécité.

»Voilà un problème qui existe dans toutes les capitales mondiales ou presque: la difficulté de se déplacer dans le métro. Les itinéraires sont parfois compliqués, la foule est souvent pressée, et vous pouvez avoir le sentiment d'être perdu dans ces immenses couloirs. Pour les déficients visuels, le sentiment est évidemment encore plus problématique.

»C'est pourquoi à Londres au Royaume-Uni, une société a décidé de venir en aide aux aveugles avec une nouvelle application. Le but était de permettre à ces personnes d'être totalement indépendantes. Il fallait donc quelque chose qui aille plus loin que l'aide déjà mise en place, le personnel du métro londonien pouvant accompagner jusqu'au quai une personne déficiente visuelle.

»C'est ainsi qu'est née l'application Wayfindr. Il s'agit d'un système de balises Bluetooth qui guident les malvoyants depuis leur smartphone en donnant des indications via un dispositif audio. D'ailleurs, le dispositif a été testé avec succès pendant quatre semaines dans le sud-est de Londres, informe Wired.


»Des balises pour s'orienter

»C'est la société Ustwo, dirigée par Umesh Pandya et Maya Bonkowski, qui est à l'origine de cette application. Elle met en avant le succès des balises, des petites radios qui triangulent la position d'un smartphone pour aider les personnes à se déplacer de façon - presque - autonome. Le signal se lance 10 fois par second pour localiser la personne avec précision.

»Pour en arriver là, il a fallu se mettre à la place de ces personnes dont les déplacements et les indications peuvent se résumer parfois à un véritable casse-tête. Umesh Pandya a par exemple remarqué que le terme "diagonal" ne pouvait pas parler à quelqu'un qui ne voyait pas le coin opposé de la gare.

»Pareil pour la relativité de la distance : préciser un virage à 10 mètres ne fait pas sens pour une personne malvoyante. Il fallait donc plusieurs balises pour déclencher les nouvelles notifications en direct. En tout, 25 balises ont été installées dans la station test, alors que 50 étaient prévues dans un premier temps. Une baisse du nombre de balises expliquée par une meilleure compréhension des attentes des personnes malvoyantes.

»Ces dernières ont déjà l'habitude d'être à l'écoute de leur environnement, grâce à des cannes ou des chiens-guides. L'aide pouvait donc être moins rigide qu'envisagée au premier abord.


»Des résultats prometteurs

»Cette application pourrait, à terme, est synonyme d'une vraie indépendance pour les personnes qui en bénéficient : après 5 ou 10 voyages à l'aide de l'application, les malvoyants pourraient avoir parfaitement appréhender l'espace et ainsi ne plus avoir besoin d'aide.

»"Inculquer un sentiment d'indépendance permet non seulement à l'aveugle de vivre une vie plus riche, mais modifie également la façon dont tout le monde les voit", confie à Wired Katherine Payne, la représentante de la Royal Society de Londres pour les personnes aveugles.

»Forte de ces premiers résultats, la société Ustwo espère maintenant tester d'autres mises en situations et pouvoir élargir l'utilisation de sa nouvelle application. Néanmoins, elle n'est pas la première à avoir eu l'idée de mettre la technologie au service des non-voyants. Cette invention fait ainsi écho à une autre innovation made in France cette fois-ci: la canne connectée





2015/04/08

Une machine innovante face au cancer à Boulogne





Une machine innovante face au cancer à Boulogne



Nord Littoral
Claude Couvet

FRANCE

«Imposante, cette machine révolutionnaire, dont le coût est estimé à trois millions d’euros, est encore très peu utilisée dans les différents centres médicaux. “Nous sommes l’un des rares centres privés français à en disposer”, précise le docteur Abdellatif Bertal, administrateur du centre de Joliot-Curie. Cet investissement a pu être réalisé grâce au partenariat avec le Centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer, dans le cadre d'un groupement de coopération sanitaire (GCS).

»Révolutionnaire, c’est le mot. Cet appareil permet de réaliser des irradiations complexes, tout en assurant la sécurité du patient. “Avec la tomothérapie, il y a une précision plus nette de la zone de traitement et une protection plus importante des tissus sains qui entourent la tumeur. Du coup, cela réduit les effets secondaires et la qualité de vie des patients est améliorée.”


»25 à 35 séances par patient

»Aujourd’hui, cette technique innovante est considérée comme le nec plus ultra de la radiothérapie. Elle traite notamment les cancers du sein, de la prostate, de la sphère ORL.

»Les patients soignés par cette technique ont généralement 25 à 35 séances, à raison de cinq rendez-vous hebdomadaires. “En tenant compte de l’installation, la séance dure entre quinze et vingt minutes, note Alain Benoist, radiophysicien. Le patient s’allonge sur une table, qui avance à l’intérieur de l’anneau. Celui-ci tourne cinq fois par minute. L’irradiation dure deux à cinq minutes selon la lésion.”


»Le “petit frère” arrivera au mois de mai

»Depuis le mois d’octobre, près de 200 patients ont déjà bénéficié de ce traitement au sein du centre saint-martinois.

»Le projet d’un deuxième appareil est déjà en route et celui-ci devrait voir le jour en mai prochain. Les deux machines fonctionneront en miroir et permettront de répondre efficacement à certaines situations dans lesquelles d’autres techniques trouvaient leurs limites: irradiation de plusieurs tumeurs dans les deux poumons, capacité de traitement de très grands champs comme le cerveau avec l’ensemble de la moelle épinière.

»Parmi les précurseurs, le centre Joliot Curie souhaite poursuivre cette révolution de la tomothérapie.


»Les différentes étapes

»Lorsque l’on diagnostique un cancer, les spécialistes organisent tout d’abord une réunion multidisciplinaire pour définir le type de traitement adéquat (chimiothérapie, radiothérapie...)

»Si la tomothérapie est choisie, le patient consulte un radiothérapeute et passe un scanner dosimétrique (ou scanner de centrage), qui servira de référence tout au long de la phase de traitement.


»Une reconstitution en 3D

»Dans la salle de dosimétrie, véritable centre névralgique, c’est à ce moment-là que l’équipe de physiciens entre en jeu. Le corps du patient est reconstitué virtuellement en 3D afin de délimiter précisément les zones à irradier… et celles à protéger. “Sur ordinateur, il y a un contourage des cibles qui est effectué. À chaque séance, un scanner est effectué et on le superpose au scanner de référence.”

»Avec la tomothérapie, la reconstitution en 3D est fidèle à la réalité et extrêmement précise. “Avant, on avait des formes géométriques, un carré ou un triangle alors que la tomothérapie permet des champs d'irradiations avec des contours de traitement complexe”, souligne un physicien.

»Grâce à cette précision révolutionnaire, l'équipe a su établir un champ d'irradiation avec les contours évoquant Mickey Mouse! Celui-ci trône fièrement dans la salle de dosimétrie, à en faire pâlir d'émotion Walt Disney lui-même...»





2015/04/07

Contre l’hépatite C, une nouvelle approche innovante




«Avec l’anticorps, le virus reste bloqué à l’entrée de la cellule. ©L.Mailly/T.Baumert

Contre l’hépatite C, une nouvelle approche innovante



Destination Santé

FRANCE

«Surprise! Des chercheurs français qui travaillaient sur une stratégie pour lutter contre l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) ont observé que non seulement leur approche par anticorps monoclonal fonctionnait. Mais qu’en plus, elle permettait de traiter l’infection! Détails.

»Plutôt que de cibler le VHC, le Pr Thomas Baumert (Unité mixte de recherche 1110 Inserm/Université de Strasbourg “Institut de recherche sur les maladies virales et hépatiques”), a choisi de cibler une protéine essentielle à l’infection virale du foie: la claudine-1. Elle agit en quelque sorte comme une porte d’entrée pour le virus. Cette molécule est donc très importante pour les premières étapes de l’infection par le VHC.

»Les scientifiques ont travaillé sur des modèles de souris ayant un foie de type humain. Résultat: ils montrent qu’un “anticorps monoclonal dirigé contre la claudine-1 peut prévenir l’infection par le VHC en bloquant l’entrée du virus dans les cellules du foie” (hépatocytes), souligne l’agence nationale de Recherche sur le SISA et les hépatites (ANRS), également impliquée dans ce travail.


»Vers un vaccin?

»Mais de manière surprenante, les chercheurs ont également observé que cet anticorps permettait de traiter l’infection chronique par le VHC. Car il “inhibe l’activation de voies de signalisation intracellulaires dont le virus a besoin pour survivre”. Conséquence, les cellules infectées disparaissent et sont progressivement remplacées par des cellules non-infectées.

»Pour les auteurs, “cette approche innovante par injection d’un anticorps monoclonal dirigé contre une protéine de la cellule hôte permet d’entrevoir le développement d’une stratégie vaccinale et de nouvelles approches thérapeutiques contre le VHC”.»