2014/11/28

Lutte contre le chômage et le sous-emploi: Sommet mondial des services publics d’emploi (SPE) à Paris






L’Indicateur du Renouveau
via Malijet

MALI

«Du 18 au 20 novembre 2014 dernier, s’est tenu à Paris (France) le sommet mondial des services publics d’emploi (SPE). C’était à la faveur du conseil d’administration de l’Association mondiale des services publics d’emploi (Amsep), une organisation qui regroupe les services publics d’emploi de plus de 100 pays. Le thème principal de la rencontre de Paris était “dynamique de l’innovation et gestion des idées dans les SPE”. A l’instar des pays membres, le Mali y a pris une part importante, à travers la délégation de l’ANPE conduite par son directeur général, Arouna Modibo Touré, accompagné du chef du service coopération au département coopération et migration (DCM).

»Dans un contexte mondial caractérisé par une crise sans précédent de l’emploi et un taux élevé de chômage jamais égalé, les SPE sont engagés dans des processus de modernisation et de management de l’innovation de leurs services et de leurs organisations, pour accomplir leurs missions d’accompagnement des demandeurs d’emploi, d’appui au recrutement et de lutte contre le chômage.

»Ils partagent les mêmes défis. Dans un environnement de mutations économiques, sociales, technologiques, ils doivent être réactifs et créatifs et améliorer l’efficacité et la qualité des services qu’ils proposent pour contribuer à corriger les dysfonctionnements du marché du travail.

»“Les dynamiques d’innovation et management des idées dans les SPE”, thème choisi pour la rencontre, constituent des systèmes d’intelligence et de mobilisation d’expertise indispensables pour la modernisation des SPE. Ainsi, l’Amsep a pris l’habitude de s’appuyer sur des processus internes et des ressources externes pour faire face aux défis à relever.

»L’objectif du sommet de Paris était de partager les expériences et les bonnes pratiques, particulièrement en matière de méthodologies de développement des innovations et d’échanger sur les résultats et les priorités stratégiques, politiques ou opérationnelles qui en découlent.

»En clair, il s’agissait pour SPE de partager les résultats déjà obtenus en la matière par certains ; d’élaborer de bonnes pratiques transposables dans les différents SPE et d’identifier des idées d’amélioration des services ou des organisations à mettre en place au niveau de chaque SPE.

»Les innovations peuvent porter sur les services, les modalités de leur délivrance, les processus, la gouvernance avec des partenaires. Elles peuvent comprendre une dimension technologique, organisationnelle, sociale.

»Elles sont avant tout fonctions des nouveaux défis que les SPE doivent être en mesure de relever constamment, notamment en matière de lutte contre le chômage des jeunes, la mobilisation des compétences ; l’incitation à la mobilité, les partenariats nécessaires, l’accessibilité et l’adaptation des services, la lutte contre la sélectivité ou la discrimination sur le marché du travail, etc. Autant de défis communs à tous les services publics d’emploi actuellement.

»Les dynamiques d’innovation et de management des idées, fondées sur ces ressources externes ou internes constituent des systèmes d’intelligence et de mobilisation d’expertises indispensables pour la modernisation de nos SPE.

»En plus du conseil d’administration, qui s’est tenu dans la matinée du 18 novembre, plusieurs autres activités étaient à l’agenda du sommet de Paris, notamment des séminaires, des tables rondes et des ateliers thématiques sur des questions relatives à l’emploi, à la lutte contre le chômage et le sous-emploi, toutes importantes les unes les autres.

»Développés par d’éminents experts venus de partout au monde, les participants ont eu droit à plusieurs exposés et débats sur des thématiques telles que : “méthodologies de l’innovation” animé par Alex Taylor ; “l’innovation à Pôle emploi” par Reynald Chapuis, directeur Innovation et responsabilité sociale de l’entreprise à Pôle emploi, France ; “liberté et flexibilité” par Martin Fitches, directeur stratégie internationale, DWP, Royaume Uni ; “Dynamiques de l’Innovation et idées nouvelles dans le management d’un SPE” par Matias Barroetavena, secrétaire d’Etat à l’Emploi, Argentine, entre autres.

»Les 3 ateliers thématiques portaient respectivement sur “innovations de produits ou de services (nouveaux produits ou nouvelles façons de fournir des services aux usagers des SPE, à travers notamment le e-learning)” présidée par Reynald Chapuis de Pôle emploi (France) ; “innovations des processus (nouvelles façons de créer des processus organisationnels genres centres d’appel, approche “lean”, bases de données...), une séance présidée par Ulf Norman, coordinateur international de Arbeitsformedlingen, Allemagne ; “innovations stratégiques et de gouvernance (différenciation des services selon les publics, transformation des modes d’accomplissement des missions par l’externalisation, la déconcentration et la décentralisation de certaines compétences), une séance présidée par Jean-Pierre Callais, responsable du département coopération internationale à Pôle emploi (France), entre autres.

»Comme, on peut le constater, les participants n’ont pas du tout chômé pendant les 3 jours, qu’a duré la rencontre de Paris, tant le programme était riche en activités. Il importe de souligner que l’Amsep a été fondée le 18 octobre 1988, à l’OIT à Genève, dans le but d’ouvrir une plateforme informelle pour l’échange de bonnes pratiques dans le domaine des services de l’emploi.

»Initialement lié au siège de l’OIT, le secrétariat exécutif de l’Amsep devint rapidement un bureau ayant ses propres ressources. Le secrétariat exécutif a été établi à Vienne et à Paris et depuis 2003, il est basé à Bruxelles dans les locaux du VDAB, le service public de l’emploi flamand. Association internationale à but non lucratif (AISBL) de droit belge, les ressources de l’Amsep et le personnel du secrétariat proviennent de généreuses contributions de divers services publics de l’emploi.

»L’Amsep est aujourd’hui une organisation influente dans les différentes régions du monde, représentant l’expertise de plus d’un million d’employés et travaillant main dans la main avec de puissantes organisations internationales. Ses instances de décision sont l’assemblée générale et le conseil d’administration. Son secrétariat exécutif est basé à Bruxelles, en Belgique. Elle demeure le seul réseau mondial de décideurs dans le domaine des services publics de l’emploi.

»L’Amsep apporte de facto une valeur ajoutée dans les domaines de l’emploi, de la migration et de l’éducation en établissant des points de référence au sein de l’organisation et entre les régions du monde, et en transférant des ressources des membres plus développés à ceux qui le sont moins. Elle apparait ainsi comme un instrument de solidarité au service de la performance des structures publiques d’emploi.

»Aussi, organise-t-elle chaque année des activités dans toutes les régions du monde pour les services publics de l’emploi et autres organisations invitées : conférences, ateliers, évaluations par les pairs, activités menées grâce au fonds de coopération et enquêtes sur les stratégies et résultats des services publics de l’emploi.

»Les activités sont organisées en collaboration avec nos membres et partenaires. Toutes les activités visent à atteindre les objectifs de l’Amsep et lui permettre de devenir un partenaire actif sur la scène mondiale, une plateforme d’apprentissage et de développement des connaissances et un soutien au développement des capacités de ses membres.

»L’AMSEP compte à ce jour quelques 100 services publics d’emploi (SPE) membres, répartis entre les 5 zones géographiques régionales (Afrique, Amériques, Asie-Pacifique, Europe, Moyen-Orient et pays arabes). Sa structure régionale en Afrique est l’Assep (Association africaine des SPE) dont est membre l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE).

»Outre le Mali, les autres pays membres de l’Assep/Amsep sont : l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, les Comores, la Côte d’Ivoire, le Congo-Brazza, Djibouti, le Gabon, la Guinée-Conakry, le Kenya, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, la République Centrafricaine, la RD Congo, le Sénégal, la Tanzanie, le Tchad, le Togo, la Tunisie et le Zimbabwe.

»L’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Union européenne (UE) y sont observateurs.»



Image: Mali Actu sur Facebook



2014/11/27

GES 2014/ Ali Bongo Ondimba: «Mettre les femmes et les jeunes au cœur du développement»






Gaboneco

GABON

«Invité à prendre part à la 5ème édition du Global Entrepreneurship Summit (GES) organisée cette année à Marrakech au Maroc, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a profité de cette occasion pour partager avec l’assistance, sa vision de l’entreprenariat des jeunes et des femmes, piliers du processus de développement du pays énoncé dans le Plan stratégique Gabon Emergent (PSGE).

»Créé en 2010 à l’initiative du président américain Barack Obama, le Global Entrepreneurship Summit (GES), dans sa 5ème édition, se tient actuellement à Marrakech au Maroc, sur le thème “Explorer la puissance de la technologie en faveur de l’innovation et de l’entreprenariat”.

»Pour l’occasion, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, présent à Marrakech, a été invité à partager, devant une assistance constituée de personnalités politiques et économiques, sa vision de l’entreprenariat, facteur de développement des Nations.

»“Nos sociétés doivent résolument pouvoir anticiper, s’adapter, changer, faire preuve de pragmatisme et d’innovation. Sinon, elles pourraient connaître le déclin”, a averti Ali Bongo Ondimba, s’inspirant du modèle gabonais décliné dans le PSGE et pour qui l’innovation, le changement de mentalités et l’ouverture vers le monde, sont des gages de progrès.

»Rompre avec les anciennes pratiques. Ne plus aspirer à la facilité. Oser et ne plus se contenter de peu. Autant de pas à franchir par les Gabonais, et plus généralement les Africains, pour passer à l’étape supérieure : celle de l’Emergence.

»“Il est vrai que les hésitations ne sauraient manquer, entre le confort psychologique lié à une sécurité de l’emploi dans l’administration publique, et la prise de risques rattachée à l’entreprenariat dont les gains peuvent être autrement plus importants en cas de succès” . Revenant sur un aspect cher à sa vision de l’entreprenariat, Ali Bongo a rappelé le rôle que doivent jouer les femmes et les jeunes dans le processus de développement du pays.

»“Dans notre stratégie, et singulièrement dans notre contrat social, nous inscrivons la Femme au cœur de l’exigence de transformation sociale, de la lutte contre les inégalités, la pauvreté et l’exclusion. Elle est pour nous au cœur du développement. (...) Nous comptons sur elle et sur ses capacités entrepreneuriales ainsi qu’elle l’a été depuis les fondements de notre société traditionnelle jusqu’à ce jour. (...) Il en est de même pour la jeunesse dont l’ouverture au monde, le dynamisme, la propension aux nouvelles technologies sont des atouts indéniables à prendre en compte à travers une éducation entrepreneuriale, des stages professionnalisants et des mesures publiques incitatives”.

»Parmi les mesures incitatives et d’accompagnement, le Fonds “Train my Generation” lancé lors de l’édition 2013 du New York Forum Africa, et plus récemment, à l’issue de l’édition 2014 du même événement, la création du Grand Prix de l’Excellence.

»“Lors de la dernière édition du New York Forum Africa, la jeunesse s’est exprimée. Elle a manifesté son optimisme en l’avenir tout comme ses aspirations en un monde meilleur avec plus d’opportunités, des emplois et de meilleures conditions de vie. (...) C’est pourquoi, pour encourager et promouvoir l’entreprenariat, j’ai pris l’initiative de créer le Grand prix de l’Excellence qui récompensera les meilleurs entrepreneurs gabonais dès le 5 décembre prochain”.

»Concours mettant en compétition de jeunes entrepreneurs et porteurs de projets gabonais, répartis en deux catégories –Action et Espoir – le Grand Prix de l’Excellence se veut une vitrine d’encadrement, d’accompagnement (dans divers domaines : stratégique, technique, relationnel et de la communication) de jeunes entrepreneurs gabonais.

»La phase finale dont le dénouement sera connu le 5 décembre prochain, récompensera une vingtaine de lauréats qui recevront des prix allant de subventions de 500.000 francs CFA, à 37.500.000 francs CFA pour le Grand Prix.

»Pour leur permettre de nouer des contacts avec de potentiels partenaires internationaux, Ali Bongo Ondimba a invité les 8 candidats de la catégorie Action du Grand Prix de l’Excellence, à prendre part avec lui, au GES 2014 à Marrakech.

»Ce concours “vient renforcer l’affirmation d’une nouvelle génération d’acteurs économiques, sans complexe et ambitieuse, ouverte sur le monde ; celle de jeunes entrepreneurs gabonais, croyant en eux-mêmes et oeuvrant à relever le défi générationnel : celui du Gabon”, a renchéri le chef de l’Etat, avant de rappeler les efforts consentis par le pays pour améliorer son climat des affaires. .../...»





2014/11/26

"Emploi store", simulateur de droits sociaux... quand l’administration se met au numérique






L’Usine Digitale
Emmanuelle Delsol

FRANCE

«Le 14 novembre, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, et Thierry Mandon, secrétaire d’État à la Réforme de l’État, ont inauguré la Cité de l’innovation publique. Cet événement, qui s’est tenu les 14, 15 et 16 novembre au Centquatre, dans le 19eme arrondissement de Paris, a consisté en conférences et ateliers sur l’évolution de l’administration et en une exposition des services réinventés à l’aune du numérique autour de la retraite, de l’emploi, de l’éducation... “Il s’agit d’abord de casser les clichés d’une administration qui serait en retard sur tout, souligne Marylise Lebranchu. Avec cet événement, nous prouvons son dynamisme. Depuis deux ans et demi que nous travaillons sur ces sujets, on s’aperçoit que si on permet aux agents d’intervenir, si on les encourage à innover, on leur rend la liberté de découvrir, de prendre des risques et ils sont très souvent en première ligne.” [...]


»Un app store pour l’emploi mi-2015

»La préparation de la retraite est aussi au programme. Thierry Mandon s’est prêté au jeu en personne, en entrant son numéro de sécurité sociale dans le dispositif, son nom et son adresse e-mail (sécurisée par une question). Un état des lieux de ses droits à la retraite lui a été ensuite directement envoyé. Pour les personnes sans adresse e-mail, il est prévu que l’agent propose de recevoir le document dans une boîte e-mail spécifique du service.

»Côté emploi, le service mise sur une cartographie sur laquelle les offres sont identifiées en fonction du temps de déplacement du futur employé, et non uniquement de la zone géographique. Il suffit ensuite au demandeur de cliquer sur une offre, et il peut bien sûr obtenir l’itinéraire en fonction du moyen de transport. Le démonstrateur actuel est en test avec une trentaine de personnes dans les régions Centre et Franche-Comté. Ce service accessible aujourd’hui sur internet donnera naissance, mi-2015, à un “emploi store”, magasin d’apps multi-OS à destination des employeurs et demandeurs d’emploi. “En réalité, cela a débouché sur toute une chaîne de l’innovation”, se réjouit Marylise Lebranchu. La ministre évoque par exemple un service de prêt et de réparation de vélos, installé à Morlaix pour les demandeurs d’emploi sans moyen de transport pour se rendre à leurs entretiens. .../...»





2014/11/25

Réquisitoire de le gourou de la nouvelle économie Takeshi Natsuno contre les entreprises manufacturières






Courrier picard

FRANCE

«“Les entreprises manufacturières japonaises n’ont pas de vision internationale”: Takeshi Natsuno, enseignant de la prestigieuse université Keio, ne mâche pas ses mots. Pour cet ex-dirigeant de NTT Docomo et gourou de la nouvelle économie, les sociétés high-tech nippones courent à la faillite à cause d’un modèle totalement dépassé.

»“Du temps de la haute croissance (années 1950 à 1970), l’emploi à vie, la progression à l’ancienneté et le recrutement en masse à la fin des études étaient les clefs de la réussite économique du pays”, rappelle M. Natsuno, connu pour avoir été le créateur de l’internet mobile (i-mode) en 1999 chez le premier opérateur nippon de services cellulaires.

»Les firmes japonaises ont depuis conservé l’habitude d’engager chaque année à la rentrée d’avril des centaines d’étudiants frais émoulus sélectionnés avant la fin de leur cursus dans les meilleures universités.

»“Mais il faut en finir avec cette façon de procéder”, s’énerve M. Natsuno.

»“Car ces gars d’une vingtaine d’années inexpérimentés travaillent côte à côte dans la même société pendant plus de 30 ans avant d’atteindre des postes de direction, à plus de 50 ans: ils ont tous grandi ensemble, ils mangent tous dans la même gamelle, pendant trois décennies, tous la même chose, ils ont tous la même culture, n’ont aucune vue de l’extérieur”, poursuit-il.

»“Et c’est comme ça à peu près partout. Le recrutement en milieu de carrière est une exception”, regrette-t-il. Selon lui, il résulte de ce système fermé un aveuglement destructeur.

»“Quand Apple a sorti son baladeur iPod, Sony l’a perçu comme un Walkman à disque dur (venant juste remplacer la cassette, le CD ou le MD), mais pas comme un lecteur de fichiers permettant le téléchargement de musique en ligne, ce qui était pourtant la véritable innovation qui allait tout changer”.


»(Des grenouilles dans un puits)

»Le réquisitoire n’est pas fini: “Pour les Japonais, la diversité égale employer des femmes. Les étrangers, les personnes venant d’horizons différents sont trop souvent hors de leur champ de prospection”.

»“Au Japon, on répète pourtant aux enfants dès leur plus jeune âge, un proverbe qui dit qu’une grenouille au fond d’un puits ne voit pas l’immensité de l’océan”.

»Malgré cela, “toutes les entreprises des mêmes secteurs se disputent entre elles le marché japonais, ignorant l’extérieur”, déplore-t-il.

»Il existait au départ une douzaine de fabricants de mobiles au Japon, pionniers mondiaux du secteur, qui monopolisaient le marché nippon. Aujourd’hui, faute d’avoir réussi à l’étranger, NEC, Panasonic, Hitachi, Casio, Sanyo ont jeté l’éponge et ceux qui restent n’ont que des miettes de la clientèle internationale.

»En cause selon M. Natsuno, une inadaptation au changement de modèle économique induit par internet.

»Face à des sociétés américaines comme Google, qui offre gratuitement son système d’exploitation (OS) pour en assurer une large adoption par de nombreux fabricants (ce qui en fait un standard de facto), “les Japonais cherchent trop souvent à sélectionner leurs clients et à gagner de l’argent dès le départ en proposant leurs technologies à prix d’or”.

»“Si on veut diffuser une technique à très grande échelle, dans un premier temps, il faut prendre des risques: pourquoi ne pas la donner pour lui garantir une adoption massive génératrice de profits à long terme?”.

»“A moins que ne change radicalement leur façon de procéder, dans 20 ou 30 ans, les entreprises manufacturières japonaises seront sur la paille et le Japon avec elles”, alerte-t-il.

»Selon lui les actionnaires, aujourd’hui bien trop peu revendicatifs, doivent pousser les patrons à réagir sans attendre que le fond ne soit atteint.

»“Pour l’instant, il y a encore de l’argent plein les caisses et donc pas de sens de l’urgence, mais cela ne va pas durer”.

»Pour M. Natsuno, la situation actuelle est d’autant plus regrettable que les entreprises japonaises ont le potentiel pour rivaliser sur la scène internationale: “elles ont des technologies de pointe, un personnel qualifié, honnête et discipliné, et une trésorerie bien garnie”.»





2014/11/24

«Newsletter L&I» (n.º 31, 2014-11-24)




Familia desestruturada (Brasil)

Instituto Harpia Harpyia, Foz do Iguaçu e Itaipu Binacional: projeto da segurança alimentar e do o combate à violência na região da tríplice fronteira [web] [intro]

Projeto leva atendimento bucal de emergência a favela do Rio [web] [intro]

O governo trabalha em várias ações, como no combate às drogas, por exemplo, mas esquece que a base de todos os problemas é a desestruturação familiar [web] [intro]

Escolas de São Paulo estudam deixar de comemorar o tradicional Dia das Mães para celebrar o inovador Dia de quem cuida mim [web] [intro]



Periferia (Portugal, África lusófona)

Presidente da República desafia os jovens a assumirem-se como agentes da mudança e serem cada vez mais inovadores [web] [intro]

Jens Weidmann: Investimento público teria impacto "negligenciável" nos países periféricos [web] [intro]

Na cidade do Porto não temos um problema de localização ou de periferia mas de escala [web] [intro]

Projeto Regeneração Urbana - Um Novo Impulso em Viseu [web] [intro]



e-Health

La e-Health es una herramienta para afrontar los procesos asistenciales y mejorar los resultados clínicos y la eficiencia [web] [intro]

Nintendo apuesta por eHealth con aparato para medir sueño [web] [intro]

Microsoft presenta su pulsera inteligente y plataforma de eHealth [web] [intro]

Google completa su estrategia eHealth con Google Fit [web] [intro]



Numerique et papier

Parallèles Editions: Rencontre entre papier et numérique (Exposition) [web] [intro]

Le livre et la presse sous l'emprise du numérique, omniprésent [web] [intro]

La fin du journal? Informer et s’informer, du papier au numérique [web] [intro]

La presse africaine et la révolution du numérique [web] [intro]



Family innovation

Brandeis IBS announces creation of Hassenfeld Family Innovation Center [web] [intro]

SOFA 2014 Focuses on Family Farming and Innovation [web] [intro]

Innovation keeps Hatcher Dairy flowing [web] [intro]

The importance of sparking entrepreneurial spirit in family businesses [web] [intro]





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2014/11/21

La presse africaine et la révolution du numérique






Agence d’information d’Afrique centrale (Adiac)
Jean-Paul Pigasse

CONGO

«L’Institut Goethe de Paris a organisé la semaine dernière un débat sur l’avenir de la presse écrite dont le thème était le suivant: “La fin du journal? Informer et s’informer, du papier au numérique”. De ce débat est ressortie l’idée, peu réaliste d’après moi, selon laquelle la presse écrite serait condamnée à plus ou moins brève échéance par l’irruption brutale et irréversible du numérique dans l’univers figé du papier journal.

» Pour celles et ceux, de plus en plus nombreux, qui lisent chaque matin Les Dépêches de Brazzaville, je crois nécessaire de réfuter cette thèse en avançant les quelques points suivants:

»1. La crise des quotidiens dans les grands pays industriels est évidente. Mais elle ne date pas d’hier et ne signifie nullement que la version papier des journaux se trouve condamnée dans le reste du monde. Sans doute se traduira-t-elle, en Europe comme aux États-Unis, par la disparition de nombreux quotidiens dont le prix de vente est excessif –2 euros, soit 1.300 F CFA, pour un journal comme Le Monde!–, mais elle ne touchera pas les pays émergents dont le niveau de vie s’élève rapidement et dont les habitants accèdent de plus en plus nombreux à l’éducation. Si la presse écrite assume pleinement sa mission d’information, elle attirera vers elle un nombre de plus en plus grand de lecteurs comme nous en faisons nous-mêmes la démonstration ici, au Congo.

»2. Contrairement aux idées reçues, l’explosion du numérique permet à la presse écrite de se redéployer et de gagner des marchés infiniment plus grands que ceux auxquels elle s’attaquait jusqu’à présent. Ceci pour les deux raisons que voici: d’abord parce que la version électronique des quotidiens, téléchargeable et donc imprimable, permet de diffuser le journal instantanément sur toute l’étendue du globe, abolissant ainsi purement et simplement l’espace; ensuite, parce que les journaux peuvent désormais être imprimés, donc diffusés, simultanément dans leur pays d’origine et dans tous les pays où existent des imprimeries capables de les fabriquer, ceci grâce à la transmission instantanée de leur contenu par voie électronique sous forme de PDF.

»3. Le jour est proche où les grands journaux de l’hémisphère nord découvriront que l’hémisphère sud, c’est-à-dire essentiellement l’Afrique et l’Amérique Latine où vivent plus de la moitié des humains, sont d’immenses marchés potentiels que le progrès technique leur donne la possibilité d’explorer. Ce jour là, à condition bien sûr qu’ils pratiquent des prix raisonnables et qu’ils fassent l’effort d’insérer dans leur contenu des informations intéressant ce nouveau public, ces médias écrits verront leur diffusion repartir en flèche. C’est ce que nous ne cessons d’expliquer aux éditeurs français qui considèrent toujours le Sud avec condescendance, mais qui vont devoir se tourner vers lui s’ils veulent survivre à la crise dans laquelle ils s’enfoncent inexorablement.

»4. Nous sommes au début d’une véritable révolution de la presse quotidienne dont la diffusion, grâce aux tablettes, smartphones et autres instruments de communication instantanée s’accroîtra démesurément dans les années à venir. Mais ceci aura comme conséquence d’obliger la presse écrite à se diversifier en diffusant des informations continues sur le web tout en sélectionnant ces mêmes informations pour leur version papier. D’où la combinaison des fonctions d’agence de presse et de quotidien sur laquelle nous travaillons nous-mêmes activement car elle nous ouvrira, grâce à l’accroissement constant de la diaspora sur les cinq continents, un marché sans commune mesure avec celui que nous desservons aujourd’hui.


»Conclusion de ce qui précède: la presse écrite, contrairement à ce qui se dit ici et là, a de beaux jours devant elle. Et si les journaux du monde émergent s’adaptent eux-mêmes rapidement aux nouvelles technologies de la communication, ils pourrons rivaliser bientôt avec les journaux de l’hémisphère nord qui tiennent le haut du pavé mais ne parviennent pas à surmonter la crise née du progrès technique. Leur influence à l’échelle mondiale croîtra alors à proportion et bien des idées reçues seront envoyées aux oubliettes.

»C’est très précisément le pari que nous faisons.»


Image: Livres et Auteurs du Bassin du Congo




2014/11/20

La fin du journal? Informer et s’informer, du papier au numérique






Agence d’information d’Afrique centrale (Adiac)
Rose-Marie Bouboutou

CONGO

«Jean-Paul Pigasse a pris part, lundi 20 octobre à l’institut Goethe à Paris, à une conférence sur l’avenir de la presse à l’ère numérique organisée par le Forum des instituts culturels étrangers à Paris (Ficeps) et l’association Procultura, think tank consacré aux politiques culturelles publiques. La conférence qui intervient dans un cycle de regards croisés sur l’articulation entre la presse écrite et la presse numérique avait pour thème “La fin du journal? Informer et s’informer, du papier au numérique”.

»Jean-Paul Pigasse, directeur de la publication des Dépêches de Brazzaville, a présenté son point de vue de patron de presse africain, sur la crise que traverse la presse quotidienne française bousculée par l’irruption du numérique. Jean-Paul Pigasse connaît bien la presse française pour avoir dirigé notamment les journaux Les Echos et L’Express. Le patron des Dépêches de Brazzaville a offert une vision optimiste de la transition numérique à laquelle est confrontée l’ensemble de la presse mondiale. Selon lui, cette crise qui frappe plus durement la presse française était “annoncée et inévitable” et a débuté avant Internet. Mais pour Jean-Paul Pigasse si Internet a conduit dans un premier temps à une crise de la presse quotidienne, il permet avant tout l’ouverture des journaux à de nouveaux marchés grâce à une diffusion à l’échelle mondiale et non locale. Il y aurait ainsi selon le patron de presse congolais un énorme marché pour la presse française notamment en Afrique.

»Les intervenants européens affichaient moins d’optimisme au regard de la transition numérique. Au Portugal, Afonso Camoes, ex-président de l’agence de presse nationale, en passe de reprendre le deuxième titre de presse du pays, décrit un univers où le nombre de titres a été divisé par deux et où les chiffres de diffusion des journaux rescapés de cette hécatombe se sont effondrés en trente ans. Selon Afonso Camoes la presse est confrontée à un triple paradoxe: il y a beaucoup de production d’information, beaucoup de consommateurs d’information, beaucoup de plateformes pour distribuer l’information mais l’industrie des médias est menacée et de nombreux journaux ferment. Pour lui, les marques du journalisme demeurent cependant des gages de confiance et de crédibilité pour les lecteurs.

»Pour Philippe Kieffer, journaliste et co-auteur du documentaire Presse: vers un monde sans papier, diffusé sur la chaîne franco-allemande Arte, la crise de la presse est importante pour la démocratie, la sauvegarde d’un pan de l’économie et du monde de la publicité. Selon le journaliste, l’information, devenue surabondante, n’a presque plus de valeur marchande, les lecteurs ayant de surcroît pris l’habitude que l’accès à l’information soit gratuit. En France, les baisses des ventes sont également très importantes, la plupart des grands titres de la presse quotidienne nationale ne tirant plus qu’à environ 50.000 exemplaires par jour. D’année en année, les lecteurs disent avoir moins d’intérêt pour les journaux et moins de confiance dans les journalistes. La multiplication des canaux d’information: avec l’apparition des chaînes d’information en continu, des radios d’information et des journaux gratuits a conduit à une augmentation de l’audience mais pas des recettes publicitaires, les annonceurs ne s’étant pas reporté du papier vers le web. Les subventions publiques qui représentent 10 à 20 % du chiffre d’affaire des journaux français sont devenues indispensables à leur survie.

»Pour Thomas Hanke, correspondant à Paris d’un journal allemand, les journaux peuvent survivre s’ils s’orientent vers l’opinion et le commentaire car l’information brute a perdu énormément de sa valeur.

»Selon Vincent Peyrègne, directeur général de l’association mondiale des journaux et éditeurs de médias de l’information, la presse pour survivre économiquement doit réfléchir au développement de revenus disruptifs numériques tels que la vente du comportement des lecteurs de leurs sites internet aux annonceurs (PIMS). En effet selon lui, les lecteurs n’ont jamais payé l’information dont les coûts étaient supportés par les publicitaires. Mais la multiplication des acteurs de l’information a conduit à une fragmentation du marché pour des recettes amoindries puisque 7 dollars de publicité sur support papier se traduisent par 1 dollar de recettes publicitaires sur internet.

»Armelle Thoraval, présidente de l’Open Internet Project, a fait part du combat de son association contre la domination des plateformes américaines très puissantes, telles que Google sur internet. En effet si une information n’est pas bien référencée dans ce moteur de recherche utilisé par 90% des internautes, votre information peut n’être visible pour personne. L’Open internet project se bat pour que ce moteur de recherche hyper dominant soit considéré comme un bien commun et non un enjeu commercial.»





2014/11/19

Le livre et la presse sous l'emprise du numérique, omniprésent






Le Monde Economique
blog de L'Echo
Philippe Degouy

BELGIQUE

«Qui aurait pu imaginer la menace numérique qui pèse désormais sur l’imprimé? "Internet sonnant la mort de l’édition?", la question est mise en avant par les Cassandre et développée avec plus de nuances par Françoise Benhamou, professeur et auteur d’un blog dans Livres-Hebdo. Elle livre avec son essai, Le livre à l’heure numérique (publié aux éditions du Seuil), une étude passionnante comme un roman d'anticipation sur un sujet plus que d’actualité, avec les récents bouleversements apportés par le numérique au monde de la presse et de l’édition. Pour expliquer ce qui attend, à moyen ou long terme, le monde du papier, elle rappelle en guise d’introduction le tsunami qui a d’abord touché le monde musical.

»Son ouvrage souffle le chaud et le froid sur ce pan capital de la culture, longtemps bâti sur du solide, ces livres de papier, comme autant de briques utilisées pour l’édification de la culture. Il faut aujourd’hui tout remettre à plat. .../...»





2014/11/18

Parallèles Editions: Rencontre entre papier et numérique (Exposition)






Lorient.fr

FRANCE

«Un projet interactif de Maia D'aboville et Ferdinand Dervieux, deux jeunes artistes diplômés de l'école des Arts Décoratifs de Paris qui présentent un ensemble d'objets éditoriaux hybrides, entre papier et nouvelles technologies.

»Il y a des choses, dit-on, qu'il faut vivre pour comprendre. Cette exposition fait partie de ces choses là, indubitablement. Afin de saisir l'essence du travail de ce brillant duo, et surtout, de découvrir le panel de projets innovants et lumineux qu'ils proposent, la médiathèque François Mitterrand vous invite à venir 'vivre' leur exposition, du 24 octobre au 10 décembre 2014.

»"Un nouveau média ne tuera pas l'ancien." nous assurent Maia D'aboville et Ferdinand Dervieux. "Au contraire, deux supports que nous aurions tendance à opposer vont finalement dialoguer, coexister et s'enrichir mutuellement."

»Lauréat au Festival du Design Graphique de Chaumont, finaliste d'un concours organisés par le NUMA, le duo de Parallèles Editions présentait il y a quelques jours leur projet de Bibliothèque Numérique au premier ministre, M Manuel Valls...

»Lors de cette exposition, entre autre, ce projet de bibliothèque digitale sera décliné sous la forme d'un projet conçu spécialement pour la médiathèque...»





2014/11/17

«Newsletter L&I» (n.º 30, 2014-11-17)




Innovar para... (Brasil)

Inovação para encantar consumidores [web] [intro]

Reinventar para competir [web] [intro]

Inovar para conseguir manter a fonte de renda da família [web] [intro]

Inovar para se manter e conquistar [web] [intro]



Espaço para inovar (Portugal, África lusófona)

Programa Mitra – Pólo de Inovação Social da Casa da Misericórdia: novo espaço para inovação social [web] [intro]

Ana Rita Clara: Change it [web] [intro]

Pedra sobre Pedra [web] [intro]

A lusofonia, um espaço de geração de valor na economia global [web] [intro]



Ideas grandes de emprendedores de todos los tamaños

Alpaca Fiesta 2014 deslumbrará [web] [intro]

Innovación gráfica para la protección de documentos patentada por el paraguayo Jorge Bernardes Brugada en México [web] [intro]

Marine Armor System, nominada por su innovación a los Lloyd's List Awards [web] [intro]

Frutos del segundo encuentro de emprendedores IncMty ITESM [web] [intro]



Rencontre avec l’innovation

Réseaux sociaux d’entreprise: les ministères développent des usages innovants [web] [intro]

La logique des sociétés capitalistes mondialisées est nécessairement celle de l’innovation permanente. Le progrès a un prix qu'il ne faut pas sous-estimer [web] [intro]

Rencontre avec Aviram Rozin: L’utopie, un moteur pour entreprendre? [web] [intro]

Industriels de l’agroalimentaire: osez l’international! [web] [intro]



Interaction and innovation

Innovation Dialogue: Partners′ Interaction Over Innovation Policy [web] [intro]

2015 AFBF Annual Convention and IDEAg Trade Show Features More Exhibits, Innovation and Interaction [web] [intro]

Harness Could Allow Dogs, Humans To Communicate [web] [intro]

A fascinating listening innovation [web] [intro]





Licencia Creative Commons Licencia Creative Commons
Atribución-NoComercial
4.0 Internacional








2014/11/14

Industriels de l’agroalimentaire: osez l’international!






Le blog de Vitagora
Christophe

FRANCE

«Déplacement en mission en Russie en septembre, accueil de nos partenaires coréens de FoodPolis sur notre stand au SIAL, puis d’une délégation de nos partenaires japonais de Sojo University et de KBCC à Dijon, rencontre avec des représentants de China National Traditional Food Co. lundi dernier, et au Japon cette semaine : mes occasions de toucher aux relations internationales sont multiples. Evénements B2B internationaux, lettre de veille Observatoire des Tendances, missions à l’étranger, etc. : vous avez peut-être déjà vous-mêmes bénéficié de ces outils pour vérifier l’état des marchés étrangers, les tendances qui s’y préparent, ou pour identifier les partenaires adaptés à vos projets de développement. Désormais, êtes-vous prêts pour vous lancer? Pour passer à l’action, voici mes 5 conseils pour appréhender de la façon la plus prometteuse qui soit votre développement international. .../...»





2014/11/13

Rencontre avec Aviram Rozin: L’utopie, un moteur pour entreprendre?






Up Conferences

FRANCE

«Peu d’entrepreneurs parviennent à transcender les disciplines et les pays, mais le parcours de celles et ceux qui réussissent sont de formidables sources d’inspiration et d’enseignements. Aviram Rozin est sans aucun doute l’un d’entre eux. Lorsqu’il fonde le projet Sadhana Forest, il s’attaque à une problématique cruciale : la désertification de la région d’Auroville, qui provoque une raréfaction des ressources et l’immigration des populations rurales vers des bidonvilles urbains. Sa solution ? Recréer la forêt tropicale sèche qui autrefois prospérait dans le sud de l’Inde. Le défi aujourd’hui est en bonne voie de résolution, comme le démontrent les milliers de végétaux retrouvés, la trentaine d’espèces animales réintroduites, et l’élévation de plus de 6 mètres d’une nappe phréatique. Solution pérenne contre la sécheresse, la Sadhana Forest est devenu un modèle pour d’autres pays sinistrés, et ses principes s’exportent à travers le monde grâce à des formations adaptées à chaque territoire. Les UP Conferences s’associent à la Mairie du 3e arrondissement pour vous faire découvrir son fondateur, Aviram Rozin, entrepreneur social d’exception à l’impact considérable. [...]

»Aviram Rozin, fondateur de Sadhana Forest, entreprise sociale: “Notre préoccupation est toujours de faire des choses facilement reproductibles et n’exigeant pas beaucoup de travail humain”.

»Aviram Rozin, c’est tout d’abord l’histoire d’un homme qui voulait donner du sens à sa vie. En 2002, ce psychologue Israëlien quitte son pays natal pour s’installer dans le sud de l’Inde, avec sa femme, sa fille, toutes ses économies et ses rêves d’un monde meilleur. La découverte des 30 hectares de terres arides et érodées d’Auroville sera son déclic. Aviram décide, avec sa femme, de redonner vie à la forêt tropicale sèche qui, autrefois, représentait un écosystème riche et attrayant dans la région. Avec l’aide d’une poignée d’habitants, ils créent des digues et des bassins, plantent des arbres qui créent de l’humus capable de retenir l’eau, permettant ainsi de nouvelles cultures…le cercle vertueux est enclenché.

»Plusieurs années plus tard, la Sadhana Forest s’étend sur tout le territoire d'Auroville, compte plusieurs milliers de végétaux, 25 espèces d’oiseaux et quelques mammifères. La démarche d’Aviram Rozin attire des milliers de personnes tous les ans, venues du monde entier, pour découvrir, apprendre, aider. Si la réalisation est belle, l’oeuvre d’Aviram n’est pas un miracle mais le résultat de la persévérance, le fruit d’expérimentations nombreuses et une capacité hors du commun à fédérer et à transmettre. La reconnaissance ne tarde pas puisque Sadhana Forest remporte la troisième place du Trophée humanitaire pour l’eau et la nourriture en 2010. Aviram ROZIN est aujourd’hui l’ambassadeur inspirant et humble d’un nouveau mode d’action, basé sur l’empowerment de chacun et l’utilisation plus respectueuse et durable de l’environnement. Le rêve d’un homme, devenu le projet d’une communauté, est à présent un modèle qui se développe à Haïti et au Kenya. .../...»





2014/11/12

La logique des sociétés capitalistes mondialisées est nécessairement celle de l’innovation permanente. Le progrès a un prix qu'il ne faut pas sous-estimer






La Nouvelle République
Luc Ferry
interview de La Nouvelle République

FRANCE

«[La compagnie régionale des commissaires aux comptes a invité le philosophe Luc Ferry à ouvrir la biennale qu’elle consacre à la transmission, ce jeudi, au palais des congrès du Futuroscope.]

»La logique des sociétés capitalistes mondialisées est nécessairement celle de l’innovation permanente. Voyez nos smartphones, nos voitures, etc.: ils évoluent sans cesse, d’années en années, ils progressent et c’est évidemment la compétition mondialisée qui y pousse de manière absolument impérative. Une firme qui n’innoverait pas sans cesse et dans tous les domaines – les produits, les transports, la gestion des ressources humaines, la communication, etc. serait tout simplement vouée à la mort. Or innover, c’est aussi rompre. Schumpeter parlait de “destruction créatrice”, je préfère dire “innovation destructrice”, car c’est bien l’innovation qui rend mécaniquement obsolète tout ce qui est ancien. Or cette logique ne vaut pas seulement pour le monde des objets. Elle s’applique à tous les domaines de la vie humaine: à l’art, la mode, l’information mais aussi aux valeurs morales et culturelles. Du coup, la transmission de tout ce qui est traditionnel, depuis la grammaire jusqu’à la politesse en passant par les savoir-faire des métiers, devient de plus en plus problématique...

»Regardez le cas de l’orthographe, il est symbolique du reste, c’est une belle métaphore de l’éducation en général. On a retrouvé en l995 10.000 copies de certificat d’étude des années vingt qui avaient été oubliées dans un grenier de la sous-préfecture de la Somme. On a refait passer les mêmes épreuves dans les mêmes conditions à nos élèves d’aujourd’hui, en éliminant évidemment tous les biais. Un désastre! En 1920, nos enfants faisaient en moyenne 5 fautes dans la dictée, en 1995, ils en font 17 et depuis ça s’est encore aggravé! Pourquoi ? Parce que la langue est un patrimoine, un héritage, une tradition, or notre enseignement depuis les années soixante-dix s’est tout entier centré sur le culte de l’innovation, de la créativité. Soyons clair : la créativité en sciences, c’est bien, mais en matière de grammaire, ça s’appelle les fautes d’orthographes! Ni vous ni moi n’avons inventé le français et en ce domaine, l’innovation est rarement positive...

»Non. C’est au mieux un “plus”, mais nullement la panacée, car rien ne remplacera jamais la rencontre personnelle avec un grand professeur. Du reste, un cours à la télévision, même très bon, ça ne passe pas. L’audiovisuel, quel qu’il soit, ne supporte pas les longueurs, les “tunnels”. Cela dit, pas de malentendu, la logique de l’innovation peut être formidable : notre espérance de vie a été multipliée par trois depuis le XVIIIe siècle et notre niveau de vie par vingt! Simplement, le progrès a un prix qu’il ne faut pas sous-estimer. Comme disait Bernanos, si l’optimiste est un imbécile heureux le pessimiste n’est le plus souvent qu’un imbécile malheureux. Voilà pourquoi j’essaie de regarder la logique de l’innovation avec lucidité... .../...»





2014/11/11

Réseaux sociaux d’entreprise: les ministères développent des usages innovants






Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique

FRANCE

«Cinq axes d’action pour développer les usages des RSE au sein de l’administration

»Les travaux ont abouti à l’élaboration de recommandations opérationnelles adressées aux administrations intéressées. Ces recommandations sont de portée ministérielle mais aussi interministérielle, car il apparaît nécessaire d’optimiser et de favoriser le partage des outils, des expériences et des expertises entre les organismes publics.

»Les propositions s’articulent autour de cinq axes d’action concrets (extrait):

»1. Créer un observatoire des pratiques collaboratives dans le secteur public.

»2. S’appuyer sur les RSE pour détecter les compétences des agents

»3. Développer les usages collaboratifs via les plateformes collaboratives.

»4. Former les managers aux pratiques collaboratives via les RSE.

»5. Reconnaître le métier de community manager et prendre en compte les dimensions de collaboration et de partage dans les fiches de poste des agents.


»> Télécharger les 60 propositions (pdf)



»Une méthode de travail collaborative

»Les recommandations ont été élaborées de manière collaborative par les responsables des réseaux professionnels des ministères. Une dizaine d’administrations et de ministères ont participé à la démarche comme les ministères économiques et financiers, les Affaires étrangères, l’Education nationale, la Défense, ou encore la direction générale de l’aviation civile... La coconstruction des recommandations s’est faite notamment via la Fabrique de solutions du site faire-simple.gouv.fr.

»L’enjeu des prochains mois est d’opérationnaliser ces travaux par des séries d’expérimentations portées par les ministères. Les ministères peuvent également contribuer à l' Observatoire de l’innovation dans le secteur public (OPSI), le réseau social des innovateurs internationaux créé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

»La semaine de l’innovation publique, organisée du 12 au 16 novembre, sera également l’occasion de présenter et valoriser les initiatives les plus remarquables.


»> Télécharger la synthèse des travaux (pdf)



»Le réseau social d’entreprise, un outil de travail 2.0

»Un réseau social d’entreprise (RSE) - ou sa déclinaison, le réseau social d’administration - est une plateforme en ligne interne à l’organisation, réunissant un ensemble de collaborateurs, chacun identifié par un profil personnel. Cet outil de communication et de travail transversal leur permet notamment d’échanger des données, des documents, des idées, mais aussi de travailler en équipe, en instantané ou en différé. .../...»





2014/11/10

«Newsletter L&I» (n.º 29, 2014-11-10)




Inovar (Brasil)

Inovar-Auto: Metalúrgicos do Brasil definem plano de ação para o setor automotivo [web] [intro]

ENAI 2014 debate agenda da indústria para os próximos quatro anos [web] [intro]

Catraca Livre: Melhor Comunicador Digital do Brasil [web] [intro]

¿Ficar 30 anos na mesma empresa? Esqueça [web] [intro]



Inovar (Portugal, África lusófona)

Tradição são-tomense e inovação portuguesa no Salão do Chocolate em Paris [web] [intro]

Sociedade Portuguesa de Autores (SPA): Cooperação lusófona nos direitos de autor deve ser dinâmica [web] [intro]

Angola e 2º maior mercado das exportações escocesas [web] [intro]

Vocês formaram-se para uma profissão que tem cada vez maior reconhecimento social e onde é importante ser criativo e inovar, por isso apostem na formação ao longo da vida [web] [intro]



Innovar

¿Por qué tantas empresas grandes son malas innovando? [web] [intro]

Prefiero innovar a comprarme un Porsche. En Europa todo son egos; EE UU es distinto [web] [intro]

Innovar es entender lo que la gente quiere [web] [intro]

¿Hay espacio para innovar en el sector del turismo online? [web] [intro]



Innover

Innover pour combattre la faim [web] [intro]

L’autodiagnostic de l’innovation par le numérique de le CEFRIO [web] [intro]

Innover pour la biodiversité [web] [intro]

La Réunion doit montrer sa capacité à innover [web] [intro]



Innovating

Our innovation system needs innovating [web] [intro]

Facebook has chosen to stop some experiments [web] [intro]

Don't Be Afraid of the Dark [web] [intro]

Yummy chocolates are giving traditional sweets quite some competition this Diwali [web] [intro]





Licencia Creative Commons Licencia Creative Commons
Atribución-NoComercial
4.0 Internacional








2014/11/07

La Réunion doit montrer sa capacité à innover






ZINFOS 97-4

FRANCIA

«Philippe Jean-Pierre [Président du Comité Régional pour l’Innovation de La Réunion] insiste sur l’importance du programme pour La Réunion: “Nous devons capter ces financements européens qui complètent les financements spécifiques que nous avons déjà. Nous devons transformer l’économie réunionnaise avec de nouveaux moteurs économiques et le point central pour cela est aujourd’hui l’innovation”.

»Si La Réunion a de nombreux atouts selon lui, il est judicieux de se concentrer sur la transition énergétique pour montrer ce que l’on sait déjà faire. “L’Europe doit tendre vers une économie moins carbonisée. Il est nécessaire pour cela de mieux consommer notre énergie, de moins en demander et d’utiliser des carburants plus propres”.

»Le soleil, le vent, la marée et la canne à sucre sont quelques exemples des atouts climatiques qui permettent cette transition, selon Philippe Jean-Pierre. “Nous avons des start-up qui réfléchissent aux carburants de troisième génération et d’autres à des bâtiments intelligents, qui consomment moins, explique-t-il. Cette semaine est l’occasion de dire ‘La Réunion, construit ton destin’”. .../...»





2014/11/06

Innover pour la biodiversité






CDC Biodiversité

FRANCE

«L’innovation dans le domaine de la biodiversité prend de multiples formes : création de solutions de long terme, mobilisation de moyens financiers à la hauteur des enjeux, organisation de l’offre de services, meilleures interfaces entre les acteurs…Nous développons ainsi de nouvelles filières professionnelles relatives à la biodiversité.

»La biodiversité doit être envisagée globalement avec une approche systémique : aménager en ménageant, rendre compatibles les infrastructures humaines et infrastructures écologiques et éviter le développement conçu sur la perte irréversible de patrimoines naturels. Notre approche consiste à intégrer la biodiversité au cœur de ces décisions d’aménagement et à réfléchir à de nouveaux leviers économiques pour contribuer à sa préservation. .../...»





2014/11/05

L’autodiagnostic de l’innovation par le numérique de le CEFRIO






La Presse
Jean-François Codère

CANADA

«Les entreprises québécoises disposent maintenant d’un outil pour leur permettre d’évaluer leur niveau d’utilisation des technologies et, en dérivé, leur degré d’innovation.

»Selon le créateur de l’autodiagnostic de l’innovation par le numérique, le CEFRIO, les données obtenues dans différentes études démontrent clairement que plus une entreprise utilise intensément les technologies de l’information, plus elle est innovante.

»Gratuit, le questionnaire est divisé en huit sphères, allant de l’“intensité d’innovation” à l’utilisation des technologies de l’information, à la culture d’expérimentation, la sensibilité à la clientèle ou la culture de collaboration.

»Les résultats sont ensuite comparés à ceux d’un échantillon d’environ 1800 entreprises canadiennes interrogées de façon semblable en 2012 et placés sur une matrice permettant au gestionnaire d’identifier des forces et des faiblesses. La base de comparaison s’ajuste à chaque nouveau répondant.

»L’outil fournit aussi des ressources pour bâtir un plan d’action.»





2014/11/04

Innover pour combattre la faim






lexpress.mu

MAURICE

«En l’absence d’une banque alimentaire nationale, Caritas imagine de nouvelles stratégies pour nourrir les familles les plus vulnérables. [...]


»Boutique solidaire à La Caze Lespwar

»[...] Et l’équipe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. “J’ai été très inspirée par la campagne de Caritas Internationalis baptisée One human family, food for all. Lancée en décembre 2013, cette campagne vise à éradiquer la faim dans le monde d’ici à 2025. À notre échelle, à Solitude, l’idée est d’ouvrir une boutique alimentaire solidaire pour venir en aide à 50 ménages en particulier, qui vivent uniquement avec une pension. Parmi ces familles : des mères célibataires, des seniors, des personnes en situation de handicap ou souffrant de maladie invalidante. Nous avons fait une étude et calculé leur budget ; avec une pension de Rs 3 500, c’est impossible pour elles de se nourrir, après avoir réglé les factures et le loyer ou leur prêt logement,précise Christiane Pasnin. Au passage, cela explique que beaucoup de foyers ont de gros arriérés dus à des factures impayées sur plusieurs mois. Quand une famille doit choisir entre donner à manger à ses enfants ou payer l’électricité, je comprends quelle est sa priorité.” [...]


»Bouteilles en plastique contre nourriture

»[...] “Chaque semaine, des bénéficiaires me demandent des colis alimentaires, mais ce n’est pas évident, car dans la région, nous ne recevons pas beaucoup de dons. Et le transport coûte trop cher pour faire venir des produits de Caritas National, situé à Port-Louis, préciseJannick Ricaud. Alors j’ai eu l’idée d’utiliser le recyclage pour lever des fonds pour l’association et de faire appel à nos bénéficiaires pour participer à la collecte des déchets. En échange, ils ne recevront pas un salaire, mais de la nourriture. J’espère pouvoir leur donner à chacun l’équivalent de Rs 2 000 en produits de base.” [...]


»Upcycling

»[...] Lancée en janvier, l’opération de nettoyage à Rivière-Noire est un succès. “Dans les espaces publics, on constate que les gens jettent de moins en moins. Et nous avons reçu une demande pour nettoyer la plage de Coteau-Raffin, preuve que la sensibilisation fait son chemin. Également, de plus en plus d’entreprises deviennent éco-conscientes et justement, nous avons besoin d’elles pour sponsoriser le projet. Auprès du public, l’éveil à la conscience écologique se fait petit à petit, notamment grâce à nos employés, qui sont des relais auprès de leurs voisins et de leurs familles”, s’enthousiasme Martine Lassémillante [directrice de la société Belle Verte]. [...]


»Pour en savoir plus: www.acttogether.mu»