2014/02/06

«L’innovation en viticulture: le triple défi de la compétitivité économique, environnementale et qualitative»




Un triple desafío de competitividad en la hora innovar para la viticultura francesa: económico, medioambiental y de calidad. El artículo resume la tercera edición de los Encuentros Vitivinícolas de Aquitania.




«L’innovation en viticulture: le triple défi de la compétitivité économique, environnementale et qualitative»

«Ce 4 février, les partenaires du Vinopole Bordeaux-Aquitaine ont organisé à Bordeaux-Lac, devant une assemblée bien remplie, la 3ème édition des Rencontres viticoles d'Aquitaine. Améliorer la compétitivité de la filière viticole par l’innovation, en testant et validant de nouveaux process, technologies ou méthodes, voilà la raison d’être du Vinopôle Bordeaux-Aquitaine. Mais son ambition concrète est bien aussi de diffuser ses “découvertes” aux professionnels de la vigne et du vin. En effet, face aux mutations importantes et rapides dans lesquelles ils évoluent (attentes sociétales, climat, contexte économique), ils sont très intéressés à connaître ces innovations afin de s’adapter au mieux, sans pour autant y perdre leur compétitivité économique. Un intérêt qui explique sans aucun doute, le succès renouvelé de la 3ème édition des Rencontres viticoles d’Aquitaine.

»Et de la vigne au chai, la vingtaine d’intervenants qui se sont succédé ce mardi ont dressé les grandes lignes d’expérimentations en cours, à venir ou pour certaines, d’ores et déjà quasiment transférables.

»Dans une première table ronde, intitulée “Produire autrement: concilier compétitivité et respect de l’environnement”, les participants ont ainsi pu constater les avancées en matière de gestion durable des sols, grâce à la mise au point presque achevée d’un outil d’aide à la décision, permettant d’adapter au mieux les itinéraires techniques de gestion du sol à la trajectoire climatique du millésime et aux objectifs de production. Autre sujet de cette table ronde, la présentation du réseau collaboratif RésAqVitiBio et de ses expérimentations et observations sur l’utilisation d’argile kaolinite calcinée pour lutter contre la cicadelle des grillures sur les exploitations en Bio.

»Egalement au programme de la matinée, la présentation d’Ecoviti, qui vient décliner le plan Ecophyto dans des démarches systémiques plus globales, et dont les premiers résultats semblent constater la possible réduction significative des intrants tout en alliant performance environnementale et rentabilité économique.

»Enfin, une dernière intervention s’est focalisée sur la présentation des évolutions techniques réalisées sur les pulvérisateurs permettant, grâce à l’installation de panneaux récupérateurs, des économies d’intrants et donc des réductions de coûts, mais aussi une bien moindre dispersion des engrais dans l’air (entre 2 à 8% de répartition dans l’air pour le pulvérisateur confiné au lieux d’un taux estimé entre 24 et 32% pour des pulvérisateurs non confinés) et dans le sol (entre 4 à 11% contre 33 à 35%).


»Maladies du bois: aucune solution satisfaisante

»Une seconde table ronde, s’est ensuite attaquée à la délicate question des maladies du bois. Une question prioritaire pour les viticulteurs puisque c’est environ 12 à 13% du vignoble français qui est atteint par des champignons qui causent une modification de la qualité des vins et à plus ou moins long terme, la mort du cep concerné. C’est donc bien de la pérennité des exploitations dont il est question. Et là encore, il s’agit de trouver des solutions efficaces, économiquement soutenables et conciliables avec le respect de l’environnement.

»Selon les intervenants, de nombreuses équipes travaillent sur le sujet en Aquitaine, en France mais aussi au niveau européen, et international. Mais pour l’heure, avouent-ils, aucune réponse satisfaisante, ne parvient à être trouvée. «D’autant que pour nombre de ces expérimentations, les résultats ne seront connus que dans 7, 8 ou 10 ans, au fil du rythme de la croissance des ceps et du développement des maladies», prévient Philippe Larignon, Chef de projet maladies du bois à l’IFV. Deux axes de travail sont pour l’heure privilégiés: l’action directement sur l’agent pathogène, et l’action sur la plante pour tenter de limiter les conséquences de ces maladies.

»Enfin, l’après-midi s’est consacrée plus précisément au travail au chai, évoquant divers aspects tenant à “l’optimisation des intrants oenologiques”. Là encore les problématiques croisées entre coûts de production, impact environnemental et qualité du produits sont apparues comme primordiales, les premiers intervenants insistant notamment sur la nécessaire évaluation des pratiques oenologiques pour une meilleure évolution possible, références expérimentales à l’appui, tant sur l’analyse sensorielle que sur l’évaluation économique et environnementale.


»*Le Vinopôle Bordeaux Aquitaine est issu d’un partenariat entre la Chambre d’agriculture de Gironde, l’Etablissement Public Local d’Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole de Bordeaux-Gironde (EPLEFPA) qui regroupe les lycées agricoles de Gironde, et l’Institut Français de la Vigne et du Vin.»



Aqui!, Solène Méric







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