2014/01/31

«Un dispositif unique en France: des apprentis recherche pour favoriser l’innovation dans les PME»



«“L’idée est simple mais n’avait jamais été exploitée: pour faciliter l’accès des PME à la recherche-développement et à l’innovation lorsqu’elles n’ont pas les moyens matériels et l’expertise, l’université de Valenciennes met à leur service des apprentis chercheurs: étudiants en école d’ingénieur ou en master et apprentis salariés dans un labo de recherche” explique François Verheyde, chargé de mission de ce dispositif baptisé INOPME-R.

»C’est une action inédite et pionnière, la seule en France, qui a été mise en place avec le soutien financier de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) et du Conseil régional. “Les responsables de PME ont le nez dans le guidon et les préoccupations de carnet de commandes et de la trésorerie passent très souvent avant les préoccupations de recherche et d’innovation” rappelle Serge Merlier, président régional de l’UIMM et cofondateur du dispositif. “INOPME-R peut se concrétiser par des produits nouveaux, par leur amélioration en termes de fiabilité, de qualité, de compétitivité”.


»Transfert dans les entreprises en quelques mois

»Les étudiants d’INOPME-R ont signé un contrat d’apprentissage de 3 ans avec l’université via sa filiale Valutec. Grâce au financement de l’UIMM et du Conseil régional, 900 000 €, l’université embauchera 12 apprentis pendant 5 ans. Parmi les premiers apprentis, Camille Bataille, 22ans, originaire de Dunkerque, est élève ingénieur à l’ENSIAME, monitrice de voile et pratiquant l’escalade durant ses loisirs. “J’alterne la formation académique à l’école et mon travail salarié, entre 900 et 1 100 € net par mois selon les années, au laboratoire de recherche TEMPO que dirige Laurent Dubar, l’un des initiateurs du dispositif. Ma première mission industrielle, pour la société Kremlin, consiste à analyser des états de surface de matériaux pour caractériser la rugosité, l’usure, la qualité avec une précision de l’ordre de 0,1 micron grâce à la technologie sans contact qu’offre l’interféromètre du laboratoire”. Autres exemples la caractérisation de nuances d’aciers déformés par frappe à froid pour l’entreprise Agrati ou encore la collaboration avec l’entreprise Inoforges située à Beauvais sur l’instrumentation d’une presse à matriçage réalisant des pièces essentielles pour la SNCF. Laurent Dubar est convaincu de l’intérêt de ce dispositif pour les PME: “Toutes ces recherches-développement très concrètes sont généralement implantées sur les lignes de production des entreprises en quelques mois”.»



La Voix du Nord







Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire