2014/01/31

«Un dispositif unique en France: des apprentis recherche pour favoriser l’innovation dans les PME»



«“L’idée est simple mais n’avait jamais été exploitée: pour faciliter l’accès des PME à la recherche-développement et à l’innovation lorsqu’elles n’ont pas les moyens matériels et l’expertise, l’université de Valenciennes met à leur service des apprentis chercheurs: étudiants en école d’ingénieur ou en master et apprentis salariés dans un labo de recherche” explique François Verheyde, chargé de mission de ce dispositif baptisé INOPME-R.

»C’est une action inédite et pionnière, la seule en France, qui a été mise en place avec le soutien financier de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) et du Conseil régional. “Les responsables de PME ont le nez dans le guidon et les préoccupations de carnet de commandes et de la trésorerie passent très souvent avant les préoccupations de recherche et d’innovation” rappelle Serge Merlier, président régional de l’UIMM et cofondateur du dispositif. “INOPME-R peut se concrétiser par des produits nouveaux, par leur amélioration en termes de fiabilité, de qualité, de compétitivité”.


»Transfert dans les entreprises en quelques mois

»Les étudiants d’INOPME-R ont signé un contrat d’apprentissage de 3 ans avec l’université via sa filiale Valutec. Grâce au financement de l’UIMM et du Conseil régional, 900 000 €, l’université embauchera 12 apprentis pendant 5 ans. Parmi les premiers apprentis, Camille Bataille, 22ans, originaire de Dunkerque, est élève ingénieur à l’ENSIAME, monitrice de voile et pratiquant l’escalade durant ses loisirs. “J’alterne la formation académique à l’école et mon travail salarié, entre 900 et 1 100 € net par mois selon les années, au laboratoire de recherche TEMPO que dirige Laurent Dubar, l’un des initiateurs du dispositif. Ma première mission industrielle, pour la société Kremlin, consiste à analyser des états de surface de matériaux pour caractériser la rugosité, l’usure, la qualité avec une précision de l’ordre de 0,1 micron grâce à la technologie sans contact qu’offre l’interféromètre du laboratoire”. Autres exemples la caractérisation de nuances d’aciers déformés par frappe à froid pour l’entreprise Agrati ou encore la collaboration avec l’entreprise Inoforges située à Beauvais sur l’instrumentation d’une presse à matriçage réalisant des pièces essentielles pour la SNCF. Laurent Dubar est convaincu de l’intérêt de ce dispositif pour les PME: “Toutes ces recherches-développement très concrètes sont généralement implantées sur les lignes de production des entreprises en quelques mois”.»



La Voix du Nord







2014/01/30

«Tunisie – L’Artisanat à Kebili: Problème de commercialisation et manque d’innovation»



«Le secteur de l’artisanat dans le gouvernorat de Kébili mérite assurémment un meilleur sort avec ses 10 mille artisans dont 80% de femmes. Un potentiel humain qui n’arrive pas à exprimer tout son talent ni à bénéficier correctement de ses produits. Le secteur stagne et ne parvient pas à décoller en raison des difficultés de commercialisation illustrés notamment par l’incapacité des professionnels à participer aux foires et salons.

»Le manque d’innovation représente un autre handicap majeur pour l’artisanat à Kébili, souligne Neyla Ibrahim, Président du projet “voix de femmes pour la promotion de la femme rurale”. Elle estime que l’artisanat de Kébili reste rudimentaire et ne confère pas aux produits des touches artistiques innovantes qui lui permettent d’être concurrentiel tant sur le plan national qu’international.

»A Kébili, l’artisanat est resté confiné dans des structures familiales avec des marges bénéficiaires insuffisantes, alors qu’il aurait fallu opérer dans des ateliers et créer des entreprises, a-t-elle fait remarquer.

»L’artisanat de Kébili n’est pas suffisamment représenté dans les grandes foires et salons nationaux et internationaux, à cause des frais de participation très élevés. Aussi, a-t-elle suggéré, faut-il lancer un appel aux autorités de tutelle de prendre en charge les frais de participation notamment en ce qui concerne le déplacement et le séjour, afin de permettre aux artisans de Kébili de faire connaitre leurs produits.

»Aicha, une artisane de la région qui dirige une entreprise familiale de textile, a regretté de ne pas avoir les moyens de ses ambitions, puisqu’elle ne parvient pas à aggrandir son entreprise faute de crédits. Elle a ajouté que les structures d’appui et de financement ne prennent pas en charge les projets artisanaux, alors que les subventions de l’Etat sont très insuffisantes et ne permettent pas parfois d’acheter les matières premières necessaires pour la réalisation d’un projet.

»De son côté, le commissaire régional à l’artisanat, Abdelkérim Maali, a reconnu que le secteur de l’artisanat connait des difficultés dont notamment le manque de création et de financement. Il a appelé les banques à soutenir ce secteur qui peut accaparer la main d’oeuvre. En outre, a-t-il ajouté, l’office national de l’artisanat doit organiser un salon internationale à Kébili qui permetra de mieux faire connaitre les produits de la région.

»Par ailleurs, a-t-il rappelé, le projet de création d’un village artisanal dans la ville de Kébili qui sera achevé fin 2014, permettra aux artisans de disposer d’espaces aménagés pour la production, l’exposition et la commercialisation et encouragera aussi l’innovation.

»Il a également souligner l’intérêt pour les professionnels du domaine de préserver la spécialité de la région dans le domaine de l’exploitation des fibres naturelles végétales, particulièrement la plante de “Smara”, réclamant de l’Institut des zones arides de renforcer la recherhe scientifique pour que cette plante sauvage qui se raréfie puisse être cultivée.»



DirectInfo







2014/01/29

«10 Mythes De L’innovation Mis En Pièces Par Scott Berkun»



«Ce livre vaut vraiment l’investissement, et je m’en veux d’avoir mis près de 3 ans à traduire cet article en français, car c’est une de mes références quotidiennes. Berkun y lève un grand nombre de problèmes récurrents de l’innovation, probablement un des domaines du management les plus englués dans les clichés. L’auteur y démontre une par une les plus importantes de ces idées reçues dans un livre incisif et bourré d’anecdotes très utiles. Voici donc un condensé de ces clichés et comment s’en débarrasser, en espérant que cela vous donne envie de le lire le; vous pouvez l’acheter sur Amazon ici en version kindle.

»Mythe numéro un: le mythe de l’épiphanie. Une épiphanie, un terme plus utilisé en Anglais qu’en Français, mais qui a pourtant le même sens (“manifestation d’une réalité cachée” du Grec “qui apparaît” cf. la définition du trésor de la langue française ici) est par essence un moment soudain au cours duquel la création se fait jour; l’archétype de l’épiphanie étnt le moment EUREKA d’Archimède ou la fameuse pomme de Newton. Cependant, si beaucoup d’innovations sont décrites comme des moments magiques, la réalité est souvent bien plus complexe: pour innover, il faut travailler beaucoup, le moment “EUREKA” vient souvent à la fin d’un long processus (et non pas au début). La plupart des légendes basées sur l’épiphanie ne sont pas vraies, elles sont des mythes destinés à donner une vue romantique de l’innovation.

»Mythe numéro 2: l’innovation est un processus historique reproductible. Du moins, est-ce comme cela que nous le percevons, mais la plupart du temps il ne l’est pas. La plupart des histoires (au sens littéraire du mot) que nous lisons à propos de l’innovation ne sont pas vraies non plus. Google par exemple n’a pas démarré comme un moteur de recherche (mais comme un algorithme qui a essayé de se vendre à Yahoo! et qui a échoué), ni Flickr une plate-forme de partage de photos (il s’agissait d’un module à l’intérieur d’un jeu en ligne) etc. en fait, la plupart des innovations sont le résultat d’erreurs, de changements et de corrections de trajectoires, mais nous aimons raconter, et nous faire raconter des histoires, de façon à arrondir les angles et à faire en sorte que tout soit parfait et simple.

»Mythe numéro 3: l’innovation est affaire de méthode. Comment produit on de l’innovation? Malgré notre attrait pour les recettes toutes faites, l’innovation est, par essence, une “incursion dans l’inconnu” et donc, une méthode destinée à produire des innovations est tout simplement un oxymore.

»Mythe numéro 4: les gens adorent les nouvelles idées. Voilà ce que nous aimons entendre et croire, mais la plupart du temps ce n’est pas vrai non plus. Changer ses habitudes est toujours un défi, et cela est vrai également des clients (souvenez-vous de la traversée du gouffre de Geoffrey Moore). La liste des rebuffades vécues par les innovateurs est hélas sans fin. La conduite du changement est aussi le meilleur ami d’un innovateur.

»Mythe numéro 5: l’innovateur en franc-tireur. Nous aimons les histoires dans lesquelles un génie, à la force de son seul poignet, a changé le monde: Edison a inventé la lumière électrique; Ford a inventé l’automobile; Apple a inventé la première interface graphique (GUI) etc. tout ça n’est que foutaise! La plupart de ces histoires sont fausses. Souvent, les innovations arrivent en même temps à plusieurs endroits, notamment dans différents pays à la même minute, sans que l’on puisse dire avec certitude lequel des inventeurs en a la primeur. Enfin, les entreprises qui réussissent sont souvent démarrées par un groupe de personnes, et très rarement un inventeur isolé. Je vous renvoie également au livre de Guy Jacquemelle sur la malédiction des start-ups, qui vous éclairera sur ce mythe de l’innovateur en franc-tireur.

»Mythe numéro 6: les idées sont difficiles à trouver. La plupart du temps les gens croient que les bonnes idées sortent d’un groupe de personnes, de préférence à l’issue d’une merveilleuse session de brainstorming (un outil certes fort sympathique et utile mais qui la plupart du temps est utilisé n’importe comment). Les idées, en fait, viennent d’une multitude de façons, et la plupart du temps au travers de processus d’essais et d’erreurs. En ce qui me concerne, du fait que je ne suis pas une personne très imaginative, j’adore prendre les idées des autres en leur demandant leur avis**, prendre des notes sur toutes ces idées qu’ils ont eues, mais qu’ils n’ont pas su ou pu mettre en œuvre. “Ce serait si bien si nous pouvions…” est souvent mon point de départ. Le vrai problème n’est pas l’idée (ni les idées) mais comment elle pourrait voir le jour et quand.

»** je mets toujours un point d’honneur à leur en rendre la paternité aussi

»Mythe numéro 7: votre chef en connaît plus sur l’innovation que vous. Berkun explique que les managers peuvent prendre des décisions que les autres ne peuvent pas prendre, mais que cela ne veut pas dire qu’ils sont toujours sûrs de ce qu’il faut faire. Souvent, la puissance et une position hiérarchique élevée exerce une pression importante sur les responsables et ils se sentent terriblement seuls. J’ai moi-même observé cela dans toutes les sociétés avec lesquelles j’ai travaillé comme consultant: plus vous êtes loin du terrain, et plus il est facile de perdre de vue la réalité. Les visions et les discussions théoriques ne rendent pas les décisions plus faciles. Souvent, les managers sont donc effrayés par les innovations. Car ils ne sont malheureusement pas capables d’en mesurer les conséquences. Ce n’est pas un reproche ou une moquerie, c’est normal, car une innovation, est par définition une plongée dans l’inconnu. Berkun fournit l’antidote à ce problème en décrivant les traits communs nécessaires aux managers qui veulent réussir.

»Mythe numéro 8: la meilleure idée remporte la mise. Il y a un conte de fée de l’innovation (dans les contes de fées, les bons gagnent et les mauvais perdent) qui veut que ce sont toujours les meilleures innovations qui remportent la mise. Or, il y a une myriade de contre-exemples comme le clavier QWERTY (ou AZERTY en français), dont le but était de ralentir la vitesse de frappe des dactylos pour éviter aux marteaux des machines à écrire de se bloquer, la technologie HTML et JavaScript (probablement les langages informatiques les plus horribles jamais inventés selon l’auteur), le fusil M 16 (ceci dépasse mes compétences) etc. il y a 7 facteurs selon Berkun qui mènent au succès d’un produit: la culture, le design dominant, la tradition et l’héritage, la politique, l’économie, la subjectivité et le court-termisme.

»Mythe numéro 9: les problèmes et les solutions. Les grandes innovations, comme le projet PalmPilot, un projet d’ardoise électronique inventée à la fin des années 90, viennent souvent de l’énonciation simple et claire de quelques problèmes et de la façon de les résoudre. Croire que le hasard joue un rôle majeur et tout aussi une erreur est une autre preuve du mythe de l’épiphanie. Ce qu’il faut avant tout, c’est du travail et du prototypage.

»Mythe numéro 10: l’innovation est toujours bonne. Il est dit que Rudolf Diesel se suicida quand il s’est rendu compte que son invention éponyme serait uniquement utilisée et achetée par les militaires (et donc servirait à faire la guerre entre l’Allemagne et la France; il était allemand mais avait vécu en France). Son innovation allait donc être utilisée pour faire le mal, tuer des gens et détruire l’Europe, et non pas pour faire le bien et améliorer la vie de ces mêmes gens. D’autres exemples abondent, cités par Berkun dans son livre, comme le DDT et les ordinateurs personnels et même les téléphones mobiles, sans mentionner la discrimination sociale au travers de la fameuse fracture numérique.


»Voici donc les 10 mythes de l’innovation, qu’on ne finit pas d’essayer de pourfendre, mais les légendes sont tellement belles et les contes de fées tellement agréables, que je ne garantis pas que cet excellent livre suffise à éradiquer les erreurs les plus communes du management de l’innovation tant les managers de tous pays adorent répéter à l’envi les mêmes erreurs.»



Marketing & Innovation, le blog de Visionary Marketing, Yann Gourvennec









2014/01/28

«L’innovation sociale au coeur des élections municipales, rencontre avec NKM à La Ruche»



«Au cœur de la campagne des municipales parisiennes, place à l’innovation sociale!

»La Ruche, espace de travail dédié à l’entrepreneuriat social, accueille N. Kosciusko-Morizet (UMP), A.Hidalgo (PS), C.Najdovski (EELV) et D.Simonnet (PG) pour des rencontres avec ses entrepreneurs. Comment élus et entrepreneurs sociaux peuvent-ils co-construire les politiques locales qui feront avancer l’innovation sociale sur le territoire ? C’est l’objet de ces rencontres.

»Participant à la fois au dynamisme économique et à la résolution de défis sociaux et environnementaux sur le territoire, l’innovation sociale est un sujet clef pour les élus locaux. Leur intérêt pour le secteur grandit et les actions favorisant son développement se multiplient: la nécessité de travailler ensemble se fait chaque jour plus évidente.

»Nathalie Kosciusko-Morizet est donc la première des candidats à s’exprimer sur les thèmes de l’économie sociale et solidaire, accompagnée de Déborah Pawlik –tête de liste du 10ème arrondissement de Paris. Questionnées par le public, toutes deux répondent aux interrogations des entrepreneurs sociaux, présentent leurs idées et leur convictions dans l’atmosphère conviviale qu’offre La Ruche.


»Rendez-vous sur:

»www.la-ruche.net

»www.nkmparis.fr»



EcoPlus TV







Collection d’articles sur innovation du 21 au 24 janvier




AxLR, «Regards sur l’innovation et le transfert de technologie avec l’Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST)»


Diego Andreasi, «O Dilema da Inovação. Resumo do livro “O Dilema da Inovação: quando as novas tecnologias levam empresas ao fracasso”, de Clayton Christensen»


Doug Williams, «The Power of Co-Creation in Healthcare Innovation (eBook)»


Eric J. Henderson, «Making Sense of Data and Information in the Social Sector»


Fabiana Batista, «BNDES e Finep preparam programa de inovação agrícola em cana-de-açúcar»


France 24, «Marième Jamme Il y a beaucoup d'innovation en Afrique, surtout avec les femmes ! #ActuElles»


Gouvernement du Canada, «Appel pour propositions - Prix Canada-Italie pour l’Innovation 2014»


Hernán Araneda, «VetaMinera, innovación para la formación en oficios»


ionline, «Três ministérios lançam projecto de partilha de conhecimento agroalimentar. Rui Machete, valorizou o “elevado potencial do SKAN”, como um “moderno e dinâmico mecanismo de partilha”»


José Tadeu Arantes, «Inovação tecnológica na agricultura orgânica é pesquisada. Os pesquisadores buscaram mapear as tecnologias empregadas e as demandas, adaptações e inovações tecnológicas»


La Prensa, «China, de seguidora de tendencias tecnológicas a cuna de la innovación. Las empresas chinas aún deben superar obstáculos como la percepción prevalente de que sus productos no tienen la misma calidad ni son tan confiables como los de otros países»


LOCAL.PT, «Missão Empresarial aos Emirados Árabes Unidos com o Ministro do Ambiente, Ordenamento do Território e Energia para atrair investimento externo»


Luís Manuel Cabral, «Cientistas vão estudar a estrutura interna do Etna»


Mayte María Jiménez, «Innovación: prioridad para desarrollar el país»


N.V., «Calculus of innovation»


Natalia Trzenko, «El lugar de la innovación. Hoy comienza la nueva edición de la muestra creada por Robert Redford y el Sundance Channel estrena ciclo con sus mejores films»


Notícias ao minuto, «A doutoranda da Universidade Católica do Porto Mailis Rodrigues é uma das 23 semifinalistas do concurso Margaret Guthman, do Instituto de Tecnologia da Georgia, nos EUA, que distingue as melhores inovações tecnológicas na música, disse hoje a investigadora»


Quentin Capelle, «Innovation inversée: délocalisation ou changement de point d’impulsion?»


The White House, Office of the Press Secretary, «President Obama Announces New Public-Private Manufacturing Innovation Institute. North Carolina headquartered consortium of 18 companies and 6 universities partnering with the federal government to strengthen U.S. manufacturing»


Vanessa Costa Duffy, Marcelo Silva Ramos, «O desafio de transformar a criatividade em inovação: o caso do Rio Criativo»






2014/01/24

«Innovation inversée: délocalisation ou changement de point d’impulsion?»



«Avec l’apparition des Fab labs et autres innovations directement conçues dans les pays en voie de développement, l’innovation inversée pourrait dynamiser les marchés mondiaux.

»L’innovation telle qu’elle est vue aujourd’hui naît soit dans les laboratoires de recherches, soit dans l’esprit de jeunes entrepreneurs ayant su cerner un nouveau marché. Si l’image en est fortement corrélée aux sociétés riches des pays du Nord économique, l’innovation n’en est pas pour autant spécifiquement géolocalisée. Au contraire, au sein des pays les moins développées, et ce grâce à la baisse drastique des coûts en termes de matériel nécessaire, notamment les capteurs et circuits électroniques, de nombreuses innovations voient le jour afin de répondre directement, et à prix moindre, aux besoins de la population. Ce qui en théorie s’appelle “l’innovation frugale”, ou le jugaad en hindi représente justement l’inventivité des populations à faible revenu, leur capacité à détourner produit ou service pour l’adapter à leurs besoins. Cette évolution de la structure de l’innovation, vers une innovation poussée par la demande, entre en conflit avec la structure existante de l’innovation d’offre, cependant est-ce un problème ou une opportunité pour les entreprises occidentales? C’est sur ce point que le cabinet BearingPoint a publié une étude, mettant en lumière les avantages cruciaux d’une innovation locale.



»Des exemples forts mais encore peu nombreux

»Le concept n’est en réalité pas vraiment neuf, et il se rapproche clairement du concept de glocalisation, processus de création local, poussé dans les années 80 et 90 par les grandes entreprises pour s’attacher les marchés émergents. La différence, notable, tient cependant aux différences structurelles qui ont vu le jour depuis 30 ans. Ainsi, les populations de ces pays sont relativement plus riches mais ont surtout accès à des structures technologiques importantes, qui permettent à ces produits locaux de déborder leur marché vers les pays les plus développés. On peut prendre notamment en compte l’exemple de la Logan de Dacia, développée en Roumanie expressément pour le marché des pays de l’Est et dont l’attractivité a rapidement dépassé les frontières vers l’Europe de l’Ouest. De même, le Mac 800, électrocardiogramme portable développé par la société GE spécifiquement pour les médecins de campagne devant travailler dans des conditions climatiques rudes et souvent sans avoir accès au courant, est devenu un des outils des services d’urgence américains. En effet, plutôt que d’attendre d’arriver à l’hôpital, les urgentistes peuvent désormais effectuer directement un électrocardiogramme sur les patients, quelles que soient les conditions d’intervention. Cette même entreprise, GE, a aussi mis au point une couveuse pour les hôpitaux indiens dont la technologie permet des performances similaires aux modèles du Nord, pour une fraction du prix.



»Innover depuis la base

»En proposant un produit à bas coût certes, mais de qualité, ces innovations peuvent ainsi élargir leur marché cible. Si les produits existent souvent déjà, ces innovations répondent à un besoin d’en réduire les coûts, comme dans le cas de la couveuse. Or, avec la baisse faible mais constante du pouvoir d’achat des classes moyennes et pauvres des pays développés, des produits comme la Logan de Dacia peuvent rapidement s’implanter. C’est ce qui fait dire aux auteurs de l’étude que l’innovation inversée semble inexorablement prendre une place prépondérante dans l’écosystème existant. De fait, le développement sans cesse plus important des marchés émergents, ne serait-ce qu’en termes démographiques, implique, comme dans le cas de la Chine, un nombre de plus en plus accru de consommateurs potentiels. Dès lors, si les entreprises veulent pouvoir pénétrer ces marchés, les modèles d’innovation inversée ou de glocalisation, donnant naissance rapidement à des produits de masse, semblent être devenus sinon nécessaires, du moins fortement utiles, pour répondre aux demandes d’un consommateur souvent inconnu des pays développés.»



L’Atelier BNP Paribas, Quentin Capelle







2014/01/23

«Appel pour propositions - Prix Canada-Italie pour l’Innovation 2014»



«Présentation

»L’Ambassade du Canada en Italie a le plaisir d’accepter les demandes pour le Prix Canada-Italie pour l’Innovation 2014. Le prix consiste en un financement offert aux chercheurs, scientifiques et experts en innovation italiens, pour un voyage au Canada visant au développement de projets de collaboration.



»Mandat

»Le Prix Canada-Italie pour l’Innovation a pour but de transformer des relations nouvelles ou déjà établies entre experts canadiens et italiens en opportunités de collaboration à long terme. Les demandes sont ouvertes aux chercheurs, scientifiques et experts en innovation italiens en relation avec leurs homologues canadiens. Les résultats escomptés comprennent des publications conjointes et des projets de recherche, des programmes d’échange pour étudiants/chercheurs, le partage d’équipement, de matériel et de services, l’échange de compétences et de techniques, le développement de relations institutionnelles, le développement de technologies appliquées et le transfert de technologie. Le développement de modèles innovateurs de collaboration est fortement encouragé. Les résultats initiaux devraient être fournis au cours des 6 à 12 mois suivants la visite et aboutir à des relations à long terme.



»Objectifs et secteurs prioritaires

»L’Ambassade du Canada en Italie vise à soutenir le développement de relations fortes et ciblées entre leaders, chercheurs et institutions italiens et leurs homologues canadiens.

»Les projets dans les secteurs prioritaires suivants seront pris en considération:

»• Énergie/environnement

»• Recherche arctique/polaire et technologies océaniques

»• Technologie verte

»• Technologies de l’information et des communications (TIC/ICT)

»• Nanotechnologie

»• Sécurité alimentaire et développement agricole durable

»• Fabrication de pointe



»Financement


»Le prix sert à couvrir les frais de voyage au Canada du candidat sélectionné. Le montant du prix est de €3.000 (EUR) maximum. Les frais remboursables comprennent le billet d’avion en classe économique (premium économique exclue), le logement, le transport local et un montant de €60 (EUR) par jour pour les frais de séjour. Aucun autre frais ne sera pris en considération.



»Admissibilité et critères de financement

»Le Prix Canada-Italie pour l’Innovation est offert aux chercheurs, scientifiques et experts en innovation italiens qui collaborent avec des partenaires canadiens. Les partenariats entre les secteurs privés et publics sont encouragés.

»Le financement obtenu grâce au Prix Canada-Italie pour l’Innovation sert à couvrir les frais de voyage relatifs à une brève visite au Canada du seul gagnant italien.

»Le candidat sélectionné devra à son retour fournir un rapport et s’engager à donner une mise-à-jour sur les activités de suivi et les résultats obtenus 6 et 12 mois après sa visite.



»Critères d’évaluation

»Les demandes seront évaluées selon les critères suivants:

»• degré d’innovation du projet soumis

»• qualité des résultats prévus et capacité de réalisation

»• pertinence avec les priorités du Canada mentionnées ci-dessus

»• potentiel de collaborations de qualité et à long terme

»• potentiel de développement de la collaboration à un niveau institutionnel

»• utilisation de modèles de collaboration créatifs et innovateurs

»• utilisation innovatrice d’infrastructures de recherche


»Une importance particulière sera attribuée aux demandes qui illustrent les raisons spécifiques pour lesquelles la recherche proposée pourrait bénéficier d’une collaboration internationale.

»Les demandes seront revues par l’Ambassade du Canada en Italie en collaboration avec des experts dans ces domaines.



»Rédaction des demandes

»Les demandes doivent être rédigées sur le formulaire du Prix Canada-Italie pour l’Innovation et soumises selon les instructions indiquées.



»Attribution du financement du Prix Canada-Italie pour l’Innovation

»Le Prix Canada-Italie pour l’Innovation sera attribué sous forme de remboursement des dépenses soutenues. Les reçus, factures et résumé des dépenses doivent être fournis avec un rapport avant de pouvoir recevoir le payement. Le déboursement des fonds dépend de l’envoi de tous les documents requis.



»Dates importantes

»• 1 avril 2014 (23:59 heure de Rome): date butoir pour la présentation des demandes

»• 15 mai 2014: date de l’annonce des gagnants du prix

»• 15 novembre 2014: date limite du retour du voyage au Canada

»• dans les 15 jours suivant le retour: présentation du rapport final et des reçus


»Les demandes complétées doivent être adressées à Rome-PA@international.gc.ca

»Veuillez mentionner “Prix Canada-Italie pour l’Innovation” dans l’objet du message.»



Gouvernement du Canada







2014/01/22

«Regards sur l’innovation et le transfert de technologie avec l’Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST)»



«Performances en recherche, rayonnement international, dynamisme industriel, structures de transfert de technologie, engagement des collectivités territoriales, quel est le bon dosage pour stimuler l’innovation d’une région? Philippe Nérin, président d’AxLR, a participé à un regard croisé proposé par l’Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST) à l’occasion d’un voyage d’études en région Languedoc-Roussillon de l’ensemble de ses auditeurs de la promotion 2013-2014.

»Au cours de cette rencontre régionale publique organisée à Montpellier, les enjeux de l’innovation et du transfert de technologie en Languedoc-Roussillon ont été illustrés par les points de vue et analyses d’acteurs du monde de l’entreprise, d’institutions de financement, de structures fédératrices et des collectivités territoriales.

»Pour écouter l’ensemble des interventions:
http://www.ihest.fr/IMG/mp3/rencontre-regionale.mp3.

»Philippe Nérin: “Nous portons un regard particulier sur la propriété intellectuelle. Aujourd’hui, il est effectivement extrêmement difficile de pouvoir développer de l’innovation, notamment à l’international, si l’on n’est pas capable de se défendre et si l’on n’a pas des brevets interdisant à ses concurrents de faire la même chose. Nous sommes donc très attentifs à la propriété intellectuelle amont qui est générée sur la base des résultats de recherche. La grande difficulté aujourd’hui pour les équipes de recherche est de pouvoir traduire des résultats de recherche en innovation, autrement dit de démontrer qu’un résultat de recherche peut être matérialisé (pour la technologie en prototype, mais aussi dans le domaine des SHS). Nous travaillons sur des projets qui ne sont pas technologiques, pour autant nous devons être capables de matérialiser le futur produit qui va adresser un marché. Marché que la SATT s’emploie à identifier très tôt dans le processus d’innovation. Nous essayons d’évaluer très tôt la volumétrie du marché, d’identifier les acteurs sur ce marché et d’établir une stratégie d’accès à ce marché”.

»“La mission de la SATT est d’investir humainement et financièrement dans des projets de développement ou de démonstration pour augmenter significativement l’indice de maturité d’une invention. C’est cet indice de maturité qui va permettre de rendre une invention attractive pour une entreprise qui existe ou qui reste à créer. Nous travaillons en effet non seulement avec des entreprises existantes mais aussi sur des projets de création d’entreprise. La SATT est donc un carrefour où des résultats de recherche sont transformés en innovation et en création de valeur”.»



AxLR







2014/01/21

«Marième Jamme Il y a beaucoup d'innovation en Afrique, surtout avec les femmes ! #ActuElles»



France 24: «Marième Jamme, Spotone Global Solutions (Grande-Bretagne): “Il ya beaucoup d’innovation en Afrique, surtout avec les femmes!”.
»Marième Jamme a pour objectif de faire développer les applications mobiles imaginées par les jeunes Africaines.»









Collection d’articles sur innovation du 14 au 17 janvier




C. Ossorio, «Corresponsabilización para sostener la equidad e innovación en el sistema. Pacientes y profesionales sanitarios reivindican poder de decisión para que prime la coste-eficacia»


Canaltech, «Cisco vai criar centro de inovação brasileiro para a Internet das Coisas»


Constantin Gurdgiev, «Individualism v Collectivism: Dynamic Effects of Culture on Innovation & Growth»


David Friedman, «How My Son’s Autism Inspired Business Innovation. Tapping the Potential of Young Adults with Autism»


Esquerda.net, «Jorge Malheiros: “Só se inverte esta tendência com criação de emprego estável”»


Floraj, «Quand Internet vient en aide aux copropriétaires»


Forética, «Los incentivos y la buena gobernanza a nivel socio-político, claves para el desarrollo de la innovación en un país»


Hubert Guillaud, «L’innovation est-elle darwinienne?»


Hugo Ferreira Tadeu, «De volta para o futuro: Inflação ou Inovação?»


Issa Goraieb, «La preuve par huit?»


J. F. Santiago, «Empresarios entre la innovación y el arte»


Jean-François Blarel, «Inovação franco-portuguesa»


La Prensa, «Amazon innova en la forma de contratar. Un grupo de empleados de la compañía está a cargo de entrevistar a los candidatos y ver si encajan en la empresa»


Matt Arguello, «Making Space for Innovation»


Notícias ao Minuto, «A fase final do prémio internacional Fundação Altran conta com um projeto português. Omniflow consiste numa turbina omnidirecional que permite produzir energia eólica ou solar e vai competir com finalistas espanhóis, belgas, italianos e britânicos»


PR Newswire, «Makheia Group, premier groupe français de création de contenus annonce l’acquisition de l’agence Big Youth, acteur historique de l’innovation digitale»


Prêmio EDP Inovação 2020, «Prêmio EDP Inovação 2020»


SIMI (Sistema Mineiro de Inovação), «Sete anos promovendo inovação em Minas Gerais. O Sistema Mineiro de Inovação comemora sete anos de história, disseminando a cultura da inovação em indústrias e universidades, e enfrentando desafios para superar os gargalos tecnológicos do país»


Sol, «Investigador português eleito para comité europeu de comunicações móveis»


The Information Daily, «UK Local authorities to stage delivery transformation with innovation fund. Local authorities will be able to make use of a £1 million fund under the Delivering Differently government programme»








2014/01/17

«La preuve par huit?»



«Au loto des paris sur la formation prochaine d’un nouveau gouvernement, c’est le huit qui, ces derniers jours, sort avec insistance. Huit, re-huit et encore huit : embryon de formule magique pour un cabinet de 24 ministères que se partageraient, à stricte égalité, 8 Mars, 14 Mars et le Centre.

»L’idée paraît surtout bonne en ceci qu’elle préfigure la fin de la crise, longue déjà de neuf mois, ouverte par la démission du gouvernement Mikati. À l’heure où le pays est la proie d’une vague d’attentats terroristes à la bombe, il lui faut d’autres gestionnaires en effet que des ministres fantomatiques, irresponsables, et qui ne font même plus mine d’expédier les affaires courantes. Mais le projet du triple huit, longtemps rejeté par un Hezbollah acceptant soudain de modérer ses appétits, représente aussi une retentissante victoire morale pour le chef de l’État qui, en parfaite harmonie avec le Premier ministre désigné, avait menacé de se rabattre, en désespoir de cause, sur un gouvernement de non-partisans. Hier même au demeurant, le président Sleiman remettait la pression en avertissant qu’il n’attendrait pas au-delà de la date butoir du 20 janvier qu’aient été satisfaites les conditions et contre-conditions posées par les principaux protagonistes.

»Nombreuses et complexes sont, de fait, celles-ci. De quelle neutralité ce dernier pourra-t-il se prévaloir ainsi, face aux événements de Syrie, alors que siège en son sein une milice impliquée jusqu’au cou dans ce conflit ? Au vu d’un engagement militaire aussi massif, comment le slogan armée, peuple, résistance que s’obstine à brandir le Hezbollah peut-il encore faire illusion, maintenant que l’institution militaire a entrepris de riposter aux agressions contre le territoire libanais que multiplie l’armée de Bachar el-Assad ? Ce ne sont là que deux des écueils auxquels va se heurter la future équipe dans la définition de son programme d’action.

»Action est précisément un mot qui, ces dernières années, avait pratiquement disparu du vocabulaire politique. Imposée à la faveur du coup de force opéré en 2007 par la milice, cette véritable hérésie constitutionnelle qu’est le tiers de blocage a condamné l’exécutif à la paralysie, ou bien alors aux dérives les plus insensées. Les trois huit annoncent-ils la fin de cette lamentable innovation ? Tel qu’il est découpé en trois parts égales, le gâteau gouvernemental dégage a priori d’agréables arômes de jeu démocratique, passablement oubliés des Libanais. Le procédé fait évidemment du Centre le maître de la situation lors de tout vote en Conseil des ministres, encore que du fait même de sa composition, ce bloc devra sans doute moduler, au coup par coup, ses ralliements à l’un ou l’autre des deux camps antagonistes.

»Il est clair, dès lors, que c’est sur cette zone médiane que vont se concentrer toutes les manœuvres d’infiltration, de pression, voire d’intimidation des prochains jours. C’est bien en visant le milieu de la cible que l’on obtient le plus de points.»



L’Orient-Le Jour, Issa Goraieb







2014/01/16

«Quand Internet vient en aide aux copropriétaires»



«Alors même qu’Internet joue un rôle prépondérant dans chaque aspect de notre vie quotidienne, la numérisation du secteur des syndics, encouragée par la loi Alur de Cécile Duflot, devrait permettre une réduction des coûts pour de nombreux syndics. Plus de services proposés sur Internet pour plus d’économies réalisées par les copropriétaires.



»Une perte de chiffre d’affaires pour certains syndics

»Le projet de loi Alur, pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, de Cécile Duflot fait grand bruit depuis plusieurs mois. S’il est généralement accueilli les bras ouverts, certains syndics y voient une perte importante de leur chiffre d’affaires, et pour causes. La ministre du Logement s’attaque clairement au secteur des syndics, depuis trop longtemps gagnants d’une absence de réglementation sur leurs pratiques. Surfacturation d’opérations comprises dans les forfaits, contrats, opaques, clauses abusives... Les syndics en font voir de toutes les couleurs aux copropriétaires depuis de longues années.

»Parmi les mesures phares de son projet de loi, l’obligation pour les syndics de proposer tous les documents concernant la copropriété cliente sur Internet via un service sécurisé. Une mesure qui ne plait pas à tout le monde dans le secteur des syndics. Plus de services sur Internet signifient en effet une perte importante de chiffre d’affaires pour beaucoup d’entre eux. Frais de photocopie, de relance, envoi de courriers... Autant d’opérations souvent surfacturées par les syndics qui n’auront plus lieu d’être une fois la loi mise en application.



»Des économies pour les copropriétaires et des syndics plus surveillés

»La numérisation des services des syndics est déjà testée par certains syndics, plus nombreux que ce que l’on pourrait penser. La plupart du temps, ces syndics partagent leurs tâches avec le conseil syndical afin de numériser le plus d’opérations possible et de permettre aux copropriétaires de diminuer leur facture significativement. Selon Daniel Tang, fondateur d’un syndic en ligne, la dématérialisation des documents permet aux syndics d’être “5% à 30% moins chers selon le type de copropriété”.

»Alors que 930 000 copropriétés sont proches de la situation critique et sachant que les charges de copropriété ont augmentée de 15 % depuis 2010 et de 25 % depuis 2008, ce type d’initiatives paraît nécessaire aujourd’hui. Une nouvelle preuve des bienfaits d’Internet sur les marchés, qui doivent s’adapter aux demandes des consommateurs et non plus les créer.»



Les dessous du numérique, en BlogActiv EU(EU opinion & policy debates - across languages), Floraj







2014/01/15

«Makheia Group, premier groupe français de création de contenus annonce l’acquisition de l’agence Big Youth, acteur historique de l’innovation digitale»



«Créée en 2004 par Ammin Youssouf et David Mossaz, deux passionnés du web et des médias digitaux, Big Youth “milite” dès sa création auprès des marques sur la nécessité d’intégrer le digital comme facteur de transformation des business modèles. Big Youth accompagnera ainsi le “pure player” bancaire Monabanq, de la mise en place de la stratégie de communication globale, au déploiement opérationnel des campagnes sur l’ensemble des canaux digitaux et off-line, mais également Lancel (création et exploitation de l’écosystème sur l’ensemble des contacts de la marque: web, mobile, digitalisation du point de vente), ou encore la mythique marque Ferrari dont Big Youth est l’agence digitale monde pour la refonte du site de marque et le lancement digital des nouveaux modèles.

»Pour Ammin Youssouf, ce projet réaffirme que “Big Youth a vocation à être le guichet unique du digital de ses clients afin que ceux-ci puissent se concentrer sur la stratégie et les indicateurs de performance. En aidant les marques à placer le digital au cœur de leur business modèle, l’agence les accompagne dans le “reboot” de leur organisation et de leur offre. L’innovation digitale permet alors de redessiner les contours de la marque, de lui donner un nouveau souffle et de ré-enchanter l’expérience du consommateur avec celle-ci. L’agence se définit comme créatrice de services innovants et de valeur mesurable”. Pour David Mossaz “le digital impose aujourd’hui une transformation radicale chez toutes les marques que nous accompagnons. Leur business modèle doit muter pour s’adapter en profondeur aux nouveaux usages et aux nouvelles attentes des consommateurs. Avec le produit doit venir le service, avec la communication, la conversation, avec le retail off-line, le e-commerce etc. Nous sommes là pour accompagner ces marques, via des projets digitaux stratégiques, afin qu’elles puissent créer cette valeur ajoutée.”

»Big Youth intervient ainsi sur deux grands marchés:

»• La création d’écosystèmes digitaux, la réflexion ergonomique et la création d’interfaces multi-devices avec des clients majeurs comme Thierry Mugler, Paris-Turf, Avène, Ferrari, Krys, Citroën, Société Générale...

»• Les opérations d’activation pour irriguer ces écosystèmes, notamment pour Lancel, Unibail, Kronenbourg...


»Une mutation importante pour makheia qui réalise désormais l’essentiel de sa marge brute dans le digital

»Pour Makheia Group, cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de développement définie il y a deux ans mais surtout dans sa politique de priorisation des dispositifs digitaux. Avec le rapprochement de Big Youth, plus de 50% de la marge brute du groupe sera désormais réalisée dans le digital, couvrant l’ensemble des expertises numériques indispensables: depuis la création et la gestion de portails de contenus jusqu’aux applications mobiles les plus sophistiquées en passant par les médias sociaux et la performance des contenus en ligne.

»Makheia propose également un nouveau modèle d’agence de communication dédié essentiellement à l’accompagnement des transformations de ses grands clients dans tous les domaines, stratégie, contenus et relations notamment en s’appuyant sur ses trois expertises majeures:

»• La marque et ses signes

»• Les contenus

»• Les publics et toutes les interfaces permettant de converser avec la marque


»Le groupe, avec près de 20 millions de Revenu Brut prévu en 2014 et plus de 200 salariés va désormais s’organiser autour de 3 grands métiers:

»• L’expertise digitale avec Big Youth

»• Les contenus avec Sequoia

»• L’activation business avec Affinity


»Pour Edouard Rencker, Président du groupe “l’arrivée de Big Youth va permettre à Makheia de se positionner clairement dans tous les métiers indispensables pour l’accompagnement des entreprises dans leurs nouveaux défis: digitalisation des business modèles, conversations multiples avec des publics complexes, mutation des contenus, percée du mobile, obligation de l’open data etc. La communication est, elle aussi, dans une transformation profonde de ses métiers, de ses fonctions et des dispositifs qu’elle pilote. Makheia est aujourd’hui à l’avant garde de ces mutations et dispose des expertises nécessaires pour les anticiper avec ses clients”.

»Ammin Youssouf et David Mossaz au comité de direction de makheia

»Les deux fondateurs, Ammin Youssouf et David Mossaz, conservent la direction de Big Youth, rejoignent le Comité de Direction du groupe Makheia et dirigeront également la stratégie digitale du groupe.



»A propos de Makheia Group:

»Groupe de communication indépendant, Makheia Group est le premier groupe français de création de contenus pour les entreprises et le 10èmegroupe en notoriété dans le classement de l’étude OpinionWay 2012. Makheia évoque l’art de combattre en grec ancien, racine que l’on retrouve aujourd’hui dans tauromachie. Autour du nouveau concept de “marque-media” (ou Brand Content) et son optimisation par une méthodologie originale, qui relie la chaîne de valeur marque - contenus - publics, Makheia Group permet aux entreprises de dynamiser leurs relations avec leurs publics sensibles, clients, collaborateurs, actionnaires. Présidé par Edouard Rencker, Makheia Group est organisé autour de trois pôles stratégiques: les contenus corporate (avec les agences Sequoia, Teymour Corporate et la DeuxiÉme Maison), les contenus relationnels (avec Affinity) et les contenus digitaux (avec Makheia Digital et La Forme). Coté sur Alternext, Makheia a été labellisé entreprise innovante par Oseo.»



PR Newswire







2014/01/14

«L’innovation est-elle darwinienne?»



«Le 30 novembre 2013, l’association lyonnaise Doc Forum organisait l’édition annuelle des Entretiens de la Cité. L’occasion pour nous de revenir sur quelques présentations...

»Pour Bruno Jacomy, directeur du musée des Confluences à Lyon, un musée dédié aux sciences et aux sociétés qui ouvrira en 2014, et auteur d’une histoire des techniques d’autant plus connue qu’elle est disponible en poche, quand on parle de technologie, d’une pensée sur la technique, on a souvent du mal à faire la part des choses entre le champ des sciences, le champ des techniques et celui des objets. Or, un objet technique intègre les trois. Dans un moteur à combustion interne, il y a à la fois de la science (les lois de la thermodynamique...), de la technique (la mécanique, la cinématique...) et leur assemblage en tant que moteur... Pour comprendre l’évolution des techniques, il faut donc regarder cet ensemble et comprendre comment chacun évolue, à la fois séparément et ensemble. Dans ces 3 domaines, tantôt séparés, tantôt proches, on a les mêmes modes d’évolution qui se déroulent tantôt par révolutions brutales, tantôt par périodes d’évolutions plus lentes. “L’évolution des sciences, des techniques et des objets ressemble à un chemin de montagne”. Parfois abrupt et escarpé, parfois plat et reposant.

»Aujourd’hui, avec l’informatique, nous sommes sur un chemin tranquille. Nos tablettes intègrent toujours de l’électronique. Elles sont encore basées sur les principes de Turing. Et la prochaine révolution dans ces domaines viendra des ordinateurs quantiques ou biologiques... Pour autant, nul ne doit négliger les petites innovations face aux grandes innovations. Pour comprendre les mutations réelles, il faut une double focale, il faut savoir adopter à la fois le grand angle et la macro. Si on prend par exemple un objet technique comme l’astrolabe nautique, l’instrument qui permet de mesurer les angles entre l’horizon et un astre pour connaître la latitude... On constate que du 16e au 18e siècle, on a une suite d’instruments qui le font assez peu évoluer, même si ceux-ci intègrent peu à peu des innovations majeures (améliorations ergonomique, amélioration de la précision...). Et pourtant, l’amélioration de sa précision, nous fait peu à peu basculer d’un monde à l’autre, même si on avance par petits pas, jusqu’à l’invention du sextant.

»“Les grandes révolutions techniques ont des caractéristiques communes qui reposent sur la transformation des matériaux, de l’énergie ou des moyens de communication utilisés... Mais il demeure toujours difficile, confronté à une grande mutation, de savoir ce qu’il en sera demain... Regardons juste que sans l’écran plat, nous n’aurions certainement pas eu l’essor de l’internet mobile que l’on connaît aujourd’hui”.

»Les blocages ne sont pas que techniques ou scientifiques... Ils sont aussi parfois psychologiques. La machine à calculer de Pascal, inventée par un jeune homme de 19 ans avec une technique très rustique, aurait pu, techniquement, scientifiquement être inventée un siècle et demi plus tôt souligne Bruno Jacomy. “Mais trop souvent, nous pensons l’avenir avec nos outils d’aujourd’hui, voire d’hier...”, conclut-il en interrogeant les limites mêmes de l’innovation.



»L’innovation est darwinienne

»On ne présente plus vraiment le serial entrepreneur Rafi Haladjian (Wikipédia, @rafigaro)... Et pourtant, lui le fait. L’imposant entrepreneur raconte sa vie. Son enfance à Beyrouth, au Liban, pendant la guerre, sans électricité, avec peu de possibilités de communiquer... dans un monde qui semblait ne proposer aucun futur. Est-ce pour prendre sa revanche de cette enfance que depuis 30 ans, il créé les technos du futur? “Je créé des entreprises suicidaires d’innovation radicale”, estime avec humour l’entrepreneur. “Quand on fait l’iPhone, on fait de l’innovation. On prend le téléphone qui existe, et on l’améliore. Par contre, quand vous créez l’Apple I, vous faites de l’innovation radicale. C’est cette innovation qui m’intéresse.” Et Rafi de revenir sur son parcours, qui le fait s’inscrire en 1983 à une UV de télématique, qui le fait lancer en 1994 France Net, premier opérateur français d’internet, qui le fait lancer Ozone en 2003, puis Nabaztag, le lapin communiquant, en 2005. “En 2005, on avait l’intuition que tous nos objets allaient finir par être connectés. Alors, on a commencé par un lapin. C’était une démonstration par l’absurde. Si on connectait un lapin, on pouvait tout connecter.”

»Quand une technologie apparaît, elle coûte cher. Elle est imposante. Puis, elle se miniaturise peu à peu, jusqu’à devenir portable, individuelle, lui permettant de devenir un objet de consommation courant et de se dématérialiser pour devenir une commodité que l’on trouve partout. Et Rafi d’illustrer cela avec l’invention de l’horloge, qui passe de la place du village au poignet de chacun, avant d’être aujourd’hui intégrée partout, dans le moindre de nos appareils électroniques. “Mais cela marche très bien aussi avec la musique ou la capacité de calcul. Demain, ce sera la fonction de communication qui sera déportée partout, dans le moindre de nos objets...”, explique-t-il, bonhomme.

»“Si on regarde l’histoire des technos autrement: elles apparaissent souvent avec un seul usage”. Quand on a inventé l’électricité, on ne pouvait y connecter rien d’autre qu’une ampoule. Ce n’est que plus tard qu’on a imaginé la prise pour y brancher d’autres choses et qu’alors un vaste ensemble d’industriels se sont mis à l’utiliser pour y brancher les appareils qu’ils fabriquaient (comme le fer à repasser, la machine à café...). “L’innovation est mécanique, darwinienne”. Les fabricants cherchent sans cesse à renouveler leur parc d’objets, à y intégrer de nouvelles fonctionnalités, et c’est ainsi qu’on passe du pèse-personne mécanique, digital, puis communicant... Nabaztag voulait montrer que “qui connecte un oeuf connecte un boeuf. Force est de constater qu’on avait raison”, reconnaît, satisfait, Rafi Haladjian... De plus en plus d’objets ne cessent de devenir communicants s’amuse l’entrepreneur en montrant des brosses à dents, des piluliers et même des pierres tombales... “Les objets vont tous devenir communicants, mais ils ne vont pas pour autant former une classe d’objets à part. On ne parle pas d’objets électriques pour désigner tous ceux qui sont alimentés par l’électricité.

»Parmi les objets communicants, il y a deux familles à distinguer. D’un côté, ceux qui sont sur le modèle de la lampe Hue de Philips, une ampoule ordinaire qu’on peut allumer et éteindre depuis son iPhone. Et de l’autre, ceux qui sont sur le modèle du thermostat Nest, qui regarde les habitudes de la maison et ajuste peu à peu son comportement sans qu’on le lui dise. Dans le premier cas, c’est une simple télécommande, sans intelligence. Dans le second cas, c’est une machine apprenante, et c’est là la véritable révolution à laquelle on va assister, estime l’entrepreneur. “Jusqu’à présent, notre échange avec les données est comme l’interaction que l’on a avec des poissons dans un aquarium: on tapote sur la vitre. C’est le modèle du guichet. L’utilisateur n’est qu’une espèce de gros doigt, comme le suggérait le designer Tom Igoe. Si l’on veut quelque chose, si on veut entrer de l’information, en recevoir, en porter... Il faut se rendre au guichet, quand bien même il est miniaturisé et qu’il tient dans la poche. Le guichet est un moment d’interaction particulier, sur lequel nous devons nous concentrer, pour lequel nous devons arrêter ce que l’on faisait pour avoir une interaction spécifique avec lui. Avec le guichet, nous sommes toujours dans le modèle du terminal”. A l’inverse, les nouveaux appareils, eux, se fondent dans notre vie quotidienne. Ils n’ont plus de boutons. Ils n’ont plus d’écran. Ils s’insèrent dans nos habitudes. Ils perçoivent notre environnement. Ils ne nécessitent pas de faire une pause pour interagir avec eux. C’est le monde des environnements sensibles. C’est toute la différence entre une application dédiée à la mesure de votre jogging matinal qu’il vous faut lancer et un fitbit qui mesure en continu vos déplacements. En passant de l’un à l’autre, on change de résolution. Les données recueillies deviennent exhaustives, objectives, étalonnables... “On passe de la Machina Habilis à la Machina Sapiens. De systèmes où on informe les machines à ceux où elles s’informent seules et vont devenir autonomes pour prendre des décisions.”

»Connaîtrons-nous demain la Machina Sapiens Sapiens?, s’amuse l’orateur... Ce qui semble sûr, c’est que l’exigence de “sapiensitude” est nécessaire, non pas par ce que c’est bien, mais pour pouvoir passer à l’échelle, explique encore Rafi Haladjian. “Si toutes nos machines sont connectées, nous ne pourrons pas avoir des télécommandes pour chacune, nous ne pourrons pas décider pour chacune...”

»On arrive à la fin d’une période. Celle de l’âge de l’accessibilité, pour arriver à l’âge de la “connaissabilité”, estime encore l’entrepreneur. Au début d’internet, il fallait lancer sa session pour se connecter. Avec la connexion permanente, le réseau est devenu un état des contenus par défaut. Avec la 3G, l’accessibilité de l’information est devenue omniprésente. Tant et si bien que nous ne supportons plus de ne pas avoir accès à quelque chose. Demain, nous ne supporterons plus que les choses ne soient plus connaissables. On veut suivre son colis. On veut savoir où sont les places pour se garer, ce que signifie tel ou tel mot...

»C’est pour répondre à tous ces défis, que Rafi Haladjian vient de lancer une nouvelle entreprise, Sen.se. Son premier produit, Mother, se veut une sorte de “mère juive connectée”, un capteur donneur de leçon qu’on peut programmer comme bon nous semble. Une nouvelle version du Nabaztag, dont l’objet rappelle les formes. Une Machina Sapiens qui n’est peut-être pas aussi innovante que l’a été le Nabztag a son époque dirons certains, mais qui cherche à nouveau à rendre concret l’internet de demain.



»L’innovation nous appartient

»Nicolas Huchet a eu un accident du travail il y a 10 ans. Un accident dans lequel il a perdu l’une de ses mains. Sa nouvelle main s’est révélée bien différente de celle que lui promettait la science-fiction. La réalité des prothèses myoélectrique est et demeure la pince (comme nous l’avait déjà confié Jonathan Kuniholm sur la scène de Lift France 2011). Une pince commandée via un capteur par les contractions musculaires de l’avant-bras. Nicolas s’est résigné. Il a porté sa prothèse et longtemps, il a mis son handicap loin de lui. Et puis un jour, il s’y est intéressé à nouveau. Pour constater que s’il y avait beaucoup de recherche sur ces formes de handicaps, dans la pratique, il n’y avait rien. Suite à la guerre en Irak, la Darpa américaine a lancé beaucoup de recherche, notamment pour développer des prothèses robotiques. On trouve 5 grands modèles différents dans le commerce, 5 modèles qui vont au-delà de la pince... Mais la réalité est que ces prothèses évoluées (dont le prix varie de 20 à 30 000 euros pour une prothèse d’avant bras, jusqu’à 40 à 100 000 euros pour les plus modernes) ne sont pas prises en charge.

»C’est par hasard que Nicolas Huchet a rencontré le LabFab de Rennes.. Et c’est là, qu’il a eut l’idée de fabriquer sa propre main robot. Accompagné par le LabFab, Nicolas Huchet est parti de modèles existants pour fabriquer les doigts. Il a adapté la main imaginée par Gael Langevin pour son robot inMoov. Il a acheté des moteurs et des capteurs musculaires bon marché. Le premier prototype a coûté 200 euros. “C’est une preuve de concept. Un prototype. Un objet pour projeter l’attention et se motiver. Il montre qu’on peut faire les choses par soi-même.” Au mois d’octobre, Nicolas était invité à la Maker Faire de Rome.

»Aujourd’hui, le projet BionicoHand est un projet ouvert qui rassemble une équipe variée. Le but est de créer une prothèse à moindre coût qui soit réplicable et adaptable dans le monde entier (vidéo). Certes, il existe plusieurs projets de prothèse low cost dans le monde, qui génère autant d’occasions d’échanger les uns avec les autres. Pour Nicolas, ce projet est la preuve qu’une société alternative existe. Que la résistance se fait par la création. “C’est à nous d’être acteurs de notre futur. J’ai trouvé ma voie. J’ai mis mon handicap à profit, car c’est ce que je connais le mieux. Intéressez-vous à ce que vous aimez ou à ce que vous avez, cela vous permettra de concrétiser vos rêves et d’avancer!”



»L’innovation est plus diverse qu’on ne croit

»Depuis quelques années, le journaliste Francis Pisani (Wikipédia, @francispisani) s’est lancé un défi. Celui d’aller voir l’innovation technologique dans le monde. Celui d’aller comprendre et de rendre compte de sa diversité. C’est ce qu’il a fait avec le projet Winch5, une formidable et passionnante enquête sur l’innovation à travers le monde... qu’il est en passe de concrétiser dans un livre. “On a l’habitude que tout vienne des Etats-Unis. Or ce n’est pas le cas. Cela n’a certainement jamais été le cas et cela ne sera jamais le cas d’ailleurs. On innove partout dans le monde et cela va changer beaucoup de choses, et ce d’autant que les technologies de l’information ne sont pas une industrie, mais un multiplicateur de force et d’opportunité qui nous intéressent tous”.

»L’OCDE distingue 4 types d’innovation: celle dans les produits et les services, celle dans les procédés, celle liée à leur commercialisation et celle liée aux organisations. Cette distinction permet de voir que l’innovation “ce n’est pas seulement de la techno!”. Dans le tour du monde que Francis Pisani a accompli pour son enquête (il a traversé 45 villes, a rencontré plus de 300 personnes), chacun a une définition différente de l’innovation. Et le journaliste d’égrainer des exemples d’innovateurs et d’innovations du monde entier, à l’image de Silvio Meira (vidéo), l’initiateur de Porto Digital à Recife, 3e technopole du Brésil, qui travaille à y ancrer l’écosystème d’innovation, de la conception à la fabrication, pour ne pas faire la même erreur que Steve Jobs a faite en déléguant la fabrication en Chine et en ne gardant que le BrainWare, le jus de crâne, que tout le monde sait faire... Ou encore Ganesh Krishnan de Tutor Vista à Bangalore, un système qui externalise les devoirs d’étudiants des pays riches et qui vient d’être racheté par Pearson, le leader de l’enseignement à distance...

»Pour Pisani, comme pour Schumpeter, l’innovation est une combinaison. C’est une question de technologie, d’usage et d’imaginaire. En cela, elle n’est pas une affaire d’ingénieurs, mais est ouverte à tous. Ce qu’a bien montré l’étude sur l’ADN des innovateurs de Clayton Christensen, visant à percevoir leurs qualités fondamentales. Leurs qualités, c’est d’abord d’observer, de questionner, d’associer, de réseauter et d’expérimenter, explique le journaliste.

»“On innove partout et partout on innove de façon distribuée”, rappelle Francis Pisani. L’innovation n’est ni globale, ni centralisée et elle n’est pas uniquement le fait de la Silicon Valley. S’il n’y a pas de potion magique pour innover, le journaliste a néanmoins mis en avant les conditions de l’innovation, des conditions que l’on retrouve partout autour du monde.

»Dans ces conditions on retrouve la notion d’espaces ouverts. Alors que les incubateurs sont souvent des espaces fermés, car chacun y protège sa propriété, à l’image du mLab de Nairobi, on voit apparaître de plus en plus d’espaces ouverts, à l’image du iHub de Nairobi. En fait, explique le journaliste on ressent souvent le besoin des deux. Chez Google, au GooglePlex, il y a à la fois des espaces ouverts et des espaces fermés.

»De plus en plus l’innovation repose sur les échanges et sur la sérendipité. La sérendipité, c’est trouver les choses sans les avoir cherché et c’est souvent la base même de bien des découvertes scientifiques, en partie inattendues.

»Enfin, l’innovation a besoin de diversité et de différents types de diversité. Brian Eno oppose le génie individuel (Genius) au génie collectif (Scenius, car il a besoin d’une scène pour s’exprimer, voir “Les mécanismes de la créativité”). Mais surtout, il faut faire se rencontrer différents types de métiers (entrepreneurs, designers, ingénieurs et financiers notamment) et également différents types d’entrepreneurs (entrepreneurs sociaux, intrapreneurs, activistes...). Nous avons besoin d’avoir une vision plus ouverte de ce que sont les entrepreneurs et de ce que doit être l’entrepreneuriat, explique Pisani en dressant le portrait de nombre de ceux qu’il a rencontrés, notamment des femmes, et beaucoup de gens qui voyagent et circulent et servent de ponts entre différentes communautés à l’image de Adel Youssef ou Jonathan Buford, deux des 14 Google Fellows de l’entreprise de Mountain view qui distingue de ce titre ses ingénieurs les plus émérites... “L’innovation a besoin de gens éclectiques plutôt que de gens spécialisés. Elle a besoin d’ingénieurs qui ont une culture du design et de designers qui ont une culture technique. Elle a besoin d’interdisciplinarité...”

»“Alors que dans le monde de la production, le rendement dépend du degré de contrôle que vous exercez sur l’environnement, l’innovation, elle, a besoin de l’inverse. Elle nait de rencontres inattendues. “L’innovation nait des herbes folles qui poussent dans la forêt tropicale” dit Victor Hwang. L’innovation, contrairement à la production, ne nait pas de l’organisation.”

»Enfin, pour innover, bien souvent, il faut introduire un regard différent. Au Great Ormond Street Hospital, un célèbre hôpital londonien pour enfants, ils ont fait venir des responsables d’équipes techniques de Formule 1 pour revoir l’organisation et la logistique de leurs salles d’opération. En introduisant un regard différent sur leurs pratiques, ils ont réduit leurs erreurs techniques et leurs erreurs de communication de 47%.

»Il faut échouer pour réussir et récompenser les gens pour leurs échecs, comme le propose le prix de l’échec héroïque de Grey Advertising, récompensant des actes de créativité particulièrement risqués, à l’image de celui remis à Amanda Zolten, vice-présidente de Procter & Gamble, qui pour démontrer la qualité d’une litière pour chat, avait indiqué à d’importants clients qu’aucun d’entre eux ne l’avait remarqué la boite totalement inodore qui était restée sous la table durant leur réunion.

»Enfin, pour innover, il faut désobéir. A Djakarta, l’armée est venue fermer le réseau créé par Onno Purbo, qui avait construit un réseau de communication local avec des antennes fabriquées avec des woks, parce qu’il était devenu si populaire, qu’il contrevenait aux intérêts des opérateurs locaux. L’innovation ne serait-elle rien d’autre qu’une rébellion?»



InternetActu.net, blog de Les Echos, Hubert Guillaud







Collection d’articles sur innovation du 7 au 10 janvier




AICEP, «SPI assina novo acordo de parceria estratégica com a Peking University Suzhou International Technology Transfer Center»


Ana Bárbara Matos, Ana Sofia Figueiredo, Ana Filipa Mesquita, Isadora Freitas, Sara Silva, «O Revivalismo no Porto: Mudam-se os tempos... Mas e as vontades?»


Center for American Progress, Mortgage Finance Working Group, «Expanding Access Through Responsible Innovation: The Market Access Fund»


Diário de Notícias, «Tecnologia made in Bragança vai revolucionar radiodifusão»


Estrategia & Negocios, «Cinco startups latinoamericanas que destacaron en 2013. En 2014 tendrán el reto de consolidarse y lograr atraer a inversionistas»


Fabiana Cardoso, «Estácio Lança Maior Biblioteca Digital da América Latina. A Instituição passa a contar com um acervo formado por bibliotecas unificadas de 63 países»


Gi Group, «Wyser traça perfil do executivo brasileiro»


Jornal Novo Tempo, «Inovação industrial brasileira esbarra em burocracia»


Julia King, «Portugueses sorriem muito pouco, estudo científico pioneiro com 10 anos». O estudo foi realizado pelo Laboratório de Expressão Facial da Emoção (FEELab/ UFP), da Faculdade de Ciências da Saúde (FCS) da Universidade Fernando Pessoa (UFP)


Márcio Juliboni, «Por que a Vigor pegou um caminho sem volta com o iogurte grego. Para Gilberto Xandó, presidente da empresa, produto marca um novo modelo de negócio»


Martín Sola, «La conversación digital de 2014. El cruce de caminos entre lo digital y lo físico implica que muchas de las disrupciones que lo digital generó en sectores tales como la música, los libros o el cine comienzan a generarse en el mundo de las manufacturas»


Motocompetición, «Michelin en el Dakar 2014: Por el deporte y por la innovación (Desde 1982, el Grupo Michelin se compromete regularmente con el Dakar, una prueba que tiene un sentido especial para el fabricante)»


Oxylane, «Tribord, vainqueur des Oxylane Innovation Awards (OIA) 2014»


Paré à Innover, «Serge Kergoat: “Pour réussir, la curiosité est essentielle”»


Patrick Seghi, «Lille: avec la start-up Missmap, Christian Kelma met le monde en cadre. “Nos cartes couvrent tous les lieux de la planète”»


Peru this Week, «Canada supports Peru’s efforts in healthcare innovation»


Ruth Blatt, «The Remarkably Simple Technique Behind These Innovations In Music And In Business»


Ruth Ladenheim, «Innovación y desarrollo»


The Official Government Website of Jilin Province, «Changchun Microsoft Innovation Center Was Inaugurated. It is the first automotive industry-focused innovation center built by Microsoft in the world»


UQAR (Université du Québec à Rimouski), «Le succès entrepreneurial rime avec innovation»








2014/01/10

«Lille: avec la start-up Missmap, Christian Kelma met le monde en cadre. “Nos cartes couvrent tous les lieux de la planète”»



«Si le design cartographique est un concept déjà exploité par quelques artistes contemporains, une petite start-up lilloise se propose de le réinventer. “Nous couvrons absolument tous les lieux de la planète”, assure Christian Kelma, patron de Missmap.

»“Nous proposons aux gens d’accéder à leur mémoire du bonheur...” Plutôt que de tirer des plans sur la comète, Christian Kelma, 50 ans, a développé un concept aussi simple qu’efficace. “Chacun d’entre nous possède une dizaine de lieux reliés à des souvenirs marquants.” Naissance, mariage, déménagement... Autant d’étapes qui peuvent désormais trouver un cadre. “Quinze années d’expérience dans la cartographie professionnelle, un savoir-faire inégalé dans le traitement informatique de ces données, la maîtrise de toute notre chaîne de production... Je voulais aller plus loin et quitter le champ purement professionnel pour m’ouvrir au grand public.”

»Mégalopole, ville, hameau, simple rue... La petite start-up (trois employés) de Christian Kelma assure disposer de la couverture exhaustive de toutes les villes du monde. “Notre innovation porte à la fois sur la forme et sur le fond.” Bien comprendre que l’entreprise a uniquement investi le champ de l’objet décoratif. “Nous n’avons aucune vocation utilitaire”, rappelle le patron de Missmap. Le public, qui “se presse depuis deux mois”, a parfaitement assimilé les règles du jeu. “Nos clients s’offrent ou offrent des cadeaux qui ont du sens. Par exemple, une vue aérienne de la maison où ils sont invités.”



»“Nous sommes en totale rupture avec les produits existants”

»Sur la forme, le traitement des photos se révèle inédit. “Douceur des couleurs et effet de relief” marquent les visiteurs. “Je trouve tout cela épatant. Plans de villes ou photos aériennes, les possibilités semblent infinies”, s’extasie Jean-Didier de Lavallaz, venu de Marcq-en-Barœul. “Missmap produit des cartes artistiques couvrant absolument tous les lieux de la planète”, martèle Christian Kelma, suspendu à l’impressionnante bibliothèque qui surgit de son ordinateur. “90 % des demandes sont des demandes personnalisées. Le client peut choisir le lieu, le format d’impression, le support...” Et même la couleur du cadre au besoin. Le tout se joue au millimètre. Enfin presque. Sur le mur trône une vue de Venise au format impressionnant. “Sur du plexiglas...”

»Surgit un nouveau client. “Ce monsieur voulait son cadre très rapidement. Comme la conception et la production sont localisées à Lille en circuit court, nos délais sont de cinq jours.” Tout est dit. “Ce concept n’existe pas ailleurs. Notre valeur ajoutée est de pouvoir créer n’importe quelle ville en moins d’une heure. Nous sommes en totale rupture avec les produits existants”, lâche Christian Kelma. Entre “Sticks city”, représentations minimalistes où seules subsistent les lignes de force d’une ville (artères, fleuves, parcs) et “Sublime maps” d’inspiration très bande dessinée, le choix se montre très large. “Un prix d’entrée à 29 € et un prix moyen aux alentours de 70 €.” La seule sortie de route relèverait-elle du titre du communiqué de presse suggérant que “Maintenant les femmes vont adorer les cartes routières !”.»


La Voix du Nord, Patrick Seghi








2014/01/09

«Le succès entrepreneurial rime avec innovation»



«Au Québec, deux entreprises sur dix cessent leurs activités au cours de leur première année d’existence, ce qui est le double de la moyenne canadienne. Reconnue pour son dynamisme entrepreneurial, la région de Chaudière-Appalaches est au cœur d’un projet de recherche visant à favoriser l’innovation des entreprises par une meilleure synergie avec les organisations de développement économique.

»Spécialiste de la gestion des entreprises et des réseaux d’innovation, le professeur Yan Castonguay est en train de réaliser un portrait des organismes régionaux de soutien de Chaudière-Appalaches. On dénombre pas moins de 28 organismes de soutien et d’innovation pour desservir plus de 1180 entreprises manufacturières de cette région. Si les gouvernements provincial et fédéral favorisent le développement de ces entreprises par de nombreux services mis à leur disposition, il reste que plusieurs entreprises et acteurs du milieu des affaires ne connaissent pas tous les services qui leur sont offerts.

»“Il y a un paradoxe”, observe le professeur Castonguay. “Les entreprises mentionnent qu’elles n’ont pas suffisamment d’aide. En revanche, il n’y en a que 26% qui utilisent les services qui sont offerts par les organismes de soutien. Ce que l’on constate, c’est que les organismes et les entreprises ne connaissent pas suffisamment l’offre de services qui est à leur disposition pour favoriser leur développement. Alors, le portrait que nous réalisons va permettre de faire connaître ces services, mais également les micros réseaux informels qui existent déjà entre les organismes de soutien.”

»Selon le professeur Castonguay, les entreprises qui réussissent le mieux en affaires sont celles qui savent innover. “La gestion de l’innovation, c’est le cœur de l’entrepreneuriat. Avec la mondialisation qui est de plus en plus forte, un entrepreneur doit innover pour s’en sortir. C’est par l’innovation que les entreprises peuvent avoir une longueur d’avance sur leurs concurrents, peuvent produire à meilleur coût ou avoir un produit à valeur ajoutée que leurs clients vont vouloir avoir. À mon avis, la clé c’est d’innover ensemble et de travailler en réseau avec des acteurs des milieux de formation, des affaires et des pouvoirs publics.”

»Les premiers résultats des travaux du professeur en sciences de la gestion au campus de Lévis démontrent que la proximité géographique des organismes de soutien augmente la propension à innover des entreprises de Chaudière-Appalaches. Ainsi, la probabilité qu’une entreprise innove est plus grande lorsqu’elle est plus près d’un organisme de soutien que si elle en est éloignée. Ces organismes de soutien offrent des services-conseils sur le plan de l’aide au démarrage, transfert ou acquisition d’entreprise, du management, du marketing, de l’internationalisation, de l’innovation, du soutien financier et du soutien en réseautage.

»La fibre entrepreneuriale est particulièrement développée dans Chaudière-Appalaches, souligne Yan Castonguay. “C’est une pépinière. La région est remplie de gens débrouillards, d’inventeurs et d’innovateurs. Toute proportion gardée, il y a deux fois plus de manufactures dans Chaudière-Appalaches par rapport au Québec, soit près de 1200 entreprises manufacturières pour 400 000 habitants. Avec le vieillissement de la population, plusieurs entrepreneurs prennent leur retraite. Alors, la relève pose un important défi quant au transfert d’entreprises.”

»Avant de se joindre à l’UQAR comme professeur en sciences de la gestion, en 2011, Yan Castonguay a fait carrière au Québec et en Ontario. Après l’obtention d’un baccalauréat en administration des affaires, profil finance, de l’Université de Sherbrooke, en 1998, il a travaillé plusieurs années au sein d’institutions financières. À titre de professionnel, il a mené différents projets de gestion d’entreprises et a réalisé des mandats visant à développer des stratégies d’affaires. Ses expériences terrain lui ont permis de développer un vaste réseau dans le milieu des affaires. Ce réseau a contribué à ses recherches pour sa maîtrise en administration des affaires en gestion internationale, en 2006, et à la préparation de sa thèse de doctorat sur les stratégies d’innovation des entreprises manufacturières de la région de Chaudière-Appalaches à l’Université Laval.

»Soucieux de développer la fibre entrepreneuriale des étudiants, le professeur Castonguay s’est activement impliqué dans le projet Entrepreneuriat@UQAR, qui a été lancé à l’automne 2012. “Je trouve important de faire un pont entre les étudiants et le milieu des affaires. Dans le cadre d’Entrepreneuriat@UQAR, nous avons justement initié un concours permettant aux étudiants de défendre un plan d’affaires en dix minutes devant des gens d’affaires du milieu. C’est un exercice très formateur qui plonge les étudiants dans la réalité des entrepreneurs.”

»Ce portrait des organismes régionaux de soutien de la région de Chaudière-Appalaches est financé par le Fonds institutionnel de recherche de l’UQAR. “Les retombées de cette recherche auront des répercussions directes pour le milieu des affaires. Cette méthodologie pourra servir également pour réaliser le portrait d’autres régions”, conclut Yan Castonguay. “Les résultats de cette recherche permettront non seulement aux entreprises de bénéficier des ressources entrepreneuriales qui leur sont offertes, mais également de coordonner mes futures recherches visant à accroître la capacité d’innovation des entreprises de notre région.” Soulignons que les étudiants Christine Côté Dubuc, Mathieu Émond, Ismaila Ndiaye et Pierre-Olivier Paradis Letarte ont assisté le professeur en sciences de la gestion dans le cadre de ce projet de recherche.»


UQAR (Université du Québec à Rimouski), Jean-François Bouchard


2014/01/08

«Tribord, vainqueur des Oxylane Innovation Awards (OIA) 2014»



«Dans son Centre Mondial de Conception situé à Hendaye (Pays Basque, France), les équipes de conception de Tribord conçoivent “les pieds dans l’eau” du matériel et des équipements de plongée, voile, kayak et sports de glisse afin de rendre accessible au plus grand nombre et permettre à chacun d’accéder aux plaisirs des sports nautiques et aquatiques avec une sécurité optimale.»

Oxylane







2014/01/07

«Serge Kergoat: “Pour réussir, la curiosité est essentielle”»



«Référence mondiale de la crêpière professionnelle, Krampouz affiche une belle santé. Renommée, l’entreprise finistérienne aurait pu être tentée de vivre sur son produit phare, créé en 1949. “Surtout pas”, réagit son président Serge Kergoat, à la tête de l’entreprise depuis 2006. Krampouz innove, imagine de nouveaux produits, conquiert de nouveaux marchés. Ancrée dans son territoire, bâtie sur des valeurs qu’elle entretient, l’entreprise cultive une curiosité qui, selon son président, est une des sources de son succès.


»Paré à Innover: Votre crêpière est toujours une référence mondiale pour les professionnels; vous auriez pu vous contenter de ce leadership...

»Serge Kergoat: Si Krampouz se porte bien malgré la crise, c’est justement parce que nous ne nous sommes pas reposés sur nos lauriers. Aucune entreprise ne peut faire ça aujourd’hui. On doit bouger en permanence: il faut réfléchir à de nouveaux produits, de nouveaux marchés, de nouveaux territoires. Pour réussir, la curiosité est essentielle, tout comme la volonté. Nous avons sans cesse les yeux et les oreilles ouverts pour ne rien laisser passer de ce qui se passe non seulement autour de nous, mais dans le monde entier. On bouge, on voyage pour observer et comprendre les modes de consommation, déceler les nouveaux usages, les besoins, anticiper les attentes de nos clients. Notre politique d’innovation découle de cette curiosité. C’est une volonté forte de notre part, presque une philosophie. C’est à l’écoute de nos distributeurs qu’on a compris qu’il nous fallait proposer une gamme élargie: les planchas, les gaufriers, les grils créent un effet de gamme qui ouvre de nouveaux marchés. Notre Contact Grill (pour le snack, les panini...) s’adresse à la terre entière!


»PAI: Vous observez ce qui se passe... et ensuite?

»S.K.: Nous avons une démarche très structurée, rien n’est laissé au hasard. Les idées “captées” sont traitées en interne, par notre bureau d’étude puis nos équipes projet. Il y a 5 ou 6 ans, nous ne pouvions gérer qu’un projet à la fois. Aujourd’hui, nous pouvons en mener plusieurs de front. Nous avons un plan de développement à 3 ans: notre stratégie de développement de nouveaux produits n’est pas figée, et peut être remise en cause en permanence. La sortie d’un produit peut être annulée si le marché, les matériaux, les besoins des consommateurs changent. Innover, c’est aussi avoir cette capacité d’adaptation, d’ouverture d’esprit, de remise en cause qui implique des discussions et du consensus en interne. Cela exige une grande rigueur et énormément de boulot, mais c’est payant. Et c’est excellent pour les relations au sein de l’entreprise.


»PAI: L’ancrage en Bretagne, le développement durable, la fabrication française, les fournisseurs de proximité, c’est important?

»S.K.: Pour les clients, c’est un plus. Ils sont avant tout sensibles à la qualité, la fiabilité, le confort de nos produits. Pour la société, c’est primordial. Krampouz est membre de Produit en Bretagne depuis 2012. Aller chercher des pièces à 10 km de chez nous, c’est mieux que les faire venir de Chine, et ça nous rassure sur nos approvisionnements. Il faut bien sûr qu’on s’y retrouve économiquement.


»PAI : Vous vous développez énormément à l’international...

»S.K.: Nous réalisons aujourd’hui 33% de notre CA à l’export, et sommes présents, à travers nos distributeurs dans plus de 140 pays sur les 5 continents. Krampouz exporte depuis les années 60, l’international n’est pas une nouveauté pour nous. Nous pouvons aussi compter sur des partenaires pour nous épauler, comme Bretagne Commerce International: la structure est un levier pour nos démarches. Lorsque nous nous posions des questions sur l’opportunité d’aborder le marché russe, elle a su nous accompagner. Nous avons également bien travaillé ensemble au Mexique: BCI nous a proposé d’embaucher à plusieurs un VIE (Volontaire International à l’Étranger) pour démarcher de nouveaux distributeurs. Cette formule nous a séduits.»



Paré à Innover, n.º 56, décembre 2013, PDF.
Website de la newsletter: http://www.bretagne-innovation.tm.fr/Pare-a-innover







Collection d’articles sur innovation du 31 décembre au 3 janvier




Abílio Vilaça, «O IPCA e o produto Turístico “Roses Valley” de Kazanlak»


Assessora de Imprensa Fibria, «Fibria reúne profissionais de todo o Brasil durante o 10º Encontro de Operadores de Caldeiras de Recuperação. Esta é a primeira vez que a Fibria, Unidade Três Lagoas, sedia o evento»


Bulletins Electroniques, «Les dernières priorités de Singapour pour l’innovation»


Cámara de Comercio, Industria y Navegación de Santa Cruz de Tenerife, «La Factoría de la Innovación Turística de Canarias (FIT Canarias) nace con la vocación de convertirse en un referente internacional. Cabildo de Tenerife, Cámara de Comercio, Ashotel y Ayuntamiento de Adeje forman parte de este centro que es pionero en su ámbito en toda Europa»


Claire O’Connell, «Science Foundation Ireland (SFI) highlights 2013 achievements and outlines plans for 2014»


Dinheiro Vivo, «Oliveira & Irmão investe no Brasil, Colômbia e México em 2014. OLI é especialista em artigos sanitários»


Estrategia & Negocios, «LG gana 15 premios a la innovación. Los reconocimientos son entregados por el Consumer Electronics Association»


Guillaume Lamy, «Gastronomie spatiale / Spacefood : Ducasse en orbite»


Juan Camilo Quintero, «Innovación en Colombia: Más cosmética que realidades»


Labels & Labeling, «Label and package printing markets look forward to 2014»


Londrix Comunicação, «Ecodesign: tendência para consumidores engajados na causa ambiental»


Mercedes González, «FEDA expone 60 ideas con futuro empresarial en busca de nuevas puertas comerciales»


Notícias ao Minuto, «O fabricante de mobiliário urbano Larus vai entrar nos Emirados Árabes Unidos, com a primeira encomenda de equipamentos de sinalética turística, viária e pedonal até ao final de 2014, disse hoje o fundador da empresa portuguesa»


ParisTech Rev, «Qui seront les ingénieurs de demain?»


Patrícia Gomes, «Cooperativa europeia de negócios sociais chega ao Brasil. Groupe SOS traz expertise de medição de impacto ao cenário brasileiro»


RĒUSSIR Business, «Pourquoi le sport-business fait courir les Qataris?»


Rhode Island School of Design Events, «2014 West Coast Accelerator Innovation Summit»


RTP (Rádio e Televisão de Portugal), «A Trienal de Arquitetura de Lisboa “fecha um ciclo”, ao fim de três edições, “depois de ter questionado muito as respostas mais óbvias” com o formato desenhado pelo terceiro evento, sublinhou hoje o presidente da entidade, José Mateus»


Suzanne Deffree, «Accidental engineering: 10 mistakes turned into innovation»


Yuri Vasconcelos, «Quem procura acha. Centro de Engenharia do Google no Brasil responde por mudanças relevantes no sistema de busca»