2013/10/31

«Pour en finir avec l’ignorance mutuelle : idées neuves pour repenser la relation entreprises et territoires»



«Suite à la parution de l’étude de l’Institut de l’entreprise intitulée Entreprises et territoires : pour en finir avec l’ignorance mutuelle, Vanessa Cordoba, co-rapporteur de l'étude et consultante chez CMI, et Julie Koeltz (CMI) commentent, pour EducPros, les grandes orientations susceptibles de modifier la relation entreprises-territoires pour établir de nouveaux schémas de croissance.


»Un nouveau paradigme des relations entre entreprises et territoires

»Les territoires ne sont plus un cadre neutre de l’action des entreprises. Ils sont devenus un véritable capital dans la course à l’innovation et à la compétitivité, qui appelle des stratégies d’investissement pérenne de la part des entreprises. Réciproquement, la compétitivité des territoires nécessite des stratégies solides et de longue haleine pour mobiliser les acteurs présents – entreprises, universités, acteurs publics, citoyens – autour d’une vision commune des objectifs de développement et des investissements à réaliser en conséquence.

»Cela doit se faire dans un cadre souple et réactif pour faire face aux évolutions mondialisées des marchés, parfois brutales.

»On revient en réalité aux facteurs clés de la compétitivité de Michael Porter – qualité du tissu économique, importance des facteurs de production et présence des ressources stratégiques en recherche et compétences notamment, accès au marché, proximité aux secteurs connexes ou capacité des entreprises à tirer des bénéfices des écosystèmes locaux et à créer des synergies – sur lesquels entreprises et territoires au sens large (collectivités, acteurs de l'enseignement supérieur et recherche...) doivent agir conjointement dans leur intérêt mutuel.

»Dès lors, quatre sujets apparaissent comme décisifs : la conquête de nouveaux marchés qui s'appuie sur une gouvernance publique-privée et un véritable co-engagement entreprises-territoires, permettant le développement d'un fonctionnement en écosystème.


»La conquête de nouveaux marchés

»Les territoires sont un cadre propice à l’élaboration d’un projet collectif de conquête de nouveaux marchés : "les buts de guerre".

»Le cadre local est l’échelle où peuvent converger les intérêts des entreprises, des élus, des acteurs de l’ESR, en matière de création de richesses et d’emplois. Il est donc particulièrement propice à l’élaboration d’un projet fédérateur orienté explicitement vers la conquête des marchés. Ceci passe par la construction d’une vision stratégique partagée, fondée sur une anticipation conjointe entreprises-territoires des nouveaux relais de croissance pour lesquels il est nécessaire de mobiliser l’ensemble des ressources stratégiques du territoire.

»L’accélération des capacités d’expérimentation du territoire (au niveau des métropoles notamment) permet également de donner accès à des premiers marchés pour les entreprises innovantes, les spin-offs issues de la recherche publique, avec un usage renouvelé de la commande publique.

»Les territoires, notamment les villes, peuvent se muer en creusets de l’innovation ouverte, en développant de nouvelles offres de lieux urbains tournés vers la créativité, le co-design, le prototypage, la réinvention de business models…

»Ces orientations impliquent pour les collectivités de renforcer leur capacité stratégique et prospective, de faire évoluer leurs instruments juridiques et l’organisation de leurs services. Les nouveaux outils au service de l’innovation ouverte impliquent aussi des co-investissements publics-privés.

»Les pôles de compétitivité ont également un rôle d’incubateurs de “nouveaux business” à jouer en mobilisant toutes les formes d’innovation pour conquérir de nouveaux espaces de marché et en intensifiant leur rôle de mise en relation entre acteurs publics et privés.


»Une gouvernance entreprises-territoire repensée

»La mise en œuvre de ces actions passe par de nouvelles formes de gouvernance des territoires, associant étroitement les entreprises. Elles sont les partenaires légitimes des collectivités territoriales pour identifier des "buts de guerre" communs et permettent une réelle orientation marché des plans stratégiques, qui fait défaut aujourd’hui.

»Plusieurs pistes sont à explorer : plates-formes spécifiques, expérimentations dans le cadre des conférences territoriales de l’action publique…

»L’objectif poursuivi est simple : construire des espaces de dialogue pérennes entre décideurs publics, entreprises et également acteurs de l’ESR.


»Un co-engagement entreprises-territoires : le “pacte sacré”

»Le pacte sacré va bien au-delà de l’élaboration d’une stratégie commune autour de la conquête de nouveaux marchés et des nouvelles modalités de gouvernance associées.

»Il se décline en un co-engagement très fort des entreprises, des collectivités, des acteurs de l’ESR, dans l’élaboration de politiques conjointes et le co-investissement dans un capital commun.

»La capacité à attirer et retenir les talents, par exemple, va de plus en plus reposer sur des engagements réciproques des entreprises, des collectivités et des acteurs de l’ESR. Les collectivités ainsi que les acteurs de l’ESR peuvent s’engager sur des conditions d’accueil, d’installations d’entreprises et d’individus, des conditions de vie et d’environnement. Les entreprises, quant à elles, sont en prise directes sur les questions liées aux conditions de travail, la formation tout au long de la vie…

»Le co-engagement des entreprises et territoires peut également porter sur la mobilité des ressources humaines de haut niveau, le développement de grands programmes d’expérimentation, le co-investissement dans des outils industriels ou d’immobilier d’entreprises, des fonds d’investissements communs…

»On peut aller encore plus loin en imaginant de développer des labels ou pactes propres à chaque territoire qui fixeraient objectifs et engagements réciproques ciblés pour un développement équilibré des ressources stratégiques : humaines, économiques, infrastructures de recherche…


»Une culture du fonctionnement en écosystème

»Le fonctionnement en écosystème reste un objectif important, mais il ne peut se décréter. Il repose en grande partie sur une confiance et une culture de la collaboration et de l’innovation ouverte, qui n’est pas encore très développée en France.

»Nous sommes encore loin d’avoir de véritables écosystèmes d’innovation ou d’affaires qui fonctionnent de façon aussi performante que la Sillicon Valley ou, plus proche de nous, la Tech City à Londres. La mise en place de tels écosystème ne repose pas en effet sur la simple co-localisation d’atouts stratégique, la présence du terreau adapté comme on peut le voir dans certaines régions de France – Grenoble ou le plateau de Saclay – pour ne citer que ces exemples.

»Les modes de collaboration observés à l’étranger sont, par exemple, des guichets dédiés au sein des universités pour gérer la relation avec les industriels dans la durée, des accords entre financiers publics et privés pour faciliter l’amorçage de nouvelles start ups, des partenariats renforcés entre grands groupes et PME, ou encore une démarche de co-investissement entre grandes entreprises et pouvoirs publics pour expérimenter de nouveaux projets.


»Des territoires français ou étrangers sont-ils déjà en mouvement sur ces quatre sujets ?

»L’ouvrage identifie des bonnes pratiques sur ces quatre sujets, à l’étranger mais également en France.

»Sur la stratégie de conquête des marchés, l’observatoire des marchés du futur de Nord-Pas-de-Calais nous semble un outil exemplaire et peu coûteux, pour anticiper les nouveaux relais de croissance avec les grandes entreprises du territoire.

»En matière de gouvernance publique-privée, les Local Entreprise Partnerships constituent un dispositif britannique particulièrement intéressant. Ils se substituent aux agences de développement et jouent le rôle de conseils de compétitivité locaux, au sein desquels collectivités et entreprises déterminent conjointement les grandes orientations de développement du territoire et la stratégie d’investissement commune associée.

»Le “pacte sacré” se décline aujourd’hui essentiellement dans les politiques de soutien à l’expérimentation. Amsterdam en est un bon exemple avec la plate-forme “Amsterdam Smart City”, un réseau permettant de rassembler des partenaires publics et privés autour de projets d’expérimentation et de lever des fonds.

»La politique de gestion des talents est un terrain encore peu exploré qui demandera de plus en plus une action coordonnée des territoires et des employeurs. Toulouse également, à travers la mise en place de packages d’accueil des chercheurs étrangers très attractifs pour attirer et retenir les talents chercheurs sur la métropole.

»Sur la culture du fonctionnement en écosystème, on peut mettre en exergue les actions menées par le pôle de compétitivité System@tic (System@tic Académie, PASS Compétences) pour renforcer les relations entre PME et donneurs d’ordre, en suscitant de la confiance et en levant les freins habituels à ce type de collaborations.


»Quelles sont les prochaines grandes étapes ?

»Le débat sur la loi de décentralisation doit être l’opportunité d’accélérer la réflexion sur l’évolution de la gouvernance économique des territoires et ouvrir des perspectives pour que territoires et entreprises pensent différemment un projet stratégique commun.

»Les régions ont beaucoup travaillé récemment sur leur stratégie de spécialisation intelligente. Elles ont mis en place des travaux de réflexion mobilisant les entreprises, acteurs de l’innovation, pour affirmer là ou leurs ressources stratégiques sur le plan économique et académique sont discriminantes. Pour opérationnaliser cette stratégie, la construction de “buts de guerre”, est une opportunité à saisir.

»Les stratégies de structuration des sites universitaires sont bien entendu également une occasion majeure de développer des politiques et visions conjointes entre métropoles, acteurs de l’ESR et entreprises pour le développement des villes-campus et renforcer les liens entre acteurs de l’ESR et acteurs économiques.

»Enfin, les territoires doivent amorcer des démarches d’expérimentation. Ils peuvent le faire sur de nombreux aspects : la mise à disposition de l’espace public, la création de nouvelles initiatives dédiées à l’open innovation, la mise en place d’outils de financement de capital risque publics-privés…»


EducPros







2013/10/22

«Vincent Ducrey, co-fondateur et Président du Hub Institute : “ Avec l’explosion du digital, seule l’innovation paie ” »



«Le 10 et 11 octobre dernier, le HUBFORUM a réuni pour la 4ème année consécutive à Paris plus de 1000 participants (décideurs du marketing, de la communication, des ressources humaines, journalistes, blogueurs, influenceurs internationaux) sur le thème de l’innovation. Cet événement a été organisé par le Hub Institute, un think tank digital destiné aux agences, marques et entreprises. Vincent Ducrey, son co-fondateur et Président, revient pour TheMediaShaker sur ce qu’il faut retenir du HUBFORUM Paris 2013.


»Q - Vous avez placé la dernière édition du HUBFORUM sous le signe du “ R.O.I ” : Return On Innovation. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce concept ?

»R - A l’heure d’une crise qui s’éternise, des déficits qui se creusent, des taxes qui se multiplient, certaines entreprises peuvent être tentées de réduire la voilure et leurs coûts. Mesure de la performance rime trop souvent avec économies.

»Pourtant avec Internet, le web social et le mobile qui continuent leur explosion, ce sont bien les acteurs innovants qui marquent le plus de points et se développent. Qu’ils soient déjà des géants comme Apple, Google, Oracle, Adobe, Salesforce, Amazon, Facebook, Twitter ou de nouveaux acteurs disruptifs comme AirBnB, Pinterest, Tesla, LINE, Kickstarter, Criteo ou Uber,... Ils parient sur le futur, l’international, expérimentent, remettent en cause les modèles établis et les fausses certitudes.

»La concurrence devient mondiale et s’accélère mais les meilleures idées bénéficient désormais d’une diffusion internationale à vitesse grand V. Les levées de fonds, la progression des parts de marché et les capitalisations élevées récompensent les initiatives les plus ambitieuses. Avec le HUBFORUM, le HUB Institute souhaite rassembler tous les acteurs majeurs de l’innovation digitale et du marketing.


»Q - Si nous vous demandions de ressortir une idée/un chiffre phare du HUBFORUM, laquelle/lequel serait-ce et pourquoi ?

»R - Avec l'explosion du digital, seuls le courage et l’innovation paient.

»Côté agences, si l’impact de la crise et de l’arrivée des adexchanges reste palpable, c’est la créativité qui semble être la voie du salut. Les régies et agences media n’ont de cesse de proposer de nouvelles technologies allant de la géolocalisation (Orange Régie et Waze) au retargeting (Criteo) à la publicité vidéo (BuzzParadise) pour mieux cibler et toucher le consommateur.

»Côté création, leur rôle ne consiste plus uniquement à concevoir et promouvoir des messages mais bien à proposer des contenus, voir des services innovants.


»Q - Quelles seront, selon vous, les grandes tendances du digital pour 2014 et comment les médias traditionnels peuvent-ils s’adapter à cette nouvelle donne numérique ?

»R - Trois grandes tendances se dégagent :

»1) Les media sociaux continuent leur croissance et se dirigent vers le CRM

»Si l’usage social continue d’exploser avec l’arrivée de Vine, Pinterest ou Line (230M de membres), les plateformes Facebook, Twitter (qui cartonne sur la social TV), YouTube évoluent pour proposer de nouveaux formats créatifs ou de ciblage toujours plus précis et efficaces. Le social media pose 3 défis aux marques : un enjeu sur l’influence et la e-reputation (nécessité de suivre avec des plateformes comme Synthesio), celui sur la modération (avec des sociétés comme Netino ou des agences social media), le contenu et la gouvernance, et enfin sur l’exploitation CRM.

»2) Le mobile est en plein boom

»Seulement 60% des sites de marques sont optimisés pour le mobile alors que la France compte avec 25M de mobinautes ! Pour Neelie Kroes, la Commissaire européenne au numérique, la croissance du numérique passera par un marché européen unique en matière de forfait mobile avec la suppression du roaming. Après plusieurs années d'attente, le mobile et le multi-écrans seront des chantiers à fort potentiel pour 2014.

»3) Des media en pleine digitalisation et structuration

»S’agissant des media, la révolution digitale est désormais un projet d’entreprise prioritaire, soutenu par le management. Ils ont enfin accepté de transformer leur activité et leur organisation et d’accorder une place centrale aux technologies. Avec Play, ClearChannel réinvente l’affichage de demain mixant animation, interactivité, créativité et engagement. France Télévisions, le Figaro ou Prisma ne se voient plus comme de simples groupes media. Ils se veulent désormais plateforme omnicanale offrant aux marques la possibilité de scénariser leurs messages sur tous les points de contacts. Et cette mutation paie. Le digital représente déjà 25% du CA et 40% du revenu d’exploitation du Figaro...»


themediashaker







Colección de post sobre innovación del 15 al 17 de octubre




Résumé de la semaine (ES): http://liderar-innovando.blogspot.com/2013/11/coleccion-de-post-sobre-innovacion-del.html











2013/10/17

«L’innovation au cœur du prochain salon de l’agriculture Agribex: “Touch your dream”»



«La 68ème édition du salon de l’agriculture et des espaces verts Agribex, qui se tiendra du 3 au 8 décembre au Brussels Expo à Bruxelles, mettra l’accent sur l’innovation avec son thème “Touch your dream”, indiquent jeudi ses organisateurs. Le salon sera plus vaste que l’année dernière, avec environ 60.000 m2 d’exposition.

»“Avec ce thème, nous voulons indiquer qu’Agribex donne la possibilité aux visiteurs professionnels de se familiariser avec les nouveautés et donc de leur donner un aperçu de l’avenir de leur entreprise”, indique le coordinateur du salon Alain Vander Cruys.

»Agribex mettra également à l’honneur l’Euregio Meuse-Rhin, un partenariat de coopération transfrontalier entre la région d’Aix-la-Chapelle en Allemagne, la province du Limbourg aux Pays-Bas, les provinces belges du Limbourg et de Liège ainsi que la Communauté germanophone de Belgique.

»Agribex a en outre convoqué un parlement des jeunes, estimant que la jeunesse actuelle constitue les consommateurs de demain et qu’elle a donc son mot à dire. Après une séance plénière le 4 décembre, ces jeunes remettront le 8 décembre un mémorandum au ministre flamand de l’Enseignement Pascal Smet (sp.a).

»Crelan, principal sponsor de l’événement, organisera également le symposium Entreprendre en Agriculture avec Bon Sens et en Connaissance de Cause le 6 décembre prochain.»



«Région à l’honneur Agribex 2013: Euregio Meuse-Rhin

»Euregio Meuse-Rhin: une région de pointe, non seulement dans le domaine de la technologie mais également de l’agriculture.

»La région hôte de cette année est l’Euregio Meuse-Rhin, un partenariat de coopération transfrontalier trinational entre la région d’Aix-la-Chapelle en Allemagne, la province du Limbourg aux Pays-Bas, les provinces belges du Limbourg et de Liège et la Communauté germanophone de Belgique.

»Le territoire de l’EMR est situé au cœur de l’Europe. Il s’étend sur environ 11 000 km2 et compte près de quatre millions d’habitants. Outre ses villes dynamiques dotées d’une riche histoire, la région dispose d’instituts de connaissance renommés, d’une bonne infrastructure, de paysages incomparables et de villages accueillants, un mélange de petites entreprises créatives et d’industries classiques. Innovation et sens de la tradition, technologie et artisanat, nature et tourisme vont ici de pair. L’EMR dispose de tous les atouts d’une région où il fait bon vivre, habiter, travailler et se détendre.

»L’attrayante diversité qui caractérise l’EMR au niveau administratif et culturel se manifeste également dans l’agriculture. L’EMR dispose de terres fertiles pour la fruiticulture et l’horticulture en serres, la culture et l’élevage, l’arboriculture et la sylviculture. Les régions largement connues telles que la Hesbaye, le Mergelland, le Pays de Herve, l’Eifel et les Ardennes offrent un terrain propice aux savoureux produits du terroir et aux précieuses matières premières, des fruits et du sirop en passant par les céréales, la viande et le bois jusqu’au lait et fromage. Le secteur de l’agriculture, environ 11 800 entreprises au total, génère aussi bien des emplois directs qu’indirects dans toute la région, notamment dans l’industrie alimentaire, le transport, le commerce, l’ingénierie mécanique , le tourisme,...

»Comme ailleurs en Europe, le ‘paysan’ est plus qu’un producteur, de plus en plus il est aussi aubergiste, architecte paysagiste, commerçant et technologue. En un mot, c’est un entrepreneur qui se doit de maitriser différents domaines : tourisme rural, gestion des paysages, produits du terroir mais aussi innovations en matière de produits et de processus de production.

»De même, les énergies durables constituent un sujet brulant. Le secteur agricole offre de nombreuses opportunités dans les domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Tel est également le cas dans l’EMR. La biomasse, l’énergie solaire et éolienne deviennent lentement mais surement une image familière dans la région et contribuent à instaurer à un climat économique rafraîchissant dans le domaine agricole.

»Bien que l’EMR s’investisse plutôt dans des thèmes plus larges tels que l’économie, le marché de l’emploi, l’enseignement, et…, l’Euregio a, au cours des précédentes années, soutenu des projets transfrontaliers entre ses régions partenaires dans les domaines des produits du terroir, du tourisme rural et de la gestion des paysages, et ce dans le cadre du programme INTERREG EMR.

»Les régions partenaires de l’EMR interviennent en outre en matière de développement rural, d’éducation agricole et de recherche agraire. En plus de l’amélioration des techniques de culture et la réduction de l’utilisation de pesticides, elles se consacrent également au changement climatique et à l’énergie. L’attention y est notamment portée sur la recherche de nouvelles variétés, la réduction des émissions des gaz à effet de serre, la production matières premières végétales pour l’énergie et la chimie et l’optimisation de l’utilisation du sol (par ex. l’agriculture guidée par satellite).»







2013/10/10

World Food Programme / Marie-Josiane Ogou: «Côte d’Ivoire: Avec le Fonds d’Innovation en matière de Genre, le PAM aide les groupements agricoles à devenir des fournisseurs des cantines scolaires»



«Le 31 juillet dernier, 13 groupements agricoles de Bouna et de Nassian dans la région de Bounkani à l’Est de la Cote d’Ivoire ont reçu des kits agricoles composés de motopompes, de kits d’irrigation goutte à goutte, de pulvérisateurs à dos, de dabas et de bottes de la part du PAM. Soutenue à travers le fonds d’innovation en matière de genre de l’agence, cette initiative vise à améliorer les conditions de vie et de la sécurité alimentaire des ménages des membres et favoriser l’approvisionnement des cantines scolaires de leurs villages en vivres produits localement.



»Le Fonds d’Innovation en matière de genre du PAM est un fonds spécial destinée à améliorer l’autonomisation des femmes à travers des projets et initiatives spécifiques dans le cadre des programmes du PAM.

»Bien que les groupements identifiés en Côte d’Ivoire soient composés d’hommes et de femmes, on note un fort pourcentage de femmes et qu’ils sont tous dirigés par des femmes dont seulement 15% sont alphabètes avec un niveau primaire ou secondaire. Ainsi à travers ce projet pilote, financé par une subvention d’environ 91 millions de francs CFA, le PAM vise à appuyer les groupements de production afin de réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire, en particulier des femmes et des enfants.

»L'objectif final du projet est de soutenir le processus de pérennisation du programme national d’alimentation scolaire en permettant, à terme, de couvrir au moins 30% des besoins en vivres des cantines scolaires, ainsi que les besoins alimentaires des ménages des communautés ciblées. En outre, l’appui permettra aux groupements d’accroître leurs compétences sur les techniques agricoles, dont la production de maraîchers de contre-saison et augmenter ainsi les revenus de leurs membres.


»Devenir autonome

»Depuis 1989, le PAM appuie les cantines scolaires en Côte d’Ivoire par la distribution de rations sèches et ce sont les parents qui fournissent les condiments pour la préparation des repas qui seront servis à midi à la cantine de l’école. En renforçant les activités de ces groupements à caractère économique, le PAM contribue à rendre disponibles les produits de consommation alimentaire au sein des ménages, ce qui profite aussi aux cantines scolaires existant dans les écoles des villages ciblés par le Fonds.

»Les activités qui seront entreprises dans le cadre de ce projet sont destinées à accompagner les agriculteurs tout au long du processus agricole, de l’approvisionnement en intrants et du matériel agricoles jusqu’à la formation technique et à la gestion et commercialisation des produits. Le projet vise aussi à sensibiliser les groupes et les communautés impliquées au crédit et à la gestion de l’épargne et mènera également une analyse axée sur le rôle des groupes de production des femmes dans la mise en œuvre du Programme intégré de Pérennisation des cantines scolaires (PIP/CS) et l'autonomisation des membres de ces groupes à travers ce programme.

»Le projet pilote est mis en œuvre par la Direction nationale des cantines scolaires (DNC), avec l’appui technique de l’Agence Nationale de développement rural (ANADER). Le PAM continuera d’appuyer le renforcement des capacités nécessaires à la DNC et aux communautés localement mobilisées autour des écoles afin de les rendre capables d’assurer le programme de façon autonome dans le moyen et le long terme.»



World Food Programme (WFP)








2013/10/02

«Festival Crazy Strudel avec des spécialistes de l'innovation israélienne»



«La première édition de ce Festival sur l’innovation, la créativité et l’esprit d’entreprise se tiendra le dimanche 13 octobre de 11h00 à 23h00 à Paris, quartier Bastille.

»Cette “crazy journée” a l’ambition de combiner le sérieux des échanges et des réflexions - avec cinq tables-rondes réunissant des experts et entrepreneurs de renom, à une dynamique ludique : pause bagel pour le déjeuner, soupe bio dînatoire, concours du meilleur strudel, ainsi que des ponctuations musicales emblématiques des démarches innovantes. De nombreuses opportunités de networking et de rencontres seront créées tout au long de la journée, parmi lesquelles le concoursde “ pitches ”, le “ networking lunch ” et la soirée “night strudel” de clôture.

»Croyant à la transversalité comme levier de créativité, les organisateurs souhaitent accueillir un public volontairement diversifié : des professionnels de tous âges et de tous horizons, des “ graines d’entrepreneurs ”, des étudiants qui lancent leurs activités dès leurs diplômes en mains, et souvent en parallèle de leurs études, des acteurs économiques, managers de grandes entreprises ou patrons de PME qui considèrent la capacité d’innovation comme stratégique et qui veulent découvrir de nouvelles clés du dynamisme économique, de la créativité et de l’innovation, des personnes en transition professionnelle, qui envisagent de créer leur propre activité ou de rejoindre un projet innovant.

»Constatant un environnement économique et social morose, l’équipe du Festival se fixe pour objectifs de remettre en avant l’esprit d’innovation et ses ressorts, et de permettre à chacun d’identifier et (ré)activer ses talents créatifs en vue de les mettre en œuvre. Antoine Bebe, le fondateur du Crazy Strudel Festival nous confie : “Si nous arrivons à donner des idées, à susciter l’envie d’avancer, à renforcer l’esprit d’initiative, à inspirer les uns et les autres pour leurs projets, et si nous catalysons des rencontres fructueuses dans un cadre à la fois festif et professionnel, alors nous aurons réussi notre pari.” Ainsi les organisateurs veulent-ils sortir l’innovation de sa boîte exclusivement start-ups high-tech pour s’intéresser aux facteurs personnels et culturels qui produisent de l’innovation, de la créativité et du dynamisme entrepreneurial. Et cela concerne aussi les activités de service, du social ou du développement durable.

»Cette première édition consacre deux de ses cinq tables-rondes à l’innovation israélienne et aux liens entre pensée juive et innovation. Une autre séquence est consacrée aux différentes cultures innovantes dans le monde, notamment californienne, singapourienne ou suédoise. Au cours des débats, animés par des journalistes et experts de l’innovation seront abordés tant les aspects socioculturels des cultures innovantes que la motivation personnelle des entrepreneurs innovants. Des ateliers de préparation de pitches en plus petit comité sont également prévus pour un accompagnement plus personnalisé.

»L’originalité de cet événement organisé entièrement par des bénévoles, et qui vient de recevoir la recommandation de Bpifrance, la banque publique d’investissement, c’est cette convergence inattendue d’expressions économiques, artistiques, culturelles et humaines sur le principe du « mash up » où le télescopage des univers favorise la démarche créative. Cela est sans doute le reflet de l’équipe d’organisation, une bande d’amis, curieux du monde qui les entoure et qui partagent l’envie de stimuler les initiatives économiques, sociales et culturelles en France. Avec Antoine Bèbe, Anne Blozheimer, Pierre Cohen-Tanugi, Charles Elfassi, Uriel Goldberg, Esther Kagan et Laurence Mizrahi, le comité de pilotage réunit des professionnels de l’entreprise et des événements culturels, des experts des Ressources Humaines et de l’innovation, des coaches, une journaliste et des entrepreneurs. »



Israel Valley, Esther Kagan